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Révolte en Grèce


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104 réponses à ce sujet

#21 naturel

naturel

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Posté 29 juin 2011 - 20:57

la grèce s'emflame

Modifié par naturel, 29 juin 2011 - 21:02 .


#22 ambre

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Posté 29 juin 2011 - 20:59

On n'a pas accès au lien naturel

#23 naturel

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Posté 29 juin 2011 - 21:03

je ne suis pas douer pour les messages :-?

#24 zen33fr

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Posté 05 juillet 2011 - 10:44

Le Diktat des banques : le peuple grec dans le laminoir du néolibéralisme.
Chems Eddine CHITOUR
« Quand les hommes blancs auront transformé les terres, l’eau et les forêts en argent, ils se rendront compte que l’argent ne se mange pas. »
Proverbe indien

L’affaire grecque est venue nous rappeler que les pays sont vulnérables, les civilisations sont mortelles et que l’histoire du temps présent n’a aucune considération pour le passé. Ce qui se passe en Grèce - berceau de la civilisation occidentale- petit pays d’une dizaine de millions d’habitants, nous met en perspective la férocité du néolibéralisme sauvage qui broie les cultures, les civilisations et les peuples, se faisant aider par des Etats qui ne peuvent rien refuser aux multinationales dont les bénéfices ne cessent d’augmenter.
(...)
« On ne distingue plus que deux catégories de population : la poignée de ceux qui profitent du capitalisme contemporain et la grande majorité, qui le subit. Notamment à travers le mécanisme de la dette.

article complet à ce lien
http://www.legrandso...iberalisme.html



Loin d’être l’action de la « main invisible du marché », la crise de l’euro est le fruit d’une stratégie mûrement préparée par Christina Rohmer et le Comité des conseillers économiques de la Maison-Blanche. Il s’agit de sauver l’économie étatsunienne en contraignant les capitaux européens à se réfugier outre-atlantique, et en plaçant à terme l’économie des Etats de la zone euro sous contrôle US via le FMI et l’Union européenne. Jean-Claude Paye analyse les premières étapes du processus en cours.
La crise de l’euro résulte d’un choix politique, celui des autorités de l’Union européenne de mettre en gage la monnaie commune, au lieu de restructurer la dette souveraine grecque.
(...)

article complet à ce lien
http://www.voltairen...ontre-l-euro-et



Obama, la guerre financière et l'élimination de DSK
par Thierry Meyssan

On ne peut comprendre la chute de Dominique Strauss-Kahn sans la replacer dans le contexte du projet qu’il incarnait de création d’une nouvelle monnaie de réserve internationale prévue pour aujourd’hui 26 mai 2011. Un projet paradoxalement attendu par les États émergents tout autant que par la finance apatride, mais refusé par le complexe militaro industriel israélo-états-unien. Thierry Meyssan lève le voile sur le coup-fourré de l’administration Obama pour ne pas tenir ses engagements.
(...)
article complet à ce lien
http://www.voltairen...financiere-et-l

#25 naturel

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Posté 13 fvrier 2012 - 12:31

Combien gagne un député Grec en sachant que la moyenne de salaire est base environ 700 euros

http://www.wikistrik...r-99215871.html

#26 FLOYD

FLOYD

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Posté 13 fvrier 2012 - 12:39

… révolte sans doute nécessaire, mais pourquoi incendier la bibliothèque nationale???
Si c'est un symbole à abattre, lequel et pourquoi?
Les héllènes ont une longue histoire mais une mémoire courte… cramer des livres et des archives ne va pas aider.

#27 Anonimo

Anonimo

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Posté 13 fvrier 2012 - 14:00

Un film plutôt passionnant sur la dette grecque, ou comment on bourre le mou aux populations pour leur donner mauvaise conscience et continuer pendant ce temps-là ses petites magouilles politico-capitalistes.
Sous la vidéo, un lien (reprenant le film, d'ailleurs) vers une interview du réalisateur et sur le mouvement né et découlant de ce film.
Appuyer sur CC, en haut à droite de l'écran, pour choisir la langue des sous-titres.
http://www.dailymoti...ilms#from=embed


Debtocraty, le documentaire qui secoue la Grèce


Interessant ton propos!!
j ai justement un petit lien fort intéressant ,que je suppose pas inconnu parmi vous ,
http://www.syti.net/Manipulations.html

vous remarquerait bien a quel point ces conspirations ressemblent drolement a l actualité !
....surtout les meneurs!
a+

Modifié par Anonimo, 13 fvrier 2012 - 14:01 .


