Aller au contenu


Photo

Sécheresse et alimentation du bétail


  • Veuillez vous connecter pour répondre
35 réponses à ce sujet

#21 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7 162 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 13 juillet 2015 - 16:05

La sécheresse est arrivée tôt cette année et l'herbe grille dans tous les prés non irrigués.

Pour compléter un peu le menu des 3 brebis d'un de mes fils nous leur apportons de temps à autres de petites branches de figuier, noisetier, catalpa, châtaignier, vigne et quelques repousses d'ortie toutes fraîches.



#22 trx

trx

    Grand commandeur de l'ordre du poireau

  • Modérateurs
  • 3 258 messages
  • Genre: Homme
  • Intérêts:Autonomie, agriculture, apiculture, construction.

Posté 13 juillet 2015 - 18:21

Moi c'est tout les jours que je dois leur ramener des branches, si c'est comme ça jusqu'en septembre, ça promet.



#23 nemo32

nemo32
  • Genre: Homme
  • Intérêts:multiples : nature.sciences humaines.société. histoire . techniques . astronomie...etc..etc...

Posté 13 juillet 2015 - 22:10

débranchez ??

 

http://www.youtube.c...h?v=WC4XX4QNjWc



#24 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7 162 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 14 juillet 2015 - 08:21

Ce texte de Marc Bonfils donne quelques précisions utiles, en particulier à propos des ajoncs évoqués par Crépidule :
 

Les arbres fourragers en climats tempérés.

Les feuilles des arbres sont généralement bien plus riches en MS, en MAT et en divers éléments nutritifs - notamment en oligoéléments - que l'herbe de prairies ou la luzerne, mais, par contre, elles sont beaucoup moins digestes, à cause de leur forte teneur en lignine* et de leur astringence.
NB* : Les bactéries contenues dans la panse des ruminants sont essentiellement cellulolytiques.
 
Cependant que la richesse exceptionnelle des feuilles des meilleurs arbres fourragers compensera partiellement ou même totalement leur manque de digestibilité: en effet, les feuilles des meilleures essences arrivent à contenir jusqu'à 0,35 UF/kg, de matière verte et jusqu'à 18 - 20% de MAT. et ce qui fait alors une valeur nutritive en protéines totales (MAT) presque 2 fois plus élevée que dans le trèfle ou la luzerne... mais sans perdre de vue que les protéines de la luzerne et à fortiori celles du trèfle sont bien mieux résorbées par le bétail que celles des feuilles d'arbres - mais quoique la valeur alimentaire et la digestibilité des feuilles d'arbres soient très variables en fonction des diverses espèces:
1) Certaines essences donnent un fourrage de haute valeur nutritive et qui est particulièrement apprécié du bétail et c'est notamment le cas de l'orme, du mûrier et de l'érable, et qui fournissent les meilleurs fourrages aériens sous nos latitudes et de même que le caroubier en région méditerranéenne, le frêne et le robinier faux acacia donnent également des fourrages d'excellente qualité et de même que l'ajonc marin d'Europe.
 
Les feuilles de robinier faux acacia ont une valeur nutritive comparable à celle de la farine de luzerne déshydratée... De plus, ses fleurs donnent un excellent produit alimentaire pour les humains. Enfin, le robinier réalise une amélioration très rapide des sols sablonneux acides, d'une part en raison de l'amendement azoté qu'il réalise du fait de la présence de ses bactéries fixatrices de N., d'autre part ses racines profondes sont efficaces pour remonter la chaux du sous-sol après dissolution de la roche-mère et remonter ainsi le pH des sols acides. En effet, ses cendres peuvent contenir jusqu'à 7,5% de chaux.
 
