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Moulin à huile (olive)


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8 réponses à ce sujet

#1 Cornedebouse

Cornedebouse

Posté 06 janvier 2011 - 18:21

Si vous avez des idées ou une source où je peux trouver un moulin à huile pas trop cher ou si vous avez des plans pour en construire un (quitte à ce que ce soit un "manuel" avec broyage génois).

Ce que j'ai trouvé est bien trop gros pour notre production (environ 200 kg d'olives) : électrique, 6000 euros etc !

Je ne veux pas apporter mes olives au moulin collectif, car si c'est pour partir avec de l'huile faite avec des olives qui ne sont pas les miennes, aucun intérêt, zéro traçabilité, qualité bof !

Mode recherche [on] !

#2 Tis

Tis

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Posté 10 janvier 2011 - 09:32

Sûr que cela fait chérot pour une telle quantité !

Peut être une piste dans les petites annonces de ce site : http://www.oleiculteur.com

On en trouve aussi différents modèles à vendre sur Leboncoin (mais souvent sans que le prix soit précisé) :
http://www.leboncoin...092.htm?ca=12_s
http://www.leboncoin...534.htm?ca=12_s
http://www.leboncoin...139.htm?ca=12_s

N'ayant jamais participé à cette fabrication, j'ai jeté un coup d'oeil sur Wikipédia pour avoir une idée de ce que tu peux espérer produire :

L'obtention d'un litre d'huile nécessite 4 à 10 kilos d'olives suivant la variété d'olive utilisée et son niveau de maturité

Si je compte bien entre 20 et 50 litres. C'est cela ?

#3 obelix

obelix
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Posté 10 janvier 2011 - 10:31

Bonjour,

Eh oui Tis le rendement que tu annonces est le bon => aux alentours de 15% selon la maturitée des olives. Dans le moulin collectif ou je vais cette année le meilleur a ete de 17%.

@Cornedebouse
Je ne sais pas dans quel moulin tu vas mais dans le mien tu peux ne pas melanger tes olives avec les autres, le "traitement" se fait par lots de 300 Kg. Il te suffirait donc de trouver un "copain" sympa qui te fournirait le complement .....
Sinon j'ai regarde pour avoir un moulin a soi ce n'est pas "rentable" du tout . Deja le concasseur est un casse tête ensuite le pressoir lui est plus facile a realiser, mais c'est du boulot.
Enfin la rentabilitée est plus qu'incertaine même a 10 Euros le litre .......

Obelix

#4 Cornedebouse

Cornedebouse

Posté 11 janvier 2011 - 17:03

Merci pour vos réponses.

Je vais regarder de plus près. Peut être y a t il matière à y associer d'autres "producteurs" d'olives du village ou de ceux alentour.
Il y a pas mal de plantations d'oliviers qui se sont faites les dernières années. Je ne pense pas que tous aient pour projet d'aller en coopérative.

#5 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 08 dcembre 2012 - 12:26

Marion Lecoquierre consacre 2 belles pages de son blog Tant qu'il y aura du thym et des olives... à la récolte et au pressage des olives à Hébron avec de nombreuses photos :
http://landofthymean...t-des-murs.html
http://landofthymean...u-pressoir.html
 
En voici 2 extraits :
 

 

1469285544.jpg

 

Idris a hérité ces terres de sa famille. Il possède environ 75 arbres, de taille variable, répartis sur quatre parcelles, « ce sont de très vieux arbres qui datent de l'époque romaine, ils ont 2000 ans » assure t-il. La plupart des arbres sont effectivement très impressionnants, et le premier demandera trois heures de travail : une partie du travail consiste à se hisser dans l'arbre et à détacher  les olives ou couper les branches les plus éloignées, tandis qu'au sol d'autres  font tomber les olives restantes à l'aide d'une échelle et d'un bâton. Plus tard, les olives seront triées : les plus abîmées seront gardées pour faire de l'huile, et les plus belles seront séparées selon la taille, lavées plusieurs fois puis laissées à mariner avec du citron, de l'eau, du sel et du piment dans de grandes amphores de plastique. Celles-ci seront gardées entières, et la majeure partie est destinée à la consommation quotidienne de la famille élargie. Si la production est bonne, une partie peut être vendue.

