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capturer un serpent


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13 réponses à ce sujet

#1 nidhalg

nidhalg
  • Localisation:Limousin
  • Intérêts:Contes, musique, nature...

Posté 08 juillet 2010 - 11:30

bonjours!

Dernièrement mes parents ont tué un serpent difficile à identifier dans le jardin..

Mais ce n'est jamais plaisant d'avoir à détruire une vie.. J'aurait voulu savoir si vous connaissez des techniques ou des sites internets qui parlent de ces techniques pour capturer un serpent et le déplacer sans avoir à le tuer.. IL y a des couleuvres dans mon bassin qui ont mangé tout mes tétards et je voudrait les déplacer pour les relacher dans la nature dans un endroit où elles ne me gèneraient plus..
  • Alliepymn aime ceci

#2 _adrien_

_adrien_

Posté 08 juillet 2010 - 11:46

boarf, la nature se régule d'elle même ^^ j'ai des couleuvres mais elles arrivent pas à démonter la colonie de grenouille, p'tetre au lieu de faire partir la couleuvre tu peux essayer de faire un truc pour que les tétars puissent se réfugier, parceque de toutes façons tant que y'a à manger y'a un prédateur qui va revenir, ou alors il faut tuer tous les prédateurs puis couler du béton au fond du bassin et mettre une bulle de verre autour, enfin avant d'en arriver là tu peux détruire aussi les endroits qui pourraient servir de nid ou refuge à serpent, mais bon autant laisser l'équilibre ou essayer de le rétablir, comme ça sur le long terme c'est achement moins de taff et puis c'est achement plus agréab

sinon pour choper le serpent faut être plus rapide que lui et pour pas se faire mordre le choper très vite à la tete enfin juste en dessous et pincer pour les frileux on peut utiliser un baton en Y ou des gants mais bon c'est du gadjet qui empêche de bien sentir le serpent et un sac en tissu pour le déplacer

#3 jaimecroire

jaimecroire
  • Genre: Femme
  • Localisation:Rhône-Alpes

Posté 08 juillet 2010 - 12:16

Voici comme ça un question-réponse.

http://fr.answers.ya...24024926AA2GOcZ

Mais penser que la couleuvre est une sacrée alliée pour l'équilibre du jardin en plus de faire fuir les vipères autrement plus dangereuses.

#4 l'ombre

l'ombre

    Summum jus, summa injuria.

  • Membres
  • 2179 messages
  • Genre: Homme
  • Intérêts:Summum jus, summa injuria.

Posté 08 juillet 2010 - 13:25

tuer un serpent est pas très intelligent :oops:

les serpents sont des prédateurs qui sont une nécessité absolue dans la nature ils régulent les populations :o

si vous désirez captures des serpents a la mains faut une expérience certaine :sourire:

ils n'ont pas d'oreilles et perçoivent les vibrations dans l'air et certains ont une glande sur la tête qui est sensible a la chaleur qui leurs permets dans le noir le plus complet de suivre a la trace thermique leurs nourritures

pour faire simple un chiffon pour la capture est la solution pour le commun des mortels et de suite après l'attraper par le derrière de la tête sans SERRER car ils sont très sensibles a l'écrassements ;)

très peut de serpents en France sont dangereux (risque de mort) la vipère grosse fièvre :oops:

La faune française est strictement protégée.
L'arrêté du 22 juillet 1993 interdit de capturer, tuer, déplacer, transporter, mettre en vente, acheter ou vendre tout reptile ou amphibien présent sur le territoire français.
L'arrêté du 22 juillet 2006 nuance le précédent en introduisant la possibilité de maintenir des animaux NC à condition d'avoir le CDC et l'AOE correspondants.


Un rappel important : avec le développement de la terrario et le maintien plus ou moins sérieux par certains "éleveurs", ne pas toucher un serpent si on n'est pas 100% sûr de son identification, certaines espèces très dangereuses peuvent être confondues avec des espèces françaises.


Généralités et morphologie

On va parler uniquement de la France métropolitaine et de la Corse.

On trouve en France 2 familles pour un total de 12 espèces :

- les Colubridae (8 espèces)
- les Viperidae (4 espèces)

Sur ces 12 espèces, seules 5 sont venimeuses (4 vipères et 1 couleuvre).

Il y a quelques moyens physiques de les différencier :

- la forme de la tête, les vipères ont une tête massive et triangulaire (présence de la glande de Duvernoy), les couleuvres ont une tête ovale et dans le prolongement du cou.

- pour les espèces françaises, la forme de la pupille est un excellent moyen de les différencier : toutes les couleuvres françaises ont une pupille ronde, les vipères elles ont une pupille en fente.

- la forme du corps est également caractéristique, les vipères ont un corps massif avec une queue très courte et bien différenciée du cloaque, les couleuvres sont plus fines et il n'est pas facile de distinguer le cloaque.

- leurs écailles sont également différentes : les couleuvres ont des écailles lisses, elles ont un aspect doux et brillant. Les vipères ont au contraire des écailles carénées, ce qui leur donne un aspect plus rugueux.

En ce qui concerne la dentition, en France, 3 types sont représentés :

- La grande majorité des couleuvres a une dentition aglyphe, c'est-à-dire qu'elles n'ont qu'une rangée de dents et pas de crochets.

- La couleuvre de Montpellier, qui est venimeuse, a une dentition opistoglyphe, c'est-à-dire qu'elle a une paire de crochets situés à l'arrière de la mâchoire.

