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blé et consommation d'eau


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41 réponses à ce sujet

#1 Gallizour

Gallizour
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Posté 08 mai 2010 - 13:15

Je viens de voir une info dans les grands médias ou l'on dit que pour produire 1 kg de blé il faut 1500 litres d'eau. C'est le grand n'importe quoi cette eau est effectivement absorbé par la plante mais elle est restitué lorsque le blé muri est sèche. Si c'est compté de la même façon pour 1 kg de boeuf ou de tomate cela ne veux rien dire. Il est beaucoup plus intéressant de parler des pesticides qu'il y a dans l'eau. On ne parle que du cycle de l'eau ce qui est très différent.

#2 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 08 mai 2010 - 13:51

Salut gallizour,
Ta réaction me fait sourire, mais sans méchanceté aucune.
L'information si bien relayée par "les grands médias" a suscité de la part du professeur Olivier Lapierre, la réponse suivante:

1 tonne d'eau par kilo de blé. Et alors ?
L'agriculture et l'eau : voilà bien un sujet face auquel la société, en manque de repère sur les réalités agricoles, a souvent du mal à distinguer le bon grain de l'ivraie. Des propos tels que "l'agriculture prélève 70% de l'eau au niveau mondial" ou "il faut 1 tonne d'eau pour faire un kilogramme de blé" sont régulièrement affirmés par des cassandres plus désireux de produire de l'émotion que de donner à comprendre pour responsabiliser. Je reviendrai dans un prochain article sur la question de la part de l'eau prélevée par l'agriculture. J'évoquerai ici celle de la quantité d'eau nécessaire pour produire du blé et vais essayer d'expliquer pourquoi, derrière cette phrase, "il faut 1 tonne d'eau pour faire un kilogramme de blé", il ne faut pas chercher de raisons de s'inquiéter mais, au contraire le constat d'une situation tout à fait naturelle et même plutôt encourageante.

Considérons ces quelques éléments.

La ferme de Grignon est, depuis plus de 150 ans, la ferme associée à l'école d'agriculture de Grignon. Elle est aujourd'hui la ferme expérimentale d'AgroParisTech (http://www.agroparistech.fr).

Située dans les Yvelines, elle est donc soumise aux conditions climatiques de l'ouest de l'Île de France. Chaque année, c'est environ 650 mm de pluie qui arrosent ses champs. Si toute cette eau devait s'accumuler tout au long de l'année nous finirions l'année en barque. 65 cm de profondeur d'eau, c'est déjà une petite piscine.

Sur 1m2 de surface, cela représente 650 litres d'eau et sur 1 ha, 10 000 m2,  6 500 000 litres d'eau. 6 millions et demi de litres d'eau tombent donc chaque année, en moyenne, sur chacun des hectares de notre ferme de Grignon. 6500 tonnes d'eau, c'est déjà un bel arrosage : c'est le contenu d'environ 2 piscine olympiques (information wikipedia).

Dans le même temps, sur ceux de ces hectares où nous avions semé du blé, nous avons récolté 65 quintaux de blé en 2007. Sans être exceptionnel, ce rendement est assez représentatif de ce que l'on obtient actuellement dans des exploitations agricoles conduites de façon conventionnelle en Île de France. Cette production n'est pas irriguée. Sa seule ressource en eau c'est celle qu'elle trouve naturellement dans son environnement. Ce qu'on vient de voir montre qu'elle y est déversée en quantité.

Ces 65 quintaux de blé récoltés par hectare, c'est 6500 kg de grain. 6500 m3 d'eau fournis généreusement par le climat francilien et 6500 kg de grain produits généreusement par nos champs : ça fait 1 tonne d'eau par kg de blé (1m3 d'eau pèse 1 tonne). Voilà, tout est dit.

Pour aller plus loin.

Cette valeur de 1 tonne d'eau par kilo de blé, souvent présentée comme l'illustration de l'impact négatif de l'homme sur la nature, n'est en fait que l'illustration d'un équilibre tout à fait naturel. Elle est la preuve d'une domestication de la nature assez bien réussie et, sur ce point sensible qu'est la ressource en eau, la démonstration que l'agriculture moderne est, plus qu'on ne le pense, dans un équilibre satisfaisant à l'égard de son environnement.

