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Le revenu de base (ou d'existence)


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175 réponses à ce sujet

#1 leadthump

leadthump
  • Genre: Homme

Posté 01 novembre 2010 - 16:29

une vidéo expliquant comment et pourquoi instaurer un revenu de base

http://www.kultkino...._film_francaise
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#2 Gigi83

Gigi83
  • Localisation:Var
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Posté 01 novembre 2010 - 20:34

Pas mal. On peut rêver ! ;)

#3 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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  • Localisation:LE MANS

Posté 01 novembre 2010 - 22:40

Pas pu voir la vidéo… suisse c'est bien ça?

Moi je veux bien m'inscrire pour un revenu de base, au niveau fixé par la confédération hélvétique… Je veux bien également une explication pour savoir comment étendre ce bienfait à l'ensemble de l'humanité.

#4 Edica

Edica
  • Genre: Femme
  • Intérêts:la vie avec un grand V, la solitude, la nature, les animaux,la Beauté à trouver, peindre, sculpter, bidouiller...

Posté 02 dcembre 2011 - 09:35

Edit modo 2 : Sujets combinés merci d'effectuer une recherche avant de poster un nouveau sujet

Et vous, vous feriez quoi?...

...Avec un salaire de base?
Quelles actions, quelles études, quel métier, quelle vie?...

Voici un documentaire (que je trouve vraiment bien fait) sur "le "salaire" de base", il est un peu long, mais bon si vous ne savez pas quoi faire un de ces soirs, pensez à lui!

http://www.kultkino...._film_francaise (c'est une de mes amies qui me l'a fait connaître)

Perso, l'idée du "salaire" de base, j'étais contre, parce qu'il me semblait que ce principe ne pouvait qu'entretenir la conso à outrance, les esprits braqués sur "l'avoir" etc....Et puis...après avoir vu le documentaire (vraiment pas chiant, je vous promets) je me dis que c'est peut-être bien ce qui pourrait être le plus concret, le plus efficace, le plus porteur, pour le moment.

#5 MamyMouchette

MamyMouchette
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  • Localisation:Belgique

Posté 02 dcembre 2011 - 10:10

http://www.tetedeque...-revenu-de-vie/

#6 Bastringue

Bastringue
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  • Localisation:Bretagne

Posté 02 dcembre 2011 - 10:29

"Et vous, vous feriez quoi?"

Simple, j'arrête de bosser;

#7 Edica

Edica
  • Genre: Femme
  • Intérêts:la vie avec un grand V, la solitude, la nature, les animaux,la Beauté à trouver, peindre, sculpter, bidouiller...

Posté 02 dcembre 2011 - 11:19

ok, ok.
bon à l'occasion ce serait bien si vous pouviez quand même regarder le film. BiZZZ

#8 MamyMouchette

MamyMouchette
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Posté 02 dcembre 2011 - 11:27

Avec un RdB, j'arrête de bosser à temps plein et je consacre plus de temps à ma famille, à mes amis, à mes hobbies.
Avec un RdB, je peux vivre comme je l'entends, au rythme que je choisis.

Une province brésilienne a instauré le RdB depuis des années, la petite criminalité y a chuté de près de 80 %, les bidonvilles sont de l'histoire ancienne, le taux d'enfants scolarisés a grimpé en flèche...

#9 MamyMouchette

MamyMouchette
  • Genre: Femme
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Posté 02 dcembre 2011 - 12:25

http://appelpourlerevenudevie.org/

#10 leadthump

leadthump
  • Genre: Homme

Posté 02 dcembre 2011 - 14:45

Avec le revenue de base je changerai rien du tout de ma vie (en ce moment c'est assez calme c'est l'hiver),puisque je suis déjà dans la désobéissance en prenant la rsa pour faire pareil, j'attends avec impatience la loi qui me trouvera un boulot de 7 heures par semaine dans ma ville ..
Il vont faire une sacrée recru je vous dis pas le bordel que je vais mettre ..je suis un vrai cauchemar pour les patrons ..
vous imaginez bien hihi



quand ils font un sondage pour demander aux gens ce qu'ils pensent que feraient les autres si ils avaient un revenu de base ,dans 90% répondent que les gens ne travailleraient plus . (trop de mal a tourner ma phrase)
et à contrario quand on demande aux gens ce qu'ils feraient si ils touchaient un revenu de base a rien faire , 70% répondent qu'ils travailleraient toujours car ils aiment travailler ..
un extrait
http://www.dailymoti...#videoId=xfi819


