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production agricole intégrée


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14 réponses à ce sujet

#1 FLOYD

FLOYD

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Posté 27 juin 2009 - 09:51

1. La production intégrée
Entre conventionnel et biologique, la troisième voie pour une moindre utilisation des pesticides

Le terme de Production Intégrée (ou Integrated Pest Management – IPM) a été mentionné pour la première fois en Europe en 1977 dans un article intitulé « Vers la production agricole intégrée, par la lutte intégrée » publié dans le bulletin de l’OILB (1) - Organisation Internationale de Lutte Biologique et Intégrée contre les animaux et les Plantes nuisibles (1977/4). Il s’agit d’une conception touchant non seulement à la protection des plantes mais à l’ensemble des pratiques culturales

La production intégrée ne possède pas à l’heure actuelle de cahier des charges officiel en France, à la différence de l’Agriculture Biologique.

Cependant cette méthode, si elle ne supprime pas totalement le recours aux pesticides de synthèse, réduit fortement l'utilisation de ces pesticides. La production intégrée emploie les pesticides en dernier recours, après avoir mis en œuvre d’autres techniques n'utilisant pas de pesticides.

Utilisée depuis plus de 15 années en arboriculture fruitière en Wallonie, et en particulier par les membres de l’asbl GAWI, cette production a un impact positif non seulement sur le plan économique mais également sur les plans social et écologique car elle utilise nettement moins de pesticides (2).

La Suisse subventionne largement des pratiques de la production intégrée qui a recours à de bien moindres quantités de pesticides sur les trois quarts de sa surface agricole (3).

La FAO recommande d’ailleurs aussi aux pays dits « en voie de développement » l’utilisation des techniques de la production intégrée…parce qu’elles utilisent moins de pesticides, entre autre (4).

1 : http://www.iobc-wprs.org/
2 : http://www.asblgawi.com/fint.html voir aussi http://www.ipsuisse.ch/
3 : http://www.agricultu.../oekolog/ip.htm
4 : www.fao.org voir http://www.fao.org/a...gipmf/index.htm

http://www.mdrgf.org/31agrintegre.html

1977… ça ne date pas d'hier. L'idée soutendait déjà les cours diffusés dans les établissements d'enseignement supérieur agricole. Je peux en témoigner, j'y étais.
Je m'en souviens le verger était conduit de cette manière et le nombre nécessaire d'applications de phyto était souvent quasi nul.

Cette troisième voie est moins médiatique que le bio, moins rassurante que ne l'était la pratique conventionnelle. Par contre elle exige un haut niveau de connaissances et une attention sans faille.
Ceci expliquant sans doute cela!

#2 _vibe_

_vibe_

Posté 27 juin 2009 - 10:11

en terme d'image cela a surtout servi à cour circuiter l'envolée commerciale du bio qui mettait en place de nouveau pouvoirs . comme ça l'agriculture épuise les stocks de m... avec une excellente image en conservant syndic,labos et tout autre acteur en place. tout beau tout gentil en façade. faut pas trop regarder de près qui fait quoi et ce qu'il faisait avant parce que aî,aî.

#3 FP44

FP44
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Posté 27 juin 2009 - 10:18

le production intégré dont tu parle ici floyde est l'ensemble des technique qui son aplisuer dans le bio avec si sa marche par le recour au pesticide et autrre produit de synthèse.

il ne faut pas confondre avec l'inégration qui ce dessine pour la porduction laitière et qui existe déja en porc. car la la technique est tout autre et c'est un autre problème.

#4 FLOYD

FLOYD

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Posté 27 juin 2009 - 10:39

Voilà les réactions auxquelles je m'attendais. Merci.
Rien à voir avec l'intégration par filière que tu mentionnes FP44 .

Le terme que j'aurai pu employer est celui de "lutte intégrée" mais il ne rend pas non plus compte de toute la démarche.