- Les vipères sont solénoglyphes, c'est-à-dire qu'elles ont des crochets rétractables à l'avant de la mâchoire.

Enfin, on peut citer comme différence leur comportement général. Les couleuvres ont la réputation (parfois justifiée) d'être plus agressives, cela simplement parce que leur principale défense est l'intimidation. Les vipères ont la réputation d'être plus timides. Il est d'ailleurs assez fréquent de passer à côté de vipères sans s'en rendre compte, elles sont juste enroulées sur le bord du chemin sous une touffe d'herbe ou un caillou et ne bougeront que si elles se sentent menacées.


Venin et statistiques

L'espèce la plus dangereuse en France est une sous-espèce de la Vipera aspis, la zinnikeri qui se trouve dans les Pyrénées jusqu'à Toulouse.
Le responsable de la Ferme des reptiles parle lors de ses visites d'un maximum de 3 morts par an par envenimation due à cette ssp.

Sur internet, j'ai trouvé d'autres statistiques. Sur plusieurs sites j'ai trouvé le chiffre d'environ 17 morts par envenimation (toutes espèces confondues) lors des 100 dernières années. On n'a jamais observé plus de 5 morts dans la même année. Sur ces mêmes sites, j'ai trouvé le chiffre d'environ 1000 à 2000 morsures par an, moins de la moitié de ces morsures entrainent une envenimation, la grande majorité sont des morsures défensives sèches.
Pour comparaison, les piqûres de guêpes provoquent 15 morts par an.

Cependant, ces statistiques sont loin d'être fiables. Ces morts sont des sujets fragiles (enfants, personnes âgées, allergiques) ou des gens qui n'ont pas été soignés. Il est difficile d'évaluer le nombre réel de morsures, beaucoup ne s'en rendent pas compte ou pensent que c'est une guêpe ou ne se soignent pas.


Effets du venin et comment réagir

Je n'ai trouvé d'info fiable que pour le venin des Vipera aspis. Au maximum, une aspic peut injecter environ 30mg de venin par seconde (à comparer avec la Bitis gabonica qui peut injecter 800mg de venin par seconde).

En règle générale, quand il y a envenimation, on ressent immédiatement une douleur au niveau de la morsure. Celle ci est facile à repérer, dans la plupart des cas d'envenimation la morsure a eu lieu sur les membres supérieurs (bras, mains) suite à tentative d'attraper l'animal.
Il peut se former un œdème ou une ecchymose plus ou moins grave. Le venin des espèces françaises a un effet sur la circulation sanguine (coagulation, ou inversement hémorragies) et donc sur les organes fortement irrigués.

D'autres symptômes sont dûs non à la morsure en elle-même mais à l'anxiété du sujet : vomissements, désordres gastriques, fièvre, étourdissements.

Quand mort il y a, la mort est provoquée soit par asphyxie, oedème au poumon, crise cardiaque ou par une infection secondaire liée à une hémorragie.

Un rappel d'ailleurs : les juvéniles naissent avec des glandes à venin formées et en parfait état de marche, ils sont aussi dangereux que les adultes.

Que faire si quelqu'un se fait mordre ?

Le plus important est de rester calme et de rassurer la personne. Essayez de repérer le serpent qui a mordu afin de pouvoir le décrire. Certains recommandent de le tuer et l'amener pour faciliter l'identification, pour moi ce n'est pas forcément une bonne idée, simplement parce qu'on est en état de stress et qu'on risque surtout de se faire mordre soit-même.
Calmez et rassurez la personne qui s'est fait mordre, si c'est possible portez la jusqu'à un véhicule (sinon faites la marcher calmement) et direction l'hôpital le plus proche. Même en cas de sujets fragiles (sauf très grosses allergies) vous avez largement le temps de vous déplacer calmement.

Ce que je voulais surtout traiter c'est ce qu'il ne faut surtout pas faire en cas de morsure. La première chose à éviter est de paniquer, ce qui est certes plus facile à dire qu'à faire. Ne courrez pas, cela accélèrerait la circulation sanguine.

La seconde chose à éviter à tout prix est d'inciser la plaie et essayer d'aspirer le venin avec la bouche. On le voit certes dans les films, cela ne sert strictement à rien.

Je déconseille également de poser un garrot, surtout si on ne l'a jamais fait. Un garrot ne se pose pas au hasard, il y a des règles à respecter, il faut savoir quand le relâcher sinon on risque de faire plus de dégats que la morsure en elle-même.

On recommande en général les aspivenin, un détail cependant : ils sont loin d'être aussi efficaces qu'on croit et sont même totalement inutiles s'ils ne sont pas appliqués dans les quelques minutes qui suivent la morsure.

En bref, le plus simple est d'aller calmement vers l'hôpital ou le centre anti-venin le plus proche.


Présentation des couleuvres

- Rhinechis scalaris (anciennement Elaphe scalaris, couleuvre à échelons)

C'est une espèce de taille moyenne (1m20 à 1m40 adulte), qui est facilement reconnaissable à sa livrée beige à jaunâtre et ses lignes et tâches dorsales. Les juvéniles de cette espèce ont en plus des lignes dorsales noires des tâches transversales noires également qui font penser à une échelle. Chez les adultes ces tâches ont tendance à s'estomper.