L'ajonc marin d'Europe est un arbuste qui atteint 3 à 4 m. de hauteur, et qui croît en Europe du N.O. dans les zones concernées par l'influence Atlantique du S.O. de la Scandinavie au N.O. de L'Espagne et cette légumineuse non météorisante donne un fourrage vert de haute valeur alimentaire et qui est très appréciée par tout le bétail et lui le préfère même au foin. Il donne son pic de production fourragère en plein hiver, de fin novembre à fin février: il arrive donc à point nommé pour relayer les pâtures d'Automne épuisées.
De temps immémorial et depuis les temps préhistoriques on nourrissait, en Bretagne et dans le Pays de Galles, tout le bétail - qu'il s'agisse d'ovins, de caprins, d'équidés ou de bovins - avec les pousses d'ajonc broyées, pendant toute la période hivernale. On le coupait alors au ras du sol et on ne revenait sur la même parcelle que tous les 2 ans - la cime servant de fourrage et la partie ligneuse de litière ou de bois à feu.
De plus, le potentiel de rendement de l'ajonc est  énorme. Si on savait le cultiver intensément, il permettrait de pulvériser tous les records de production fourragère européenne avec des rendements de l'ordre de 50 à 100 t MS/ha/an. Ainsi, dans les régions concernées, il pourrait constituer un maillon essentiel de relais dans la chaîne d’affourragement, dans la mesure où il donne le maximum de sa production en plein hiver - juste au moment où les prairies ne donnent plus rien.
Enfin, l'ajonc, tout comme le robinier faux acacia est une légumineuse très efficace pour amender les sols sablonneux, acides. Il est très intéressant pour valoriser les landes acides, sablonneuses, incultes qui ne font pas partie de la SAU (surface agricole utile), et où il donne quand même une production moyenne de 15 t MS/ha/an.
NB : 12 kg d'ajonc équivaut à 8 kg de foin ou 4,5 d'avoine.

Quand au frêne, ses feuilles séchées et ses ramilles servaient traditionnellement de réserve fourragère hivernale dans les Monts de Lacaune (Contreforts du Sud du Massif Central) les chèvres se jettent littéralement dessus, et semblent préférer au foin.

 

Les feuilles et les ramilles  de hêtres, de peupliers (sauf le peuplier noir qui est toxique), de noisetier, de sorbier, de sureau, du bouleau, de tilleul, de figuier et de luzerne arborescente ont encore un pouvoir nutritif suffisant et tout en présentant une assez bonne appétibilité.

 

Les feuilles et les ramilles de saule, de l'aulne (vergne), du châtaignier, du marronnier d’Inde et de l’olivier sont difficiles à digérer et peu appétentes conviennent guère qu'aux ovins et caprins, l'olivier donne un très mauvais goût au lait des ruminants qui le consomment.

 

Lee feuilles de chênes et de chênes verts conviennent à la rigueur aux ovins et aux caprins mais on n'en servira qu'une très petite quantité aux bovins et surtout pas à des vaches en lactation sous peine de faire chuter la production laitière. Données en fortes quantités aux bovins, elles sont toxiques, à cause de leur richesse en tanins et de leur astringence... En fait,on ne devrait en distribuer qu'à des brebis déjà taries et jamais à des animaux en lactation.

Cependant, les chênes sont très utiles pour fournir au bétail des glands riches en UF. en fin d'Automne et en Hiver et au moment où, par suite du déficit d'insolation et de la migration des réserves carbonées vers les racines en automne, les graminées fourragères ont tendance à baisser en valeur énergétique, ce qui rend alors leur complémentation nécessaire par un  fourrage riche en UF (unité fourragère). Mais on ne donnera jamais de fortes quantités de glands à des vaches, laitières sous peine de faire baisser leur production laitière. Les glands doivent être compris comme un aliment de complément, pas comme un aliment de base.

 

Les aiguilles des conifères (résineux) sont absolument indigestes et inappétentes.

 

Les feuilles de peuplier noir sont toxiques.

 

Les feuilles de noyer, de laurier, de laurier-rose, de cytise arborescente (aubour faux ébénier) d'if et de buis, sont des poisons très toxiques et qui peuvent être mortels pour le bétail (et pour l'homme).

