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Elever des cochons en plein air


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53 réponses à ce sujet

#41 Pierre911

Pierre911
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Posté 18 fvrier 2015 - 18:32

Tu invites les cochons pour l'apéro???????

 

:roule:



#42 FLOYD

FLOYD

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Posté 18 fvrier 2015 - 18:35

Revenons à nos cochons:

La cuisson transforme au moins partiellement l'amidon en glucose plus facilement digestible.

http://www.sciencein...4/starch/french

 

Ce que fait la cuisson, le cochon n'a pas à le faire car la digestion consomme une part d'énergie.

 

Tu connais sans doute, Pierre,  l'ouvrage de D. Soltner, "Alimentation des animaux domestiques" dont le chapitre sur le porc, la truie, les porcelets était déjà très pertinent en 1976… dans l'édition dont je disposais à l'époque.



#43 Pierre911

Pierre911
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Posté 18 fvrier 2015 - 18:52

Merci pour le lien qui me semble très intéressant, Floyd.

 

Je reviendrai après l'avoir lu en entier.



#44 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 18 fvrier 2015 - 18:57

Lu et digéré!  ;)



#45 Pierre911

Pierre911
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Posté 18 fvrier 2015 - 18:58

Oui :rolleyes:



#46 Tis

Tis

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Posté 22 octobre 2015 - 16:07

Engraissement des verrats: Le Chardon Argenté n’émascule pas les porcelets

1,3 million de porcelets mâles sont castrés chaque année en Suisse – sans anesthésie. Parce que 5 à 10 pour-cent d’entre eux vont développer cette désagréable odeur de verrat qui coupe l’appétit aux consommateurs. Les alternatives se discutent (cf. bio actualités 9/07, pages 12-13), mais la solution la plus respectueuse des animaux est sans aucun doute l’engraissement des verrats. Les frères Cäsar et Oliver Bürgi ont trouvé une solution.

[...] Dans les discussions qui tournent autour de la castration des porcelets, on entend souvent comme argument que les narcoses reviennent très cher pour les petits élevages: frais d’appareillage et de vétérinaire élevés répartis sur peu de bêtes. Mais peut-être la castration n’est-elle pas du tout nécessaire dans ces petites fermes? Le Chardon Argenté a trouvé une solution.
Il n’a jamais été question de castrer les porcelets mâles. «Une telle intervention est contraire à notre philosophie», affirme Cäsar Bürgi. Après le sevrage, les petits verrats, qui pèsent alors environ 25 kg, sont vendus à la ferme de Christian et de Claudia Butscher à Madiswil et à celle de Martin Hümbelin à Rohr. Ils y sont engraissés dans des boxes spacieux donnant sur des parcours enherbés. Leur alimentation se compose d’orge et de petit-lait, une judicieuse valorisation des sous-produits de la transformation du lait. À la fin de l’engraissement, c.-à-d. après 160 jours pour un poids moyen de 70 à 75 kilos, Cäsar Bürgi rachète les verrats et s’occupe de l’abattage, de la transformation et de la commercialisation.
Vu que les frères Bürgi ont besoin de viande toute l’année et que la charcuterie utilise beaucoup de lard, les mise-bas des truies se succèdent. Elles réintègrent le groupe dès la période d’allaitement. Les porcelets femelles restent dans la ferme pour y être engraissés jusqu’à environ 140 kg de poids mort.

Test olfactif par rôtissage
Pour les verrats, des morceaux de cou sont soumis à un test de cuisson et de rôtissage. Si la viande d’une bête a la fameuse odeur de verrat tant redoutée, ce qui est assez rare, la bête en question peut être entièrement transformée en jambon et en salami.
Pour la viande vendue grillée dans les foires ou les marchés, il arrive parfois que certains clients qui ont l’odorat particulièrement fin détectent une légère odeur de verrat pendant le rôtissage dans le «four», «une pièce unique de fabrication maison». Cäsar Bürgi admet que, dans ces cas-là, son propre organe olfactif était trop tolérant... mais la plupart des gens ne remarquent rien de gênant. «Tout de même, aucun client ne m’a jamais renvoyé une côtelette ou une tranche en me disant de la manger moi-même!»


L'article complet : http://www.bioactual...-2008-01-tg.pdf



#47 Tis

Tis

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Posté 17 aot 2016 - 13:13

Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? 


160817021819524927.jpg
http://agriculture-d...mes/crabuel.pdf


  • FP44 aime ceci

#48 gunday

gunday

Posté 17 aot 2016 - 13:52

Dans mon coin, il y a une vieille citation qui disait que si tu voulait faire chier un cul-terreux, suffisait de balancer du topinambours dans un champ.
Les sangliers s'occuperait de tout dévaster.

Donc à priori ça doit être bon pour les cochons! ;)

Par contre, je savais pas pour les brebis (même si mes cochons d'inde mangent les fanes...)