De mœurs plutôt diurnes, cette espèce craint particulièrement le froid et hiberne dès octobre jusqu'en avril. Elle a la réputation d'être assez agressive et de ne pas hésiter à mordre si on la dérange.
Les juvéniles se nourrissent de lézards, les adultes mangent plutôt des rongeurs et oiseaux.

Leur espérance de vie est d'environ 20 ans, les femelles sont en général matures à 5 ans et les mâles à 3 ans au plus tôt.

Cette espèce est ovipare. Les femelles pondent en général 5 à 12 oeufs qui mettent une 10aine de semaines à éclore.

Elle est présente uniquement sur le pourtour méditerranéen et dans le Nord de l'Italie. On la trouve dans les garrigues et les endroits rocailleux très exposés au soleil.


-Coronella austriaca (coronelle lisse)

C'est une des espèces les plus petites, avec une taille adulte d'environ 50 à 70cm. Elle a un ventre uniforme (contrairement à l'autre coronelle présente en France). C'est une espèce fine, son dos est grisâtre à marron avec des tâches noires irrégulières. Elle a un aspect particulièrement brillant.

Elles sont parmi les serpents les plus timides d'Europe, elles n'ont pas vraiment de comportement défensif et préfèrent fuir. Si on les attrape, elles ont le même mode défensif que les Natrix (déjections et forte odeur).

Elles sont de mœurs plutôt diurnes mais fuient les fortes chaleurs. Elles ont comme autre particularité de très peu se déplacer.
Elles se nourrissent de lézards, de petits serpents et de petits mammifères.

Leur espérance de vie est de 16 à 18 ans environ, elles atteignent leur maturité à 3 ou 4 ans.

Cette espèce est ovovivipare, la femelle porte de 2 à 15 juvéniles. La gestation est très longue, elle peut atteindre une année complète.
On la trouve un peu partout en Europe, il y a trois ssp (acutirostris, austriaca, fitzingeri) mais seule la Coronella austriaca austriaca est présente en France. Elles affectionnent les endroits rocailleux et les vieux murs fissurés.


-Coronella girondica (coronelle girondine)

Elle ressemble beaucoup à la coronelle lisse. Elle est à peine plus grande (50 à 80cm environ) et son ventre, contrairement à l'austriaca, présente un damier sombre. Leur tête est proportionnellement plus longue que l'austriaca. Cette espèce n'a pas de ssp connue.
Elles ont les mêmes mœurs que les austriaca.

Leur espérance de vie est plus courte, 15 ans environ, avec une maturité sexuelle à 4 ans.

Contrairement à l'austriaca, cette espèce serait ovipare. Les femelles pondraient une 10aine d'œufs, l'incubation durerait 9 semaines. En fait, elle est mal connue et on ne sait pas trop si elle est ovipare ou ovovivipare.

On la trouve dans tout le sud de la France.


-Natrix maura (couleuvre vipérine)

Cette couleuvre est un peu victime de sa principale défense, qui est de ressembler un peu à une vipère, alors qu'elle est parfaitement inoffensive. Les couleurs vont du jaunâtre au gris, avec des tâches sombres. Le ventre est rouge ou jaune, parfois avec un damier noir. Certaines peuvent avoir des bandes. Sa taille adulte est de 50 à 95cm.
Ce sont les couleuvres françaises les plus aquatiques, elles passent leur vie dans ou près des cours d'eau. Elles se nourrissent de poissons et d'amphibiens, parfois de vers de terre. Elle est capable de manger dans l'eau ou hors de l'eau.

Elle a comme particularité de pouvoir s'aplatir pour mieux profiter de la chaleur. Grâce à cela, elles peuvent sortir d'hibernation plus tôt que les autres.

Elle a une espérance de vie d'une 20aine d'années, les mâles atteignent leur maturité à 3 ans, et les femelles à 4 ou 5 ans. C'est une espèce ovipare, les femelles pondent de 5 à 24 œufs et la durée d'incubation est extrêmement variable.

On la trouve au sud de la Bretagne et dans tout le Sud de la France.


-Natrix natrix (couleuvre à collier)

Cette couleuvre est reconnaissable entre autres à son "collier" blanc à jaunâtre derrière la tête, mais tous les adultes n'ont pas un collier si marqué. Sa taille adulte est d'environ 90cm, mais les plus grands mâles peuvent atteindre 1m10 et les plus grandes femelles peuvent exceptionnellement s'approcher de 2m. Cette couleuvre très fine est grise à brunâtre avec des points ou des bandes noires parallèles. Leur ventre est blanc tacheté de noir.

Elle aime les endroits humides, les forêts et les bordures de ruisseaux et de rivières. Elle est diurne et passe une partie de son temps immergée. A noter, elle semble capable de s'adapter à l'eau de mer, on l'a aperçue à 7km des côtes bretonnes et même à 40km des côtes.

Elle se nourrit principalement de poissons et d'amphibiens, plus rarement d'oiseaux et de petits rongeurs.

Elle a un comportement défensif assez impressionnant. Elle souffle, élargit sa tête (qui prend une forme vaguement triangulaire), imite le comportement des vipères en s'enroulant et peut également lâcher un liquide très nauséabond si on l'attrape. Si on insiste encore elle sait très bien simuler la mort.

Elle a une espérance de vie d'une 15aine d'années environ, sa maturité est atteinte à 3 ou 4 ans. Elle est ovipare, la durée d'incubation est de 5 à 8 semaines en conditions idéales mais les œufs peuvent continuer à se développer malgré de mauvaises conditions et éclore bien après. Elle a deux caractéristiques surprenantes :

- il semblerait que le nombre d'œufs pondus augmente avec l'âge de la femelle, les premières pontes ne comportent que 10 œufs alors qu'une femelle plus âgée pourrait pondre jusqu'à 70 œufs.