 
 

Toute la machinerie est italienne « c'est la meilleure, là-bas aussi ils font de la bonne huile d'olive ! » explique Ibrahim. Ce sont désormais des systèmes hydrauliques qui officient pour l'extraction de l'huile. « Avant c'étaient des meules en pierre, le goût était meilleur parce qu'on n'ajoutait pas d'eau, explique Idris, mais c'est plus rapide maintenant ».
 
Selon les personnes et les récoltes, le nombre de sacs à vider dans la cuve varie. Une fois que toutes les olives sont parties sur le tapis roulant, celui-ci est arrêté et celles du suivant sont déversées. Un œil exercé comme celui d'Idris est capable de différencier les olives qui passent sur bien des points : type d'arbre qui les a produit, présence d'huile ou non... Certaines olives sont minuscules. « C'est parce que leur mère est jeune » explique Idris. « Oui, bien sûr, l'arbre est leur mère ! »
 
Pour ce lot, Idris a sélectionné exclusivement les olives noires, plus riches en huile.

 
 
Lorsqu'on produit de petites quantités et qu'on cherche la qualité ne serait-il donc pas préférable de revenir si possible aux pressoirs en pierre et aux amphores en terre cuite ?



#6 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 12 fvrier 2017 - 10:11

« L’olive’Ré » de Pascal Lemoine
28/12/2016 par Jocelyne Bargain

1486890448.jpg
Pascal Lemoine dans son oliveraie de Loix. | Photo J. B.

L’oliveraie de Loix arbore l’entrée du village par ses arbres aux feuillages persistants, symbole de l’éternel, de longévité et de paix. Pascal Lemoine a planté 166 oliviers sur dix années d’exploitation, neuf variétés différentes d’arbustes qu’il a fallu protéger de la voracité des lapins, maîtres en territoire rétais. En effet, ils aiment par-dessus tout l’écorce des oliviers, ils peuvent même faire preuve d’imagination pour contourner les grillages posés autour de chaque pied. « Mon voisin agriculteur a surpris le manège insolite d’un lapin monté sur le dos de son compère afin d’atteindre l’écorce », sourit Pascal.

Moulin à huile septentrional

La production 2016 a souffert d’une fine pluie persistante de fin mai à début juin, période de floraison de l’olivier, les gouttes d’eau sur le pistil des fleurs ont fait tomber les fleurs prématurément. À quelques centaines de mètres de son oliveraie, Pascal possède le moulin à huile d’olive, le plus au nord en France. Les clients de l’île et du continent lui amènent leur production annuelle pour un conditionnement en bouteilles ou en bidons selon la production. Cette année, Pascal a pressé 3,5 tonnes d’olives, une petite quantité par rapport à 2015, année du record pour son moulin à huile, avec ses 22 tonnes. « La moyenne annuelle tourne autour de 11 tonnes, cette année est donc bien en deçà », constate l’oléiculteur.

Sur sa propre exploitation, Pascal a récolté 800 kilos, une petite quantité déjà réservée par sa clientèle d’habitués. « Pour obtenir un litre d’huile, il faut environ 8 kilos d’olives », précise l’exploitant. Outre son exploitation et son moulin à Loix, Pascal est aussi un commerçant implanté depuis 2001 à Saint-Martin-de-Ré près de l’église, le Moulin du puits salé, une épicerie fine mêlant produits du terroir, arts de la table et une gamme des huiles sélectionnés par le commerçant. Pascal est au four et au moulin toute l’année, entre taille des oliviers au printemps sur son exploitation et chez des particuliers quelques week-ends, tenue de la boutique toute l’année, cueillette en fin d’automne et pressage les soirs d’hiver des olives.

http://www.sudouest....061447-1424.php



#7 FLOYD

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Posté 12 fvrier 2017 - 10:50

 

La présence de la bactérie a été détectée pour la première fois en France, le 22 juillet 2015, sur des plants de Polygale à feuilles de myrte (Polygala myrtifolia) dans une zone commerciale de la commune de Propriano, en Corse du Sud.