Mais j'ai un problème avec ce système car je vois pas en quoi cela va nous aider a partager équitablement et surtout moins consommer .. ya du taf .. encore une fois on peut changer le système mais si NOUS ne changeons pas radicalement ,çà changera rien ..

Modifié par leadthump, 02 dcembre 2011 - 14:54 .

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#11 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 03 dcembre 2011 - 14:06

Pour ceux qui ne peuvent voir la vidéo sur leur ordinosaure cet article résume bien la problématique :
 

Revenu garanti et postfordisme
vendredi 1er décembre 2006, par André Gorz

Longtemps pourfendeur du Revenu Garanti, André Gorz nous explique dans ces extraits de Misères du présent, richesse du possible (éd. Galilée, 1997) et de Sortir de l’économisme (éd. de l’Atelier, 2003) les raisons de son revirement en faveur d’une rémunération des individus indépendamment de l’emploi. Pour l’auteur de l’ Adieu au prolétariat, les transformations de contenu, de forme et d’organisation du travail sont une justification centrale. Est-ce à dire que le salariat ne serait plus le grand intégrateur dans nos sociétés post-industrielles ? Deux scénarios sont avancés : le premier est celui d’un travail organisé sous un régime de Worfkare, où le revenu garanti ne ferait que renforcer un processus de flexibilisation des marchés du travail amorcé depuis un certain temps déjà. Le second est la réaffirmation de l’existence d’un vaste secteur public (non étatique) adossé au revenu garanti et qui serait porteur et garant d’un principe d’utilité sociale attaché au travail.