Pour aller encore plus loin.

On doit même accepter de prolonger le raisonnement. Au début des années 50, le climat était assez comparable à ce qu'il est actuellement. La pluviométrie y était équivalente à celle que nous connaissons actuellement. Nous avions déjà droit à nos 6500 tonnes d'eau par hectare et par an. Par contre, l'agriculture était moins performante qu'aujourd'hui. Le potentiel génétique des plantes cultivées, les techniques culturales et la fertilisation étaient moins bien maîtrisés qu'actuellement. Le rendement du blé n'était encore que de 50 quintaux par hectare.

C'était donc plus d'une tonne d'eau qu'il fallait pour faire un kilo de blé. En cette époque "ancienne" où l'on voyait dans l'agriculture l'espoir de nourrir une population qui gardait à l'esprit les privations de la guerre et où on n'évoquait pas encore les "méfaits de l'intensification", la production du blé était bien moins économe en matière d'eau. Chaque kilo de blé produit à l'époque consommait 30 % de plus d'eau qu'il n'en consomme aujourd'hui.

Quel autre regard peut-on donc avoir sur cette réalité qui nous fait constater que "il faut 1 tonne d'eau pour faire un kilogramme de blé" ? Un regard définitivement positif. Celui du constat que cette réalité, loin d'être le signe d'une valorisation inconsidérée de la nature par l'homme, est en fait la preuve d'une relation de plus en plus efficace et la démonstration que l'agriculture est engagée dans une dynamique de progrès porteuse d'espoirs pour l'humanité. Soyons donc collectivement attentifs à ne pas décourager et démotiver les acteurs de ces progrès par des critiques infondées et par la mise en place d'obstacles qui réduiraient leur capacité d'initiative.

Par Olivier LAPIERRE

source Olivier Lapierre

En espérant que ces quelques calculs sauront te rassurer… :exite:

#3 Tis

Tis

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Posté 08 mai 2010 - 15:32

Intrigant.
Serait-ce à dire que toute l'eau tombée au sol est entièrement utilisée par la plante ?
Il me semble que ce raisonnement fait l'impasse sur de nombreux paramètres dont, en particulier, la consommation des adventices, l'évaporation, le ruissellement ou la perméabilité du terrain (qui permet heureusement de recharger la nappe phréatique).

#4 Corpse Grinder 666

Corpse Grinder 666

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Posté 08 mai 2010 - 15:55

malgré tout cela permet de lancer plusieurs questions :
la réponse du professeur Olivier Lapierre (professeur de quoi d'ailleurs ?????) soulève le fait :
*que notre monde n'a peut être plus de lien avec ce qu'il la fait vivre : la culture ...
* que les mass-média ne dit pas tout : parce que le-s journaliste-s ne se pose même pas la question?; Parce que cela permet de mettre en place doucement dans les esprits : la carte carbone par exemple ? ; Creer une peur ("argh ! mais ou est passé l'eau ?") ?
* a quoi sert les céréales : nourriture pour qui , pour quoi ?
* quels sont les variétés étudiés : celles sectionné par l'inra (certainement) ou variétés anciennes ?
* quels types de culture : conventionnelle ou bio ?
...etc... :exite:

Modifié par Corpse Grinder 666, 08 mai 2010 - 15:57 .


#5 poli

poli
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Posté 08 mai 2010 - 17:13

oui, plutôt intrigant Tis...

comme tu le dis très bien, toute l'eau de pluie n'est pas entièrement absorbée par le blé.
donc le titre "1 tonne d'eau par kilo de blé. Et alors ?", est fallacieux.
on devrait répondre par "Et alors c'est faux, 1 kg de blé de consomme pas 1 tonne d'eau. Et où veux-tu en venir olivier lapierre?"

on peut se demander en effet quel est le but de ce genre de blog et ce que son auteur, olivier lapierre, a derrière la tête.

je crois que le message du texte est le suivant: 1 tonne d'eau pour 1 Kg de blé c'est vrai c'est beaucoup oui, mais c'est mieux qu'il y a quelques années, et on peut encore améliorer les rendements donc "Soyons collectivement attentifs à ne pas décourager et démotiver les acteurs de ces progrès (de l'agriculture) par des critiques infondées et par la mise en place d'obstacles qui réduiraient leur capacité d'initiative."

pour certains, les OGM sont un progrès pour l'agriculture, mais ils ne le diront pas aussi franchement, il commenceront par faire croire que "l'ancienne" agriculture est dépassée, pas assez rentable, trop consommatrice d'eau par exemple.