D'accord pour reconnaitre que le "bio" utilise au mieux des pratiques plus saines.
Les plus pointus des producteurs bio portent effectivement une attention à la plante et au sol.
Tous hélas n'ont pas encore un bagage scientifique à la hauteur de leurs besoins.

Comme élément de preuve, le bio se dotent des mêmes instances et institutions de conseil, de contrôle, de vulgarisation, de labelisation que l'agriculture conventionnelle.

Les producteurs bio, et je le regrette, se retrouvent pris dans un même système de dépendance vis à vis de ceux qui savent.

Cependant je signale que la citation initiale provient du site du Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures
http://www.mdrgf.org/1pourquoi.html

#5 FP44

FP44
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Posté 27 juin 2009 - 11:41

floyd si il y avait plus de personne comme toi dans le monde agricole alors peut e^tre que l'on nourirais déja la planete avec du bio ( pas le label l'autre le vrais qui prend en compte la totaliter du cycle de production de la petite graine que l'on plante j'usqu'au reget fecal du comsomateur

#6 Claudius

Claudius
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Posté 27 juin 2009 - 17:13

Bonjour

oui en Suisse la majorité des agriculteurs sont en PI (production intégrée) on parle même aujourd'hui de PER production écologique requise... un 7 % de nos surfaces doit être exempte de produits chimiques ! J'ai à dire une chose importante, la production bio ne m'intéresse pas si c'est pour utiliser les mêmes semences de base à part les traitements de préservations lors de la germination de la graines... et aussi ces semences sont hybridées... Pour moi le bio c'est autre chose, vaste débat en perspective, perso je suis en PI mais fais tout mon possible pour éviter les engrais chimiques en utilisant les engrais de ferme le mieux que possible. Mal utilisés les engrais de fermes peuvent faire des dégâts, il faut sans cesse observer et ne pas trop écouter les agronomes qui bien souvent sont à la solde des pollueurs... alors attention c'est bien de parler de production intégrée mais quand on y regarde de plus près... chaque année on nous propose le dernier herbicide à la mode autorisé en PI.... mwouais, y a comme un malaise d'après moi !

Modifié par Claudius, 27 juin 2009 - 17:36 .


#7 FLOYD

FLOYD

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Posté 27 juin 2009 - 18:59

Salut Claudius,
Bien d'accord avec toi, l'esprit critique ça se cultive! Il faut regarder de près les préconisations des technico-commerciaux para-agricoles. Tous ne sont pas des "agronomes" au sens "diplomés des écoles supérieurs d'agronomie" loin de là.
Il ne faut guère plus qu'un bac pro pour faire un bon vendeur de machines, d'engrais ou de phyto. L'un ou l'autre… jamais les trois!

Avant de se payer le bidon de l'herbicide à la mode (quelques centaines d'euros tout de même le bidon) il faut apprendre à reconnaitre les adventices au stade plantules pour être à même de juger de l'opportunité de l'application. Accessoirement il faut choisir la bonne buse, la bonne pression, la bonne vitesse d'avancement etc… autant de réglages et de calculs qu'il faut savoir maitriser.

Oui, on peut se payer en France une belle campagne de pub à la télé pour recruter des élèves.
Les enseignants des établissements publics dénoncent paradoxalement le désengagement de l'Etat français dans les budgets consacrés à ces indispensables formations.
mwouais, y a comme un malaise d'après moi !

Comment cela se passe-t-il chez nos voisins suisses?

#8 Claudius

Claudius
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Posté 27 juin 2009 - 20:08

Salut FLOYD,
A vrai dire même si tout semble très sérieux je commence à douter fortement de cette histoire de surveillance quand je pense à l'histoire de ma cuture de betteraves de l'année dernière. Dans notre association de planteurs de betteraves tout est programmé pour optimaliser au maximum les interventions sur cette culture. La betterave à sucre exige deux à trois passages d'herbicides à doses fractionnées... par rapport à ce que j'ai vécu l'année dernière je n'ai pu que constater une dérive et une hausse des interventions pour un taux de sucre normal à la récolte.

