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Elevage de Dindes Biologique


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44 réponses à ce sujet

#21 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 02 mars 2011 - 13:41

Une info amusante trouvée dans la Biobase:

Un centre de recherche agronomique spécialisé dans l'agrobiologie a utilisé des dindons pour combattre les doryphores dans une parcelle de pommes de terre. Les résultats se sont avérés très satisfaisants. Description de l'essai. (Source : Lebendige Erde)



Pour ton stage tu pourrais peut-être chercher du côté du val de Besbre dans l'Allier où la dinde “Savoureuse de Jaligny” est réputée. Elle est élevée en plein air mais pas forcément en bio.
Tu trouveras quelques noms d'éleveurs en bas de cette page : http://valdebesbre.c...indes_2008.html
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#22 nicole sa tribu et sa ménagerie

nicole sa tribu et sa ménagerie

    deux mains gauches

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Posté 02 mars 2011 - 14:18

Lorsqu'on a déjà un revenu, il est plus facile de faire des essais, un couple d'animaux (ou quelques animaux)et on peut vivre un an en comptant bien les besoins, sans trop de risques.

Pourquoi commencer gros?
Vous n'avez pas besoin de cela pour vivre au départ, alors testez, essayez, ne risquez pas trop au départ. Comptabilisez l'argent et le temps dépensés. Puis petit à petit faites un point. Ne dépassez jamais vos possibilités. Passez du rêve à la réalité en commençant petit. Rien ne vous empêche par la suite d'augmenter votre activité.
Attention les dindes et dindons sont des animaux attachants...Trop, ceux d'une connaissance sont morts de vieillesse...C'étaient aussi d'excellents gardiens, mieux que les chiens.

Modifié par nicole sa tribu et sa ménagerie, 02 mars 2011 - 14:22 .


#23 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 02 mars 2011 - 16:19

Tout cela est frappé au coin du bon sens.
Faire des essais et monter en puissance progressive, c'est la prudence même.

Ce n'est pas nécessairement la bonne méthode pour atteindre un rythme de production et de commercialisation régulier comme c'est indispensable pour une activité lucrative.

Il y a dans un élevage des seuils de productivité, de rendement, de complexité qui s'imposent brutalement et qui exigent des sauts dans l'organisation de l'exploitation.

Un exemple simple pour illustrer: Pour apporter les céréales vers la mangeoire un seul seau suffira jusqu'à quelques dizaines de bêtes.
Au delà une brouette-plateau facilite le transport de plusieurs seaux à la fois… Il faut donc acquérir et modifier une brouette… question quand faire cet achat?

A la chèvrerie, on a ensuite adapté une goulotte avec un clapet pour être en mesure de distribuer à l'auge des céréales, régulièrement, sans avoir à manipuler aucun seau. Le gain de temps fut évident, la fatigue bien moindre… question quand bricoler cette astuce?

#24 lynia

lynia
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Posté 02 mars 2011 - 23:36

Les dindes raffolent des noix, particulièrement d'une espèce américaine, je n'ai plus le nom en tête, mais si ce genre d'arbres américain n'est pas trop disponible en france, des noyers de nos contrées devraient faire l'affaire. En plantant ce genre d'arbres, tu "capitalises" (il y a des banques dans certains pays du sud qui accordent des prêts contre des arbres plantés dument gardé par le propriétaire, en italie les banques accordent de la trésorerie aux fromagers en gardant dans leurs propres caves le parmesan qui s'affine...) et tu produit de la nourriture gratuite que les dindes décortiqueront toutes seules sans ton aide.

#25 didieraum

didieraum
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Posté 03 mars 2011 - 07:02

Une info amusante trouvée dans la Biobase:



Pour ton stage tu pourrais peut-être chercher du côté du val de Besbre dans l'Allier où la dinde “Savoureuse de Jaligny” est réputée. Elle est élevée en plein air mais pas forcément en bio.
Tu trouveras quelques noms d'éleveurs en bas de cette page : http://valdebesbre.c...indes_2008.html

Merci pour le coup des doryphores,ça devrait brancher les producteurs de patates bio. j'ai des amis dans l'allier et cela faisait parti de mes projets de visite au printemps...