écoeurant à quel point la désinformation est partout et envahit jusqu'à des site comme oplf

#6 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 08 mai 2010 - 17:14

Olivier Lapierre est Professeur de Sciences Animales à AgroParisTech, directeur du Céréopa (Centre d’Etude et de Recherche sur l’Economie et l’Organisation des Productions Animales) et initiateur du projet.
Ce qu'un lecteur attentif comme le Corpse aura déjà lu sur le topic "méthanisation des céréales". :exite:

En tout cas une chose me parait vraie, "notre monde n'a peut être plus de lien avec ce qu'il le fait vivre : la culture ..."

Les grands médias et les petits journalistes sont un peu comme notre ami gallizour, prompts à s'émouvoir, un brin naïf, capable de répercuter un fait à priori surprenant sans chercher à comprendre l'origine du "scoop".

Mais dites si vous avez le moindre doute sur la validité de la démonstration, avant de jeter Lapierre… :cpasmafaute:

Edit;
le temps de poster je vois que des réactions, vives, font jour.
La démonstration de Lapierre n'a pour but que de montrer de quel chapeau est sorti le chiffre mis en avant par les "grands médias".

A ceux qui voit le mal partout, je confirme qu'il n'y a rien de plus qu'un calcul à la portée de l'élève agriculteur dans sa première année de CAPA.

Ce n'est pas un calcul où entrent toutes les considérations pertinentes de Tis.

Modifié par FLOYD, 08 mai 2010 - 17:22 .


#7 poli

poli
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Posté 08 mai 2010 - 17:19

En espérant que ces quelques calculs sauront te rassurer… :exite:

cette petite phrase montre très bien que celui qui propage cette propagande le fait sciemment.

#8 FLOYD

FLOYD

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Posté 08 mai 2010 - 17:45

Intrigant.
Serait-ce à dire que toute l'eau tombée au sol est entièrement utilisée par la plante ?
Il me semble que ce raisonnement fait l'impasse sur de nombreux paramètres dont, en particulier, la consommation des adventices, l'évaporation, le ruissellement ou la perméabilité du terrain (qui permet heureusement de recharger la nappe phréatique).

Toute l'eau tombée au sol n'est bien entendu pas utilisée par la plante cultivée.

Comme le souligne Tis, consommation par les adventices et l'ensemble vivant, ruissellement, perméabilité du terrain constituent une part des prélèvements de l'eau reçue.
L'évapo-transpiration et l'eau nécessaire à la synthèse des molécules de la plante constituent l'autre partie.

Les soins (mulch, binage, amendement organique, contrôle des adventices…) et le semis de plante économes en eau, visent à optimiser l'usage des pluies lorsqu'elles deviennent rares, voire absentes en période de sécheresse.

Je lirai avec intérêt tes contributions sur le sujet, Poli… pas tes allégations calomnieuses.

Modifié par FLOYD, 08 mai 2010 - 17:46 .


#9 Muros

Muros

    Aquaticien passionné !

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Posté 08 mai 2010 - 18:16

Bonjour tous ,

heuuu .... les amis ... vous n'auriez pas oublié un paramètre important , là, dans vos considérations ... ???

sur quoi repose la "démonstration" de ce "Pfr. Lapierre" .. ??
sur la proportion entre volume de précipitations et volume récolté ..

mais, quand on exprime : "il faut 1000 l. d'eau pour faire 1 Kg de blé" .. , c'est à considérer comme "l'énergie" grise --en terme énergétique-- pour la fabrication d'un produit ! , c'est à dire que ça prend en compte l'eau nécessaire à l'irrigation du blé + les divers volumes d'eau "virtuelle" qui sont nécessaire aux activités liées à sa production !! .. , c'est la définition de cette "eau virtuelle" : "l'eau nécessaire à la production d'un bien" ...

