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biodiversité


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229 réponses à ce sujet

#221 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 11 janvier 2017 - 17:49

Pourquoi faire une généralité d'une seule expérience ratée ?

 

 

Au jargon technico-industriel de ton article, axé sur les brevets et donc l'accaparement et l'érosion du vivant, je préfère infiniment les expériences participatives pratiquées par certains paysans bio qui, comme leurs ancêtres, créent de la diversité pour en faire un bien commun. Par exemple celle-ci :
 

La Maison de la Semence d’AgroBio Périgord s’est enrichie en décembre 2006 d’une importante collection de semences potagères. Ces nouvelles semences ont été confiées à l’association par Francis ROULEAU, jardinier amateur passionné de variétés anciennes. Le deuxième volet «semences potagères», adressé aux maraîchers et jardiniers amateurs, a donc été créé en 2007.
La Maison de la Semence «Potagères» compte aujourd’hui plus de 200 variétés de tomates, poivrons-piments, courges, aubergines, haricots, basilics... Une centaine de jardiniers amateurs et une quinzaine de maraîchers expérimentent, multiplient et sauvegardent ces variétés chaque année.
Depuis 2009, une trentaine de variétés de tomates sont suivies et observées afin d’évaluer leur rendement moyen et leur sensibilité aux maladies. Cinq ateliers de dégustation de tomates ont été mis en place depuis 2008 lors de différents événements : l’objectif était d’évaluer la valeur organoleptique de ces variétés et par la même occasion de sensibiliser le grand public à l’intérêt de la biodiversité cultivée.
 
Le projet de sélection participative de variétés potagères au CIVAM AgroBio 47 :
Depuis 2010, un projet de sélection participative sur des variétés paysannes de carottes, melons, laitues et oignons a débuté. Celui-ci est mené par différents partenaires : le CIVAM AgroBio 47, des maraîchers bio du Lot-et-Garonne, la CABSO (Coopérative en fruits et légumes bio) représentée par Anne-Marie LAVERNY (productrice de semences pour Germinance) et le RSP, représenté par Philippe CATINAUD (artisan semencier à Biau Germe).
Actuellement, une dizaine de producteurs participe à ce projet. Les premières sélections ont commencé et portent principalement sur le comportement agronomique des variétés de  légumes, leur tenue à la récolte (notamment pour les laitues) et leurs qualités organoleptiques (goût, texture...).
Pour cela, des suivis techniques réguliers sont organisés chez les différents maraîchers ainsi que des réunions de sélection des légumes. Les maraîchers reçoivent régulièrement des notes d’information sur les semences (informations générales et techniques). Des formations sur le goût et l’analyse sensorielle seront proposées aux participants afin que ceux-ci puissent mieux caractériser les variétés, les comparer entres elles et les sélectionner.
Ce projet a pour objectif d’intégrer de nouveaux maraîchers ainsi que des jardiniers amateurs (pouvant multiplier les variétés chez eux)... Avis aux volontaires !
 
En parallèle, Bio d’Aquitaine a réalisé et publié, en 2010 – 2011, cinq fiches techniques sur la «Production de semences potagères à la ferme». Ces fiches techniques sont le fruit des expériences développées au sein de ces deux projets départementaux s’inscrivant dans le programme «L’Aquitaine cultive la Biodiversité».

http://www.bio-aquit...ns-semences.pdf


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#222 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 12 janvier 2017 - 01:46

Cette nouvelle génération de cultivateurs et de semenciers mène à petite échelle des travaux d'obtention et de sélection avec les mêmes méthodes et les mêmes objectifs que leurs devanciers du XIXe.

En soi, ces initiatives me plaisent bien. Je n'y vois rien d'extraordinaire, mais je suis sûr que cette réappropriation et cette diffusion de savoirs et de savoir-faire est utile.

… comme jadis au XIXe, durant le siècle d'or de l'horticulture.