Instaurer le revenu d’existence inconditionnel

J’ai longtemps refusé l’idée d’un revenu social qui permette de "vivre sans travailler". Et cela pour des raisons inverses de celles des disciples de Rawls pour lesquels "le travail" est "un bien" qui, au nom de la justice, doit être distribué équitablement. Non, le travail n’est pas "un bien" : c’est une activité nécessaire, exercée, à l’époque moderne, selon les normes définies par la société, à la demande de celle-ci et qui vous donne le sentiment que vous êtes capable de faire ce dont la société a besoin. Elle vous reconnaît, vous socialise et vous confère des droits par sa demande. Le "travail" vous tire ainsi de la solitude privée ; il est une dimension de la citoyenneté. Et il est plus fondamentalement (comme travail qu’on fait), au-delà de sa détermination sociale particulière, une maîtrise de soi et du monde ambiant nécessaire au développement des capacités humaines.
A mesure que le poids de sa nécessité diminue, l’équité exige à la fois qu’il diminue dans la vie de chacun et qu’il soit équitablement réparti sur tous. C’est pourquoi dans de précédents ouvrages, je voulais que la garantie à chacun d’un plein revenu soit liée à l’accomplissement par chacun de la quantité nécessaire à la production des richesses auxquelles son revenu donne droit : par exemple 20000 heures que chacun pourrait répartir sur toute sa vie en autant de tranches qu’il le souhaiterait, à condition que l’intervalle entre deux périodes de travail ne dépasse pas une certaine durée.
Cette formule, que je préconisais à partir de 1983, était cohérente avec la perspective de l’extinction du salariat et de la "loi de la valeur" : le revenu social garanti n’était plus un salaire. Elle était cohérente avec l’appropriation et la maîtrise du temps. Mais elle n’était pas cohérente avec les perspectives et les changements introduits par le post-fordisme.
Je l’abandonne donc pour un ensemble de quatre raisons que voici.
1/ Quand l’intelligence et l’imagination (...) deviennent la principale force productive, le temps cesse d’être la mesure du travail ; de plus, il cesse d’être mesurable. La valeur d’usage produite peut n’avoir aucun rapport avec le temps consommé pour produire. Elle peut varier très fortement selon les personnes et le caractère matériel ou immatériel de leur travail. Enfin le travail-emploi continu et payé au temps est en régression rapide. Il devient de plus en plus difficile de définir une quantité de travail incompressible à accomplir par chacun au cours d’une période déterminée.
2/ L’inconditionnalité du droit à un revenu de base suffisant soulève des objections immédiates : ne va-t-elle pas produire une masse croissante d’oisifs vivant du travail des autres ? Ces autres ne vont-ils pas refuser de porter le fardeau de la nécessité et exiger que l’oisiveté soit interdite, le travail rendu obligatoire, sous la forme du workfare ou du service civil obligatoire "d’utilité sociale" ? De nombreux partisans de l’allocation universelle, tant libéraux que socialistes, soulèvent ces objections. Mais ils rencontrent alors la difficulté suivante : quel contenu donner au travail obligatoire exigible en contrepartie de l’allocation de base ? Comment le définir, le mesurer, le répartir quand l’importance du travail dans l’économie devient de plus en plus faible ? Comment éviter, d’autre part, que le travail obligatoire ne concurrence et ne détruise une proportion croissante d’activités et d’emplois publics normalement rémunéré ?
Si l’on veut que l’allocation universelle d’un revenu de base soit liée à l’accomplissement d’une contre-prestation qui la justifie, il faut que cette contre-prestation soit un travail d’intérêt dans la sphère publique et que ce travail puisse avoir sa rémunération (en l’occurrence le droit à l’allocation de base) pour but sans que cela altère son sens. S’il est impossible de remplir cette condition et si l’on veut que l’allocation universelle serve au développement d’activités bénévoles, artistiques, culturelles, d’entraide, etc., il faut alors que l’allocation universelle soit garantie inconditionnellement à tous. Car seule son inconditionnalité pourra préserver l’inconditionnalité des activités qui n’ont tout leur sens que si elles sont accomplies pour elles-mêmes.
3/ L’allocation universelle est le mieux adaptée à une évolution qui fait "du niveau général des connaissances la force productive principale" et réduit le temps de travail à très peu de chose en regard du temps que demandent la production, la reproduction et la reproduction élargie des capacités et compétences constitutives de la force de travail dans l’économie dite immatérielle. Pour chaque heure, ou semaine, ou année de travail immédiat, combien faut-il de semaines ou d’années, à l’échelle de la société, pour la formation initiale, la formation continue, la formation des formateurs, etc. ? Et encore la formation elle-même est peu de chose en regard des activités et des conditions dont dépend le développement des capacités d’imagination, d’interprétation, d’analyse, de synthèse, de communication qui font partie intégrante de la force de travail postfordiste. Dans l’économie de l’immatériel, le travailleur est à la fois la force de travail et celui qui la commande. Elle ne peut plus être détachée de sa personne.
4/ Il y a plus. L’allocation universelle d’un revenu inconditionnel correspond le mieux à l’économie qui se dessine au-delà de l’impasse dans laquelle s’enfonce l’évolution actuelle. Un volume croissant de richesses est produit avec un volume décroissant de capital et de travail ; la production distribue par conséquent à un nombre décroissant d’actifs un volume décroissant de rémunérations et de salaires ; le pouvoir d’achat d’une proportion croissante de la population diminue, chômage, pauvreté, misère absolue se répandent. La productivité rapidement croissante du travail et du capital entraîne un excédent de force de travail et de capital.
Wassily Léontieff résumait la situation par cette métaphore : "Quand la création de richesses ne dépendra plus du travail des hommes, ceux-ci mourront de faim aux portes du Paradis à moins de répondre par une nouvelle politique du revenu à la nouvelle situation technique". Leontieff ne précisait pas à quelle nouvelle politique du revenu il pensait, mais Jacques Duboin avait déjà indiqué en 1931 la "porte de sortie" et Marx en 1857, dans les Grundrisse que Duboin ne pouvait connaître : "La distribution des moyens de paiement devra correspondre au volume de richesses socialement produites et non au volume du travail fourni".
La distribution des moyens de paiement ne sera plus un salaire, mais ce que Duboin déjà appelait un "revenu social". Celui-ci ne correspond plus à la "valeur" du travail (c’est à dire aux produits nécessaires à la reproduction de la force de travail dépensée) mais aux besoins, désirs et aspirations que la société se donne les moyens de satisfaire. Elle suppose la création d’une autre monnaie non thésaurisable, que Duboin appelle "monnaie de consommation". Tel est de fait le sens de l’évolution présente. Elle rend caduque la "loi de la valeur". Pensée jusqu’au bout de ses implications, l’allocation universelle d’un revenu social suffisant équivaut à une mise en commun des richesses socialement produites.