réfléchissez un peu en vous rendant compte que certains produits de consommation courante sont aussi "gourmands" en "eau virtuelle" ...
et des produits tels qu'un ordinateur, une voiture, une paire de chaussures, ... , sont aussi consommateur d'eau virtuelle .. mais ne sont pas pour autant arrosés !!!

donc, désolé FLOYD, mais la démonstration de ce Pr. Lapierre me parait complètement stupide ... sauf pour l'agriculture "moderne" qu'il a l'air de défendre .. !!
:exite:
PS : généralement, ça s'appelle de la désinformation !!

PS 2 : j'oubliais :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Eau_virtuelle
http://www.unesco.org/courier/

Salutations :cpasmafaute:

Modifié par Muros, 08 mai 2010 - 18:25 .


#10 Corpse Grinder 666

Corpse Grinder 666

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Posté 08 mai 2010 - 18:53

Olivier Lapierre est Professeur de Sciences Animales à AgroParisTech, directeur du Céréopa (Centre d’Etude et de Recherche sur l’Economie et l’Organisation des Productions Animales) et initiateur du projet.
Ce qu'un lecteur attentif comme  le Corpse aura déjà lu sur le topic "méthanisation des céréales". :cpasmafaute:

je ne dis mots sur tes propos :siffle: mais n'en pense pas moins :siffle: .... :exite: ... :cogite: je ne lis pas tout sur le forum :cogite:


[...]"eau virtuelle" ...

Tiens tiens .... ou as tu pris ce terme la .... :ptdrasrpt2: :tresfache: :bravooo:
Perso j'appele cela aussi l'empreinte ecologique :puni:

Modifié par Corpse Grinder 666, 08 mai 2010 - 18:53 .


#11 FLOYD

FLOYD

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Posté 08 mai 2010 - 19:13

Salut Muros, Le Corpse,
Oubliez le messager, oubliez le titre du professeur, concentrez votre attention sur le "stupide" calcul…

Pluie /récolte = 1000 litres par kilo…

Ajoutez l'eau virtuelle, et j'en suis d'accord car il faut de l'eau pour assembler le tracteur, construire l'usine où été fabriqué le tracteur, la route par laquelle un camion a transporté le tracteur entre l'usine et le champ,… il faut aussi de l'eau dans le circuit de refroidissement du tracteur, la bouteille pour désaltérer le chauffeur…
Bon là je plaisante un peu trop! :exite:

Pour ceux qui jardinent vraiment bio, tentez le calcul et dites voir s'il vous faut moins d'eau… par kilo de salade?

#12 Corpse Grinder 666

Corpse Grinder 666

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Posté 08 mai 2010 - 19:26

comme je le disais au dessus je pense que la variété de blé joue aussi :cpasmafaute:

Par contre le chauffeur qui bois et qui urine surplace : est ce que ça réduit l'empreinte ? :exite: :ptdrasrpt2:

#13 Muros

Muros

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Posté 08 mai 2010 - 19:30

Re ,

Tiens tiens .... ou as tu pris ce terme la ...

je crois qu'il est inutile de te le préciser ... :cpasmafaute:

Pour ceux qui jardinent vraiment bio, tentez le calcul et dites voir s'il vous faut moins d'eau… par kilo de salade?

pour ceux qui paillent, et pire (enfin non ... MIEUX !) qui utilisent du BRF ... = pas grand chose !!

c'est comme une "étude" qu'un irrigant avait posté en référence, ailleurs, prétendant que l'irrigation du Maïs (par aspersion) ne perdait "que" 2 % de volume aspergé ....
"étude" réalisée par qui ... à votre avis .... ?
et quand je pense qu'il y a des agriculteurs qui parviennent à croire ça .. !!!!
:exite:

Salutations :ptdrasrpt2:

#14 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 08 mai 2010 - 19:50

pour ceux qui paillent, et pire (enfin non ... MIEUX !) qui utilisent du BRF ... = pas grand chose

Voilà une réponse qui me laisse sur ma soif! :exite:
Toutes les techniques bio et recommandables ont été citées par …moi, dès 18h45.