Cette année j'ai mis en garde l'entreprise agricole chargée de ces traitements... de s'en tenir uniquement aux passages d'herbicides et rien d'autre (terminé les amendements au bore et autres produits fongicides) ! Parfaitement inutiles surtout que je dispose d'une surface assez grande par rapport à mon cota et je peux jouer sur la quantité donc si je tombe sur une année ou il y a plus de sucre, j'affourage l'excédent à mon bétail ou sinon je comble le manque d'un autre producteur... en réfléchissant bien on arrive à éviter ces excès de produits chimiques... l'année passée je me suis fait avoir tout simplement.

En fait ce qui me gêne c'est que bien souvent le simple bon sens a disparu de nos campagnes, on ne pense plus par soi-même... il faut toujours un agronome dans les parages pour savoir comment faire, je ne supporte plus ça ! Est-ce mon handicap qui m'ouvre les yeux, pour finir nous sommes des assistés sur toute la ligne, ou est la liberté que j'avais choisie lors de la reprise de l'exploitation agricole de mes parents ?? C'est devenu tellement pointu cette manière de vivre qu'on finit par n'être que des robots au service du système.... si tu fais pas ce qu'on te dit, t'auras pas de sous !

#9 FP44

FP44
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Posté 27 juin 2009 - 20:19

ou est la liberté que j'avais choisie lors de la reprise de l'exploitation agricole de mes parents ?? C'est devenu tellement pointu cette manière de vivre qu'on finit par n'être que des robots au service du système.... si tu fais pas ce qu'on te dit, t'auras pas de sous !

sa me fait penser a la filière oméga 3 que certain industriel et ou coopérative laitière veulent déveloper en france.
le lait serai payer plus chère en fonction du taux d'oméga 3 présent dans le lait. le seul hic c'est que les laitrie non pas les labo pour fair c'est analyse.
comment fon il alors et bien simple il se base sur la quantiter de tourtaus de lin que les éléveur leur achète. et oui car pour e^ytre en oméga 3 il faut achete laliment a la laitrie.
et moi qui suis en paturage pure actuellement il font comment?
car des oméga 3 le paturage en aport un paquet surtout avec les légumineus que les vache mange actuellement.
la encor ils veulent nous diriger , nous donner 'une main pour mieu nous reprendre de lautre
d'autent plsu que le tourtau de lin vendu n'est meme pas garenti sans ogm sans meme parler de bio

#10 FLOYD

FLOYD

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Posté 27 juin 2009 - 21:28

Dans vos deux exemples il est clair l'éleveur comme le cultivateur doivent assumer la responsabilité financière de tout le process alors que leurs exploitations sont gérées "de fait" par la filières amont et/ou par la filière aval (laiterie)

Alors oui, on est en droit de se poser la question de la liberté du paysan.

Je ne peux m'empêcher de croire qu'une large culture agronomique et technique est aujourd'hui nécessaire pour que le "chef d'exploitation" soit à même d'être comme le chef d'orchestre face à des musiciens; pas nécessairement capable de jouer de tout les instruments mais pouvant tous les diriger dans le sens qu'il veut en étant capable de dénoncer celui qui joue faux et de le corriger efficacement.

Faute de quoi, on va directement vers des entreprises agricoles dirigées par des banquiers et des services de contrôles. Pas sûr que ça marche…

#11 geispe

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Posté 27 juin 2009 - 21:44

1. La production intégrée
Entre conventionnel et biologique, la troisième voie pour une moindre utilisation des pesticides


çà ressemble à ce que certains appelaient l'agriculture raisonnée... et qui permet à l'agriculture conventionnelle de se glisser dans la rubrique "agriculture presque bio"...
çà ne me semble pas suffisant, ni sérieux à la limite, puisque personne n'est en mesure de contrôler le quotidien des cultures...

aujourd'hui, avec les rendements (quantités et prix) que l'on exige des agriculteurs il serait difficile de leur demander à tous de faire du bio...
sauf à avoir moins de résultats et bien plus chers... je ne sais pas si le consommateur serait d'accord...