 

Les fourrages aériens peuvent servir de condiments fourragers riches en oligoéléments et qui sont remontés en surface par les racines très profondes des arbres après solubilisation de la roche-mère dans le sous-sol, et c'est ainsi que les feuilles d'arbres sont beaucoup plus riches en oligoéléments que l'herbe du pré. De sorte que la distribution régulière d'une petite quantité de feuilles peut être très favorable à la santé du bétail.

Les fourrages aériens peuvent être également être très utiles pour allonger le stock de réserve de foin sur l'hiver et c'est ainsi que les fourrages aériens l'orme étaient des fois recueillis en fagots de feuilles sèches pour les moutons et les chèvres dans le Massif Central et en Italie.

Enfin, les arbres fourragers peuvent servir de réserve fourragère sur pied, en vue de combler un trou fourrager d'été et de pâturage de secours pour les années de sécheresse excessive : il faut savoir que rien n'est plus antiéconomique que de faucher du foin au printemps pour devoir le redistribuer presque aussitôt au bétail en été.



#25 _khalil_

_khalil_

Posté 14 juillet 2015 - 09:22

on commence par donner des branches aux animaux , au début, en cas de sécheresse..et aprés 'le désert avance...."



#26 Panthera Pardhus

Panthera Pardhus
  • Genre: Femme
  • Localisation:entre un jardin et une rivière

Posté 14 juillet 2015 - 10:15

on commence par donner des branches aux animaux , au début, en cas de sécheresse..et aprés 'le désert avance...."

C'est sûr qu'il vaudrait mieux les laisser crever de faim. Khalil, tu te doutes bien que les personnes comme Tis ou Trx, pour ne citer qu'eux, ne saccagent pas des pans de forêt entiers pour apporter un complément alimentaire à leurs quelques chèvres ou moutons.



#27 _khalil_

_khalil_

Posté 14 juillet 2015 - 11:02

Mais pourquoi veux-tu absolument que je m'en prenne à trx et tis....j'ai des bêtes aussi à nourrir ...je me pose la question de façon globale pour voir à long terme l'impact de nos pratiques culturales , conséquences des sécheresses à répétition en france...

 

 

Au cours des dernières décennies, en Afrique subsaharienne, les pasteurs ont été confrontés à des périodes de sécheresse et aux changements des systèmes de production. De 1968 à 1985, la pluviosité a décru et l'espace pastoral a été fortement réduit par l'extension des zones de culture [1]. Loin d'être seulement perçus comme victimes de ces changements, les pasteurs en sont également tenus responsables. L'élevage pastoral a de longue date été perçu comme une activité dégradant la végétation et participant à la désertification [2, 3]. Les effectifs bovins croissant ont été mis en cause. Dépassant la capacité de charge des pâturages, les troupeaux provoquent la compaction des sols et la disparition des bonnes graminées fourragères par piétinement et surpâturage [4, 5]. L'usage des arbres, taillés par les pasteurs pour nourrir leur bétail en saison sèche, a fait l'objet de critiques semblables et ces derniers ont été accusés d'accentuer la déforestation [6, 7].

 



#28 trx

trx

    Grand commandeur de l'ordre du poireau

  • Modérateurs
  • 3 258 messages
  • Genre: Homme
  • Intérêts:Autonomie, agriculture, apiculture, construction.

Posté 14 juillet 2015 - 11:13

Les branches je les coupe sur les arbres en bord de route ou de piste, ça évite à la DDE ou aux exploitants agricoles de venir faire la même chose à coup de tracto pelle pour laisser tout pourrir dans un coin.

 

Quant à la solution à long terme je l'ai déjà toute trouvée. Taillot d'ici !



#29 Panthera Pardhus

Panthera Pardhus
  • Genre: Femme
  • Localisation:entre un jardin et une rivière

Posté 14 juillet 2015 - 11:15

@ Khalil, Je ne veux rien, c'est la tournure de ta phrase par rapport à leurs posts qui me fait réagir



#30 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7 162 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 14 juillet 2015 - 11:53

Pour une vision plus globale, la suite de ce texte ancien (non daté) devrait te rassurer Khalil :
 
 

L'intégration des arbres fourragers à l'Agriculture et à l'Elevage.