Allocation universelle n’est pas assistance

La garantie inconditionnelle à toute personne d’un revenu à vie aura toutefois un sens et une fonction foncièrement différente selon que ce revenu est suffisant ou insuffisant pour protéger de la misère.
1/ Destinée, selon ses partisans, à être substituée à la plupart des revenus de redistribution (allocations familiales et de logement, indemnités de chômage et de maladie, RMI, minimum vieillesse, etc....), la garantie d’un revenu de base inférieur au minimum vital a pour fonction de forcer les chômeurs à accepter des emplois au rabais, pénibles, déconsidérés (...). Il faut donc subventionner ces emplois en permettant le cumul d’un revenu social de base insuffisant pour vivre avec un revenu du travail également insuffisant.
On créera de la sorte un "deuxième marché du travail" protégé contre la concurrence des pays à bas salaires mais aussi, bien évidemment, contre les dispositions du droit au travail, vouées à disparaître. Plus le revenu de base est faible, plus "l’incitation" à accepter n’importe quel travail sera forte et plus aussi se développera un patronat de "négriers" spécialisé dans l’emploi d’une main d’oeuvre au rabais dans des entreprises hautement volatiles de location et de sous-location de services.
Le workfare américain, légalisé fin juillet 1996 par le président Clinton, lie le droit à une allocation de base (le welfare) très faible et l’obligation d’assurer un travail "d’utilité sociale" non payé ou à peine payé à la demande d’une municipalité ou d’une association homologuée. Le workfare a de nombreux partisans en France ainsi qu’en Allemagne où des municipalités ont commencé à menacer les chômeurs de longue durée de leur supprimer l’aide sociale s’ils n’accomplissaient pas des tâches "d’utilité publique" (travaux de nettoiement, de terrassement, de déblayage, etc.) pour lesquels une indemnité de 2 deutschmarks leur est versée, destinée à couvrir leurs frais de transport et de vêtement. Toutes les formes de workfare stigmatisent les chômeurs comme des incapables et des fainéants que la société est fondée à contraindre au travail - pour leur propre bien. Elle se rassure de la sorte elle-même sur la cause du chômage : cette cause, ce sont les chômeurs eux-mêmes : ils n’ont pas, dit-on, les qualifications, les compétences sociales et la volonté nécessaires pour obtenir un emploi. (...) En réalité, le taux de chômage élevé des personnes sans qualification ne s’explique pas par leur manque d’aptitudes professionnelles mais par le fait que (...) le tiers des personnes qualifiées ou très qualifiées occupe, faute de mieux, des emplois sans qualification (...). Au lieu de subventionner les emplois non qualifiés par le biais d’un revenu de base, c’est donc des emplois qualifiés qu’il conviendrait de subventionner la redistribution en y abaissant fortement le temps de travail.
Selon cette conception le "revenu d’existence" doit permettre un travail-emploi intermittent et même y inciter. Mais le permettre à qui ? Là est toute la question. Un "revenu d’existence" très bas est, en fait, une subvention aux employeurs. Elle leur permet de se procurer du travail en le payant en-dessous du salaire de subsistance. Mais ce qu’elle permet aux employeurs, elle l’impose aux employés. Faute d’être assurés d’un revenu de base suffisant, ils seront continuellement à la recherche d’une vacation, d’une "mission" d’intérim ; donc incapables d’un projet de vie multiactive. Le "revenu d’existence" permet dès lors de donner un formidable coup d’accélérateur à la déréglementation, à la précarisation, à la "flexibilisation" du rapport salarial, à son remplacement par un rapport commercial. Le revenu continu pour un travail discontinu révèle ainsi ses pièges. A moins, bien entendu, que les intermittences du travail, sa discontinuité relève non pas du pouvoir discrétionnaire du capital mais du droit individuel et collectif des prestataires de travail à l’autogestion de leur temps.
2/ L’allocation à tout citoyen d’un revenu social suffisant relève d’une logique inverse : elle ne vise plus à contraindre les allocataires à accepter n’importe quel travail à n’importe quelle condition, mais à les affranchir des contraintes du marché du travail. Le revenu social de base doit leur permettre de refuser le travail et les conditions de travail "indignes" ; et il doit se situer dans un environnement social qui permette à chacun d’arbitrer en permanence entre la valeur d’usage de son temps et sa valeur d’échange : c’est-à-dire entre les "utilités" qu’il peut acheter en vendant du temps de travail et celles qu’il peut produire par l’autovalorisation de ce temps. L’allocation universelle d’un revenu suffisant ne doit pas être comprise comme une forme d’assistance, ni même de protection sociale, plaçant les individus dans la dépendance de l’Etat-providence. Il faut la comprendre au contraire comme le type même de ce qu’Anthony Giddens appelle une "politique générative". Elle doit donner aux individus des moyens accrus de se prendre en charge, des pouvoirs accrus sur leur vie et leurs conditions de vie.