#12 FLOYD

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Posté 27 juin 2009 - 22:04

… personne n'est en mesure de contrôler le quotidien des cultures...

… faire du bio... sauf à avoir moins de résultats et bien plus chers...

Pile poil ce que j'évoque; la main mise des banquiers et un contrôleur derrière chaque paysan.
Le consommateur exige de manger pas cher… sans avoir confiance dans celui qui produit l'alimentation.

Puis-je avoir confiance dans un paysan de mon coin qui compte en ancien Francs (centimes) et qui ne va jamais à aucun stage de formation continue?

Modifié par FLOYD, 27 juin 2009 - 22:05 .


#13 FP44

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Posté 28 juin 2009 - 09:50

de toute façon tent que le système de distibution des produit n ersera pas remis a plat ( supression des GMS )et que les consomateur n'auront pas compris que la première médecien est l'alimentation alors on n'en sortira pas

nous sur l'exploitation a vien de commance la démarche de convertion a l'AB et on porjet de r"éduir la quantite produit sur la meme surface mais de transformer et de mieu valoriser nos produit ( vente directe en amape et aussi a des collectiviterecole et collège plus particulièrement)

#14 Claudius

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Posté 28 juin 2009 - 10:24

Perso j'ai quitté cette histoire de formation continue, pas définitivement il est vrai puisque nous avons en Suisse un service de vulgarisation qui passe aussi par Internet... alors je survole les sujets et me tient au courant des "évolutions" mais je n'y trouve malheureusement pas mon compte. Avec le bétail c'est pas normal ce qui se passe, dans ma région autrefois celui qui avait vingt vaches était un gros paysan comme on dit chez moi. Aujourd'hui on arrive à des aberrations d'un côté on surveille et de l'autre les troupeaux grossissent à vue d'oeil... résultat des courses jamais assez de fourrages pour nourrir tout ce cheptel et pire, l'état sanitaire se dégrade... Je viens d'apprendre ces derniers jours qu'une exploitation de ma région est touchée par l'IBR et que sur les 248 oui 248 bêtes de cette exploitation, 225 sont testées positives !!!

Résultat de la formation continue ou tout le monde cherche le truc pour sauver les apparences ou plutôt contourner le système avec la bénédiction des conseillers agricoles. On est venu me faire le coup chez moi ! Il vous faut garder cinq vaches de plus et ça tournera mieux... j'ai refusé en direct en répondant au monsieur "Cinq vaches de plus, donc plus de travail, plus de fourrage.... donc plus de pression sur mes paturâges et me voilà obligé de mettre plus de nitrates alors que je ne suis même pas à la moitié autorisée" C'était formidable la production PI à ses débuts, aujourd'hui il y a dérive... et tout cela se passe dans un assourdissant silence....

Je plaisante même pas, il suffit qu'on vous dise on vous donne quelques francs de plus et tout le monde tombe dans la combine....

#15 FLOYD

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Posté 28 juin 2009 - 19:28

http://www.gds38.ass...33;OpenDocument
Ames sensibles s'abstenir… IRB

Une bonne culture technique générale et l'envie de se tenir au courant des évolutions, ça me parait être la meilleure des choses à faire. Par internet qui permet de fouiller les sujets un peu en dehors du discours officiel, par le biais de conseillers, parce que ceux sont aussi des gens qui vont sur le terrain.

Diversifier ses productions et surtout ses modes de distribution c'est bon. Les producteurs avaient trop tendence à mettre "tous leurs œufs dans le même panier" et surtout ils oubliaient de surveiller le panier…