#28 Yaverot

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Posté 16 fvrier 2012 - 14:53

Froutch

#29 EcliptuX

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Posté 16 fvrier 2012 - 20:28

Froutch

Tu cherchais à exprimer quelque chose Yaverot ?
Si c'est le cas, je pense que tu peux retravailler ton expression....

#30 flanar l'ancien

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Posté 20 fvrier 2012 - 21:14

«Nous avons sauvé les gens plutôt que les banques»

L'ancien ministre de l'Economie argentin, Roberto Lavagna, a sorti son pays de la crise en 2002, en se passant des services du FMI. Il préconise la même solution pour la Grèce.


L'ancien ministre de l'Economie argentin Roberto Lavagna, 69 ans, est le principal artisan du redressement de l'Argentine engluée dans une terrible crise économique il y a dix ans. Lorsqu'il prend ses fonctions, en avril 2002, le peso vient d'être dévalué de 70%, le pays est en cessation de paiement, la dette privée s'élève à plus de 72 milliards d'euros, l'inflation annuelle flirte avec les 125% par an, le chômage explose, les petits épargnants sont ruinés et les troubles sociaux ont déjà fait plus de 30 morts dans le pays. Cet ancien ambassadeur auprès de l'Union européenne décide immédiatement de se passer de « l'aide » du Fonds monétaire international (FMI) et des marchés financiers. Quelques pistes à suivre pour la Grèce.

Quelles sont les grandes similitudes entre la crise argentine de 2001-2002 et la crise grecque ?
Au plan économique, tout est semblable. L'Argentine avait établi une parité fixe entre le peso et le dollar, la Grèce est ficelée à l'euro, perdant ainsi le contrôle de sa monnaie. Un taux de change fixe associant des pays à forte productivité et d'autres dont la compétitivité est beaucoup plus faible ne peut qu'engendrer une crise. La Grèce est déjà dans sa quatrième année de récession, l'Argentine l'était également. Le déficit fiscal, le déficit des comptes courants, la chute vertigineuse du PIB, l'endettement, l'explosion du chômage... toutes les grandes données macro-économiques sont similaires. En revanche, la situation sociale de la Grèce est bien meilleure que celle de l'Argentine à l'époque. Au plan institutionnel, l'Argentine était par ailleurs un pays isolé alors que la Grèce fait partie de l'ensemble économique le plus puissant du monde.
Comment avez-vous tiré l'Argentine du chaos ?
Dès mon entrée en fonction, en avril 2002, j'ai décidé de changer radicalement notre manière de penser la sortie de crise.. Le mois suivant, j'étais à Washington pour rencontrer les dirigeants du Fonds monétaire international et leur expliquer que nos rapports allaient s'en ressentir. Depuis le début du marasme économique, en 1998, nous avions déjà eu deux programmes du Fonds pour un total de 51 milliards d'euros. Les deux ont été des échecs retentissants et certaines voix s'élevaient pour demander une troisième tournée de quelque 17 milliards supplémentaires.
Je n'ai pas voulu suivre cette voie et j'ai expliqué au Fonds que nous ne voulions plus de prêt et que nous sortirions seuls de la crise. La seule chose que j'ai demandé était un roll over partiel de toutes les échéances. Je me suis également engagé à payer les intérêts de la dette et une partie du capital. Mais pas tout et pas tout de suite. Cette position était tout simplement impensable pour le FMI car nous affichions notre volonté de fixer nous même notre propre politique économique. J'ai du leur expliquer trois fois de suite ma position avant qu'ils finissent par comprendre. A partir de là nous avons arrêté de soutenir financièrement les banques alors que le FMI nous l'imposait, exigeant même que nous privatisions la Banque de la Nation. Mais comme nous étions sorti du jeu, le Fonds n'avait plus de moyen de pression sur l'Argentine!
Vous avez donc oeuvré contre le FMI et vos principaux créanciers ?
Le sorties de crise se font en dehors des chemins tracés par le FMI. Cette institution propose toujours le même type de contrat d'ajustement fiscal qui consiste à diminuer l'argent qu'on donne aux gens - les salaires, les pensions, les aides publiques, mais également les grands travaux publics qui génèrent de l'emploi - pour consacrer l'argent économisé à payer les créanciers. C'est absurde. Après 4 ans de crise on ne peut pas continuer à prélever l'argent aux mêmes. Or c'est exactement ce qu'on veut imposer à la Grèce! Tout diminuer pour donner aux banques. Le FMI s'est transformé en une institution chargée de protéger les seuls intérêts financiers. Quand on est dans une situation désespérée, comme l'était l'Argentine en 2001, il faut savoir changer la donne.
Selon vous les plans d'austérité et de rigueur ne sont pas nécessaires mais c'est pourtant ce qu'on impose à la Grèce...
A tort car l'argent prêté risque de ne jamais être remboursé et le déficit fiscal grec est plus élevé aujourd'hui qu'avant la première injection d'argent frais. Ce sont les mêmes éternelles erreurs. C'est le secteur financier qui impose sa manière de voir les choses au monde entier. On préfère sauver les banques plutôt que les gens qui ont des crédits immobiliers à rembourser. La première chose qu'on a faite nous, c'est de rallonger les échéances pour les propriétaires endettés. Les fonctionnaires du FMI nous ont alors dit que nous violions les règles essentielles du capitalisme! Ils oubliaient simplement que des gens ruinés ne consomment plus, ce qui obère une relance par la croissance.
Au lieu de payer les banques, la Grèce devrait investir dans l'éducation, les sciences et la technologie, financer des infrastructures et récupérer ainsi une certaine productivité, ne serait-ce que dans les secteurs des services ou du tourisme.

