Système Pantone : les impressionnantes
performances de l’adaptation
aux moteurs diesels

Pollution supprimée à plus de 95 % Consommation divisée par 4

Le "retroprocesseur" de Paul Pantone

Ce système consiste, à la base, à remplacer le carburateur par un "retroprocesseur", ou "réacteur", long de 33 cm constitué simplement d'un barreau métallique (diamètre 14 mm) positionné au centre d'un tube (diamètre 16 mm), laissant autour du barreau un espace libre d'1 mm ; l’ensemble étant placé dans l'échappement en sortie de moteur. Une dérivation de l'échappement plonge dans un petit réservoir (bulleur) pour en faire buller le contenu, mélange de carburant et d'eau (jusqu'à 80 %), produisant un gaz qui part alimenter le réacteur dont la sortie est connectée à l'admission d'air. Ce premier système donne d'excellent résultats en matière de dépollution (réduction de 99%), et permet d'utiliser tout type d'hydrocarbure, même beaucoup plus épais que l'essence (gasoil, huiles végétales ou de récupération, de vidange, et même pétrole brut), ainsi que l'obtention d'une consommation réduite de 10 à 30 % et un doublement de la durée de vie des moteurs. En fait, le montage original de Paul Pantone opère comme une micro-raffinerie, l'eau se décomposant au contact du carbone de l'hydrocarbure, le moteur se trouverait alimenté par un gaz composé d'hydrogène, d'oxyde de carbone et d'azote, ainsi que le démontre l'analyse en seconde partie de ce dossier.
On peut estimer ici que l'inventeur a cherché à répondre à une problématique propre à son environnement : un pays caractérisé par une surconsommation d'énergie et une pollution démesurée, où l'essence est bon marché et où les hydrocarbures bruts, qu'ils soient issus du pétrole, de la culture ou de résidus industriels, sont abondants et accessibles. Son ingénieux système permet ainsi aux moteurs à essence (les plus courants aux USA) de fonctionner avec tout type de carburant sans pollution et avec un rendement accru. Paul Pantone, souhaitant faire profiter l'humanité de son invention, a très tôt souhaité donner librement sur internet les principes de son invention.
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De la French Connexion...

Ce système, à la portée de tout bon bricoleur, dont les caractéristiques techniques sont données depuis 6 ans par Bernadette et Jean Soarès via leur site web français Quant'homme(2), unique au monde par la somme d'informations offertes aux visiteurs (plus de 2000 pages) couvrant le domaine de l'énergie libre, a fait depuis de nombreux émules. Citons également l’aide technique précieuse d’un chercheur français planétairement célèbre pour ses nombreuses recherches dans le domaine, Jean-Louis Naudin, qui fournissait alors un plan détaillé du réacteur, reproduit ci-dessus(3). Ces expérimentateurs avertis ont pu ainsi s'évertuer à améliorer le système Pantone, en modifier les paramètres en l'adaptant à des moteurs divers, changeant les matériaux, la taille ou le nombre de récteurs, faisant avancer tranquillement mais sûrement la compréhension d'un phénomène resté jusque là sans explication théorique totalement satisfaisante.
Les recherches de Monsieur David. M, ingénieur et inventeur à la retraite (dont il a souhaité préserver la tranquilité par l'anonymat), dont les compétences en mécanique, physique et chimie, doublées d'une grande persévérance, suscitent de telles avancées pratiques et théoriques que Paul Pantone a dû les faire traduire pour les intégrer à ses propres travaux (ne faites pas l'économie des 70 pages formats A4 de ses recherches publiées sur Quant'homme)
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Remarquable également, l'analyse de Christophe Martz qui a obtenu son diplôme d'ingénieur à l'ENSAIS (Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries de Strasbourg) avec le soutien de l'ANVAR en menant à bien une étude du système sur banc d'essai.
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La dépollution sur le CO et les ppm HC avec Pantone est remarquable et, en plus, augmente avec la charge du moteur : plus le moteur est chaud, plus la réaction de conversion semble efficace (baisse du CO2 et augmentation de l'oxygène). Néanmoins, nous pouvons nous demander où est passé le carbone, en effet, la somme des gaz carboniques (CO+CO2) devrait être comprise entre 14 et 16% (d'après les équations de combustion). En Pantone, cette somme est inférieure à 6%. Ne constatant, à priori, pas de carbone solide dans le réacteur nous ne savons donc pas actuellement où passe le carbone "perdu". Seule une analyse massique des gaz d'échappement pourrait confirmer ou non cette disparition du carbone. En effet étant donné qu'on injecte une forte proportion d'eau dans le moteur il ne pourait, en analyse volumique, que s'agir d'une simple "dilution du CO2 " (C. Martz)
Cette manne de bricoleurs avertis, plus nombreux dans le seul Hexagone que dans le reste du monde, inspirait récemment à l'inventeur, Paul Pantone le qualificatif de "french connexion".