#223 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 13 juin 2017 - 06:40

Quelques recherches dans diverses archives montrent que ces techniques sont bien plus anciennes et que de très nombreux paysans, sur toute la planète, ont toujours cherché a améliorer et à diversifier leur production.
En voici un autre exemple :
 

La patate douce en Papouasie-Nouvelle-Guinée : une multitude de variétés créées par les petits producteurs
06/2014

En Papouasie-Nouvelle-Guinée, plus de 1 000 variétés de patates douces sont cultivées par de très petits producteurs. Une situation paradoxale pour cette plante à multiplication végétative, importée d’Amérique latine. D’où provient cette remarquable diversité et comment les producteurs l’utilisent-ils ? Les chercheurs du Cirad et du Cefe viennent de montrer que la plupart de ces variétés ont été sélectionnées localement à partir de plants issus de recombinaisons par voie sexuée, apparus spontanément dans les parcelles. Un processus dynamique qui permet aux producteurs de s’adapter au changement et constitue un atout pour l’avenir.

La grande île de la Nouvelle-Guinée, qui correspond à la province indonésienne d’Irian Jaya et à la Papouasie-Nouvelle-Guinée, est le deuxième centre de diversité génétique de la patate douce (Ipomoea batatas), une plante à tubercule originaire de l’Amérique latine.

Cette culture vivrière de base, dont la consommation peut atteindre trois kilos par jour et par personne chez certaines communautés isolées, présente un cycle court et de forts rendements, de 20 à 40 tonnes par hectare en 4 mois. Elle a colonisé les vallées d’altitude, peu propices aux plantes à racines et tubercules des basses terres comme l’igname et le taro, offrant ainsi aux populations la possibilité de s’installer dans un environnement frais, exempt de paludisme.

Une diversité exceptionnelle pour une plante à multiplication végétative

En Papouasie-Nouvelle-Guinée, plus de 1 000 variétés sont cultivées par de très petits producteurs, qui ne bénéficient pas d’une filière semencière pour cette plante à multiplication végétative.

Cette situation, pour le moins paradoxale, suscite plusieurs questions. D’où viennent les patates douces de Nouvelle-Guinée ? Sont-elles des camote, ces introductions effectuées par les Espagnols dans les comptoirs commerciaux du Pacifique, surtout des Philippines, aux XVIe et XVIIe siècles ? Ou des batatas, des introductions réalisées par les Portugais dans les comptoirs d’Indonésie à la même époque ? Ou encore des kumara, que les Polynésiens ont introduits depuis le Pérou à l’époque préhistorique ? Comment se fait-il qu’il existe autant de variétés différentes chez une plante à multiplication asexuée, donc toujours plantée à l’aide de boutures, et pour laquelle il n’existe pas de programme d’amélioration génétique et de création variétale ? D’où provient la remarquable diversité observée au champ et comment est-elle manipulée ?

Une origine centre-américaine

Pour répondre à ces questions, les chercheurs du Cirad et du Cefe ont étudié la diversité génétique de l’espèce à l’aide de marqueurs microsatellites, nucléaires et chloroplastiques. Ils ont analysé un échantillon de 417 variétés locales, représentatives de la variabilité morpho-agronomique existant en Papouasie-Nouvelle-Guinée, et comparé les résultats à ceux d’un échantillon originaire d’Amérique latine, analysé avec les mêmes marqueurs.

Ils ont ainsi montré que la diversité existant en Papouasie-Nouvelle-Guinée, bien que moins forte que celle de l’aire d’origine de l’espèce, était importante et que les variétés de cette région provenaient, en majorité, du centre domestication centre-américain, celui des camote et des batatas, plutôt que sud-américain, d’où proviennent les kumara.

De véritables races de pays sélectionnées par les paysans

Enfin, ils ont pu établir que la plupart de ces variétés étaient des sélections locales de plants issus de recombinaisons par voie sexuée, apparus spontanément dans les parcelles (la reproduction naturelle par graines est toujours possible chez cette espèce). Ces plants, clonés par les producteurs, ont donné naissance à de nouvelles variétés, qui sont donc de véritables races de pays.

Créer de nouvelles variétés pour s’adapter au changement

Cette étude démontre que de petits producteurs, très isolés et livrés à eux-mêmes sans le soutien de centres de recherche ou de filières organisées, sont tout à fait capables de créer des variétés locales d’une espèce exotique introduite par voie végétative, pour peu que cette espèce soit capable de produire des graines et qu’elle présente suffisamment de diversité génétique, pour éviter l’écueil d’une base génétique trop étroite.

Pour que ce système puisse se maintenir et qu’il permette aux populations de s’adapter aux changements à venir, il est maintenant nécessaire d’introduire de la diversité allélique et de favoriser la sélection participative.