 

Dans les temps anciens, les herbivores à cornes (bovins, ovins et caprins etc.) n'étaient pas seulement des animaux de prairie, mais aussi des animaux de forêt - et qui se nourrissaient également de feuillages d'arbres et de buissons.
Jadis, et notamment à l'époque des agriculteurs néolithiques et ce, dans toute l'Europe occupée par l'agriculture préhistorique, les forêts et les prés-bois, des bandes boisées des lisières servaient de pâtures d'estive et tout en donnant de l'ombre au bétail pendant la période des fortes chaleurs estivales: dès que l'herbe devenait trop dure, trop rare et carencée en MAD dans les pacages transformés en paillassons desséchés, le bétail mangeait alors au plus fort de l'été les fourrages aériens riches en MAT des arbres et des buissons.

 

Au sud du Mans, dans le Bélinois, jusque dans les années 1960, on voyait encore souvent des chênes et des ormes laissés en grand nombre au milieu des prés et même au milieu des champs cultivés et où ils constituaient les témoignages vivants de l'antique économie sylvicole, mais ils ont été désormais arrachés, car ils sont inconciliables avec le développement de la mécanisation agricole. On pourrait cependant envisager la création de haies fourragères et dont la production serait exploitée par rognage sévère les années sèches et auxquelles l'arbre résiste bien mieux que l'herbe de par son profond système radiculaire.

 

Si le fagot de feuillard, réserve hivernale traditionnelle des montagnes méridionales de la France (et de l'Italie) exige trop de travail, par contre la taille quotidienne estivale de quelques branches et dont les feuilles seraient mangées au pied de l'arbre par le bétail, ne demande que peu de travail - et peut s'effectuer très rapidement

Dans les fermes qui ne disposent pas de forêt et dans les exploitations qui ont su s'affranchir d'une excessive mécanisation agricole, on pourrait même envisager la création d'un parc arboré d'arbres fourragers qui surplombe les prairies et les champs et que l'on exploiterait en été.

 

Et c'est ainsi que les vaches de Kabylie passent tout l'été dans un terroir surpeuplé avec les feuilles d'un parc arboré de frênes. Emondés tous les 2 à 4 ans, les frênes assurent, avec la paille des céréales et les adventices (mauvaises herbes) arrachées dans les champs et mises à sécher, la soudure fourragère estivale et fournissent pendant 3 mois l'essentiel de l'alimentation des bœufs et surtout des vaches.

NB. : Chaque maison (famille) possédant toujours 1 à 2 vaches, bien que le nombre des vaches ne cesse de reculer en Kabylie.

 

C'est ainsi que dans les montagnes de Kabylie du Djurdjura, on voit des frênes innombrables présenter en plein été leurs branches sans feuilles comme un paysage hivernal,  la cueillette les ayant privés de leur ombrage et les cultures en profitent alors pour s'étendre sous les arbres... (millets, sorghos, maïs, etc.)

Près des étables, on voit des meules de jeune feuillage séché et conservé pour l'hiver...

NB : Jadis on trouvait un paysage presque identique dans certaines vallées pyrénéennes.

 

A l'automne, après la récolte des figues, ce sont les feuilles de figuier qui interviennent à leur tour dans la chaine d'affourragement. Cependant que les feuilles de quelques mûriers fournissent une bien meilleure prairie aérienne que le figuier ou même que le frêne.

 

Enfin, les chênes producteurs de glands doux, c.à.d. les chênes verts (ou yeuse) quercus ilex var. Balotta, arbres forestiers méditerranéens résistants à la sécheresse et peu exigeants sur la nature du sol, calcaire ou non, et sont, comme au temps de nos ancêtres néolithiques et gaulois cueillis et gardés à la maison pour la consommation humaine (les glands doux ont le même usage que la châtaigne).