Vous devez avoir beaucoup d'ennemis chez les banquiers...
Ils me détestent! Ce qui ne les a pas empêché de frapper à notre porte pour nous prêter de l'argent 48 heures exactement après que nous avons terminé la restructuration de notre dette en 2005! Or j'ai refusé ces offres intéressées en leur répondant que nous ne reviendrons pas sur le marché financier avant 2014 car nous n'en avons plus besoin. Pourquoi 2014, simplement parce qu'a cette époque la dette sera seulement de 30% du PIB, la moitié des critères européens de Maastricht! Je pense qu'un pays comme l'Argentine ne doit pas être tout le temps présent sur le marché financier. C'est un risque beaucoup trop grand d'augmenter à nouveau la dette. Le problème c'est que ce sont les banquiers eux-mêmes qui estiment qu'il est positif pour l'image d'un pays d'emprunter à l'international. Il est clair que si je vendais des tomates, je trouverai très bien qu'on en mange! Eux ils vendent de l'argent.

.
Je mets le lien parce que ça se fait, mais je vous déconseille de cliquer dessus; vous allez tomber sur un torchon plein de pub et sans grand intérêt :shy: : http://www.liberatio...que-les-banques

#31 polaris

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Posté 21 fvrier 2012 - 06:47

Ben voyons... Les politicards qui tiennent tête aux banksters pour aider leur peuple... Il faut effectivement aller chez Rothshild (Libé) pour lire des jolies histoires comme ça. Cette interview me rappelle furieusement celle de Balkani piégé par les yesmen, expliquant à ce qu'il croyait être des journalistes anglo saxons qu'il n'y avait pas de misère en France, qu'il était doux d'y être clochard en quelque sorte... Curieusement il ne parle pas des piqueteros ce monsieur Lavagna : un oubli facheux, en partie comblé ici : http://ac.eu.org/spip.php?article1028

Pour se désillutioner totalement du mytho de Libé, je t'invite Flanar à creuser sur un Monsieur Lucio Gelli et de son rôle particulier en Argentine.
Mais quel est ton avis sur ce que tu rapportes ici au fait ?

#32 polaris

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Posté 21 fvrier 2012 - 20:13

L'Argentine dans les années 90-2000 a servi de laboratoire à ce qui se passe aujourd'hui en Europe, en Grèce principalement pour l'instant. C'est surtout la solution qui a été expérimentée : dépeçage total du pays par les multinationales étrangères, dictature financière sans rémission à la clé.

