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haie champêtre naturaliste


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18 réponses à ce sujet

#1 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 13 mars 2011 - 22:47

Merci Tis de ton intérêt pour cette plantation.
Alors voici regroupées quelques explications:

Hier samedi nous étions un groupe de 25 bénévoles, venus de différentes assos naturalistes, pour planter 500 ml de haie champêtre comprenant pas moins de 500 plants en 34 espèces différentes.
Quelques heures de crachins n'ont pas ralenti ce chantier, façon fourmi, où les équipiers se sont organisés pour poser les baches biodégradables, planter, arroser (1500 litres), poser les protections grillagées, mettre en place les paillages (12 m3).
température de 10 à 12°C.

Comme j'étais un peu la “chenille ouvrière” de ce chantier, j'ai les infos que tu souhaites et aussi les "justifications" de certains choix.
- A la base le projet visait à créer un évènement assez fédérateur et assez innovant pour retenir l'attention de généreux mécènes, dont une com-com, la commune, l'europe, et une fondation connue (magasins N&D). De l'encre, de la salive, du papier, des déplacements en grand nombre et du temps de bénévoles, mais le budget est (presque) calé.
- La haie n'est pas agricole, pas cynégétique, pas paysagère… mais naturaliste pour jouer la carte d'une certaine biodiversité. Elle s’inscrit dans un bocage à chêne et orme sur sol sablo-argileux.
34 espèces dont 6 sortes d’arbres, 11 sortes de cépées et 17 espèces de buissons, quand une haie agricole basique compterait guère après 8 espèces…
Donc 3 sortes de chênes, frêne, sycomore et merisier pour former les arbres de haut-jet.
Parmi les espèces qui seront menées en cépées (en touffes) , 2 ormes résistants, associés à l’érable champetre, au chataignier, à l’acacia, au charme, au saule à 3 étamines, à l’alisier, au bouleau, au tilleul, et à l’érable plane.
Les 17 buissons en grand nombre, multiplient l’amélanchier, le prunier à grappes; deux sortes de cornouillers, de viornes, d’escallonias. Le fusain d’Europe ( logique) le houx, le troene vulgaire, le laurier du portugal et le laurier tin (qui ne sont pas des lauriers d’ailleurs) l’arbre à faisans (on le trouve joli), le néflier, le lilas aussi.

Des jeunes plants issus de semis ou de boutures furent commandés auprès des pépinières réputées Huault producteur en Mayenne. ( 500 plants pour 1500 euros).
C’est le gros poste du budget. Récupérer autant de végétaux ou les cultiver soi-même n’est pas impossible… Prévoir seulement deux ans de plus.

Sur le terrain, un maximum d’organisation, d’étiquettes, de contrôles pour réaliser ce qui avait été décidé sans trop d’hésitations ou d’erreurs grossières.

Nous avons voulu ajouter un peu d’expérimentation à cette plantation en ligne; Pour couvrir le sol, afin de limiter les adventices, les effets de la sécheresse, le battage par la pluie, nous avons retenu pour comparer avantages et inconvénients, la bache tissée, la natte bio coton et jute, l’écorce de pin, la plaquette de peuplier et la cosse de sarasin. Un bout, sans rien, sert de témoin. Il fut impossible de trouver à bon compte de la paille indemne de raccourcisseur et de fongicide… Et nos amis ont refusé de poser le film polyane noir bon marché qui devait être essayé également.

Drôle de sentiment, de mener un chantier comme celui-là, 40 ans après les plantations inventées par Dominique Soltner et qui m’ont servi de modèle simple pour une haie dite à “trois étages”.
  • nicole sa tribu et sa ménagerie et Niko57 aiment ceci

#2 adok38

adok38
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Posté 14 mars 2011 - 19:02

très intéressant projet !

les remembrements, à but parfois inavoué, c'est à dire pas seulement agricole, mais aussi pour mettre sur la paille les plus petits exploitants ,arrachent des dizaines de kilomètres de haies naturelles ,au milieu des zones , pour n'en replanter que quelques centaines de mètres, mais celles -ci, "visibles de la route ",(ce critère est fondamental pour les élus par chez moi !! )
ce genre d'initiative leur convient si et seulement si c'est eux qui la canalisent!!


j'ai une question qui aidera un ami voulant clore un grand terrain de cette façon:
quelle largeur occupe cette plantation , une seule ou plusieurs lignes d'arbres ?

#3 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 14 mars 2011 - 22:40

Salut adok38,
Ces 500 ml de haie ne sont visibles de nulle part et monsieur le maire est venu donner la main.
Les segments de haie ne constituent pas une délimitation cadastrale. Le but est ailleurs.