Tandis que les autres glands de chêne vert ordinaire ou de chêne liège, trop riches en tannins et brûlant l'estomac sont en principe réservés pour l'alimentation hivernale du bétail (sauf en années de disette et pendant lesquelles ils sont également consommés par les humains).

NB. : On cultive également des vergers de chênes yeuses en Sardaigne et au milieu des champs labourés.

Nous sommes ici en Kabylie du Djurdjura à l'Est d' Alger et où se dressent de rudes pentes couvertes d'arbres et à une altitude de 1000 m. environ, on est ici en présence d'un climat méditerranéen mais tempéré par l'altitude et avec des précipitations élevées. Les villages sont alignés au sommet des croupes ou dans les replats à flancs de coteaux et on est ici tout près de la limite d'altitude des oliviers et qui se situe aux environs de 1000 m. sur le versant Sud, tandis que les figuiers dépassent souvent 1300 m. d'altitude.

 

Cette civilisation Kabyle (berbère) est essentiellement arboricole et pratique un système d'agro-sylviculture qui associe les cultures annuelles aux arbres: la majorité des emblavures est effectuée entre les plantations de figuiers et d'oliviers et des frênes, et les jougs longs permettent aux animaux labourant par paire de se tenir même sur les pentes les plus invraisemblables. Parmi les vergers, les plantations d'arbres fourragers et les chênes à glands doux, on cultive des céréales d'hiver (blé & orge) et qui sont souvent associées à un peu de pois, chicorée ou de lentilles... et on y cultive aussi des fèves et des céréales d'été, notamment du sorgho.

Mais il s'agit bien là d'une économie de misère et qui a été provoquée par la pression démographique due à la vitesse d'accroissement de la population et la situation ayant été très aggravée par la privation des plaines environnantes, le "cantonnement" consécutif à la révolte de 1871. De sorte que ce n'est qu'à la récolte de figues que toute la population mange vraiment à sa faim...

Dans ces conditions, et par suite de la pression démographique, on ne dispose guère de prairies permettant d'entretenir le bétail (bovins, ovins & caprins) sur place mis à part quelques jachères et quelques friches pâturées. De sorte que les arbres fourragers (frênes surtout, puis figuiers, avec quelques caroubiers et quelques mûriers) fournissent l'essentiel des fourrages, avec les adventices qui sont soigneusement arrachées des champs... et permettent ainsi de faire bénéficier aux champs de la fumure animale.

 

Sur les collines d'Emilie-Romagne (en Italie du Nord) la coltura promiscua intègre également les arbres fourragers à son système agro-pastoral très intensif, et qui est réputé pour donner les meilleurs revenue à l'ha de toute l'Italie: les champs y sont souvent cultivés sous couvert d'un parc arboré d'arbres fourragers et qui sont essentiellement représentés par des ormes et des érables avec quelques frênes sont conduits en têtards, c.à.d. qu'ils régulièrement élagués de façon à ne laisser en place que les branches du sommet, et cultivée en plein champ pour servir de hauts tuteurs vivants à des vignes grimpantes (conduits en files entre les arbres fourragers), et qui sont également associées à des cultures intercalaires telles des céréales, ou avec des fèves ou des pois chiches, et toutes sortes de légumes, ou encore avec des fourrages comme la luzerne.

NB.: Les arbres fourragers ne doivent être émondés que tous les 2 ou 3 ans, jamais tous les ans.

 

Contrairement à ce que la plupart pourrait penser, les parcs arborés d'arbres fourragers lorsqu'il s'agit d'espèces bien choisies ne concurrencent pas les cultures, ni au niveau de l'eau ou éléments fertilisants. La vieille théorie concernant les exportations d'éléments fertilisants par les plantes, et qui date de la fin du siècle dernier, est à revoir complètement. En effet il se perd beaucoup plus d'éléments fertilisants par érosion ou lessivage et d’eau par ruissellement ou évaporation que par la consommation des plantes.