#26 didieraum

didieraum
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Posté 03 mars 2011 - 07:17

Lorsqu'on a déjà un revenu, il est plus facile de faire des essais, un couple d'animaux (ou quelques animaux)et on peut vivre un an en comptant bien les besoins, sans trop de risques.

Pourquoi commencer gros?
Vous n'avez pas besoin de cela pour vivre au départ, alors testez, essayez, ne risquez pas trop au départ. Comptabilisez l'argent et le temps dépensés. Puis petit à petit faites un point. Ne dépassez jamais vos possibilités. Passez du rêve à la réalité en commençant petit. Rien ne vous empêche par la suite d'augmenter votre activité.
Attention les dindes et dindons sont des animaux attachants...Trop, ceux d'une connaissance sont morts de vieillesse...C'étaient aussi d'excellents gardiens, mieux que les chiens.

C'est exactement ce que j'envisage, et je me suis fais la réflexion que je pouvais craquer, redevenir végétarien et m'exiler sur les crêtes avec ma troupe de dindes dans une yourte, je me sauverais du ridicule en écrivant un bouquin... Danse avec les Dindes... rigoloogoloogoloo !

#27 didieraum

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Posté 03 mars 2011 - 07:33

Tout cela est frappé au coin du bon sens.
Faire des essais et monter en puissance progressive, c'est la prudence même.

Ce n'est pas nécessairement la bonne méthode pour atteindre un rythme de production et de commercialisation régulier comme c'est indispensable pour une activité lucrative.

Il y a dans un élevage des seuils de productivité, de rendement, de complexité qui s'imposent brutalement et qui exigent des sauts dans l'organisation de l'exploitation.

Un exemple simple pour illustrer: Pour apporter les céréales vers la mangeoire un seul seau suffira jusqu'à quelques dizaines de bêtes.
Au delà une brouette-plateau facilite le transport de plusieurs seaux à la fois… Il faut donc acquérir et modifier une brouette… question quand faire cet achat?

A la chèvrerie, on a ensuite adapté une goulotte avec un clapet pour être en mesure de distribuer à l'auge des céréales, régulièrement, sans avoir à manipuler aucun seau. Le gain de temps fut évident, la fatigue bien moindre… question quand bricoler cette astuce?

C'est pour moi tout l'intérêt d'entreprendre que de se confronter chaque jour à l'optimisation de son projet au fur et à mesure de son évolution, c'est ainsi que je m'en qualifierais dans cette branche en apprenant petit à petit sur le tas. Le temps, il me suffit de bien l'employer, j'en ai en réserve,,,tant que l'on me prête vie.

#28 didieraum

didieraum
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Posté 03 mars 2011 - 07:58

Les dindes raffolent des noix, particulièrement d'une espèce américaine, je n'ai plus le nom en tête, mais si ce genre d'arbres américain n'est pas trop disponible en france, des noyers de nos contrées devraient faire l'affaire. En plantant ce genre d'arbres, tu "capitalises" (il y a des banques dans certains pays du sud qui accordent des prêts contre des arbres plantés dument gardé par le propriétaire, en italie les banques accordent de la trésorerie aux fromagers en gardant dans leurs propres caves le parmesan qui s'affine...) et tu produit de la nourriture gratuite que les dindes décortiqueront toutes seules sans ton aide.

Merci pour le tuyau, je fais les vendanges à cairanne chez un vigneron très clean avec 50 hectares et j'ai déjà songé les faire déambuler dans les vignes après vendange il reste des grapillons bien confits, je pense que c'est un apport hyper riche juste avant l'hiver. Si vous avez des informations à ce sujet précis, je suis preneur.