Les végétaux sont plantés sur une ligne, à intervalle de seulement un mètre, le plus simplement du monde.
Par contre le passage des engins est anticipé en laissant des dégagements (fourrières) suffisants.
Ce qui occupe pour l'instant une bande de 0,75 à 1,00 m doit être pensé comme devant à terme occuper une emprise de 5,00m dans le cas d'un passage sur un seul des cotés, 8,00m pour le passage sur les deux cotés. Voilà certainement un des freins à la plantation de ces haies brises vents, anti-érosion, piège à eau, ressource de bio-masse et abris pour la faune utile (et l'autre aussi).

Quant aux commissions de remembrement, celles que j'ai vu fonctionner étaient pilotées par les gros exploitants souvent très attentifs à leurs intérêts.
La procédure d'enquête publique permet de faire consigner toutes remarques, questions, propositions. Le mieux est encore de rejoindre les assos de défense du milieu naturel. Elles existent et font un boulot formidable même si parfois dans l'ombre.

Nous n'étions que 25 mais nous nous sommes bien amusés. Au soir de cette plantation, le sourire des gens disait le bonheur de ceux qui ont pu le faire… vous connaissez ce sourire!

#4 flanar l'ancien

flanar l'ancien

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Posté 15 mars 2011 - 00:39

Le but est ailleurs.


En fait, en lisant ton post d'introduction, c'est la question que je me suis posée: c'est quoi, le but?
(Je précise qu'il n'y a rien de négatif dans ma question. Je me demande vraiment à quoi ça sert de faire ça :cogite: .)

#5 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 15 mars 2011 - 09:46

Salut flanar,
Le post initial était déjà bien long, et j'avais repoussé à plus tard les explications que tu demandes.
Pas de soucis.

En fait les buts à atteindre ou les objectifs poursuivis sont nombreux et même de plus en plus nombreux. Mes amis et moi sommes ravis de voir surgir de nouvelles demandes que nous n'avions pas imaginées… et pourtant nous en avons brassé des idées!

Nous nous sommes rendus compte qu'une haie champêtre naturaliste qui pouvait avoir un rôle pédagogique, ça n'existait pas dans notre département… tout simplement. Agricole, cynégétique, paysagère, il en existe bien sûr, mais aucune n'est réellement prévues pour recevoir un large public et pour lui fournir information et savoir-faire. (une sorte de préalable)

Parce que cette haie existe, que nous maitrisons le foncier, que nous sommes une assos qui s'est fixé cette mission, que nous avons les uns et les autres de multiples compétences (flore, oiseaux, champignons, fruits…), que nous avons reçu une aide financière substantielle valant signal fort de la part de nos élus, … nous allons pouvoir organiser des visites, des démonstrations, des expositions, des travaux naturalistes, des essais plus techniques (brf) pour tous les publics.

Une demande inattendue est venue du maire: organiser une visite pour l'association des maires. Voilà un public que nous allons adorer sensibiliser. ;)

#6 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 15 mars 2011 - 13:46

Merci pour ces explications détaillées. :)

Un point m'intrigue toutefois : crois-tu vraiment que sans cette aide financière substantielle votre exemple aurait eu moins de poids ?

#7 FLOYD

FLOYD

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Posté 15 mars 2011 - 20:38

Sans ces aides financières le projet aurait pu faire 100 ml, et concerner le microcosme de l'assos.

Parce que le projet était ambitieux, que nous avons voulu impliquer les assos, les collectivités locale, les médias, les mécènes, les gens… parce que finalement aller à la pêche aux euros a fait parler de notre projet, parce que maintenant il y a de l'argent et de la sueur des citoyens dans notre haie, parce que le résultat sur le terrain est "satisfaisant" et que la couverture presse a bien joué le jeu…eh bien personne ici ne regrette tout le temps, toute l'énergie investis.

Combien de fois ai-je dit qu'avec ma bêche et sans rien demander à personne la même chose aurait pu voir le jour et sans doute plus rapidement…
Mais voilà l'enjeu c'était de taper plus haut, plus fort, plus longtemps. Montrer qu'on pouvait le faire va "crédibiliser" l'assos et ses futures projets.

Alors oui, le "but est ailleurs"…

#8 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 19 mars 2011 - 11:14

Et bien au moins c'est de l'argent utilisé pour la bonne cause et le refus du film plastique me semble de bon augure ! :)

Quels ont été les critères de choix des diverses espèces plantées et y a-t-il des différences avec celles qui forment ta haie ou ce que préconisait Soltner ?
Je suis intriguée par l'absence du noisetier et de l'aubépine par exemple. Est-ce parce qu'il sont déjà fréquents dans la région ?