- il n'est pas rare de trouver les pontes de plusieurs couleuvres au même endroit, la SHF (société herpétologue de France) cite même un cas où ils ont compté pas moins de 206 œufs de Natrix natrix et de Natrix maura mélangés, en cours d'éclosion.

On la trouve sur tout le territoire français, Corse comprise.

- Zamenis longissima (couleuvre d'Esculape)

Comme son nom l'indique, c'est une des plus grandes couleuvres françaises. Sa taille moyenne se situe entre 1m20 à 1m70, elle peut atteindre exceptionnellement 2m. Elle est brune à verdâtre, relativement unie ou avec des petits points blancs sur le dos et les flancs. Le dessous de la tête et le ventre sont blanchâtres à jaunâtres. La SHF a déjà observé des spécimens albinos adultes en pleine nature. Les juvéniles sont plus contrastés et tachetés, ils ressemblent d'ailleurs un peu aux Natrix natrix juvéniles.

Elle apprécie particulièrement les sols rocailleux, les murs en ruines et les tas de pierres. Elle est diurne à crépusculaire, et se cache dès que la température s'élève un peu. L'été, elle migre vers les sous-bois plus frais et les zones ombragées.

Elle se nourrit de petits mammifères (rongeurs surtout), d'oiseaux, occasionnellement d'œufs, de lézards et de couleuvreaux.
Sa principale défense quand on la dérange est un liquide cloaqual très nauséabond. Elle peut aussi essayer de mordre.

Son espérance de vie est supérieure à celle des autres espèces françaises, environ 25 ans. Elle est ovipare, les femelles pondent en général en août 5 à 8 œufs qui écloront en septembre ou début octobre.
On la trouve partout en France au Sud d'une ligne qui va du Sud de Bretagne au Sud de l'Alsace.


- Hierophis viridiflavus (anciennement Coluber viridiflavus, couleuvre verte et jaune)

Cette autre très grande couleuvre peut atteindre 2m également, bien que la moyenne de l'espèce se situe plus autour d'1m40. Les adultes sont faciles à identifier à leur livrée noire ou vert foncé tacheté de jaune. Le ventre est jaunâtre ou blanc verdâtre avec des tâches sombres. Les juvéniles n'ont de cette livrée que la tête, leur corps est gris olivâtre à verdâtre et leur ventre blanc jaunâtre. Elles ne prennent leurs couleurs caractéristiques que vers 3 ou 4 ans. Leur corps est plus épais que celui des autres couleuvres.

On peut la trouver elle aussi dans les endroits rocailleux et en bordure de forêt, mais elle préfère les broussailles. Elle est diurne, supporte sans problème les plus fortes chaleurs. Elle est cependant difficile à apercevoir, déjà parce qu'une fois au soleil elle est très vive et parce qu'elle se cache dans la végétation. Principalement terrestre, elle reste une excellente grimpeuse.

Elle se nourrit de rongeurs, de lézards mais également de serpents plus petits (vipères comprises). Le cannibalisme n'est d'ailleurs pas rare chez cette espèce. Les juvéniles se nourrissent presque exclusivement de lézards.

Sa principale défense est de fuir en "fouettant" avec sa queue, ce qui lui a valu son nom anglais de "whip snake". Si on insiste, elle fait face et adopte un comportement beaucoup plus agressif. Elle n'hésite pas à attaquer et mordre, même si la morsure est inoffensive elle est assez douloureuse.

Elle hiverne très tôt, dès septembre, et jusqu'en avril. Cette espèce est ovipare, elles pondent de 5 à 15 œufs qui mettent 6 à 8 semaines à éclore.

Son aire de répartition est la même que la couleuvre d'Esculape, avec juste une petite différence : elle remonte plus haut dans le Nord-Ouest, jusqu'au Sud de la Normandie.


- Malpolon monspessulanus (couleuvre de Montpellier)

C'est le serpent le plus grand d'Europe, les mâles peuvent en effet dépasser 2m50. Les femelles en revanche ne dépassent pas 1m30. Ses couleurs peuvent aller du rougeâtre à l'olivâtre, le ventre est jaunâtre. Sa couleur est beaucoup plus unie que les autres couleuvres.

On la trouve dans les endroits secs et chauds, la rocaille et les buissons. Elle est diurne, cherche particulièrement la chaleur mais est également un des rares serpents actifs par temps couvert ou pluvieux.

Si elle est dérangée, elle a un comportement très agressif. Elle n'hésite pas à souffler et à copier le comportement d'un cobra (en aplatissant son cou et en se dressant). Si on insiste, elle mord.

Elle a la particularité d'être la seule couleuvre venimeuse de France. Dotée d'une dentition opistoglyphe, son venin (comparable dans sa composition à celui des cobras, bien que beaucoup moins toxique) a surtout des effets neurotoxiques. Elle n'est cependant pas dangereuse pour l'homme, la place des crochets fait qu'il y a très peu de morsures avec envenimation.

Elle se nourrit de rongeurs, lézards, serpents et d'oiseaux, qu'elle chasse et tue par envenimation.