#29 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 03 mars 2011 - 10:21

Quelques détails pour mieux connaître le comportement de cet animal dans la nature :

À l'état sauvage, le dindon gratte le sol de la forêt et se nourrit de baies, d'herbes, de bourgeons, de graines, de racines et d'insectes. C'est ce qu'on essaie de reproduire dans les élevages bio. Les dindes sont élevés à l'extérieur, avec un abri en cas d'intempéries. Elles ont accès à un pâturage et choisissent leur nourriture. Comme elles ont de l'espace, elles ne se battent pas et n'ont pas à être débèquetées. On ne leur donne pas non plus d'antibiotiques ou de vaccins. Elles mènent donc une existence relativement paisible jusqu'à ce qu'elles soient prêtes à être tuées. À ce moment-là, elles sont attrapées et transportées à l'abattoir par le producteur lui-même. Les fermes St-Vincent [au Québec] transportent les dindes de nuit pour limiter le stress du voyage qui dure près de 2h. Après l'abattage, on récupère les oiseaux qui seront mis en marché par le producteur lui-même à ses comptoirs des marchés Jean-Talon et Atwater ainsi qu'à la ferme.

http://penseravantdo...rique-en-dinde/


Cet oiseau, qui existait déjà dans les fermes de France sous François Ier, avait été importé, dès le commencement du XVI siècle, du Mexique en Europe, par les Espagnols, qui l'avaient déjà trouvé apprivoisé par les Aztèques, populations sédentaires et partant agricoles. M .de Homeyer, qui a beaucoup observé, en Allemagne, les Dindons qu'il avait acclimatés, dit qu'au bois qu'ils préfèrent de beaucoup à la plaine, ils se montrent plus farouches que les Faisans; ils piètent beaucoup et ne prennent le vol que lorsqu'ils sont brusquement surpris. En battue, ils fuient à pattes jusqu'à 50 mètres de la lignes des tireurs, qu'ils franchissent de haut vol, à l'approche des rabatteurs. Il note l'étonnante puissance et l'adresse du vol d'un oiseau aussi lourd, à travers les arbres. Sa chasse, en un mot, n'est pas bien émotionnante, mais par contre, sa taille, son poids, pouvant atteindre 30 livres, l'exquise délicatesse de sa chair doivent compenser largement ses défaults sportifs.
Les Dindons paraissent avoir prospéré en des régions humides d'Europe, alors qu'ils ne réussissaient nullement dans d'autres; cela provient de leur origine différente et leur adaptation à des climats caractéristiquess des régions américaines.
La ponte de la femelle, en Europe est de 10 à 15 oeufs et même 20 oeufs, qui demandent 31 jours d'incubation. Presque partout, on prenait la peine de les agréner de maïs, de blé, d'orge et d'avoine en hiver; ils sont très friands de glands et de baies, mais ne semblent pas, vu leur nombre restreint, avoir commis en Europe, les grands dégâts aux céréales qui les firent massacrer dans le nouveau continent par les colons, dont ils dévastaient les champs de maïs et de blé.
[...]
On doit considérer la race mexicaine de ce gallinacé comme l'ancêtre du Coq d'Inde, actuellement si répandu et apprécié.
Les Dindons domestiques d'Amérique sont sans doute de même origine, y ayant été réimporté d'Europe. Les trois autres variétés de Dindons sauvages américains occupaient des territoires où ne vivaient que des populations chasseresses et errantes , qui ne firent aucune tentative pour le domestiquer, mais qui, au contraire, en éclaircirent formidablement les rangs; c'est d'elles que descendent les sujets importés, beaucoup plus tardivement, à titre de gibier, en Europe.
Les naturalistes américains reconnaissent quatre races ou variétés de Dindons: celle du Mexique, celle de Floride, celle de Rio-Grande et celle des Etats du Nord, qui étant la moins raréfiée par la chasse et les progrès de la civilisation, a fourni les sujets qui sont venus peupler les chasses européennes. Le Dindon ocellé, que des ornithologues classent à part, comme Dindon-Paon, n'est pas compris dans les variétés ci-dessus. Le naturaliste Gould estime que les deux races Mexicaine et Américaine ont contribué à la création du Dindon domestique. De plus, des Dindons domestiqués, même provenant d'Europe, ont fort bien pu s'hybrider avec les sauvages, dans les grandes fermes américaines. Depuis 1880, date de l'expérience du comte Breunner, jusqu'en 1889, on enregistre l'acclimatation, en liberté du Dindon sauvage, par des amateurs [...]
L'expérience du comte de Breunner à Grafency en Basse-Autriche fut des mieux réussies. Il débuta avec trois Coq et quatre Poules provenant directement d'Amérique. Six ans plus tard, il pouvait compter de 400 à 500 Dindons sur sa chasse et 570 en 1888, auxquels il faut ajouter 150 pièces tuées durant la saison et autant d'égarées et tuées sur les chasses voisines. Le prince héritier Rodolphe tua, en un jour 14 Dindons à Grofenegg, le plus beau sujet pesait 9,5kg.


