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Fukushima


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34 réponses à ce sujet

#21 _strychnine_

_strychnine_

Posté 28 janvier 2013 - 13:08

Fukushima : le CNRS tait la vérité et domestique les masses http://www.rue89.com...s-masses-238627

 

 

Le CNRS a rendu accessible le 7 janvier un dossier scientifique multimédia sur l’énergie nucléaire, destiné au «  grand public  ». Chercheur au CNRS en poste au Japon, où je travaille sur les modalités de la protection humaine dans le contexte du désastre de Fukushima, je tiens à me dissocier des propos tenus dans cette «  animation  », destinée à domestiquer les masses et taire la véritable situation à Fukushima.

Dans ce dossier «  scientifique  » aux desseins animés, les affirmations dénuées d’argumentation et prenant des allures d’évidences indiscutables sont légion. Ainsi, il y est certifié que :

« Le nucléaire est un investissement politique sur le très long terme, qui impose des décisions sur plusieurs décennies, difficiles à remettre en cause même après un accident nucléaire majeur comme celui de Fukushima. »

On apprend également que :

« Le rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur la catastrophe de Tchernobyl, paru en 2005 sous l’égide des Nations unies, a évalué le nombre de décès de victimes immédiates de l’accident à moins de 50, et à 2 200 celui de l’excès de décès entraîné par l’exposition à la radioactivité des 200 000 “liquidateurs” les plus exposés. »

Des estimations remises en question

Rappelons que ces estimations ont été contestées par l’Union of Concerned Scientists (qui annonce 25 000 morts), ou par l’Académie des sciences de New York (qui en annonce entre 211 000 et 245 000, 15 ans après la catastrophe).

En Ukraine, un rapport gouvernemental de 2011 rend compte de 2 254 471 personnes affectées par le désastre de Tchernobyl, dont 498 409 enfants. Entre 1992 et 2009, chez les enfants ukrainiens, les maladies endocriniennes ont été multipliées par 11,6, les pathologies de l’appareil locomoteur par 5,3, les maladies du système gastro-intestinal par 5, les maladies cardiovasculaires par 3,7 et les troubles du système urogénital par 3,6.

La proportion d’enfants présentant des maladies chroniques est passée de 21% à 78%, et sur les 13 136 enfants nés des «  liquidateurs  » de Tchernobyl de 1986-1987, 10% présentaient des malformations congénitales à la naissance.

Parodie de «  neutralité scientifique  »

Les Nations unies constituant par ailleurs manifestement l’unique source accréditée par les contrôleurs scientifiques du CNRS, pourquoi ces derniers ne se réfèrent-ils pas au rapport radionégationniste de 2011 de l’United Nations Scientific Committee on the Effects of Atomic Radiation (UNSCEAR) ?

Ce dernier fait état de 62 morts – 15 morts du cancer de la thyroïde et 47 morts parmi les secours d’urgence – en tout et pour tout en lien avec l’irradiation due à la catastrophe de Tchernobyl.

Faire état de quelques nuisances radio-induites supplémentaires ne peut, il est vrai, que servir la déplorable parodie de «  neutralité scientifique  » à laquelle ils s’adonnent, en concubinage avec leurs «  partenaires  » (CEA [Commissariat à l’énergie atomique], ANDRA [Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs], IRSN [Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire], EDF, AREVA).

« Domestiquer les masses  »

A Fukushima, selon le même dossier, «  une zone rouge de 20 km a été délimitée, dans laquelle le gouvernement travaille à la dépollution : nul ne sait quand les quelque 110 000 habitants seront autorisés à rentrer », sans que soit fait mention des vastes zones inhabitables situées à 40 km de la centrale et bien au-delà, et sans que soit rappelé que le critère de définition de la zone de migration obligatoire a été fixé à une dose de 20 millisieverts par an, soit quatre fois plus qu’à Tchernobyl et vingt fois la norme internationale d’inacceptabilité.