Son espérance de vie est elle aussi estimée à environ 25 ans. Elle est ovipare, les accouplements se déroulent en général d'avril à juin, puis les femelles pondent de 4 à 14 œufs. L'incubation dure une 50aine de jours.
On ne la trouve que dans le pourtour méditerranéen (et en Espagne).

Présentation des vipères

- Vipera aspis (vipère aspic)

C'est la plus grande des vipères françaises, sa taille moyenne est de 70 à 80cm, les femelles peuvent atteindre 90cm. C'est également celle qui est considérée comme la plus dangereuse. Sa couleur varie beaucoup selon la sous-espèce et la localité, ça peut aller du rouge brique au marron, au gris fer ou encore au verdâtre. Elle présente des tâches transversales sombres sur le dos, qui lui font comme des petites barres en biais sur le dos. Le ventre est soit dans les mêmes teintes que le dos (mais plus clair), soit blanchâtre, avec ou sans taches.

Il y a 4 ssp d'aspic, dont deux en France : aspis, zinnekeri, francisciredi, hugyi. La zinnekeri est plus claire que l'aspis, son venin est également 4 fois plus fort que celui des autres ssp.

Leur biotope est varié, ça va des flancs de montagne aux plaines, mais toutes ont une préférence pour les vieilles murailles et les haies où elles trouvent refuge.

Les juvéniles se nourrissent de lézards, les adultes préfèrent les rongeurs et les oiseaux. Elles chassent principalement à l'affut, enroulée sur elle-même avec le premier tiers du corps en S prêt à la détente, et tuent par envenimation bien sûr.

C'est une espèce relativement lente et timide, elle fuira si elle a le temps, sinon elle s'enroulera sous une touffe d'herbe et attendra que le danger passe. Elle attaquera cependant si on insiste (ou si on met le pied dessus). Elle est plutôt diurne, mais adoptera des mœurs plus nocturnes l'été pour échapper aux grosses chaleurs.

Elles hivernent de novembre à fin février, les femelles hivernant en général 1 mois de plus que les mâles. C'est une espèce qui s'enterre pour hiverner ou se regroupe (surtout pour les populations montagnardes) dans des cavités et galeries. Les sorties d'hivernages les plus précoces ont été observées en Loire-Atlantique, dès début février.

Son espérance de vie est d'environ 18 ans, elles atteignent leur maturité sexuelle à 3-4 ans pour les mâles et 4-5 ans pour les femelles. C'est une espèce ovovivipare, la femelle porte 5 à 15 petits qui naissent formés, et je rappelle donc avec des glandes à venin toutes aussi dangereuses que celles de leur mère.

Elle est présente dans les trois quarts sud de la France.


- Vipera berus (vipère Péliade)

C'est le serpent le plus répandu d'Europe. Elle se différencie des autres vipères françaises grâce à une tête plus petite. Sa taille adulte est d'environ 50 à 70cm, les femelles peuvent atteindre 80cm. On peut différencier les mâles des femelles par leur couleur, du moins pour la population française : les mâles sont gris clairs à brunâtres, les femelles sont plus foncées, d'un brun jaunâtre à rougeâtre. Tous deux présentent des tâches en forme de zigzag sur le dos. Le ventre est grisâtre, parfois légèrement bleu.

Cette vipère est septentrionale, la France est la limite Ouest de sa répartition. Elle est présente dans les Alpes jusqu'à 3000m. Il existe des populations beaucoup plus colorées, même bleues dans les Balkans par exemple (il s'agit d'ailleurs d'une sous espèce différente, la bosniensis).

Elle affectionnent les milieux humides, jachères, tourbières, landes, forêts et clairières. Elle aime également les cours d'eau, attention à ne pas la confondre avec la Natrix maura. Elle supporte sans soucis la fraicheur (jusqu'à 8 à 10°) et est principalement crépusculaire à nocturne. Elle est elle aussi capable d'aplatir son corps pour mieux profiter de la chaleur.

Elle est beaucoup plus vive et agressive que l'aspic, et mordra sans hésiter, mais son venin est nettement moins dangereux et il s'agit souvent de morsures sèches crochets rangés.

L'hivernage va d'octobre à mars, là encore les femelles hivernent plus longtemps que les mâles.

Les juvéniles se nourrissent principalement de lézards, les adultes préfèrent les rongeurs, amphibiens et oiseaux, selon les populations (elles s'adaptent aux proies qui partagent leur habitat). A noter, elle a besoin de moins de chaleur que les autres pour digérer (10° seulement) et à température identique elle digère beaucoup plus vite que les autres serpents français.

Son espérance de vie est d'environ 12 ans, les mâles sont matures à 3 ans et les femelles à 5 ans. Elle est également ovovivipare, la gestation dure en général 4 à 5 mois, mais on a déjà observé des femelles gestantes en hivernation (les juvéniles sont nés après le réveil). Il y a en général 5 à 7 vipéreaux, avec un maximum de 16.

Elle est surtout présente dans le Nord et l'Est de la France, en Europe sa répartition est beaucoup plus vaste et va jusqu'à la Russie et la Scandinavie.


- Vipera ursinii (vipère d'Orsini)

C'est une vipère qui se fait de plus en plus rare en Europe, témoin sa répartition d'ailleurs très limitée. Sa taille adulte est d'environ 50cm. Elle est gris pâle à brunâtre avec des tâches dorsales noires assez caractéristiques et d'autres tâches blanches sur les flancs.