Que la variété ait un impact, bien sûr Le Corpse, mais Lapierre donne des pistes et indique le sens de variation du ratio.

La question du maïs irrigué est intéressante aussi; je pense que le coût énergétique du pompage est le gros problème qui bouffe la marge du producteur. Les prélèvements ont un impact négatif sur le milieu hydraulique (rivière) ou sur les nappes géologiques. Voilà pour le hors-sujet.

#15 Gallizour

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Posté 09 mai 2010 - 06:47

Je voulais simplement dire que cela n'a pas de sens cette soit disant consommation d'eau pour un végétal. L'eau reste de toute façon dans le cycle naturel et effectivement il s'agit de desinformation . Et La consommation d'eau d'un hectare de forêt?
Par contre ce qui est important c'est l'eau pollué quand elle ruisselle dans un champ plein de pesticide ou l'eau pour les activitées industriellles rejettée et très mal dépolluée dans les rivière là cela pose un vrai problème.

#16 Tis

Tis

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Posté 09 mai 2010 - 09:28

mais, quand on exprime : "il faut 1000 l. d'eau pour faire 1 Kg de blé" .. , c'est à considérer comme "l'énergie" grise --en terme énergétique-- pour la fabrication d'un produit ! , c'est à dire que ça prend en compte l'eau nécessaire à l'irrigation du blé + les divers volumes d'eau "virtuelle" qui sont nécessaire aux activités liées à sa production !! .. , c'est la définition de cette "eau virtuelle" : "l'eau nécessaire à la production d'un bien" ...

Est-ce si sûr ?
La plupart des sites que j'ai consultés donnent des consommations très variables pour la production d'1 kg de blé.
Quelques exemples : 1500l pour l'académie de Nice mais ... 450 l pour celle de Clermont ou 590 l pour Futura sciences (y compris l'eau virtuelle)
Pour l'instant la seule origine qui me semble fiable pour cette "information" donnée (et moulte fois répétée sans citer la source) serait le rapport World Water Resources and their Use fait par I. Shiklomanov (1999) pour l'Unesco qui évoque "1 m3 d’eau pour produire 1 kg de blé" (voir ici)
Mais il me semble qu'à l'époque on ne calculait pas encore l'eau "virtuelle". En en tenant compte, Fred Pierce lui évoquerait "3m3 pour 1 kg de blé".

Tout cela me semble fantaisiste et peu crédible.
Et je rejoins Gallizour pour dire que le vrai problème sur lequel nous pouvons tous agir au quotidien est la pollution.
.

Modifié par Tis, 09 mai 2010 - 09:32 .


#17 FLOYD

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Posté 09 mai 2010 - 09:45

A que, c'est pas simple et pas clair comme de l'eau de source…

Sur la diversité des ratios, cela découle en premier de la pluviométrie annuelle, qui en France métro est comprise entre 550 et 1200, soit plus de 1 à 2.
Ensuite cela dépend du rendement de la culture de blé qui selon la variété, le sol, la technique, l'année est comprise entre 2000 kg et 10000 kg, soit de 1 à 5.
Voilà pour répondre à Tis. Salut Tis.

Je ne pense pas qu'il s'agisse de désinformation; en tout cas le propos de Lapierre que je tente de relayer, vise à faire comprendre qu'il faut s'astreindre à chercher de l'info et surtout à comprendre comment et de quoi elle est constituée.

Il sera bien temps après de se préoccuper de savoir qui elle sert et pourquoi elle est diffusée.
Cela donnera du sens à des chiffres si vite diffusés…

#18 Muros

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Posté 09 mai 2010 - 09:48

Bonjour tous ,

Est-ce si sûr ?

ben ça me semble évident !!

mais je ne parle pas des chiffres ou de leur précision ou de leur exactitude, je n'ai aucun moyen de le vérifier ...
mais je parlais du principe, de comment est considérée la chose ... !

considérer que l'eau consommée par un Kg de blé n'est que la pluie lui tombant sur la tronche ... oui, ça c'est fantaisiste ..
sauf pour certains, que ce type de désinformation arrange .. !!