#49 Bill Imbi

Bill Imbi

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Posté 17 aot 2016 - 14:26

Ayant vécu en Guadeloupe où on apprécie tout particulièrement la queue de cochon aux haricot rouges ou à la sauce au chien, j'ai pu remarquer assez fréquemment l'élevage de quelques cochons par des particuliers, qui n'hésitaient pas à leur donner... leurs mangues.

 

Il faut savoir qu'aux Antilles, il y a plein de fruits qui poussent toute l'année sans saison (papayes, cocos, bananes, maracujas etc etc), mais que les mangues ont un cycle annuel. Donc comme pour les cerises ici, c'est que deux mois par ans, mais quand y'en a c'est limite écœurant. J'en ai fait moi-même des ventrées (avec les désordres gastriques afférents...), et en fin de saison, on a beau adorer ça, on répugne un peu  à y revenir.

Donc on donne aux cochons.

 

Mais je n'ai hélas pas d'info sur l'intérêt gustatif de la côtelette de porc élevé à la mangue.


Modifié par Bill Imbi, 17 aot 2016 - 14:26 .


#50 Brunito

Brunito
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Posté 17 aot 2016 - 17:47

Puisqu on est dans les iles coloniales , a l ile de la Reunion depuis tan lontans , les vieux donnent les feuilles de marijuana aux cochons , parce que les djeunes vont sur le marche , donner les fleurs aux touristes , comme ça plus de traces.. d ou l expression boucaner cochon .. enfummer le porc (le port est aussi une ville reunionnaise , et un port aussi , et l endroit par excellence des enfumages premiers , en gazs lacrymo ) 

 

Les cochons c est comme tout , leur chair est parfume a ce qu ils mangent .. aux iles Marquises , on appelle d ailleurs , un homme , un cochon long .. puha kah .. ça fait un bras que je suis vege depuis :)



#51 Bill Imbi

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Posté 18 aot 2016 - 07:03

En parlant d'ambiance colonialiste à la baie des cochons :

 

http://www.mesopinio...landunvez/24312



#52 Bill Imbi

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Posté 17 octobre 2016 - 16:14

Connaissez-vous cet éleveur de cochons atypique ?

 

https://reporterre.n...-avenir-en-rose

 

Dans une interview ce Nicolas Brahic disait que les cochons à l'âge adulte ont une intelligence d'un enfant de 8 ans. Ce n'est qu'une façon imagée de dire que les cochons, c'est pas des cons :-D

 

Il dit également que les cochons sauvages, surtout les mâles, ont une force telle qu'ils n'ont plus trop de prédateurs. Avant ils avaient l'ours ou les très gros félins, mais par cheu nous ba y'en a pu.

 

Enfin, il raconte que les cochons vivent dans une collectivité où les plus forts ont en permanence l’œil sur tous les individus du groupe, et qu'en cas d'attaque, ils se mettent en cercle, et les gros mâles peuvent même se sacrifier pour le groupe !



#53 Tis

Tis

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Posté 28 dcembre 2018 - 13:48

Intéressant sa démarche :

 

Pour son élevage de cochons, ce sera donc totale liberté. L’intuition de départ ? Retrouver les qualités de feu le cochon du Larzac : le rouergue, dont personne n’a revu le poil roux hors les gravures du XVIIIe siècle. Au fil des ans, l’éleveur croise des races anciennes et rustiques, pata blanca, gascons, ibériques ou bayeux longuet tachetés. Il obtient des bêtes hautes sur pattes, de vaillants cochons à l’aise sur les pierres pointues du causse, sans arthrite, à la différence de leurs congénères modernes standardisés. Son élevage est aujourd’hui considéré par certains experts comme un réservoir à cheptel pour sa résistance et sa sélection naturelle, explique-t-il fièrement.

 

Un autre couple d'éleveurs de plein air, Jérôme et Audrey Przytupa, crée depuis une dizaine d'années le "cochon des bois creusois" à La Chapelle-Taillefert, près de Guéret :

 

Si Jérôme les nomme ainsi ce n’est pas uniquement parce qu’ils vivent dans la forêt, dans des parcs aménagés… Ces cochons sont aussi issus d’un croisement. L’éleveur souhaitait obtenir un cochon rustique tout en associant les qualités de plusieurs races. « J’ai mêlé le noir de Bigorre au cul noir du Limousin et au cochon laineux. Cet ancêtre de la pata negra est réputé pour son goût. Mon label, c’est le client. »

 

À 600 mètres d’altitude, les cochons profitent des écorces des arbres dans lesquels ils trouvent du tannin, un excellent vermifuge naturel. Ils sont également friands de châtaignes, de glands et de racines. Jérôme ajoute des céréales garanties sans OGM. « J’ai commencé par faire du bio mais financièrement, je ne m’en sortais pas avec toutes les contraintes. Ce qui ne m’empêche pas de les élever sainement. On essaye de faire en sorte qu’ils aient une belle vie, qu’ils soient heureux. » Comme par hasard, les cochons se rapprochent pile poil à ce moment-là. Ils viennent quémander des câlins auprès de cet amoureux des bêtes et ancien éducateur. « J’ai encore des géniteurs âgés de 12 ans », se félicite Jérôme, du haut de ses 53 ans… et de son rocher en granit.