Il existe 5 ssp de cette vipère : graeca (Grèce, plutôt montagnarde), macrops (Balkans, montagnarde aussi), moldavica (en Roumanie), rakosiesis (en Hongrie), ursinii (en France, forme plutôt montagnarde qu'on trouve dans les Alpes).
Elles sont principalement insectivores, mais peuvent aussi se nourrir de lézards et occasionnellement de rongeurs.

On les trouve dans les prairies et les zones calcaires, principalement sur les versants Sud d'ailleurs, de 1000m jusqu'à 2400m. Elles sont placides et ne cherchent que rarement à mordre et uniquement en dernier recours. Son venin est de loin le moins concentré et donc le moins dangereux.

Son espérance de vie est inconnue, on sait juste que la maturité sexuelle est atteinte à 4 ans environ.

Elles hivernent d'octobre à mi-avril pour les mâles et mi-mai pour les femelles. Elles sont ovovivipares et les femelles portent 4 à 6 jeunes pour la ssp ursinii, qui viennent au monde 4 mois après.
Certains pensent que cette vipère placide et timide est actuellement en train de s'éteindre.


- Vipera seoanei (vipère de Seoane)

Cette espèce est la plus rare en France, mais c'est simplement dû au fait que son aire de répartition est surtout en Espagne et ne fait que déborder sur le pays basque français. Elle a longtemps été considérée comme une ssp de la Vipera berus à laquelle elle ressemble. Sa présence en France s'explique par sa préférence pour le climat océanique, on ne la trouve d'ailleurs que le long des côtes en dessus de 800m d'altitude.
Sa taille varie de 45 à 60cm, son dos est beige ou marron, assez clair, avec un zigzag brun le long de ses vertèbres. Le ventre est gris foncé à noir, avec ou sans tâche blanche.

Elle apprécie les landes de fougères ou de bruyères, ainsi que les haies en bordure de prés ou de cours d'eau. Elle est principalement diurne, mais peut aussi être active de nuit en cas de forte chaleur.
Elle se nourrit de rongeurs mais également de lézards, d'amphibiens et d'oiseaux.

Leur espérance de vie est d'environ 13 ans, avec une maturité à 4-5 ans. Elles sont également ovovivipare, et portent 7 à 10 juvéniles.



En conclusion

J'aimerais donner une précision sur les aires de répartition. Elles ne sont pas fixes et peuvent évoluer, selon les déplacements des populations et selon également les variations climatiques. Par exemple, cet automne, nous avons formellement identifié une couleuvre d'Esculape à Carentan dans la Manche alors que son aire de répartition s'arrête habituellement 200 ou 300km plus au Sud en Bretagne.

#5 nidhalg

nidhalg
  • Localisation:Limousin
  • Intérêts:Contes, musique, nature...

Posté 08 juillet 2010 - 14:04

Ok, si ça peut vivre pendant des années et mesurer plus d'un métre, je vais les déplacer.. Car même si ce n'est pas vénimeux, je ne tient pas a avoir un serpent d'un mètre dans mon jardin.. pour la même raison que je tient pas à laisser rentrer une chauve sourie dans ma maison ou un lézard dans mon lit.. Ceci dit, le serpent que mes parents ont tué n'était pas reconnaissable.. On ne l'a pas identifié.. Vous avourez que ce n'est pas évident d'identifier un serpent par sa dentition ou ses écailles, ou son trou de balle, quand il est vivant.. En limousin on sait qu'il y a des aspics, mais on arrive pas à les reconnaitres quand on est pas un pro.. Dans le bassin je sais que ce sont des couleuvres car elles ont deux taches biens jaunes sur la tête, c'est très visible.. Mais malgrès tout je ne tient pas à avoir une couleuvre de 2m dans mon bassin..

#6 pastourelle

pastourelle

Posté 05 aot 2010 - 12:54

Ok, si ça peut vivre pendant des années et mesurer plus d'un métre, je vais les déplacer.. Car même si ce n'est pas vénimeux, je ne tient pas a avoir un serpent d'un mètre dans mon jardin.. pour la même raison que je tient pas à laisser rentrer une chauve sourie dans ma maison ou un lézard dans mon lit.. Ceci dit, le serpent que mes parents ont tué n'était pas reconnaissable.. On ne l'a pas identifié.. Vous avourez que ce n'est pas évident d'identifier un serpent par sa dentition ou ses écailles, ou son trou de balle, quand il est vivant.. En limousin on sait qu'il y a des aspics, mais on arrive pas à les reconnaitres quand on est pas un pro.. Dans le bassin je sais que ce sont des couleuvres car elles ont deux taches biens jaunes sur la tête, c'est très visible.. Mais malgrès tout je ne tient pas à avoir une couleuvre de 2m dans mon bassin..

Oui mais comme l'a formidablement bien décrit ombre, toutes les vipères ont les pupilles en fente. Avec ce critère, il n'y a plus d'excuse pur justifier une élimination. :sourire: Il suffit de bien observer et le doute s'estompe même pour la couleuvre vipérine, la + détruite à cause de son mimétisme.

Je rajouterais que comme bon nombre de Sapiens sapiens, ma réactions quand je voyais un rampant était une grande crainte. :calin:
depuis que je m'astreint à les observer avec calme et curiosité, mes vieux réflexes s'estompent.