Un historique de ce process ici :
Saccage de l’Argentine par le FMI, multinationales et banques occidentales
http://www.elcorreo....tine-par-le-FMI

Pour se convaincre de la vaste blague à laquelle participe ce Roberto Lavagna, un petit fil sur la Banque centrale d'Argentine depuis 2 ans:
- Janvier 2010 : Le président de la Banque centrale d’Argentine annonce sa démission
Plus de trois semaines après avoir refusé son limogeage par la présidente Cristina Kirchner, le président de la Banque centrale (BC) d'Argentine, Martin Redrado, a annoncé vendredi 29 janvier sa démission.
Surprise en Argentine. Après trois semaines de crise institutionnelle, l'homme qui en est à l'origine, le président de la Banque centrale (BC) Martin Redrado a annoncé le vendredi 29 janvier sa démission. Le 7 janvier, Martin Redrado avait été destitué par la présidente Christina Kirchner pour avoir refusé de libérér plus de 6 milliards de dollars de réserve pour payer la dette 2010. Mais dès le lendemain, un juge l'avait rétabli dans ses fonctions.

Article complet ici : http://www.rfi.fr/co...nonce-demission

Mais en février 2010 il a dégagé quand même, place à quelqu'un de docile qui ne parle plus de dette, pouf ça n'existe plus :
- Présidente de la Banque Centrale Argentine (BCRA) depuis février 2010, Mercedes Marcó del Pont était l’invitée de l’association Marianne, le 18 mars dernier. Elle a défendu avec passion le modèle de développement promu par les époux Kirchner, soucieux d’un marché intérieur solide et de justice sociale, tout en reconnaissant les efforts à fournir en matière institutionnelle. L’inflation ? Un moindre mal lié au dynamisme économique
Article complet ici : http://marianne2010....rale-argentine/

Je clos en musique avec cette belle chanson Victoria (son vrai prénom) de keny arkana, argentine d'origine, qui évoque une toute autre réalité


#33 Anonimo

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Posté 21 fvrier 2012 - 20:30

En ettendant les anarchystes prennent place aux fauteuils ,cigares au becs et laschent les cartes!
la partie de poker commance!

#34 flanar l'ancien

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Posté 22 fvrier 2012 - 23:58

Bonsoir, Polaris.
Je vais essayer de répondre dans l'ordre à tes propos, infos & questions.

Ton lien "Agir contre le chômage et la précarité", très intéressant au demeurant, parle de la période économique précédant celle que je mentionne. Càd des années 70 à la fin des années 90. Années où une droite dure, copinant avec les grands organismes internationaux, détruisait le pays au profit d'une exécrable élite.

Je n'ai pas approfondi ma recherche sur Lucio Gelli. Il y a toujours eu et il y aura toujours des ordures sur terre, mais cela n'empêchera jamais les roses de s'épanouir.
Peut-être (sûrement) ai-je tort, mais relier tout à tout me paraît trop prise de tête et permet trop facilement des égarements dans lesquels je n'ai pas envie de m'aventurer.

Mon avis sur ce que je rapporte: Choisir de se passer du FMI, contrevenir aux directives financières internationales est à mon sens une bonne chose, une expérience courageuse à tenter. Tout en sachant qu'on va se mettre l'occident et le monde du fric sur le dos. Le gouvernement grec, malgré l'avis du peuple, n'a pas les couilles de le faire, et c'est bien dommage.
L'argentine fût la première à le faire, avant la Russie, la Turquie, le Brésil, l'Uruguay, l'Inde, l'Islande. C'est cela que je souhaitais mettre en avant: le refus du jeu du système, jeu où la Grèce, hier encore, a baissé son froc pour que "les puissants" puissent plus aisément enculer le peuple!
http://www.ulb.ac.be...l122006/41.html

Ton lien sur El Correo ne fait que confirmer ce que j'écris, puisque lui aussi concerne l'avant 2000 et la dictature militaire qui faisait, en y trouvant son intérêt contre le peuple, le bonheur des financiers occidentaux.
Depuis, la gauche au pouvoir a essayé de redresser la situation, avec des expériences plus ou moins heureuses mais menées dans l'intérêt du peuple et du redressement du pays. La situation s'est beaucoup améliorée là-bas même si elle semble recommencer à se dégrader ces derniers temps.