Extraits tirés d'un dossier très instructif qui comporte aussi une page sur l'élevage : http://www.avitats.com/lesdindons.htm


Pour les vignes cela semble une bonne idée mais elles se saouleront peut-être, comme les nuées d'étourneaux que je voyais divaguer complètement ivres à l'automne quand j'habitais du côté de Saumur.
Par contre pour les noix il me semble qu'il serait plus rentable de les vendre au marché ou à la ferme en complément des dindes.
Et à elles leur offrir plutôt près de leurs pâtures un petit coin de bois où elles pourront trouver toutes seules une partie de leur nourriture.

Modifié par Tis, 13 mai 2014 - 18:41 .

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#30 FLOYD

FLOYD

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Posté 03 mars 2011 - 10:22

L'optimisation au jour le jour, sur le tas… ce n'est pas vraiment le message que je voudrais faire passer.

Ces fameux sauts, posent des problèmes de tous ordres; un budget, une idée, une mise au point, des essais… et du temps à consacrer tout en assumant la routine.
Il faut anticiper, pas seulement se trouver contraint par l'urgence.

La remarque est générale, encore un métier où il faut jouer de la tête et des bras.

Les glanes, raisins, noix, etc., peuvent poser des problèmes pour équilibrer la ration. Attention également à l'excès de gourmandise…

#31 didieraum

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Posté 09 mars 2011 - 17:58

Quelques détails pour mieux connaître le comportement de cet animal dans la nature :


http://penseravantdo...rique-en-dinde/




Extraits tirés d'un dossier très instructif qui comporte aussi une page sur l'élevage : http://www.avitats.com/lesdindons.htm


Pour les vignes cela semble une bonne idée mais elles se saouleront peut-être, comme les nuées d'étourneaux que je voyais divaguer complètement ivres à l'automne quand j'habitais du côté de Saumur.
Par contre pour les noix il me semble qu'il serait plus rentable de les vendre au marché ou à la ferme en complément des dindes.
Et à elles leur offrir plutôt près de leurs pâtures un petit coin de bois où elles pourront trouver toutes seules une partie de leur nourriture.

Très intéressant !!! merci pour les liens
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#32 Tis

Tis

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Posté 11 mars 2011 - 10:23

Contente que cela te plaise ! :D

En fait je trouve ton projet très important car actuellement la quasi totalité des dindes commercialisées en France (97%) proviennent d'élevages industriels.

Pour la couvaison suivant les sites j'ai trouvé des durées variant de 28 à 31 jours; cela doit dépendre des races.

Par ailleurs il paraît qu'elles ont l'ouïe très fine dont il vaudrait mieux que le bâtiment d'abattage soit insonorisé et un peu éloigné de leur pâture.

La PMAF a fait un petit dossier comparatif sur les différentes sortes d'élevage : http://pmaf.org/pdf/...iche_dindes.pdf

#33 didieraum

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Posté 13 mars 2011 - 04:09

Salut didieraum. Pour completer ce que disait Gallizour, j'ai élevé il y a quelques années quelques bandes de dindes qui se sont égarées dans un carré de choux fourragers; elles n'en sont jamais ressorties, et jamais leur chair n'a eu autant de goût et n'a été aussi tendre. Un peu ( très peu!) de céréales en complément,donc très peu de charge de travail. Bon courage pour ton projet

Salut à vous Rocaille et Gallizour, excusez moi j'avais oublié de répondre, et merci de vos conseils, d'autant plus que vous êtes apparemment de la partie, j'en suis à la recherche d'un terrain où je puisse faire du bio, ce n'est pas si simple je m'apprête à contacter les écolieux qui me semblent un climat propice pour ce genre d'expérience,(échange de bons procédés)...

