Forum OPLF, bureau des plaintes bonjour...
C'est après pas mal discutions avec des gens de mon entourage que l'idée de ce topic m'est venu.
ASSUMER SES CHOIX : Est-ce faire ce qu'on souhaite coûte que coûte, ou utiliser une partie de son temps (parfois beaucoup) pour convaincre les gens qui nous aiment (possiblement formatés) que nous ne sommes pas en danger?
Quels sont vos retours d'expérience?
Ceux qui répondent régulièrement à mes topics (merci!) savent que j'ai un soucis avec l'autorité (ou assimilable) de la société. Le patronat en particulier (pas les patrons mais le système des patrons... Qu'ils acceptent par ailleurs...)
De ce fait, j'ai décidé il y a un an de ne plus travailler et d'autoconstruire, par conviction. Après des emplois de cartographe, animateur, technicien informatique, hotliner, dessinateur, employé de ménage, déménageur, monteur de meuble, inventorié, formation, j'ai pu faire le bilan de ce que ca m'a apporté :
- J'ai connu des structures publiques et privé + l'associatif
- des salaires de tous niveaux
- des postes intellectuels et manuels (parfois les 2)
- j'ai côtoyé les différentes couches sociales
- je n'accorde plus aucunes confiance à quelqu'un qui est payé pour m'encadrer (il est là pour l'argent et encadrera dans le sens de l'entreprise en cas de gros problème, il a signé pour ça)
- j'ai développé une réticence automatique à ce que j'appelle la manipulation professionnelle. D'autres disent "management".
- j'ai pas mal été voir de médecins à la suite d'attitudes inappropriés d'une entreprise.
- Mon amie qui commence à en venir à la même conclusion et a vécu la dépression à cause d'un emploi de cadre supérieure
- je ne crois plus à la bienveillance "gratuite"
- je ne supporte plus l'artifice en général
Aujourd"hui, le fait est que mon entourage s'inquiète et cherche à savoir ce qui a motivé mon choix. Ils sont tous catastrophés et disent que je n'aurai à terme plus de couverture sociale, plus de relations enrichissante par le travail, pas de retraite et que je serai limité dans la société car pas de sous. Quand je creuse un peu, je vois que bien plus que de comprendre ce qui m'a conduit à penser cela, ils cherchent avant tout à ce que je reprenne le "droit chemin". Déstabilisant... J'ai l'impression que parfois, il y a un phénomène qui poussent les fidèles (gens formatés) à obéir à leur dieu (gouvernement), veillant toujours à rameuter les brebis galeuses dans la sphère sociétale.
Il me semble plus qu'évident que la moitié des arguments apportés par mes détracteurs sont dénués de sens. Pas dans leurs structures grammaticales mais dans leurs fonds.
J'en suis arrivé même à penser qu'une personne qui travail collabore tout simplement avec le mal qui ronge notre société.
Dernier exemple qui m'a frappé :
Des agents de sécurité avec lesquels j'ai eu des déboires (j'ai eu officiellement raison d'eux). Ils ont été violents vis à vis de moi. Une fois le calme revenu, j'ai demandé à une femme à l'accueil du magasin de se porter témoin. Elle s'est retournée et a ignoré ma demande. Cette dame est donc complice... Rien, je dis bien RIEN ne peut excuser de ne pas voler au secours d'une personne qui subit une injustice. Si on ne peut pas se regarder dans la glace le matin, c'est pas la peine de continuer un boulot sous prétexte qu'on a des enfants à nourrir ou je ne sais quelle **** de ce style. Ca se change un travail non?
Aussi, j'ai pu observer une "constante" dans tous les boulots que j'ai occupé : Le rendement. et la protection obligatoire (culturelle????) dans toutes proportions de son patron par le silence ou le détournement. Et le plus étonnant : le poste qui m'a le plus manqué de respect a été dans l'associatif. Un scandale...
Comment, vous, les décroissants heureux de vivre votre vie, arrivez à vivre en sachant que vos proches sont convaincus que vous allez mal ou que c'est pour bientôt? Y'a-t-il des gens qui ont décidé de ne plus travailler?
Ce message a été modifié par djeck49 - 02 juillet 2009 - 17:12 .