Je crois que la surprise et la méconnaissance entraînent nos réactions de peur irrationnelle, alors soyons curieux et la cohabitation devient moins stressante, même si la vue des serpents nous angoisse. C'est par la connaissance que naît le respect :cpasmafaute:
lionel

#7 jhb

jhb
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Posté 15 aot 2010 - 01:24

Salut
je ne vais pas sortir mon encyclopédie comme "l'ombre" l'a fait mais j'espère cependant faire une bonne réponse.

Je fais la chasse au serpent depuis que je suis tout petit... Il y a quelques années lorsque nous voyons un serpent (avec mes compagnons de chasse) nous le tuions.
La légende voulais que les serpents était dangereux.
Une fois tué nous les amenions au pharmaciens qui nous disais si oui ou non nous avions un nuisible.
Cependant un jours le pharmacien changea et nous appris qu'il était interdit de tué les serpents car ceux ci sont un chainon de la chaine alimentaire très important.
Depuis nous faisons toujours la chasse au serpents (enfant en bas age dans le jardin ) mais nous le capturons avec autant de douceur qu'un hérisson et nous appelons le garde champêtre qui va le réintroduire dans des zone moins peuplé d'être humains.
je me rend compte que la réponse est un peu a coté de la plaque... je la laisse quand même un peu d'éducation ne fait pas de mal... on a pas tous un bon pharmacien...

Tcho a tous comme dirait l'autre...

JhBR

#8 Tis

Tis

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Posté 13 aot 2015 - 11:35

Cet article résume bien une partie de la discussion passionnante que j'ai eue récemment, à la Maison de la Nature à Limoges, avec quelques naturalistes à propos de celui qui se dore parfois au soleil dans mon jardin  :

 

Chouette, un serpent dans mon jardin !
10.08.2015
 
1451225142.png
Vipère aspic / Jean-Pierre Vacher
 

Une silhouette glisse dans l’herbe, une petite tête apparaît entre les pierres. Pas de doute, c’est un serpent. Gardez votre sang froid, laissez tomber vos préjugés et écoutez les conseils des associations de France Nature Environnement qui se mobilisent pour sauver ces animaux mal considérés.

Qui est-ce ? Est-il dangereux ?
Les serpents font partie de la faune sauvage de notre pays : la France abrite en effet 12 espèces de serpents, toutes protégées par la loi. On distingue deux grandes catégories. Les couleuvres et coronelles, dépourvues de venin, sont reconnaissables à leurs pupilles rondes et aux grandes écailles régulières formant des plaques sur leur front. L’œil aguerri remarquera aussi l’unique rangée d’écailles entre l’œil et la bouche. En revanche, si ses pupilles sont fendues, si sa tête est pourvue de multiples petites écailles placées irrégulièrement et s’il y a plusieurs rangées d’écailles entre l’œil et la bouche, on est en présence d’une vipère, la seconde catégorie de serpents. Venimeuses, elles sont bien moins dangereuses qu’on ne le pense car elles économisent leur venin, long à fabriquer (une dizaine de jours). Toutes les morsures ne sont pas envenimées. Ce venin est avant tout un outil pour se nourrir et se défendre uniquement en cas d’extrême nécessité. Zéro à trois décès par an sont recensés en France suite à une morsure envenimée alors qu’on compte 50 décès en moyenne suite à des piqûres d’abeilles, de guêpes ou de frelons, et 500 000 personnes victimes chaque année de morsures de chien.
Que fait-il là ?
Les serpents occupent des milieux très diversifiés : haies, prairies, pelouses sèches, zones humides mais aussi les villages, ce qui explique qu’on les rencontre dans les jardins et parfois dans les maisons. Le jardin est un lieu de vie ou de passage des serpents. Il est donc normal d’en voir quand on habite en zone rurale : c’est le signe que la nature fonctionne bien. Dans la maison, le serpent sauvage est entré un peu par mégarde pour trouver un peu de chaleur ou de fraîcheur, suivant la saison. Car les serpents sont incapables de contrôler leur température corporelle : celle-ci varie en fonction du milieu et des conditions extérieures. Aussi, tantôt ils ont besoin de réchauffer en s’exposant au soleil, tantôt ils se mettent à l’ombre et lors de la mauvaise saison, ils se mettront à l’abri et entreront en léthargie.
Que dois-je faire ?
Ne cherchez pas à l’attraper, encore moins à le garder ou le tuer. Essayez plutôt de prendre une photo pour faciliter son identification et contactez la plate-forme téléphonique SOS Serpents la plus proche de chez vous. À ces numéros d’appel, des spécialistes, bien souvent bénévoles, répondent à vos questions et donnent des conseils sur les meilleurs comportements à adopter, en fonction de l’endroit où le serpent a été repéré, dans le jardin ou la maison. En cas de besoin, ils interviennent sur le terrain. Ces services ont été lancés par des associations de protection de la nature du mouvement France Nature Environnement qui se mobilisent pour réhabiliter les serpents : Nature Midi-Pyrénées, Deux-Sèvres Nature Environnement, le Groupe mammalogique et herpétologique du Limousin ou encore SOS Serpents d’Aquitaine… Vous pouvez également appeler les pompiers, qui sont compétents pour les serpents exotiques.
À quoi sert-il ?
Le serpent joue un rôle important pour l’équilibre des écosystèmes. Selon les espèces, ils se nourrissent de rongeurs, d’amphibiens, de poissons ou d’insectes. Mais ils sont aussi la proie d’animaux carnivores, comme le putois, ou d’oiseaux, dont le Circaète Jean-le-Blanc, un rapace qui se nourrit exclusivement de serpents.
Est-il en danger ?
En parcourant ses habitats ou attirés par la chaleur du bitume, de nombreux serpents finissent écrasés sous les roues d’une voiture. D’autre part, leurs habitats de prédilection sont de plus en plus fragmentés et disparaissent petit à petit. En cause, l’urbanisation croissante, la multiplication des infrastructures routières, les changements dans l’utilisation des terres et l’intensification agricole. Ces dangers modernes s’ajoutent aux croyances et préjugés dont ils sont victimes depuis la nuit des temps. De nombreuses religions leur ont attribué un rôle, souvent maléfique, et ils sont encore tués par l’homme imprégné de ces croyances ancestrales.
Et sinon ?
Découvrez tout le travail des associations qui mènent des actions d’information et de sensibilisation, essentielles pour mieux comprendre la biologie et le comportement de ces animaux. Les délégations de la LPO Rhône-Alpes invitent par ailleurs les conducteurs à signaler les écrasements de serpents, permettant ainsi de repérer les zones mortelles et de mettre en place des mesures adaptées.   
Stéphanie Morelle, 
Chargée de mission biodiversité
La Lettre du Hérisson°258