#34 didieraum

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Posté 13 mars 2011 - 04:25

Contente que cela te plaise ! :D

En fait je trouve ton projet très important car actuellement la quasi totalité des dindes commercialisées en France (97%) proviennent d'élevages industriels.

Pour la couvaison suivant les sites j'ai trouvé des durées variant de 28 à 31 jours; cela doit dépendre des races.

Par ailleurs il paraît qu'elles ont l'ouïe très fine dont il vaudrait mieux que le bâtiment d'abattage soit insonorisé et un peu éloigné de leur pâture.

La PMAF a fait un petit dossier comparatif sur les différentes sortes d'élevage : http://pmaf.org/pdf/...iche_dindes.pdf

Celui là je l'avais déjà, merci pour les détails, je trouve que tu ressens bien ce que j'envisage ...

#35 Tis

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Posté 26 avril 2011 - 12:15

La page wikipedia quoique trop succincte donne cette info qui me semble importante :

tous les élevages de dindes de la planète proviennent d'un petit nombre de reproducteurs importés puis sélectionnés depuis trois siècles, ce qui a entraîné une perte de diversité génétique, qui rend les souches domestiquées probablement plus sensibles aux flambées épidémiques.


Pour palier à ce problème, il faudrait acheter tes bêtes dans plusieurs élevages et ne les mettre en contact qu'après une période de quarantaine.

Et, si tu envisages de faire de la reproduction, il serait peut-être intéressant de tenter d'importer par avion quelques oeufs fécondés en provenance d'un petit élevage du Mexique, par exemple. Je ne sais pas si c'est possible mais cela permettrait probablement d'améliorer le patrimoine génétique de ton élevage et de le rendre plus résistant.

#36 Romu50

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Posté 26 avril 2011 - 15:05

Le passage de l'amateurisme au professionnel est une étape dure à passer. J'en parlais encore avec mon maraicher qui s'est installé il y a 1 an et demi, il m'expliquait que le saut du jardinier amateur (confirmé) au maraicher est énorme.
Cependant l'élevage amateur semble une étape incontournable pour maitriser la bête...

#37 FLOYD

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Posté 26 avril 2011 - 16:05

C'est un fait, les espèces importées puis sélectionnées ont vu leur "base" génétique se réduire. On pratique avec les mêmes risques pour toutes les races animales ou végétales que l'on hybride.

Ce soucis rend indispensable de maintenir disponible la génétique des races et variétés anciennes, ou des espèces proches. Cela suppose un programme, des moyens, une persévérance difficiles à combiner dans les mains d'un seul.

Importer au petit bonheur, un reproducteur ou une semence c'est prendre aussi bien le risque d'introduire un grave défaut héréditaire dans la variété ou la race qu'on prétend améliorer.
Le dindon de la farce mexicaine ou pas sera l'imprudent éleveur. ;)

Pour les raisons sanitaires, il est moins complexe d'acquérir des œufs fécondés plutôt que des reproducteurs. Il est vrai qu'on ne voit pas ce qu'on achète.

J'ajoute après Romu, que le passage du statut d'amateur à celui de professionnel n'est qu'une suite d'étapes difficiles et parfois heureuses.



#38 Tis

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Posté 27 avril 2011 - 16:00

Floyd, pourquoi partir du principe que cette importation se ferait "au petit bonheur" ?
Des petits paysans passionnés il me semble que l'on doit pouvoir en trouver tout autour de la planète, non ?
Et les dégénérescences sont probablement plus fréquentes dans notre pays qui pratique l'élevage intensif de façon quasi totale.

En fait je pensais que le travail qui a été fait par exemple pour sauver le baudet du Poitou pourrait peut-être éventuellement inspirer Didieraum et quelques éleveurs de variétés anciennes de dindons en voie de disparition. La méthode utilisée, si elle demande attention et patience, n'est pas excessivement complexe.