#9 FLOYD

FLOYD

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Posté 19 mars 2011 - 21:33

Le noisetier est bien présent dans notre haie, juste oublié de le mentionner. Pas d'aubépine ni d'épine noire parce que ces espèces communes ont de robustes épines; un choix sécuritaire en premier. Accessoirement la présence du verger conservatoire incite à ne pas planter l'aubépine toujours susceptible du feu bactérien.

Avec une gamme de 34 espèces nous avons déjà élargi la palette champêtre vers quelques espèces plus horticoles. Dans ses ouvrages, Soltner détaille selon le climat et selon le sol, différentes listes de végétaux. Avec un sol sablo-argileux et les étés secs de notre département le bocage alentour n'est pas si varié. Mais la haie est aussi destinée à valider (ou pas) certains choix.

J'ai aussi un peu de recul, acquis grâce à mes propres bandes boisées et à quelques années de métier. La gamme disponible en pépinière est aujourd'hui très large. Elle permet beaucoup de souplesse. Reste que les questions de diversité génétique, ou plus exactement de patrimoine génétique local, n'ont donc pas été intégré au projet.

Comme évoqué plus haut, il serait bon de trouver, de cultiver des plantes issues d'une collecte locale. A ce niveau d'exigence, il faut du temps, de la disponibilité, de la compétence, des terrains, bref un très lourd investissement pour obtenir en quantité et au bon moment les végétaux attendus.
Un jour peut-être…

#10 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 14 dcembre 2011 - 21:29

Nos efforts et les arrosages suivis (et indispensables) ont assuré la reprise de tous les végétaux à 10 près…

En novembre, nous avons présenté lors d’une expo-conférence à la Ville, les résultats de cette première saison au profit d’une quarantaine de visiteurs et d’un journaliste.

#11 Tis

Tis

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Posté 17 dcembre 2011 - 13:05

Bravo pour cette belle réussite ! 2% de pertes ce n'est vraiment pas beaucoup. :-D

Pour les 10 qui manquent pensez-vous laisser les trous pour amener un peu de discontinuité visuelle ou pensez-vous les remplacer par une (ou plusieurs) variété locale qui mériterait d'y être ajoutée ? Je pense au cormier, par exemple.

Et que que ferez-vous des plantes qui s'implanteront seules amenées par le vent ou les animaux, ou présentes dans le sol ?

#12 FLOYD

FLOYD

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Posté 17 dcembre 2011 - 14:05

Merci Tis.
Tes judicieuses questions rejoignent une fois encore nos préoccupations très concrêtes.

La densité retenue, une plante par mètre, permet de former la haie en 3 ou 4 années. Au delà l'expérience montre que l'étage arbustif résiste peu car il est rapidement dans l'ombre des cépées et des arbres de haut-jet. Un trou par ci par là ne pose donc aucun problème à court terme.

Le cormier (Sorbus domestica) n'est pas si rare qu'on l'entendait dire dans notre département. Un inventaire serré et sérieux le montre; plus de 600 sujets mis en fiches et de tous âges.
Dans les deux parcelles voisines, que nous gérons également, le cormier est présent. Une parcelle d'observation naturaliste est placée en réserve intégrale; nous y avons deux ou trois bosquets de cormiers qui montent déjà à plus de 3,00m de hauteur dans une friche armée (prunellier, ronce, chêne, bouleau, saule, églantier…). Les chevreuils régulent…

Dans chacune des trois parcelles nous savons qu'il faudrait herboriser très attentivement pour mettre un nom sur les annuelles, les vivaces, les bulbes, les champignons qui coexistent avec les graminées. La bio-diversité y est grande. La connaitre fait partie des projets que nous avons soumis à diverses assos amies. Elles sont déjà très occupées et sur des sites encore plus exceptionnels!
La faune semble tout aussi riche.

Si nous en avions les moyens financiers, logistiques et scientifiques, je rêverais d'accueillir un étudiant chaque année pour un vrai suivi…

#13 Tis

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Posté 28 dcembre 2011 - 13:07

En attendant de pouvoir réaliser ce projet ambitieux, peut-être qu'une petite séance photo hebdomadaire vous permettrait déjà de démarrer facilement l'inventaire de l'étage herbacé ?
Une dizaine de photos numériques par semaine ne coûte quasiment qu'un peu de temps et vous donnerait à la fin de l'année une belle base de données de plus de 500 vues,
Cela aurait en outre l'avantage de pouvoir les classer simplement par ordre d'apparition et de les étudier à l'abri quand il ne fait pas beau tout en les voyant dans leur biotope.