http://ecorev.org/spip.php?article508



#12 tonino108

tonino108
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Posté 03 dcembre 2011 - 19:19

Le concept d’un revenu de base signifie le versement d’un revenu inconditionnel à toutes les personnes afin de garantir un standard de vie minimal. Cette idée est aussi connue sous les noms d’allocation universelle, de revenu de citoyenneté, ou encore de dividende social. Le concept se discute en plusieurs variantes dans des regroupements très divers et très hétérogènes. Voici un film allemand, récemment traduit en français qui expose cette idée. En ces temps de défense du droit à la retraite, c'est une réflexion précieuse.


http://www.choix-rea...iversel-de-base

#13 Tis

Tis

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Posté 04 dcembre 2011 - 09:32

Tonino, la vidéo allemande est la même que celle qui est à l'origine de ce débat.
Mais le site que tu proposes offre un complément intéressant (en bas de l'article) avec le point de vue de Paul Ariès qui précise que ce revenu a été chiffré et qu'il pourrait déjà être en France au niveau du SMIC.

Modifié par Tis, 04 dcembre 2011 - 09:48 .


#14 _G.Lecolo_

_G.Lecolo_

Posté 04 juin 2012 - 16:51

Bernard Friot parle de "salaire" à vie, préférant ne pas entrer dans le concept du "demandeur" d'emploi et du "pouvoir" d'achat qui éloigne l'humain de son rôle créatif.
J'ai pas tout pigé, je dois être trop conditionné par les définitions habituelles...
Il différencie bien "propriété d'usage" et "propriété lucrative".(entre autre, pour le logement).

#15 flanar l'ancien

flanar l'ancien

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Posté 04 dcembre 2012 - 18:25

Ci-dessous, copié/collé du mail que j'ai reçu il y a quelques jours concernant l'actualité du revenu de vie:
 
 
 

Vous recevez ce mail car vous avez signé l'appel pour le revenu de vie, ou bien vous vous êtes inscrit sur revenudebase.info




Chers amis,

comme vous l'avez peut-être noté depuis la dernière lettre d'information de l'appel pour le revenu de vie, le site revenudebase.info prend doucement le relai du militantisme trans-partisan pour notre cause.

