toilettes seches et chimio
#1
Posté 06 décembre 2009 - 21:32
Les personnes suivant une chimiotherapie depuis plusieurs annees peuvent elles se servir des toilettes seches sans craintes pour le compost ?
#2
Posté 06 décembre 2009 - 21:48
#3
Posté 07 décembre 2009 - 12:27
Après tout dépend des médicaments que tu prends ...
Modifié par Zaou, 07 décembre 2009 - 12:27 .
#4
Posté 07 décembre 2009 - 12:32
le problème de nos chasse d'eau c'est le fait de polluer beaucouip d'eau avec une miette de déchets fécal...
alors composter même si on prend des médics me semble intelligent...
en fonction, on utilise le compost pour les fruitier pluôt que pour les légumes...
mon compost à moi sert peut, c'est juste un excellent moyen de diminuer mes poubelles, c'est déjà une très bonne motivation...
#5
Posté 07 décembre 2009 - 12:45
Donc pas de soucis
#6
Posté 07 décembre 2009 - 13:02
http://www.centpourc...ncore-mal-connu
#7
Posté 07 décembre 2009 - 15:05
J'ai parcouru vite fait les actes du dernier séminaire intitulé "Matières organiques et environnement" mais n'ai encore rien trouvé.
Pour ceux que cela intéressent ils sont téléchargeables ici
Etant un peu débordée, je veux bien un coup de main pour trouver qui serait le mieux à même de nous renseigner à ce sujet parmi les membres du comité scientifique ou leurs équipes.
#8
Posté 07 décembre 2009 - 15:36
#9
Posté 07 décembre 2009 - 20:20
#10
Posté 07 décembre 2009 - 21:02
En revanche je n'utilise jamais mon compost au potager. Il amende mes haies et mon jardin ornemental (rosiers, lauriers roses, fleurs). C'est psychologique... mais je préfère !
Je ne sais rien du devenir des médicaments usités en chimiothérapie. C'est juste pour illustrer le fait que quoi qu'il advienne, chimio ou pas, antibio ou pas, ils ne rejoindront pas mon assiette.
#11
Posté 07 décembre 2009 - 22:58
Je ne savais pas que les engrais étaient produit à partir de ces boues... mais donc au final il vaut certainement mieux utilisé son composte dans lequel on sait ( plus ou moins ) de quoi il est composé, plutôt qu'avec ses engrais produit de boues qui pourrait très bien contenir de bien plus grande quantités d'antibio et produit chimiques résultant d'un concentré de rejet citadin et pour en revenir à will kane, peu être des substances résultant de traitements lourd...
Qu'en pensez vous ?
Modifié par SoLF, 07 décembre 2009 - 23:00 .
#12
Posté 07 décembre 2009 - 23:20
Les boues séchées sont de plus en plus "valorisées" par compostage. Elles ne sont pas ces "engrais granulés chimiques" qui sortent des usines comme AZF.
Les composants révélés par analyse en labo, montrent l'intérêt pour fertiliser les champs… sauf que des polluants sont présents, à dose et à nocivité plus ou moins grandes.
Toute le monde accepte alors volontiers l'application du principe de précaution: "pas dans mon assiette". Il faut alors trouver une destination et un financement pour s'en débarrasser. Mais pour ça personne n'a envie de payer le vrai prix.
#13
_adrien_
Posté 08 décembre 2009 - 00:11
#14
Posté 08 décembre 2009 - 07:06
Et si je suis moi aussi persuadée qu'il vaut mieux composter sur place que de tout envoyer dans les rivières, je ne partage pas ton "pas de soucis".
Floyd, plus qu'une destination et un financement, je me demande si le problème ne réside pas plutôt dans le processus de compostage qui me semble souvent trop rapide, voire mal mené, pour permettre la transformation chimico-biologique et la neutralisation des toxiques contenus dans les boues d'épuration.
Pour en revenir au problème spécifique qui nous préoccupe ici j'ai trouvé ceci hier soir :
http://www.afsset.fr...28&MDLCODE=news2 juillet 2007
Résidus de médicaments anticancéreux dans les rejets aqueux
L’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) étudie les résidus de médicaments anticancéreux dans les rejets aqueux.
Des études récentes font état de la présence d’une grande variété de produits pharmaceutiques dans l’environnement (voir notamment les études de la Commission européenne ou le dernier numéro de la revue Prescrire). L’enjeu est à la fois la mesure de substances en faibles quantités dans les milieux mais porte également sur l’interprétation de l’exposition des populations à de très faibles doses et aux éventuels risques pour la santé.
Dans le cadre de la convention 2004-07 entre l’Institut national du cancer (INCa) et l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail, l’INCa a chargé l’Afsset de réaliser une étude sur la contamination des milieux par des molécules anticancéreuses provenant des rejets hospitaliers et des traitements ambulatoires. L’objectif est d’estimer le risque pour la santé de la population générale, lié éventuellement à la diffusion de molécules anticancéreuses vers l’environnement, en particulier aquatique.