 

Marc Bonfils



#31 _khalil_

_khalil_

Posté 14 juillet 2015 - 12:11

 

Quant à la solution à long terme je l'ai déjà toute trouvée. Taillot d'ici !

je me pose la même question...retourner dans des contrées plus pluvieuses (bretagne, pays basque, irlande..) à chacun sa migration....



#32 _khalil_

_khalil_

Posté 14 juillet 2015 - 12:17

@tis...il y a longtemps ai rencontré marc Bonfils et emilia hazelip ( permaculture..) ce qui change aujourd'hui c'est cette  période  de canicule tré tôt dans la sison, et cela devient un phénoméne récurrent...de tout temps les paysans ont coupé des branches, et les prairies en pente avaient des canaux d'irrigation maintenant tombés en désuétude ..Le limousin souffre aussi ....pour ma part j'ai rentré une vingtaine de boules de foin pour l'hiver, que je commence a attaquer depuis debut juillet...


Modifié par khalil, 14 juillet 2015 - 12:19 .


#33 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

  • Membres
  • 14 513 messages
  • Genre: Homme
  • Localisation:LE MANS

Posté 14 juillet 2015 - 20:15

"Au sud du Mans, dans le Bélinois, jusque dans les années 1960…" je viens de passer par là il y a une heure. ;)

 

Ce sont parmi les meilleurs terres limoneuses du département. Une terre à pomme de terre  et à chanvre, notamment, puis aujourd'hui pour le maïs et les cultures sarclées.

Le bocage et les pâturages n'avaient de rôle que pour les bêtes de trait et de labour. 

 

Effectivement, la mécanisation a enlevé les bêtes et  par voie de conséquence le paysage qui leur était utile.

Il est des endroits où c'est mission impossible d'inciter les agriculteurs à replanter des haies brise-vent.

Difficile de lutter contre le bon-sens paysan!  ;)


  • l'ombre aime ceci

#34 La_Mistinguette

La_Mistinguette

Posté 18 juillet 2015 - 10:14

En complément : les plantes toxiques pour le bétail

http://www2.fmv-dsfo...es/pt_index.php



#35 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7 162 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 18 juillet 2015 - 15:47

Merci beaucoup La_Mistinguette pour ce site bien détaillé.

 

De toutes les plantes apportées aux brebis de mon fiston (figuier comestible, noisetier, catalpa, châtaignier, vigne et  ortie) seul le catalpa n'a pas été mangé.

Il me semblait pourtant l'avoir vu dans une liste de plantes fourragères mais je ne retrouve pas où... et il ne figure pas dans cette liste des plantes toxiques.



#36 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7 162 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 27 juillet 2018 - 14:27

Une étude publiée dans la revue Agroforestry Systems a été réalisée sur une saison de pâturage de mai à septembre au Centre des Technologie Agronomiques (Strée, Belgique) sur deux groupes de génisses laitières au pâturage.  Elle a permis d’évaluer l’influence de l’accès à une haie sur le comportement de ces animaux et de déterminer les espèces ligneuses sélectionnées. Le comportement des deux groupes de bovins (avec ou sans accès à la haie) a été enregistré, ainsi que les espèces consommées par ceux-ci.

 

L’expérience a démontré que les bovins consomment les arbustes tout au long de la saison de pâturage, avec un net pic au printemps bien que la disponibilité en herbe ait été importante. Le choix de consommer des plantes arbustives peut notamment être expliqué par leur haute valeur nutritive.

 

Alors que toutes les espèces ont été ingérées au moins une fois par les génisses, quatre espèces ont été particulièrement sélectionnées : l’aubépine, le charme, le noisetier et le cornouiller sanguin. En plus de l’apport en fourrage, la présence d’arbres en prairie a permis aux animaux de se protéger du soleil en profitant de l’ombre.

http://www.gembloux....naiment-lherbe/