"En 2003 et 2004, l'Argentine a connu une phase de récupération avec des taux élevés de croissance économique. Le PIB a crû de 9 % chaque année. La même chose s'est produit en 2005, année où le PIB s'est élevé à 9,2 % 8.
Grâce à la récupération de l'économie que l'on a observé durant ces trois années, et prenant en considération que dès le troisième trimestre de 2005 le PIB argentin (en pesos argentins et à prix constants) a dépassé la valeur de 1998, on peut affirmer que la crise était terminée à cette date. Cependant, les conséquences de la crise persistent, et les indicateurs sociaux n'ont pas encore atteint les niveaux qu'ils avaient dans les années précédant la crise. La pauvreté qui avait atteint quasi 60 % et le chômage qui dépassait 25 % en 2002 ont réussi à se réduire dans la période de post-crise, jusqu'à arriver à 23,4 % de pauvres et une réduction à 8,7 % du taux de chômage à la fin de l'année 2006."
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_l'Argentine#Situation_actuelle_.282003_et_ann.C3.A9es_suivantes.29

"Elle a défendu avec passion le modèle de développement promu par les époux Kirchner, soucieux d’un marché intérieur solide et de justice sociale"
Y a-t-il quelque chose qui te gène là-dedans? Les époux Kirchner ont fait beaucoup pour l'argentine, je trouve. Et la fin, parfois, justifie les moyens.

Merci pour Keny Arkana. J'écoutais ce titre en boucle il y a 2 ou 3 ans, sans pour autant m'être lassé de "La rage du peuple"


#35 naturel

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Posté 30 mars 2012 - 10:03

L'Espagne brule après la Grèce et avant la France....http://litinerantcit...vant-la-france/

#36 Varenge

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Posté 30 mars 2012 - 11:21

Bonjour
Une chose est sûre il faut changer l'économie au niveau mondial.

#37 ezza

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Posté 10 mai 2012 - 15:12

Salut

........ islande révolution silencieuse ( blocus dans les média ..... chut)

http://www.agoravox....euse-de-l-86854

http://www.youtube.com/watch?v=PId9igNyXoM
( video a interprété)

http://blogs.mediapa...-de-la-croissan

A+

Modifié par ezza, 10 mai 2012 - 15:15 .


#38 polaris

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Posté 10 juin 2012 - 08:00

Ils me font rêver les islandais. Sérieux. De ce que j'ai cru comprendre c'est un peuple assez peu nombreux, plutôt une grosse communauté aux intérêts convergents et avec encore du lien social -par ex les bains chauds publics où les gens se retrouvent et discutent. Et s'organisent... et pèsent. Sans violence.
Peut être le résultat quand on parvient à s'unir sur des vrais choix de société en arrêtant de se chicaner à propos des guignols politiques qui sont précisément là pour nous diviser ? Pour mieux nous tondre justement ?

Dommage que ça caille si fort chez eux.

#39 _strychnine_

_strychnine_

Posté 13 juin 2012 - 07:58

Rien n,arrive par hasard on dirait...
http://www.romandie....30620120828.asp
On fout le bazar dans un pays un peu faible, et aprè;s on lu pique ce qui lui reste en prétendant le sauver... C'est pas beau, ça ? :grognon2:




La Grèce se rêve un avenir en or qui ne fait pas l'unanimité


ARISTOTELES - De l'or dort dans les sous-sols de la Grèce aux finances exsangues et dans le nord du pays, des villages se déchirent sur l'exploitation des prometteuses ressources aurifères relancée par la crise.

Alors que la Grèce tente d'attirer des investisseurs étrangers pour relancer son économie moribonde, l'un des projets les plus significatifs porte sur l'extraction du précieux métal jaune dans trois zones aurifères: près de Perama, en Thrace (nord-est), près de Kilkis et en Chalcidique, en Macédoine (nord).

Dans cette dernière région, une presqu'île située à une centaine de kilomètres de Salonique, la procédure est la plus avancée. En juillet 2011, le ministère de l'Environnement a autorisé l'exploitation de deux gisements d'or près d'Olympiada, terre natale du philosophe antique Aristote.

Les richesses minières de la région passent pour avoir financé les campagnes d'Alexandre le Grand. Pour parfaire le mythe, ce territoire se situe à l'entrée du Mont Athos, dont les monastères occupent la pointe est de la presqu'île.

Mais ce ne sont pas ces références illustres qui motivent le combat d'une partie des habitants contre le projet d'extraction d'Hellas Gold, filiale à 95% du canadien European Goldfields.