 

Le 12 octobre 2015, Xylella fastidiosa a été détectée sur des polygales à feuilles de myrte (Polygala myrtifolia) plantés sur un alignement d'un terre plein central de la ville de Nice. En Septembre 2016, la sous espèce Pauca a été identifiée en région PACA à Menton.

 

Lire le communiqué de presse.

 

Ainsi, au 15 décembre 2016, 329 foyers ont été identifiés au total sur le territoire national, dont 309 en Corse et 20 en région PACA.

http://agriculture.g...diosa-en-france

 

Ce n'est pas pour casser l'ambiance, mais pour lancer une alerte à propos de cette bactériose sans remède qui menace les oliviers mais pas que.

… mais on est preneur d'idées.



#8 Tis

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Posté 12 fvrier 2017 - 19:08

Il me semble avoir lu que la bactérie présente chez nous n'est pas identique à celle trouvée en Italie.

 

 

La maladie affecte principalement des oliviers âgés (100 ans ou plus). On note d’abord une brûlure-dessèchement des feuilles. La périphérie des feuilles passe ainsi du jaune au brun foncé, puis le brunissement se propage vers l’intérieur de la feuille pour finalement aboutir à la dessiccation. Toutefois, les feuilles desséchées et les drupes flétries restent attachées. Dans les stades plus avancés, on observe le dessèchement des rameaux des oliviers (avec une répartition aléatoire dans le houppier), suivi de la mort des arbres. Ce syndrome rapide du déclin des oliviers a été dénommé CoDiRO en italien. Dans la même zone, la brûlure-dessèchement des feuilles concerne aussi l’amandier et le laurier rose. La maladie a un impact sérieux sur le secteur productif de l’huile d’olive, qui est très important puisqu’avec près de 500 millions de tonnes par an, l’Italie est le deuxième producteur d’huile d’olive mondial après l’Espagne. Ainsi, avant la flambée, la culture de l’olivier dans les Pouilles représentait 30% de la production italienne. De même, la maladie a un grave impact sur le secteur très productif de la pépinière, avec pour conséquences immédiates l’interdiction de tout mouvement et de la commercialisation de tous les produits des plantes.

http://agriculture-e...ella-fastidiosa

 

De retour à Oria, nous faisons la connaissance de Nino Baldari, 77 ans. Lui non plus n’a pas l’intention de couper ses oliviers, mais veille à se débarasser de toutes les branches mortes.

(...) “Nous sommes tous à blâmer, car on a négligé nos campagnes. On a arrêté de ramasser le bois mort comme ça se faisait encore il y a 40 ou 50 ans. Ça ne se fait plus. Maintenant, c’est à moi de couper les branches malades. Il faut redonner vie à ces arbres, pour qu’il nous donne vie à nous aussi en retour.”

http://fr.euronews.c...euse-d-oliviers



#9 FLOYD

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Posté 12 fvrier 2017 - 19:29

Le feu bactérien sur fruitier a permis depuis plusieurs décennies de rechercher les moyens d'une prophylaxie efficace.

A minima on recommande aujourd'hui de désinfecter le sécateur, la scie, avant de passer d'un arbre à l'autre pour éviter la contamination éventuelle.

 

Je ne sais pas, si la bactérie Xyllela survit dans le bois mort…  si tel était le cas il me semble que l'incinération des produits serait à envisager.

 

Pour ces deux cas, les producteurs doivent consacrer plus de temps aux travaux d'entretien des arbres et renforcer la formation des personnels employés.

Nino Baldari, 77 ans, a encore la naïveté de croire qu'un peu plus de sécateur va sauver ses arbres malades et son verger. En fait il n'en sait rien… et il n'a rien à proposer issu de sa longue expérience, tant en curatif qu'en préventif.