...à la Bio Connexion

Mais il faut également compter sur le bon sens paysan des agriculteurs français (en majorité des "bio", trop heureux de réduire à presque rien la pollution générée par leur engin) de plus en plus nombreux (une centaine aujourd'hui connus) à suivre la voie ouverte il y a plus d'un an par l'un d'entre eux, Monsieur G (dont l'anonymat est destiné à préserver la disponibilité qu'il doit à son exploitation) de la région Centre. Son grand mérite est d'avoir tenté, en solliscitant David. M dans le but de simplifier le système et l’adapter aux moteurs diesel de tracteurs, une variante de montage qui s’avère obtenir, et de loin, les meilleurs rendements. Ces moteurs, avec leur taux de compression plus élevé et leur robustesse, équipés du système éprouvé par Monsieur G, manifestent en effet, outre une dépollution toujours aussi efficace, une consommation divisée par 3, voire par 4 ou 5, additionnée d'une puissance efficace supérieure qui a occasionné un net gain de rendement se soldant par un temps de travail réduit d'environ un tiers. Ne pouvant résister plus longtemps à l'envie de vérifier des assertions qui semblent aussi délirantes que prometteuses, je lui rends visite. Pour le délirium, il me faudra repasser. Quant aux promesses, chapeau bas Monsieur G. Ce montage est d'ailleurs aujourd'hui intégré (par lien interposé) à la recherche de l'inventeur, Paul Pantone, qui pourrait finir par envisager, à l'inverse des nombreux chercheurs partis faire carrière outre-atlantique, de venir s'installer au "pays des croquants et des croquantes".
Outre ses deux principaux outils de travail que sont les tracteurs de 65 CV et 95 CV, dont vous trouverez la photo en fin d'article, le tracteur "Petit Gris" , comme l'appelle Monsieur G (un Massey-Fergusson TEA 20 sans âge), présente un grand intérêt pour la démonstration à laquelle j'assiste. Car deux vannes, absentes des autres tracteurs bien plus récents, équipent le dispositif ; une (A) en sortie de bulleur permettant de faire fonctionner le tracteur sans l'influence du réacteur Pantone ; l'autre à la sortie de l'échappement (B) permettant, en la fermant, de forcer le bullage des gazs d'échappement dans le bulleur.

Voici ce que j'observe :

  1. Monsieur G démarre, par cette froide journée de mars (il neigeotte), le "petit gris" dont l'échappement, vu son grand âge, se met à cracher, à environ 2000 tours/mn, la plus épaisse et sombre fumée qu'il m'ait jamais été donné de voir sortir d'un moteur. Ce qui lui valait force quolibets et répprobation du voisinnage ; son échappement vertical avait alors dû être rallongé d'un bon mètre afin d'éviter au conducteur d'en respirer les gaz et de rapidement trépasser asphyxié. Les vannes sont ouvertes, mais le réacteur froid n'est, à l'évidence, pas encore opérationnel.

  2. Après seulement une quarantaine de secondes, et avant même que le bulleur n'ait chauffé, la fumée de l'échappement s'éclaircit progressivement pour devenir invisible et quasi-inodore seulement deux minutes plus tard.

  3. L'échappement est maintenant chaud et le bulleur tiède (j'estime la température de l'eau qu'il contient à environ 60 °). Monsieur G met le moteur au ralenti et ferme la vanne (A), empêchant ainsi le gaz du bulleur d'alimenter le réacteur ; puis repousse à 2000 tours/mn le régime du moteur qui semble à nouveau réussir à atteindre un niveau de pollution digne d'une aciérie du début du XXe siècle. Il réouvre la vanne (A) et j'observe à nouveau la disparition totale de la pollution en une demi-minute. Je dois reconnaître qu'à ce stade, je suis franchement impressionné et ravi d'un tel résultat ; l'idée des nombreuses applications qu'un système aussi simple trouverait sur notre planète, au bénéfice de l'air que nous partageons, envahissant alors mon esprit.