Aujourd'hui, il ne s'agit plus seulement de signer un pétition et d'attendre que ça se passe, il faut nous unir pour faire véritablement "changer la direction du vent" car il est illusoire d'attendre que quelque "girouette" que ce soit indique la direction que nous souhaitons.

Le site revenudebase.info et la communauté qui l'anime vous propose de multiples manières de vous engager, et si vous ne trouvez pas celle qui vous convient, vous pouvez en inventer d'autres. Le site pourra vous aider à trouver ceux qui vous prêteront main forte...

Vous trouverez ci-dessous la première lettre d'information de ce nouveau site.
Pour recevoir les suivantes, n'oubliez-pas de vous inscrire ici.

Merci à tous pour votre engagement.
 
Les initiateurs de l'appel pour le revenu de vie.

 
Et l'adresse pour lire la première lettre d'information (qui était jointe à ce courrier mais que je n'arrive pas à coller ici):  http://eepurl.com/r-1nT

#16 flanar l'ancien

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Posté 04 dcembre 2012 - 18:37

Sur la lancée (je scinde mes posts pour ne pas faire un pavé), une intervention de Christophe Girard, maire PS du 4è arrondissement de Paris, en faveur du revenu de vie (ici: revenu social garanti):

 

Conclusion de sa motion où il cite André Gorz :



Le socialisme aurait dans la défense du Revenu Social Garanti l’opportunité de renforcer le lien avec la population civile et les forces les plus vives de la société, des classes moyennes salariales aux intellectuels. Comme l’écrit André Gorz, « la revendication d’un revenu d’existence découplé du temps de travail et du travail lui-même n’est donc pas une utopie. Au contraire, elle prend acte du fait que le « travail », tel qu’on l’entend depuis deux siècles, n’est plus la force productive principale et que la force productive principale, le savoir vivant, ne peut être mesurée avec les étalons habituels de l’économie ni rémunérée selon le nombre d’heures pendant lesquelles chacun le met en œuvre »

C'est sans doute la première fois qu'un responsable socialiste prend le revenu de base à son compte et la première fois aussi qu'on peut lire très clairement une prise de distance avec le dogme de la sacro-sainte "valeur travail".

Il reprend aussi très bien les thèmes des valeurs relatives et non-marchandes in-quantifiables dans cet extrait :



Il existe ainsi une mesure qui me semble d’autant plus fondamentale qu’elle apparaît comme pouvant être la base de toute proposition, une solution possible à plusieurs problèmes et en accord avec le besoin de retrouver de nouveaux leviers pour relancer la vitalité économique de notre pays. Cette mesure concerne ce qu’on appellera un « Revenu Social Garanti », semblable dans l’esprit à ce que d’aucuns ont parfois appelé « revenu d’existence » ou « revenu universel ». Quelques experts ont reculé en voyant la complexité d’un système de revenu qui serait universel, c’est-à-dire qui bénéficierait indistinctement à ceux qui en ont besoin et à ceux dont ce n’est pas le cas, mais il n’est pas moins vrai que l’idée du Revenu Social Garanti est précisément de concentrer d’abord l’effort budgétaire sur ceux qui ne parviennent pas à se développer dans le cadre du capitalisme actuel, comme cela peut être le cas pour les artistes, les étudiants en fin d’étude avec des parcours singuliers ou encore des chercheurs d’emploi, au bout de leur cycle de formation mais sans les moyens de réaliser leurs projets. Par conséquent, la conception d’un revenu garanti repose fortement sur l’idée que c’est au niveau des salaires qu’une partie importante des inégalités apparaît : on n’arrive plus à les indexer correctement sur la croissance et sur la création effective de richesse et de valeur en raison de la difficulté à quantifier et à mesurer la production du travail.
http://www.creationm...-le-revenu.html


#17 flanar l'ancien

flanar l'ancien

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Posté 04 dcembre 2012 - 18:41