Salutations :exite:

#19 tonino108

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Posté 09 mai 2010 - 10:17

[quote name='FLOYD' date='Samedi 08 Mai 2010 à 13h51']

Située dans les Yvelines, elle est donc soumise aux conditions climatiques de l'ouest de l'Île de France. Chaque année, c'est environ 650 mm de pluie qui arrosent ses champs. Si toute cette eau devait s'accumuler tout au long de l'année nous finirions l'année en barque. 65 cm de profondeur d'eau, ... .

Sur 1m2 de surface, cela représente 650 litres d'eau et sur 1 ha, 10 000 m2,  6 500 000 litres d'eau. 6 millions et demi de litres d'eau tombent donc chaque année, en moyenne, sur chacun des hectares de notre ferme de Grignon. 6500 tonnes d'eau, c'est déjà un bel arrosage : c'est le contenu d'environ 2 piscine olympiques (information wikipedia).

Dans le même temps, sur ceux de ces hectares où nous avions semé du blé, nous avons récolté 65 quintaux de blé en 2007.

Ces 65 quintaux de blé récoltés par hectare, c'est 6500 kg de grain. 6500 m3 d'eau fournis généreusement par le climat francilien et 6500 kg de grain produits généreusement par nos champs : ça fait 1 tonne d'eau par kg de blé (1m3 d'eau pèse 1 tonne). Voilà, tout est dit.


Par Olivier LAPIERRE[/QUOTE]
source Olivier Lapierre

[/quote]
Étrange calculs,

S'il avait plus davantage, 750 mm de pluie aurions nous eu une production plus importante ? Normalement oui, le blé aurait bu davantage et nous aurions mathématiquement eu 75 quintaux de blé à l'hectare. Alors vive la pluie

S'il avait plus moins, 550 mm de pluie aurions nous eu une production moins importante ? Normalement oui, le blé aurait bu moins et nous aurions mathématiquement eu 55 quintaux de blé à l'hectare.

Ces raisonnements sont simplistes quand on les transpose à la nature.

Car l'eau de pluie qui tombe ne sert pas seulement au blé, mais à tout l'environnement autour,
animaux, humains des villes et des campagnes etc... .

Tout un cycle est concerné, depuis le grain de poussière jusqu'à l'oxygène produit par les arbres.

Pour moi, ce sont des calculs simplistes et pas crédibles pour un sou. Des calculs de scientifiques en mal de reconnaissance, pour justifier des propos politiques.

On prend la terre pour une industrie en isolant une production faite sur des terres agricoles, qui deviendront des terres politiquement agricoles un jour.

Alors, en isolant tout, on oublie que la terre vit, qu'elle respire et nous donne ce qu'elle a de meilleure, elle, elle ne compte pas, elle donne. Et cela malgré tout, nos vivons sur elle et oublions de la respecter et de la remercier.

Utilisons un peu ce qui nous sert de cerveau.

#20 Tis

Tis

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Posté 09 mai 2010 - 10:28

Ajoutez l'eau virtuelle, et j'en suis d'accord  car il faut de l'eau pour assembler le tracteur, construire  l'usine où été fabriqué le tracteur, la route par laquelle un camion a transporté le tracteur entre l'usine et le champ,… il faut aussi de l'eau dans le circuit de refroidissement du tracteur, la bouteille pour désaltérer le chauffeur…
Bon là je plaisante un peu trop!  :exite:

On peut aussi y ajouter l'eau utilisée pour la fabrication des engrais et pesticides, et celle nécessaire pour que le blé soit récolté et acheminé vers les silos.
Sans oublier celle de la "fabrication" et commercialisation des semences.
Faut-il même compter celle des meuneries et industries de transformation du blé, rarement consommé en grains complets ?

mais je ne parle pas des chiffres ou de leur précision ou de leur exactitude, je n'ai aucun moyen de le vérifier ...
mais je parlais du principe, de comment est considérée la chose ... !

considérer que l'eau consommée par un Kg de blé n'est que la pluie lui tombant sur la tronche ... oui, ça c'est fantaisiste ..
sauf pour certains, que ce type de désinformation arrange .. !!

D'accord avec toi que ce raisonnement simpliste est faux mais propager un résultat sans en préciser les éléments de calcul est tout aussi fantaisiste.