En savoir plus
Roullier C., Kambouo R., Paofa J., McKey D., Lebot V., 2013. On the origin of sweet potato (Ipomoea batatas (L.) Lam) genetic diversity in New Guinea, a secondary centre of diversity. Heredity, 110 : 594-604. Doi : 10.1038/hdy.2013.14

http://www.cirad.fr/...its-producteurs


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#224 DzC

DzC

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Posté 13 aot 2017 - 13:24

Encore de bonnes nouvelles !

 

«Anéantissement biologique», «défaunation aux conséquences catastrophiques»… Dans une étude publiée le 10 juillet dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), trois scientifiques américains et mexicains alertent sur l’accélération de la sixième extinction de masse que subit la faune. La dernière extinction, qui remonte à 66 millions d’années, a fait disparaître les dinosaures.

Aujourd’hui, ce seraient trois quarts des espèces qui s’éteindraient dans les décennies à venir. Sur les 27 600 espèces de mammifères terrestres étudiées à partir des données de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), 32 % ont décliné en population et en étendue. Les chercheurs se sont ensuite focalisés sur 177 espèces de mammifères en particulier. Le constat est, là encore, accablant : plus de 40 % ont vu leur aire de répartition diminuer d’au moins 80 % entre 1900 et 2015.

 

l'article complet ici :

http://www.liberatio...uepards_1583235



#225 _Bill Imbi_

_Bill Imbi_

Posté 13 aot 2017 - 14:00

Encore de bonnes nouvelles !

 

«Anéantissement biologique», «défaunation aux conséquences catastrophiques»… Dans une étude publiée le 10 juillet dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), trois scientifiques américains et mexicains alertent sur l’accélération de la sixième extinction de masse que subit la faune. La dernière extinction, qui remonte à 66 millions d’années, a fait disparaître les dinosaures.

Aujourd’hui, ce seraient trois quarts des espèces qui s’éteindraient dans les décennies à venir. Sur les 27 600 espèces de mammifères terrestres étudiées à partir des données de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), 32 % ont décliné en population et en étendue. Les chercheurs se sont ensuite focalisés sur 177 espèces de mammifères en particulier. Le constat est, là encore, accablant : plus de 40 % ont vu leur aire de répartition diminuer d’au moins 80 % entre 1900 et 2015.

 

l'article complet ici :

http://www.liberatio...uepards_1583235

 

Rahhhhhh, ce monde est quand même trop mal foutu !!! Les pandas disparaissent, alors que tout le monde aime les pandas...

 

A côté de ça, les loups, les gros méchants loups, qui eux avaient TOTALEMENT disparu, et on leur demandait surtout de pas revenir, ben eux y sont revenus !

Sans parler de l'ours des Pyrénées, pareil lui on en veut pas et il s'incruste.

 

Comme nounours les pandas oui, les ours bruns non !!!

 

En vrai le mieux ça serait de mettre que ce qu'on veut garder dans un bateau, et le reste, tout bruler au napalm.


Modifié par Bill Imbi, 13 aot 2017 - 14:03 .


#226 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 10 dcembre 2017 - 19:24

Ce n'est sûrement pas avec ce gouvernement d'incompétents que cela va s'arranger :
 

L'Agence française pour la biodiversité va financer le développement du... sport
Prélever la trésorerie de l'Agence française pour la biodiversité (AFB) pour financer le Centre national pour le développement du sport. Tel est l'objet d'un amendement gouvernemental au projet de loi de finances rectificatives pour 2017 (PLFR 2017) que l'Assemblée nationale a adopté mardi 5 décembre. Le texte prévoit que le prélèvement de 27 millions d'euros sur les "ressources accumulées" de l'AFB sera opéré avant le 31 décembre 2017.

https://www.actu-env...2017-30211.php4



#227 _Bill Imbi_

_Bill Imbi_

Posté 10 dcembre 2017 - 19:30

Ouaip, passeque taxer les milliards qui changent de main à chaque "mercato" chez les fouteux, ça ça serait purement scandaleux.


Modifié par Bill Imbi, 10 dcembre 2017 - 19:39 .


#228 Tis

Tis

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Posté 09 septembre 2018 - 21:08

L’URSS, les jardiniers lyonnais et des végétaux disparus
À Lyon, une association œuvre à la vulgarisation des connaissances potagères et botaniques, et à la remise en culture de variétés anciennes.
 

