oui, mais quand même ce genre de capital, est bien moins sujet à la spéculation, il répond à des besoins primaires.
orf, et puis de toutes façons, je pense que de tout temps, existent spéculateurs, voleurs, des gens qui vont se sentir lésés, d'autres exploiter etc, et finalement même pour un sac de blé...
Et puis les systèmes de valeurs sont tellement disparates, difficile d'y trouver une harmonie...
un français dira : "bof, on va pas chipoter pour 0.75 cts d'euros, alors que pour un chinois cela représentera une heure de travail..."
ça déjà, c'est un problème incommensuralbe et qui ne risque pas de se résoudre d'ici demain.
c'est comme la notion du superflu et je m'en réfère à ces 3 gamins de 6 ans, qui me repondaient spontanément "oui" quand je leur demandaient s'ils pensaient que la voiture etait vitale.
je pense que le gros problème planetaire est que nous avons un système de valeur immédiat et consommable.
l'occidental pris dans le metro, boulot, dodo, ne pense qu'à sa gueule parce que finalement rien dans son environnement et dans sa vie ne l'inscite à voir plus loin, alors qu'il le pourrait.
l'africain, genre le soudanais, pris dans la misère et dans une bataille perpétuelle pour sa survie ne pense qu'à sa gueule parce que sinon, il crève. Si demain, son confort de vie pouvait augmenter, evidement qu'ils ne seraient pas majoritaires à penser aux impacts sur la planète. J'entendais l'autre fois, une femme, faisant parti d'un des dernier groupe de nomades en afganistan : "j'aimerais avoir une voiture, j'en ai marre de marcher."
la majorité des humains n'a pas accès au superflu dans lequel nous nous votrons, non par choix, mais parce que ça lui est imposé. Bon, constat.
pourquoi est ce que même ceux qui prennent conscience de l'ampleur du desastre ne change pas plus rapidement de mode de vie ?
Je pense que c'est parce que notre système de valeur est totalement faussé.
on a appris à vivre dans un état d'esprit où il faut posseder des biens, mais on ne se rend même plus compte qu'à présent ce sont les biens qui nous possèdent.
on a peur de sortir de ce système tout en le critiquant virulament, parce que on y est habitué et que l'on a jamais appris, entendu (dans le sens de l'entendement) que nous pouvions vivre autrement avec un autre système de valeur, qui non comptant d'avoir des bases différentes, voit plus loin que le bout de son propre nombril.
on apprend, à droite, à gauche, que des gens parviennent à vivre ainsi, mais malgré cela et notre bonne volonté on y croit pas vraiment et puis comme le dit diogène "viable, mais pas enviable".
Alors on tourne, on vire, on prend des demi solutions, on consomme bio, équitable, on boycotte, on travaille dans l'environnement, et ponctuellement on est en proie à une colère colossale parce que l'on prend conscience que ce ne sont que des demi mesure, qui permettent toujours aux mêmes vampires de s'engraisser.
parmis les systèmes de valeur auquel je pense il y a l'amour, la solidarité, le travail commun et local, la fraternité, mais dans le monde dans lequel on vit, ces mots, et ces notions là, ne sont plus utilisées que pour décorer de beaux discours politiques, et pour engraisser le commerce à coup de saint valentin et de fête des grands mères, grands mères qu'on laissera creuver à l'hospice en ce disant :
Et tout ça, même si on le sait, je pense que l'on a à peine conscience à quel point cela peut agir de façon inconsciente sur notre comportement, et sur nos choix.
on est pris dans le tourbillon d'un mode de pensées, qui même avec des solutions alternatives, veut toujours atteindre les mêmes buts, alors on rebondit sur les murs d'un cercle vicieux : ex : "je ne veux plus consommer en detruisant la terre. Mais je veux continuer à consommer les mêmes choses." c'est pas possible.
Ce que je trouve de commun aux personnes de mon entourage et à moi même, c'est que trop souvent la colère prend le pas sur l'action et se traduit en inaction.
Car fondamentalement, on a pas appris à refléchir par nous même, à prendre notre vie en mains, et à être autonome. C'est une éducation à reprendre à la base.
C'est tout un système de valeur à remettre en question, et parallèlement à cela, on sent bien que le temps presse, alors on est pris en sandwich entre nos prises de conscience et notre innaptitude.
par quoi commencer ?
ok, moi j'en suis à l'acceptation de ne plus avoir les mêmes privilèges, le même confort, je suis prête à demissionner, je suis prête à ne plus avoir d'auto, à me laver dans une baignoire en fonte, à ne pas avoir l'electricité courante, etc, etc...
ça, ça ne me fait pas peur, même si je sais que j'aurais besoin d'un temps d'adaptation, et que ce sera pas facile tous les jours, mais je pense que j'en chie bien plus ici à ne pas vivre en accord avec mes aspirations.
mais où aller, avec qui, que faire, la question aussi de la sécurité sociale se pose, j'ai pas envie de creuver d'une crise d'appendicite ou de me faire soigner et d'être endetté à vie auprès des hopitaux, alors je vous pose la question ça se passe comment dans ces cas là ?
Autre chose : dans la vie dans laquelle j'ai evolué, et je sais que je suis très loin d'être la seule, est de faire les choses ENSEMBLE.
Ce que j'ai appris, c'est "demmerde toi par toi même, et soit indépendante." mais pas indépendante au niveau de ma propre vie, non indépendante vis à vis des autres, dans l'état d'esprit "ne compte que sur toi même."
Alors je me suis bataillée comme une folle pour avoir mon propre boulot, ma propre habitation, comme défini dans la société et résultat : mon boulot n'a que l'apparence qui attrait à mes aspirations, l'appart dans lequel je vis engraisse les 3F qui se font un fric monstrueux sur les petits salaires.
Je me suis battue pendant des années pour arrivé à un résultat où je me rend compte qu'aujourd'hui que je me suis fait bien entubée, et que je n'ai jamais été aussi seule dans mon quotidien.
Car je ne suis indépendante en rien, et dépendante en tout, l'on m'a fortement inscité à aller me mettre dans un trou.
Je vis seule dans un F2.
ma tata habite à 50 m, seule dans un F5.
mon cousin à 5 km, seul dans un studio.
mes grands parents à 15 km, seuls, dans une maison F5.
c'est un contexte complètement

je ne m'y retrouve pas.
mais c'est une ambiance omniprésente, l'etat d'esprit d'une société entière, et je sais qu'elle m'influence malgré ma résistance.
Il y a des chaînes à briser, et je n'ai pas encore trouvé les outils qui me permettraient de le faire. Et je vous avoue que j'ai peur de les trouver et que l'on m'empêche de m'en servir, directement, ou de façon très insidieuse.