  4. Mais comment être sûr que je ne suis pas l'objet d'un habile subterfuge ?
    Monsieur G, dont la sérénité ne se voyait trahie que par un léger plissement amusé des paupières, mit alors le moteur à un régime proche du ralenti en abaissant la manette de l'accélérateur au volant (autour de 900 tours/mn). Il ferma alors progressivement la vanne (B) en sortie d'échappement, forçant ainsi les gaz dans le bulleur (qui, je le rappelle, ne contient que de l'eau) et dans le réacteur, provoquant la montée en régime du moteur jusqu'à l'emballer à environ 3000 tours/mn. J'en restais sans voix. Le moteur venait de gagner plus de 2000 tours sans que l'on ait fait varier l'injection de gasoil ; et Monsieur G, dont le visage était maintenant animé d'un franc sourire, continuant à fermer la vanne (B), faisait rugir de plus belle le moteur du "Petit Gris", incroyable !

  5. Il faut avouer que le réconfort d'une tasse de café bien chaude près de la cheminée du couple d'agriculteurs est bienvenue pour me permettre d'accepter la réalité de cette démonstration patente. Monsieur G me cite alors quelques anecdotes croustillantes comme la visite de 7 ingénieurs d'une grande marque automobile française fort décontenancés par ce montage très simple dont les résultats dépassaient largement les performances de la technologie HDI ou des pots catalytiques et autres filtres à particules (dont le recyclage est si contraignant).

    Le parti pris par Paul Pantone de n'offrir par internet qu'un minimum des caractéristiques de son invention afin de ne pas limiter les expérimentateurs et laisser la porte grande ouverte aux idées originales se montre ainsi payant. En effet, les attentes d'un bricoleur français, confronté à un prix beaucoup plus élevé des carburants disponibles, sont très différentes des siennes. Or, sans doute involontairement, Monsieur G a réussi un véritable "détournement" du système Pantone. Car, contrairement au rôle de micro-raffinerie du montage originel de Paul Pantone, le réacteur récupère avec la vapeur d'eau une partie des calories habituellement perdues par l'échappement, économisant le besoin en hydrocarbure (gasoil) qui sert seulement "d'allumette" pour permettre la dissociation de la vapeur sèche en hydrogène et oxygène dans les chambre de combustion du moteur. Ce dernier, en montant en température, permet le traitement de toujours plus de vapeur. Il s'agit d'un merveilleux effet boule de neige bien démontré ci-après par l'analyse judicieuse de Monsieur David. M.
    Peu enclin à considérer comme limitatives mes difficultés à assimiler ce à quoi je viens d'assister, Monsieur G m'emmène aimablement dans un recoin d'atelier, voir le montage de sa prochaine expérience : un bulleur et un réacteur Pantone nus alimentés par la pompe à vide d'une ancienne machine à traire. La tige du réacteur est isolée de la tubulure la contenant par quelques fragments de porcelaine, chacun des deux éléments alimentés en courant continu pour faire office d'électrodes et provoquer une électrolyse propre à décomposer mieux encore la vapeur d'eau en hydrogène et oxygène. M'entretenant de transformation de courant alternatif en continu, de vortex dynamisant.... je voyais la nuit tomber et sentais le bug intellectuel menacer. Aussi, je préférais battre en retraite et prendre gentiment congé de ce bricoleur de génie dont la tranquille créativité ne semblait par connaître de limite.
    Le système Pantone, qui ne semble pas retenir l’attention des pouvoirs publics, malgré ses énormes avantages en matière de réduction drastique de la pollution et de la facture pétrolière, se voit néanmoins gratifié de l’intérêt assidu mais discret de l’ensemble des constructeurs automobiles, comme en témoignent les nombreuses visites qu'ils consacrent au site Quant’homme.
    Ainsi, loin des milliards investis dans la recherche scientifique "officielle", gageons que notre salut dépend bien plus de la science empirique pratiquée, sans qu'il n'en coûte rien aux contribuables, par les "trouveurs" tels Jean-Louis Naudin, Jean et Bernadette Soarès, David. M, Christophe Martz, Monsieur G, etc encouragés par l’intérêt d’universitaires, étudiants et autres bricoleurs éclairés de plus en plus nombreux sur le forum de discussion dédié à ce système.
    (6)

