Accueil » Infos pratiques » L'habitat

La construction en briques de terre crue

La construction en briques de terre crue (récupérée sur son propre terrain) permet d’obtenir un des meilleurs bilans écologiques possible. Extraction facile, zéro transport, pas de cuisson, élimination naturelle par un authentique retour à la source, voilà un matériau incontestable. Il représente l’un des coûts les plus faibles, à condition de faire les murs soi-même et d’employer une ossature économique. La terre crue fait l’objet de nombreuses techniques différentes aux vocabulaires poétiques et imagés : pisé, adobe, dameuse, banchage, claies, torchis… Avec l’ère industrielle, ces mots disparaissent. Reste la brique de série et tous ses vocables spécialisés dont le plus abscons, BTC, désigne pourtant un procédé de construction particulièrement écologique, la brique de terre crue compressée, à condition de la fabriquer localement et de ne pas avoir, vu son poids, à la transporter sur de longues distances.
La plupart des techniques à base de terre crue nécessitent la construction d’une ossature car, seule, elle n’a généralement pas la force de porte une toiture ordinaire. Même bien tassée, ce qui devrait théoriquement suffire, il est plus prudent de l’étayer avec une structure générale de poteaux et de poutres. De plus, lorsque la terre est crue, l’eau peut la faire fondre et son utilisation nécessite une conception architecturale adaptée avec, par exemple, de grands toits débordants, une coupure avec le sol qui fasse barrière contre les infiltrations, des fondations solides, souvent en grosses pierres, eu égard au poids des murs, etc. La terre, peu isolante, peut être mélangée avec de la paille ou du chanvre broyé pour lui donner un meilleur coefficient thermique et une plus grande solidité. Le choix de la terre crue, BTC, pisé, torchis ou autre, est particulièrement recommandé pour des cloisons ou murs intérieurs, à l’abri des intempéries.

Lectures complémentaires :