Quand Georgios Tsirigotis a eu connaissance de l'autorisation octroyée par le gouvernement, il a cru à un mauvais rêve. Cet universitaire de 54 ans, habitant de la région, avait encore en mémoire le combat mené contre les précédentes compagnies minières appâtées par l'or local.

En 2002, le Conseil d'Etat avait annulé, après des années de procédure, une précédente licence d'exploitation estimant que les mines présentaient un danger imminent pour l'environnement.

La crise grecque semble avoir changé la donne. Sur le site de l'agence d'investissement Investingreece, l'exploitation des métaux précieux est présentée comme un axe de développement important.

Dans les mines de Chalcidique, qui produisent plomb, zinc et argent depuis des décennies, European Goldfields prévoit d'investir environ un milliard d'euros. Quelque 150 millions ont déjà été investis et nous employons 650 salariés. A terme, nous créerons 1.500 emplois, assure à l'AFP Petros Stratoudakis, un représentant du groupe.

Mais combien d'emplois seront détruits dans l'agriculture et le tourisme, à cause des atteintes à l'environnement? s'inquiète Georgios Tsirigotis. L'eau qui alimente l'est de la péninsule --8.000 habitants l'hiver, 20 à 30.000 l'été-- passe précisément sur le site prévu de l'exploitation.

Chaque camp brandit ses études techniques attestant de la dangerosité environnementale du projet ou de son innocuité. L'entreprise défend l'emploi d'une nouvelle méthode d'extraction sans recours au cyanure. Ses détracteurs affirment qu'elle n'a jamais été testée dans cette configuration.

Le débat va au-delà des mots. Le collectif des opposants, qui revendique une centaine d'associations, multiplie les actions de terrain: occupations de bâtiments, manifestations, blocages des routes d'accès au site. En mars, une empoignade avec les ouvriers du groupe minier a fait plusieurs blessés.

En 2011, l'Europe avait condamné la Grèce pour avoir vendu, en 2003, les mines de Chalcidique à un prix sous-évalué et sans appel d'offre à European Goldfields. Le secrétaire d'Etat socialiste à l'Economie de l'époque est aujourd'hui maire d'Aristoteles où se situent les gisements.

Favorable aux mines d'or, Christos Pachtas, qui a quitté le gouvernement après des soupçons de corruption dans une autre affaire, est la bête noire des opposants de Chalcidique. Qui pourraient réussir à bloquer le projet en cas de victoire de la gauche radicale du Syriza aux élections du 17 juin.

Pour eux, le temps presse: les premières extraction d'or sont prévues dans les prochains mois, selon European Goldfield. Plusieurs recours ont été engagés en justice.


(©AFP / 13 juin 2012 08h25)




#40 flanar l'ancien

flanar l'ancien

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Posté 31 aot 2012 - 10:49

Alors que Londres accueille les Jeux paralympiques, à Athènes le parti d'extrême-droite Aube Dorée se répand en incitations à la haine contre les personnes handicapées et les homosexuels, après s'en être pris aux immigrés et aux minorités ethniques. Le gouvernement grec et l'Union européenne ferment les yeux sur ce phénomène qui n'est pas sans rappeler la montée du nazisme en Allemagne.


Laurie Penny



"Vous êtes les prochains, après les immigrés". Voilà ce qu'on pouvait lire sur une série de tracts apparus cette semaine dans les clubs du quartier gay d'Athènes. Alors que les violences contre les immigrés et les minorités ethniques ne cessent d'augmenter dans tout le pays, les militants du parti Aube Dorée appellent aujourd'hui à s'en prendre aux homosexuels et aux personnes handicapées.
Ces nouveaux fascistes défilent en chemises noires avec leurs torches dans les rues d'Athènes, ils terrorisent les minorités ethniques et sexuelles, brandissent un emblème qui n'est rien d'autre qu'une swastika déroulée, et n'ont que mépris pour les institutions politiques. Et pourtant, dans toute l'Europe, ils ne sont toujours considérés que comme un symptôme de la crise économique grecque.
Stratégie de diversion