 

Pourtant, il a dû faire face à de nombreuses épreuves. « Quand on est arrivés dans le département, les Creusois n’appelaient pas ça de la viande ! Ils l’appelaient le porc. » Au départ, l’ancien éducateur spécialisé était parti pour ouvrir une ferme pédagogique avec des cochons et un gîte pour les enfants handicapés. Comme aucune banque n’a cru en son projet, il a dévié vers le métier d’éleveur et surtout vers la diversification. Et il s’est vite pris au jeu. « J’adore expliquer comment je travaille aux consommateurs. Que les cochons ne doivent pas être enfermés, contrairement à ce qui se disait autrefois. »

Aujourd’hui, l’éleveur est heureux. Il commence enfin à voir le bout du tunnel, explique-t-il. Mais ce n’est pas la crise qui l’a touché. « Ma crise ce sont plutôt les supermarchés. C’est une concurrence sérieuse car il y a tout sur place. Sans oublier « l’absence de soutien des banquiers. Faute d’appui bancaire, j’ai dû faire face à un redressement judiciaire. » Ce qui l’a sérieusement ralenti dans son projet. L’éleveur a dû attendre 2013 pour pouvoir enfin monter un bâtiment. Un hangar en tôle qu’il est allé chercher à Saint-Nazaire et a remonté ici. « J’ai tout acheté sur le Bon coin®. » La chambre froide vient de Nantes, la machine à mettre sous vide, de Toulon.

 

Désormais, il dispose d’une boutique et d’un laboratoire pour réaliser la transformation sur place. Ce qui lui a permis d’embaucher Sébastien Hayma. Le boucher gère toutes les préparations : saucissons, pâtés, épaule persillée et même des snakies, des saucisses blanches idéales pour l’apéro. Sans oublier la fameuse creusinette, une saucisse de foie, cousine de la saucisse Corse. Des produits qui ont déjà séduit plusieurs restaurateurs parisiens et depuis peu – le mois de janvier – une très grande épicerie de la capitale a fondu pour ses produits. « C’est notre plus grande fierté. On a été choisi avec une dégustation à l’aveugle, parmi plus de 1.800 artisans. »
La prochaine étape, s’il cesse de pleuvoir, ce sera l’aménagement d’un parcours pour ouvrir une ferme pédagogique au plus vite.

 

Virginie Mayet

https://www.lamontag...e_12800266.html



#54 Tis

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Posté 09 octobre 2019 - 16:48

Témoignage d’Hugues Molly, éleveur plein air :

Je pense que les principaux critères à prendre en compte pour gérer la rotation et les prairies sont les suivants :

- pour limiter la pression parasitaire, un parc peut recevoir des cochons deux années de suite à condition qu’ils n’y pâturent pas en permanence ;

- après ces deux années de pâturage sur une même parcelle, il faut la mettre en culture ou en prairie pendant au minimum deux ans et idéalement au moins quatre ans. Cela veut dire que les parcs à cochons doivent être intégrés à la rotation et changer de place régulièrement ;

- pour maintenir la prairie en état, les porcs doivent pâturer de manière discontinue, mais il faut aussi alterner la période de pâturage d’une année sur l’autre. Sinon on sélectionne la flore et la prairie se dégrade très vite.


 

Le plein air m’a tout de suite plu pour plusieurs raisons. Tout d’abord le bien-être des animaux : le plaisir de voir mes cochons gambader, profiter du soleil et des bains de boue. Ensuite la gestion sanitaire : pas de nettoyage-désinfection, une pression sanitaire plus faible qu’en bâtiment si les rotations de parcours et les conditions d’élevage sont optimales. Depuis trois ans, je n’ai eu aucune intervention vétérinaire. L’ idée est d’ intégrer les porcs dans la rotation (3-4 ans de pâturage, 3-4 ans de cultures) afin d’avoir une complémentarité animale-végétale, un cycle. De plus, si l’on respecte bien les chargements/ha (règles de densité), il n’y a pas d’effluents à gérer. Et enfin, dernier argument mais pas des moindres : un investissement de départ beaucoup moins élevé. Je pense que cela équivaut à moitié moins que ce que m’aurait coûté un bâtiment correspondant à mon élevage.
Baptiste BERNARD


http://www.produire-...page_a_page.pdf