En savoir plus
Ligue pour la protection des oiseaux de Rhône-Alpes
Deux-Sèvres Nature Environnement
SOS Serpents d’Aquitaine 
SOS Serpents de Nature Midi-Pyrénées 
Groupe mammalogique et herpétologique du Limousin


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#9 Eric17

Eric17
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Posté 13 aot 2015 - 15:10

Merci Tis pour ce sujet bien intéressant.

Je dois avouer que les (rares) fois où j'ai rencontré un serpent, nous somment partis si précipitament chacun de notre côté (surement que lui et moi avions des choses importantes à faire) que je n'ai pas eu le temps de regarder ses yeux. Je ne connaissais pas cette histoire de pupille et d'écailles mais ne manquerai pas d'y être attentif si l'occasion se présente.

Eric



#10 neo63

neo63

Posté 08 octobre 2015 - 11:40

Slt,

 

Je dirige un refuge a reptiles dans le 95, ont s'occupe de soigner des reptiles, les garder le temps des soins et les réintroduire dans leur milieu naturel a des endroits ou ils ne seront quasiment pas en contacte avec l'homme.

 

Il faut faire attention quand ont veut déplacer des serpents de les remettre dans un habitat adapté.

Il ne faut surtout pas faire n'importe quoi, les serpents sont très importants et je me bas depuis mon plus jeune âge à ce que l’homme arrête d'avoir peur et tue les serpents qu'il rencontre.

 

Si vous avez des questions et des reptiles à soigner ou à déplacer, contactez-moi par mail.

 

Merci d'avance de la part de nos amis les reptiles.



#11 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 11 avril 2017 - 18:19

Aperçus cet après midi chez mon fils en lisière de bois, 2 beaux serpents enlacés qui se sont éloignés sans trop de hâte non loin de nous :
 

1491930179.jpg

 

Après vérification sur le site http://www.serpentsdefrance.fr c'est une bonne nouvelle car il s'agit de couleuvres vertes et jaunes qui se régalent volontiers entre autres de souris et de vipères.

Aucune raison donc de les capturer.


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#12 Tux

Tux

Posté 05 juin 2017 - 19:13

Bonsoir

le serpent est serte un allier dans le jardin mais dans la maison c'est pas le top quand même. Perso j'en est une ou deux qui se balade dans entre ba 13 et laine de verre

 

D’ailleurs j'ai découverts sous une dalle en ciment collé a ma maison des œufs de couleuvre, orvet ou lézard ? Je sais pas trop. Si l'un de vous a un avis je suis preneur.

 

http://pix.toile-lib...=1496686254.jpg



#13 _Bill Imbi_

_Bill Imbi_

Posté 06 juin 2017 - 12:47

Slt,

 

Je dirige un refuge a reptiles dans le 95, ont s'occupe de soigner des reptiles, les garder le temps des soins et les réintroduire dans leur milieu naturel a des endroits ou ils ne seront quasiment pas en contacte avec l'homme.

 

Il faut faire attention quand ont veut déplacer des serpents de les remettre dans un habitat adapté.

Il ne faut surtout pas faire n'importe quoi, les serpents sont très importants et je me bas depuis mon plus jeune âge à ce que l’homme arrête d'avoir peur et tue les serpents qu'il rencontre.

 

Si vous avez des questions et des reptiles à soigner ou à déplacer, contactez-moi par mail.

 

Merci d'avance de la part de nos amis les reptiles.

Pareil pour les requins (évitent la prolifération de méduses), les vautours, les loups (évitent la prolifération de sangliers), les taupes (aèrent le sol, mangent les larves genre otiorhynque beurk, sales bêtes, dommage que je puisse pas mettre une taupe dans mes jardinières), les chauves souris et les araignées insecticides, les guêpes (chez moi elles seront toujours les bienvenues, surtout depuis qu'elles ont nettoyé au karcher mon groseillier ravagé par des larves)...


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#14 Tis

Tis

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Posté 04 juin 2018 - 08:09

Un article détaillé relate comment sont effectués les recensements dans les zones humides par des naturalistes et des bénévoles. https://www.lamontag...n_12829240.html
Il montre en particulier cette belle couleuvre helvétique qui a été découverte dans une mare creusoise :
 

1528095463.jpg