Il fut un temps où les voyous d'extrême-droite ne s'en prenaient aux immigrés que pendant la nuit. Aujourd'hui, ils opèrent au grand jour, sans crainte des conséquences tant elles sont rares. Le nombre et la gravité des attaques a augmenté ces dernières semaines et si les migrants déposent plainte auprès de la police, ils risquent de se faire arrêter.
Non seulement la criminalité contre les immigrés n'est pas considérée comme une priorité, mais en plus bon nombre des militants du parti Aube Dorée sont issus des rangs de la police. Des sondages effectués à la sortie des bureaux de vote en mai 2012 ont montré que dans certaines circonscriptions urbaines, près de la moitié des policiers grecs avaient voté pour le parti raciste qui possède désormais 7% des sièges au Parlement.
Les agressions au couteau, les bastonnades et les attaques en moto sont devenues tellement courantes dans certains quartiers de la capitale que les immigrés n'osent plus y aller seuls. Alors que la Grèce abrite depuis longtemps une importante population immigrée – 80% des réfugiés entrent dans l'Union européenne par les ports grecs -, les étrangers venus trouver refuge dans le pays ont aujourd'hui peur pour leurs enfants. D'après un récent rapport de l'ONG Human Rights Watch intitulé "Hate on the streets" [Haine dans les rues], les "autorités nationales – ainsi que les communautés européenne et internationale dans leur ensemble – ont largement fermé les yeux" sur l'augmentation des violences à caractère xénophobe en Grèce.
Comme si cela ne suffisait pas, le ministre de l'Ordre public, Nikos Dendias, s'est engagé à lutter contre l'immigration qu'il considère comme une "invasion" et comme une "une bombe" prête à faire exploser "les fondations de la société". Il est intéressant de noter que pour lui, la présence des étrangers représente une menace plus grave que la crise économique, un message qu'il n'hésiterait visiblement pas à placarder sur les murs d'Athènes s'il le pouvait.
Le retour du discours raciste s'inscrit dans une stratégie de diversion visant à détourner l'attention d'une population amère face à la crise de la dette et du pouvoir politique. Comme bon nombre de gouvernement de centre-droit, la coalition Nouvelle démocratie reprend le discours de l'extrême-droite et attise la xénophobie au lieu de chercher à apaiser l'opinion publique. Les policiers ont la bénédiction de Nikos Dendias pour interpeler, arrêter et expulser les immigrés. Ils ont déjà mené des milliers d'opérations à Athènes et dans les villes voisines dans le cadre d'un programme baptisé (sans ironie) Zeus, dieu de l'hospitalité.
Vieille technique rhétorique

Comme bon nombre de groupes fascistes, Aube Dorée affirme représenter la classe ouvrière marginalisée. Le parti se dit l'ennemi d'un système démocratique en faillite et exploite le mécontentement populaire face aux erreurs de la gestion néolibérale. Il se déclare contre l'austérité mais n'a aucun projet économique. Sa stratégie repose uniquement sur la violence, la division et le racisme. Les gouvernements grec et européens semblent toutefois prêts à le tolérer et le voient comme la conséquence sociale d'un programme d'austérité qui ferait consensus.
L'Union européenne a été fondée après la Seconde Guerre mondiale afin de créer une union sociale et économique sur un continent dévasté par le fascisme. Dans la Grèce d'aujourd'hui, Aube Dorée est considéré comme un parti politique sérieux quand bien même ses représentants rejettent le processus démocratique et ont tendance à agresser leurs rivaux à la télévision.
Longtemps après l'arrivée des nazis au pouvoir en 1933, bien après l'incendie du Reichstag et la légitimation des violences antisémites par le pouvoir politique, les gouvernements européens sont restés plus inquiets du risque socialiste que de la menace fasciste. Presque jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, il était plus important pour les dirigeants internationaux que l'Allemagne paie ses dettes. L'établissement de parallèles historiques avec le nazisme est une vieille technique rhétorique que les commentateurs de gauche comme de droite ont largement galvaudée à propos d'étiquetages alimentaires et autres mesures de prévention routière drastiques. En l'occurrence, il ne s'agit pourtant pas de rhétorique.
De vrais fascistes en chemise brune défilent pour de vrai dans les rues de la capitale, brandissant des swastikas et des flambeaux, mutilant et tuant des étrangers, et les gouvernements du monde entier les regardent avec une effrayante tranquillité tant que les Grecs continuent de payer leur dette à l'élite européenne. Lorsque les leçons de l'histoire sont apprises par cœur sans être comprises, il est facile de les oublier au moment critique. Il est temps pour l'Europe de se souvenir que le prix du fascisme est autrement plus élevé et plus cruel que n'importe quelle dette publique.

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