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L'alternative "Cabanons" : et pourquoi pas les concevoir groupés ?

Vous avez probablement déjà constaté à vos dépends, qu’habiter devient un luxe, bientôt réservé à une élite et que certains, vous-même peut-être, n’êtes plus en mesure de vous permettre.
On en arrive donc bien vite à la conclusion que nous n’aurons bientôt plus que deux alternatives…, être riche…, ce qui n’est pas à la portée de tout le monde ou habiter ces cages à lapins que notre société nous impose.
Respectez-vous, vous méritez mieux que les lapins !
Pourquoi n’envisageriez-vous pas cette alternative selon l’approche «simplicité-volontaire», celle consistant à cultiver cet art de vivre dans des espaces réduits à l’essentiel, des espaces condensés, des cabanons astucieusement agencés.
Cela consiste en d’autres mots à appliquer la fameuse idée de la décroissance, consommer moins et ce qui s’ensuit, habiter plus simplement. Le cabanon exclut toute notion de richesse, il n’y a pas de place pour y accumuler des objets.
Et plutôt que d’habiter un cabanon seul, pourquoi ne pas habiter à plusieurs, en habitat groupé.
La combinaison de toutes ces idées germe en moi déjà depuis pas mal d’années, elle n’est pas si utopique que ça, puisqu’elle existe déjà, en l’occurrence au «Quartier de la Baraque» à Louvain la Neuve en Belgique. Elle y est d’ailleurs apparue spontanément sous l’initiative d’étudiants estimant que les prix des logements d’étudiant étaient trop élevés. Ils y ont aménagé sauvagement tout un quartier des roulottes, de cabanons… et se sont imaginé un autre type d’habitat qui s’est administrativement régularisé par la suite.

Il s’agirait tout simplement d’imaginer les communes à l’instar de Louvain la Neuve, mettant des terrains communaux à disposition, via des baux emphytéotiques ou toute autre forme de location. Un choix politique qui permettrait la construction de petits ensembles de cabanons regroupés en quartiers paysagés et contourner ainsi anticipativement la floraison sauvage de bidonvilles.

Il est bien entendu que cette idée nécessite un encadrement comprenant divers coordinateurs, comme un urbaniste, un architecte, un assistant social et j’en passe. Cela suppose également par la suite des comités de quartiers, un minimum d’organisation interne, un règlement d’ordre intérieur. Pour plus de facilités, ces habitats groupés ou écovillages seraient équipés des sanitaires et infrastructures communes.
Pour certains peut-être une manière nouvelle d’envisager la vie, faite d’échanges et d’entraide. Cela suppose tolérance et respect et ne se conçoit probablement pas sans un retour aux valeurs essentielles. C’est une manière de voir ses voisins comme des tremplins et non des obstacles. Cela permet d’entreprendre à plusieurs ce que l’on n’aurait pas imaginé entreprendre seul.
Imaginons également l’auto-construction comme moteur de l’expérience, un moyen de se prendre en main, de se construire dans tous les sens du terme, sa maison à moindre coût. Il vaut mieux passer quelques mois à se construire sa maison que de passer toute une vie à se la payer. S’auto-construire sa maison c’est faire l’économie de la main d’œuvre, soit 60% du budget de sa maison.
Bref, une idée, une piste que je vous invite à creuser.
Mais peut-être serons nous obligés d’attendre une onde de saturation ou un événement de choc pour que de telles initiatives se développent.

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