Notes de fin
1 - site de Paul Pantone : http://www.geet.com et brevet : http://www.patents.ibm.com/details?patent_number=5794601
2 - site web de Quant'homme : http://quanthomme.free.fr/
3 - pages de Jean louis Naudin : http://quanthomme.free.fr/energielibre/legende/PageJLN.htm
4 - pages de David .M : http://quanthomme.free.fr/pantone/PageM_David.htm
5 - analyse sur banc d'essai : http://quanthomme.free.fr/pantone/martz/SyntheseC_Martz.htm, site de Christophe Martz : http://www.econologie.com et son email : christophe_martz@hotmail.com
6 - groupe de discussion sur le système Pantone : http://fr.groups.yahoo.com/ group/PMC-France/ et email : PMC-France@yahoogroups.com

 

Aspect juridique
Le montage Pantone peut être monté sans difficulté majeure sur tout type de moteur par les bricoleurs avertis. Si le montage sur les engins ne circulant pas sur la voie publique (tracteurs, groupes électrogènes, engins de chantier, etc.) ne soulève pas de question juridique, il n'en est pas de même pour les usagers de la route. Voici deux extraits du Code de la Route concernant les obligations afférantes aux modifications notables effectuées sur ces véhicules. La question reste de savoir si ce dopage à eau se soldant par l'allègement drastique de la pollution ainsi que la baisse de consommation, sans toucher au moteur d'origine, représentent des transformations notables ? A chacun d'interpréter à sa guise le texte comme limitatif ou bien permissif, ce que d'aucuns ne se gênent pas de faire.
Nous tenons néanmoins a préciser que nous nous dégageons de toute responsabilité concernant les risques encourus.
Article R 321-16 du Code de la Route :
Tout véhicule isolé ou élément de véhicule ayant subi des transformations notables est obligatoirement soumis à une nouvelle réception. Le propriétaire du véhicule ou de l'élément de véhicule doit demander cette nouvelle réception au préfet. Le ministre chargé des transports définit les transformations notables rendant nécessaires une nouvelle réception.
Article R 322-8 du Code de la Route :
Toute transformation apportée à un véhicule soumis à immatriculation et déjà immatriculé, qu'il s'agisse d'une transformation notable ou de toute autre transformation susceptible de modifier les caractéristiques indiquées sur la carte grise, doit donner lieu de la part de son propriétaire à une déclaration adressée au préfet du département du lieu d'immatriculation accompagnée de la carte grise du véhicule aux fins de modification de cette dernière. Cette déclaration est établie conformément à des règles fixées par le ministre chargé des transports et doit être effectuée dans les quinze jours qui suivent la transformation du véhicule. Le fait, pour tout propriétaire, de ne pas effectuer la déclaration ou de ne pas observer le délai, prévus au présent article, est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe.

En Inde, on recycle les plastiques pour produire de l’essence

Une professeur Indienne de chimie, Mme Alka Zadgaonkar de la petite université de Nagpur a découvert le moyen de recycler tous les types de matières plastiques en leur rendant leur nature première d'hydrocarbure.
Ce résultat spectaculaire qui permet de produire un litre d'essence pour 0,13 Euro, a été confirmé par la Indian Oil Corporation qui cherche maintenant à en optimiser le procédé. Celui-ci consiste à chauffer le plastique à 350°C, et à le passer dans un "réacteur" additionné d'un ingrédient dont la composition est gardé secrète. Résultat : 80 % de carburant liquide dont 40 à 60 % d'essence, 25 % de Gazoïl et le reste en kérosène et huile, 15 % de gaz et 5 % de charbon, tous produits réutilisables.
Cette découverte fait déjà l’objet d'un projet d'usine pilote de traitement des déchets plastiques en Inde, n'est malheureusement parfaite car les carburants obtenus demande à être raffinés.
(Source : Libération du 15 mars 2004)

Il apparaît évident que ce procédé associé au système Pantone permettrait de surmonter facilement cette difficulté du raffinage. Décidemment, il devient réellement difficile de croire que les crises environnementales ou économiques traversées par notre humanité ne soient volontairement entretenues, tant la créativité humaine offre des solutions bien réelles et efficaces.

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Lecture complémentaire :
[Article] Introduction au moteur Pantone
[Fiche tech.] Comment construire un moteur Pantone ?
Le site officiel de Quanthomme


Sources
Nexus n°32 Mai/Juin 2004
David Dennery - david@nexus.fr


Cet article a été lu fois
depuis le 15/11/04
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