#14 Yamabushi

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Posté 28 dcembre 2011 - 14:28

Interressant projet que voila.
J'ai vu il y a moins d'un an une vidéo de soltner et j'avoue que depuis je fais dans mon potager sur ce modele un petit coin qui a donné plus que les autrs réuni !

#15 FLOYD

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Posté 15 mars 2012 - 10:59

Juste un petit copié-collé, pour replacer l'actualité de notre nouvelle haie dans le bon topic;

Vu le faible volume disponible de brf, il ne pourrait suffire contre les herbes adventices. D'ailleurs son rôle biologique n'est pas celui d'un paillage. Les cartons eux, auront ce rôle, je ne pense pas qu'ils peuvent constituer une couche réellement imperméable à l'oxygène de l'air.

La plantation a lieu sur sol préparé, disques puis labour jeté en version agricole, soit 3,00 m de large x 100 m de long. Dans l'idéal on a besoin de 300 m2 de paillage. Pour une épaisseur de 5 cm ce sont 15 m3 qui seraient nécessaires.
Notre stock de cartons empilés est impressionnant… mais une fois étalés… il en manque un peu.

Ce qui manque aussi, c'est le compost mûr pour l'apport azoté, de quoi nourrir les bactéries et donner de l'appétit aux mycélium, en évitant la faim d'azote. … voilà comme la planification c'est fait pour être changé, la plantation a bien eu lieu et les cartons sont en place sans brf. Le brf a servi ailleurs, j'en parle après.

Par contre, nous avons la visite des chevreuils et des sangliers. Ces derniers ont entrepris de défaire les cartons que nous avions pris soin de transpercer par des petits piquets d'osier pour bien les plaquer au sol. Un courrier à la fédé de chasseurs est parti en LRAR pour les sensibiliser à nos soucis.

Nous avons aussi des chevreuils… venus abroutir quelques beaux scions après avoir fait voler les protections. Donc recépage à ras la souche…

Le brf, est en fait du broyat de branches de chênes tétard qui ont été élagués à l'automne. Un peu oxydé après 3 mois en tas.
Des courageux l'ont mis en place par dessus les mulchs d'écorce ou de plaquettes de peuplier.

Il faut souligner que le sol, même s'il est un peu "sali" par des adventices, est resté frais humide. On distingue des filaments de mycélium. On peut donc penser que la biologie du sol est bien partie.

Mon mercredi après midi a été consacré aux tailles et recépages indispensables pour bien former les touffes de buissons, les cépées arbustives, les arbres de haut-jet. Un peu courbatu ce matin… bizarre. ;)

#16 Anonimo

Anonimo

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Posté 15 mars 2012 - 11:16

Bonjour Floyd,
Tout d abord bravo pour cette initiative forte ! Il n est jamait peine perdu de federer des gens insensible a des cause
d interet generale.!!Il me parait aussi logique d avoir la pedagogie de s accmoder des moyen du systeme afin de captiver
l attention des "insensibles" dans un premier temps, et les amener en suite vers les moyen plus en phase avec notre
esprit.
a+

#17 FLOYD

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Posté 15 mars 2012 - 12:14

A propos d'actions pédagogiques, avez-vous des idées d'animations "ludiques" pour faire découvrir et les techniques et les nombreux objectifs de ces plantations de haies.

Depuis le temps je n'ai jamais trouvé comment capter l'attention des enfants pour venir voir des "bouts de bois" sans feuille et sans fruit… ;)
Pour le verger, on rame aussi pour les intéresser… même au moment des pommes.

#18 FLOYD

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Posté 15 mars 2012 - 20:10

Lors de la plantation de la haie champêtre, un de nos amis, très écolo engagé, breton de surcroit, semblait danser une véritable bourrée et parvenait ainsi à compacter la terre légère autour des maigres racines des jeunes plants.

Je limitais son ardeur vite fait. Il se justifia en rappelant qu'il ne fallait pas laisser de poche d'air sous une plante mise en terre et qu'il fallait donc tasser du pied.

Bien d'accord sur l'objectif, je dus lui faire comprendre que "sa solution" était pire que le mal qu'il tentait d'éviter.