#39 FLOYD

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Posté 27 avril 2011 - 21:44

Les races en voie de disparition, ont par définition, une base génétique très étroite; peu de reproducteurs, souvent déjà consanguins. Les programmes de sauvegarde consiste principalement à établir des arbres généalogiques permettant de suivre les filiations. Par simple bon sens on évite de croiser le père et la fille, pour limiter le risque de voir les gènes récessifs déficiants apparaitrent.
Toujours par bon sens, on écarte de la reproduction les animaux présentant des défauts rédhibitoires touchant la reproduction, la capacité à produire, la santé et l'aspect général.

Les races de grande diffusion n'ont pas le même soucis. Les lignées commerciales, dûment testées, présentent toutes garanties, c'est à dire qu'elles sont vendues avec les précisions nécessaires pour que l'acquéreur sache ce qu'il achète, ce qu'il est en droit d'attendre pour autant que l'élevage soit techniquement standard. L'acquéreur achète un produit précis en termes de génétique mais encore en termes sanitaires. Ce sont les deux aspects du problème qui rendent aléatoires les acquisitions en dehors des circuits contrôlés.

Un éleveur achète toujours dans un élevage techniquement supérieur au sien, des animaux avec papiers, comme on dit. Ceci dit, assumer certains "progrès" n'est pas simple; mon éleveur de voisin a renoncé à rechercher des taureaux porteurs du gène "culard" parce que le coût des indispensables césariennes mangeait trop de marge, même sur des bêtes à viande.

Et… je ne doute pas, Tis, qu'il existe par delà les océans, des éleveurs passionnés et compétents. ;)

#40 Tis

Tis

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Posté 22 juillet 2012 - 11:43

Didieraum, où en es-tu de ton projet ?

Encore un extrait d'un autre article qui me semble intéressant : http://urticamania.o...e-34964703.html

L'ortie remplace avantageusement le soja

L'ortie n'a rien à envier au soja. La feuille d'ortie sèche contient le même pourcentage de protéines que la graine de soja. En ce qui concerne les sels minéraux, l'ortie est largement gagnante, puisque le taux de calcium des jeunes feuilles séchées est dix fois supérieur, quatre fois pour le fer. La teneur en magnésium est également très supérieure chez l'ortie.
Alors que le soja a une teneur très élevée en purines, génératrices d'acide urique, qui favorise les maladies rhumatismales et les troubles rénaux, l'ortie soigne au contraire ces maladies, car elle est l'une des meilleures plantes médicinales pour éliminer l'acide urique et combattre la goutte qui en résulte.

Parmi les volailles, il en est une dont la croissance est particulièrement délicate, il s'agit du dindon. Ayant des besoins importants en fer au moment du développement de leur crête, les dindonneaux étaient traditionnellement nourris d'orties hachées durant deux semaines à cette époque. On retrouve cette pratique dans toute l'Europe.
Il est notoire également que les feuilles d'ortie activent la ponte, comme en témoigne le proverbe : " Une ortie dans le poulailler, c'est un oeuf de plus dans le panier ". Comme tous les oiseaux, la volaille apprécie beaucoup les graines d'ortie à l'automne. Et l'ortie renforce par ailleurs les défenses immunitaires de la volaille.
Mais l'ortie a aussi un intérêt indirect pour l'éleveur avicole, c'est la grande diversité d'insectes attirés par cette plante. Car ces insectes font partie de l'alimentation naturelle des poules, ils sont riches en protéines et permettent d'obtenir des jaunes colorés, presque oranges, que l'on ne rencontre que chez les oeufs de poules élevées en libre parcours. Non seulement les volailles peuvent manger des feuilles d'ortie à leur guise, mais elles trouvent tout un garde-manger sur les feuilles.
On voit tout l'intérêt pour l'éleveur avicole de semer de la petite ortie (Urtica urens) dans les enclos réservés à sa volaille. D'autant plus que la petite ortie apprécie beaucoup le fumier de volaille. Mais il faut savoir qu'une fois installée, elle ne quittera plus les lieux.

Modifié par Tis, 20 mai 2014 - 10:40 .