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Dans le cadre d’une éxpérimentation menée avec l’Institut russe Vavilov,
les “adoptants” sèment, observent et récoltent des graines de variétés anciennes. ©CRBA


D’après l’Institut Vavilov, plus ancienne banque de semences au monde fondée en 1894, la France aurait perdu en un siècle, près de 85 % de sa biodiversité végétale domestiquée. Au XXe siècle, les hommes ayant délaissé leur pioche pour leur fusil, il ne restait que les femmes et les anciens pour nourrir toute une partie de la population au front. Des espèces et des variétés végétales ont été choisies pour produire avec le moins de main d’œuvre possible cette nourriture. S’en suivirent la standardisation et l’industrialisation de l’agriculture puis l’appropriation du vivant par les entreprises. Au fur et à mesure la richesse végétale cultivée s’est affaiblie. Au début du siècle dernier, Nikolaï Ivanovitch Vavilov (1887- 1943), agronome, généticien et botaniste russe, a conduit 115 expéditions de collecte de végétaux dans 64 pays avec une seule obsession : préserver l’humanité de la famine par la biodiversité. Il est passé par la France et notamment par la région lyonnaise.

Semer et essaimer le plus possible

C’est à Leningrad (Saint-Pétersbourg, aujourd’hui) que furent ainsi stockées environ 366 000 variétés végétales rapportées par Vavilov. Ce trésor vivant a bien failli disparaître lors du siège de la ville par la Wehrmacht (1941-1944) qui n’a jamais réussi à ouvrir la porte de l’Institut. Des graines collectées en Rhône-Alpes ont été transmises par l’Institut Vavilov au Centre de ressources de botanique appliquée (CRBA). Le CRBA, qui organise leur remise en culture est avant tout un centre de ressources qui propose une documentation regroupant plus de 30 000 pages d’archives en libre accès sur internet ainsi qu’une bibliothèque sur l’histoire, l’art des jardins, l’horticulture, l’agriculture, la botanique…

Pour Sabrina Novak, directrice adjointe du CRBA, un des objectifs de l’association, « mieux nourrir l’échelle locale », implique de « retrouver la qualité et l’autonomie alimentaire des habitants ». Pour cela, elle mène une expérimentation dans l’agglomération lyonnaise afin de favoriser la biodiversité végétale agricole, encore menacée par la croissance urbaine. Du particulier au maraîcher professionnel, tout le monde peut participer à l’expérimentation menée avec les graines de l’Institut russe¹. Les « adoptants » récupèrent les graines anciennes de plantes légumières, d’arbres fruitiers ou de rosiers et, tels de vrais scientifiques, ils sèment, observent, récoltent les graines et rendent compte de l’adaptabilité des plantes au climat rhônalpin. Des cycles de formations à destination des scolaires, des universitaires, des professionnels des jardins, des acteurs du patrimoine et de l’environnement, permettent de développer les savoir-faire et les connaissances d’un réseau aussi large que diversifié.

La biodiversité par tous et pour tous

Le CRBA est attentif à la transversalité des disciplines pour développer des programmes de recherche et de valorisation dans le domaine de la botanique appliquée ; les professionnels de la restauration sont notamment sollicités pour tester et intégrer dans l’alimentation du quotidien des légumes qu’on ne retrouve plus dans nos assiettes, comme les poireaux bleus de Solaize. Cette « fabrique du patrimoine » utilise les initiatives humaines ainsi que l’histoire vivante conservée dans les graines, pour faire pousser une culture botanique, prise en main par tous et pour tous, au service d’une alimentation saine et durable.

1 -Autour de ce partenariat scientifique international, le CRBA a le soutien de l’entreprise Tarvel, du fonds de dotation De Natura, de Perma’cité et de la Métropole de Lyon.

Hugues Boiteux (MRJC) – Article publié en 2016 dans Transrural initiatives n°459.

 

http://www.transrura...etaux-disparus/



#229 laurely

laurely
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  • Intérêts:apprentis-sages...
    instruction hors école
    et le reste aussi

Posté 25 dcembre 2019 - 17:31

Hello !

une "petite" initiative enrichissante concernant la biodiversité en ville (8 mn) 



#230 _Bill Imbi_

_Bill Imbi_

Posté 25 dcembre 2019 - 18:29

Oui c'est très bien de nommer...

 

Après, la fin avec le coup du mètre carré sauvage, moi ça me fait trop penser au colibri et sa goute d'eau... Là c'est bon, on est trop près du mur, faut changer d'échelle.