Et un bon article (comme d'hab') de BastaMag sur le sujet:

 

Revenu de base, revenu de vie ou allocation universelle... Et si chacun, indépendamment de son statut, de son âge ou de son activité, disposait d’un revenu garanti, de sa naissance jusqu’à la mort ? À première vue, l’idée paraît utopique et suscite de sérieuses interrogations. Pourquoi les familles riches en profiteraient-elles autant que les pauvres ? Cela va-t-il favoriser « l’assistanat » ? Comment le financer pour quels résultats ? Observer les expérimentations sociales réalisées à travers le monde tend à renverser les idées reçues.

La suite ici:

http://www.bastamag....rticle2056.html



#18 _G.Lecolo_

_G.Lecolo_

Posté 04 dcembre 2012 - 19:00

Une observation concernant l'idée d'un possible "revenu de base"

Quand on pose la question, en général, beaucoup pensent que c'est impossible, parceque les gens ne feraient plus rien.

Quand on demande a quelqu'un ce qu'il ferait personnellement : la majorité dit qu'il continuerait une activité, mais qu'il serait plus exigent sur l'ethique, la qualité relationnelle, etc.. donc ça ouvre pas mal de reflexions sur une transformation en profondeur de la Société.

 

Une articulation entre la création monétaire et le revenu de base dans cette discussion organisée par le Parti Pirate, à La Réunion :



#19 Noëlmh

Noëlmh
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Posté 04 dcembre 2012 - 19:53

 Prévu pour janvier 2013 un livre va paraitre aux éditions Utopia, le titre est: "Un projet de Décroissance.Manifeste pour une Dotation Inconditionnelle d'Autonomie(DIA)" ...

A surveiller pour en savoir plus sur le sujet.

J'ai vu le film" le revenu de base" et l'ai trouvé intéressant.


J'ai lu aussi "perdre sa vie à la gagner, pour un revenu de citoyenneté" de Baptiste Mylondo

Je trouve cette idée très intéressante. Je suis retraitée de la fonction publique (chanceuse d'avant la réforme) et avec une petite retraite, je n'ai jamais été aussi active. C'est un peu comme un revenu de base, car je n'ai pas l'âge de la retraite officielle.



#20 syl20

syl20
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Posté 05 dcembre 2012 - 12:22

Salut,

 

Je suis vraiment persuadé que le revenue de base ou le revenue universel est notre avenir. Il n' est plus question de se demander si c' est faisable ou pas, beaucoup d' économes, journalistes, de scientifiques on démontrés la possibilité (voir les liens sur le fil).

Le problème est le passage à l' acte. Un ENORME changement dans notre société, y sommes nous près?

 

Pour ma part, je me suis engagé dans la marine nationale à 20 ans, j' en suis sorti 15 ans plus tard avec une retraite ou un revenue de base ou un revenue universel ou une pension appelez ça comme vous voulez. Aujourd'hui j' ai 42 ans et je touche légèrement plus de 1000€.  Je peux vous dire que l' on est, reste ou deviens vraiment actif. Avoir le choix, c' est ce qu' apporte le RDB. Ou tu reste chez un patron  (car le RDB ne suffit pas pour vivre) ou tu bosses pour TES projets et qui n'a pas de projets????? Des assos, les copains qui ont besoin de coup de mains, On avancerai beaucoup plus vite. Le travail sera de meilleur qualité. Un patron chiant? Le travail ne te plait plus? Tu veux reprendre les cours? Une manif (à NDDL)? Aujourd'hui t' as pas envie de bosser?...

 

Tout le monde aurai de l' argent. L' argent au service de l' homme et non l' inverse comme aujourd'hui.

 

Enfin, Comme ils disent dans le reportage, un grand changement comme ça, se passe sur au moins deux générations. La première pour y penser, y réfléchir et les suivantes pour le mettre en place...

 

Il faut super beau aujourd'hui ici, je vais repiquer une cinquantaines d' arbres (bouleau, chataigner, être, chêne, mélèze, douglas)

 

@+