#19 Tis

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Posté 16 fvrier 2018 - 16:12

A propos de résistance aux maladies les vieilles haies locales réservent parfois de belles surprises et il peut être intéressant de prélever des graines et des boutures sur les vieux arbres des environs :
 

Vous avez un orme sain ? Faites le savoir
Publié le 6 Mar 17

 

À Valdallière (Calvados), tout le monde connaît l’if millénaire d’Estry, mais qui sait qu’à Presles croissent des ormes en pleine forme ? Il semblerait que leur existence ait été repérée par Nicolas Hatteville, l’ancien technicien de la communauté de communes, et ce, lors des plantations des haies en 1998.

 

4 m de circonférence

Tombée dans l’oubli, l’information a refait surface dernièrement. Ces ormes ont attiré la curiosité de Dany Anne, employé communal, Allan Marie, technicien, et Jean Pavie, directeur des services de Valdallière. Accompagnés de Daniel Thérin, maire de Presles, tous sont allés découvrir ces arbres remarquables chez leur propriétaire, Daniel Catherine.

Les deux ormes poussent au lieu-dit La Guilberdière, en limite de la commune historique de Pierres. Les arbres poussent sur la crête d’une vallée où coule un ruisseau, l’Houssemagne.

L’arbre le plus imposant a circonférence d’environ 4 m et le second de 2,20 m.

« On suppose que le premier arbre a entre 100 et 120 ans et le second entre 50 et 80 ans », précise Daniel Catherine. « Nous aimerions que des prélèvements soient faits pour comprendre pourquoi ces arbres ont résisté à la graphiose », explique Daniel Thérin.

Dans les parcs depuis François 1er

L’orme est un arbre de la famille des Ulmacées pouvant atteindre plus de 30 mètres de hauteur. Son écorce est fissurée et ses feuilles caduques sont dissymétriques à la base et doublement dentées. Ses fleurs apparaissent en mars, avant les feuilles, et sont dépourvues de pétales, mais portent des étamines rouges pourpre bien reconnaissables.

Ses fruits ailés rouge-verdâtre dits « samares », dispersés par le vent apparaissent en mars-avril avant les feuilles.

« Je me souviens d’avoir entendu des anciens dire qu’ils utilisaient de l’orme pour construire des escaliers car ce bois ne craquait pas », relate Daniel Thérin. « Pendant les périodes de sécheresse, on coupait des branches d’orme pour nourrir les bêtes. »

Autrefois, l’orme était abondamment planté dans notre région comme bois d’œuvre. Résistant à l’eau quand il est immergé, comme le chêne ou l’aulne, il a été utilisé comme moyeu de roue de moulin à eau et comme pilotis.

Il a aussi (beaucoup) souvent été planté dans les parcs en ville dès François 1er et Henri IV comme élément de décoration, puis le long des boulevards. La dureté de l’orme en a fait un bois de travail de choix notamment pour les vis, roues, galoches, coques de bateaux.

Au Moyen Âge, il était utilisé pour la construction des cathédrales et des navires. Il a ensuite servi à la fabrication des instruments de musique et aux traverses de chemins de fer. Il peut aussi servir de bois de chauffage informe le Crépan.

Au milieu des années 1980, le comité régional d’étude pour la protection et l’aménagement de la nature en Basse-Normandie a mené plusieurs actions pour sauver les ormes.

 

Un inventaire lancé

Son objectif était de déterminer si la présence d’ormes adultes sains après la phase aiguë de l’épidémie de graphiose est liée à des caractéristiques génétiques ou bien à des facteurs extérieurs aux arbres. En 1985-1986, le Crepan a lancé un inventaire des ormes encore sains en Normandie. En Basse-Normandie, 155 arbres adultes ont été repérés sains. Un autre recensement a été effectué en 2007 et 2008 et 67 arbres non mentionnés en 1985-1986 ont été localisés dans le Calvados, la Manche et l’Orne. Parmi les arbres considérés comme sains en 1985 et 1986, 60 ont fait l’objet de prélèvements de boutures en vue de leur clonage.

Vous possédez sur votre propriété un ou plusieurs ormes sains ? Faites le savoir ! Beaucoup sont touchés par une maladie fongique : la graphiose. Le champignon est propagé dans les vaisseaux conducteurs de sève par des coléoptères, les scolytes, qui creusent des galeries dans le bois. Les vaisseaux sont obstrués. Les feuilles de l’arbre brunissent et tombent et, peu à peu, l’arbre meurt.

La Normandie a été touchée par cette maladie à partir 1976 et le Calvados en 1977, le Bocage normand comptait plus de 2 millions d’ormes dans ses haies. La plupart ont été décimés (environ 30 % du bois debout).

Si vous avez connaissance de l’existence d’ormes sains sur le territoire de Valdallière, contacter Jean Pavie au 02 31 66 23 90.

https://actu.fr/ile-...ir_3455138.html