Les évolutions génératrices
de la crise
Les évolutions technologiques
: les machines peuvent remplacer lhomme.
Si une production de 1000 € a été
faite pour 800 € par des hommes et pour 200 € par des machines,
cette production na distribué au maximum que 800 €
de pouvoir dachat.
Mais avec 800 € on ne peut acheter la production que pour 800
€ et non pas pour 1000 € car les machines nont pas
de pouvoir dachat. Le manque de pouvoir dachat entraîne
donc la chute des prix, ce qui oblige encore à accroître
la rentabilité donc à remplacer des hommes par des machines.
Cest une spirale sans fin. De plus, pour maintenir les cours,
il y a parfois destruction des surplus dans un monde qui a faim.
Les évolutions commerciales
: le libre-échange est sans régulation.
Dans ce cas cest une concurrence sauvage
qui impose une recherche effrénée de rentabilité.
Lécoulement des biens et des capitaux est fluidifié
par la suppression des frontières et ainsi il ny a plus
de coupe-feu. Les salaires de misère pratiqués en Extrême-Orient
tirent les prix vers le bas et motivent les délocalisations.
Les prix baissent, les revenus diminuent, le chômage et lexclusion
samplifient.
Les évolutions financières
: les taux de change flottants induisent la spéculation.
Largent est maintenant
une marchandise qui se vend et sachète !
Les taux de change sont déterminés par les flux financiers
internationaux (environ 1.000 milliards d'euros par jour), 50 fois supérieurs
aux échanges commerciaux qui ne représentent que 2 %.
Le rôle régulateur des marchés est devenu un mythe.
Largent ainsi « gagné » par des jeux financiers
spéculatifs et improductifs vient enrichir la sphère financière
et il est soustrait au monde économique des échanges.
Les évolutions monétaires
Les États ont abdiqué
leur droit de créer leur monnaie ; ils empruntent au «
marché » pour financer leurs déficits.
Ainsi, tout développement économique avec accroissement
de richesses réelles se traduit par une augmentation des dettes,
donc une augmentation des intérêts à payer. Les
impôts ne peuvent quaugmenter alors que les gains de productivité
devraient les faire diminuer, et de plus ils sont alourdis encore plus
par le « remboursement » de la dette sociale.
Les conséquences
de chacune de ces quatre évolutions majeures conduisent à
une diminution régulière du pouvoir dachat distribué.
La résultante conduit à la situation suivante : des
porte-monnaie vides devant des magasins pleins.
En continuant à ne rechercher que la rentabilité immédiate,
le système économique génère la misère
dans labondance.
Le problème est dordre
monétaire
Il y a chômage parce quil y a pénurie de monnaie et
insuffisance de pouvoir dachat.
Toutes les mesures prises pour aider lemploi ont été
sans effet autrement quà la marge ; elles nont pas
pris en compte laspect monétaire neutralisé dans les
théories économiques libérales (voile de la monnaie)
et elles nont eu pour but que daider la production, comme
si nous étions encore en période de pénurie.
|