Les deux premiers objectifs de l’étude, confiés à des partenaires universitaires, portaient sur la réalisation d’une synthèse sur l’état des connaissances des molécules anticancéreuses (quantités consommées et émises dans les selles et urines, propriétés chimiques et toxicologiques, méthodes analytiques disponibles…) et sur l’élaboration d’une grille de critères permettant de choisir quatre molécules à rechercher dans les eaux usées. Ces objectifs ont été atteints et les résultats rendus sous forme d’un document d’étape remis à l’Agence en juin 2006.
Le développement de méthodes analytiques pour le dosage en routine de molécules sélectionnées, troisième objectif de l’étude, a fait l’objet de deux autres documents d’étape remis à l’Agence en janvier 2007.
Enfin, la collecte des données sur les effluents de deux sites hospitaliers de l’agglomération du Grand Toulouse et de la station d’épuration des eaux correspondant à ces sites est en cours de réalisation.
La totalité de ces données ainsi que l’avis de l’Agence, notamment sur les risques liés aux très faibles doses et prenant en compte les études déjà menées sur la faune, donneront lieu à un rapport de synthèse qui sera rendu public d’ici la fin de l’année 2007.
Bizarrement, malgré un sacré bout de temps passé à le rechercher, je ne trouve aucune trace de ce fameux rapport de synthèse ni sur le site de l'Affset ni sur celui de l'INCa.
Par contre un tout nouveau "Comité de pilotage et de suivi du Plan National sur les Résidus de Médicaments dans les eaux" vient d'être lancé.
Y aurait-il une omerta sur ce sujet ?
#15
Posté 08 décembre 2009 - 07:35
hé hé .... , excellente question !!Y aurait-il une omerta sur ce sujet ?
Salutations
#16
Posté 08 décembre 2009 - 12:50
je ne sait pas si tu là pose pour toi ou en général,mais ont dirait que tu t'effaces,te retient....au nom des autres,non?
Tu es comme tu es,ne te retiens pas.....
Si tu fait un prout,sait d'abord pour te soulager,et puis si tu déranges,tu peux éventuellement "corriger le tir",dire que ca ta fais du bien et que tu ne voulais pas les "déranger".
Mais faire le contraire....t'excuser ou te retenir avant d'être ce que tu es? pense d'abord à TOI,
#17
Posté 08 décembre 2009 - 13:24
Tis : tu as tout à fait raison
#18
Posté 08 décembre 2009 - 14:59
Pour la chaux, je suis trop nulle en chimie pour savoir quels produits toxiques elle serait susceptible de neutraliser.
Son action vise plutôt me semble-t-il à arrêter le compostage :
http://crdp.ac-amien...olution_p10.htmStabilisation chimique
par addition de réactifs tels que la chaux par exemple, arrête le développement des microorganismes et donc bloque la décomposition de la matière organique. L’augmentation du pH à 11 empêche momentanément les fermentations de se développer et permet donc de supprimer les risques de mauvaises odeurs. Toutefois, l’action de la chaux a une durée limitée et lorsque son efficacité s’atténue, la fermentation reprend. Il faut remarquer que la stabilisation des boues par la chaux peut provoquer des pertes d’azote par volatilisation de l’ammoniac.
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Modifié par Tis, 08 décembre 2009 - 15:35 .
#19
Posté 08 décembre 2009 - 17:31
L'épandage de chaux vive sur les litières dans les stabulations pour bovins, est un moyen efficace pour assainir les fumiers. Un double rôle, absorber les humidités et par l'élévation de pH modérer les microbes ( comme un lait de chaux sur un mur d'étable).Pour la chaux …Son action vise plutôt me semble-t-il à arrêter le compostage
Rappeler également que le compostage vise la réorganisation de l'azote en molécules plus longues et plus stables qu'on qualifie généralement d'acides humiques. C'est le boulot de la flore bactérienne au sein du tas de compost.
Boue + chaux, à comparer, c'est de la maçonnerie plutôt que de l'écologie…
Pour revenir sur le devenir des molécules médicamenteuses, il y a celles qui ressortent intactes et les autres. Les molécules fragmentées ou transformées sont plus subtiles à détecter, mais si elles sont entrées dans un processus de dégradation, n'est-ce pas bon signe.
Avait été évoquée sur le forum, une rare étude sur les litières de porcs sous antibiothérapie. Le constat était fait que la fermentation de la litière restait possible.
Faute de certitude, une solution pourrait consister à composter à part les TLB susceptibles de contenir des molécules une première fois, le plus soigneusement possible en veillant à obtenir un véritable montée en température à 70°C.
Un second compostage après incorportation à un tas "indemne" permet de compléter le traitement et de diluer une nouvelle fois le peu qui subsiste de molécules indésirables.
En l'absence de test et de contrôle, cette proposition reste "sans garantie". La mettre en pratique aurait au moins le mérite de constituer un premier et utile travail de bio-dégradation.
#20
Posté 07 août 2012 - 14:34
je suis peut-être tordu