La fameuse «  non-imposition des valeurs  », à laquelle faisait référence Max Weber dans sa conférence de 1917, « La science, profession et vocation » (si chère à certains chercheurs du CNRS qui, récemment réunis en colloque, l’y revendiquaient encore), ne s’est, de fait, pas imposée dans l’élaboration de ce dossier sur le nucléaire, destiné plutôt, comme dirait Weber lui-même, à «  domestiquer les masses  ».

Ce que le dossier du CNRS se devait d’établir concernant le désastre de Fukushima, et que ses exécutants académiques ont choisi de ne pas dire, je souhaite le dire aujourd’hui après bientôt deux ans de travail sur place.

Fukushima  : les silences du CNRS

Le désastre de Fukushima, c’est une diffusion de césium 137 dans l’atmosphère 500 fois plus importante qu’à Hiroshima, d’après le physicien artisan du nucléaire japonais Anzai Ikuro. C’est aussi, selon le Norwegian Institute of Air Research, la plus grande émission de gaz rare xénon 133 connue en dehors des essais nucléaires : plus de deux fois les émissions de ce gaz à Tchernobyl. C’est aujourd’hui, selon TEPCO, une activité de 10 millions de becquerels en provenance de la source Fukushima Daiichi relâchés à chaque heure.

C’est un tiers du département de Fukushima contaminé à un taux supérieur à 37 000 becquerels par mètre carré (pour le seul césium 137), et au moins treize départements contaminés, le tout représentant 8 à 10% du territoire japonais.

C’est 1 532 barres de combustible de 300 kg et de 4 mètres de long chacune, stockées dans la piscine du réacteur n°4, au cinquième étage d’un bâtiment qui menace, à la première secousse, de s’effondrer, suscitant ce commentaire laconique du Pr. Hiroaki Koide, spécialiste des réacteurs à l’université de Kyoto : « Ce serait la fin ».

Le 4 janvier 2013, le Pr. Koide reconnaît dans un entretien qu’il nous a accordé qu’«  il existe une marge de manœuvre, car selon TEPCO, si la piscine du 4èmeréacteur s’effondrait, ou même si toute l’eau de refroidissement s’échappait, tant que la disposition des barres n’est pas modifiée, la température peut monter jusqu’à 170°C ».

100 000 habitants de Fukushima qui ne peuvent pas partir

Le désastre de Fukushima, c’est 24 000 employés ayant travaillé sur les lieux depuis mars 2011, dont seulement 3,7% peuvent bénéficier d’un examen de détection de cancer proposé par les autorités et TEPCO. C’est, sur les deux millions d’habitants du département, seulement 100 000 réfugiés du nucléaire ayant migré à l’intérieur du département et 63 000 autres l’ayant quitté.

C’est seulement 10% des enfants du département déplacés en dehors de celui-ci. C’est un tiers des 300 000 habitants de la ville de Fukushima affirmant vouloir partir sans pouvoir le faire. Ce sont les aides au retour mises en place par le gouvernement, pour inciter les réfugiés à revenir dans des zones pourtant identifiées comme contaminées, et c’est depuis décembre 2012 la suppression de la gratuité des logements publics pour les nouveaux réfugiés hors du département.

Le désastre de Fukushima, c’est la mise en place de la plus grande enquête sanitaire sur les effets des radiations jamais conçue, qui permettra de collecter, d’ici 2014 et sur trente ans, les données relatives aux habitants du département, dont 360 000 enfants, les objectifs de l’équipe en charge étant de «  calmer l’inquiétude de la population  » et d’«  établir un record scientifique  ».

Sur les 80 000 enfants examinés pour la thyroïde, 39% présentent des nodules de moins de 20 mm et des kystes de moins de 5 mm d’épaisseur. Un premier cas de cancer de la thyroïde a été officiellement déclaré chez un enfant de moins de 18 ans le mardi 11 septembre 2012.

«  Les gens regardent ailleurs »

Le désastre de Fukushima, c’est cet habitant de la ville de Fukushima qui nous déclare lors d’un entretien, en novembre 2012, que le ghetto de Varsovie et les zones contaminées de Fukushima, c’est une seule et même chose  :

«  Les gens de l’extérieur savent que s’y trouve l’antichambre des camps de la mort, regardent ailleurs et continuent de certifier que le nucléaire, c’est incontournable.  »

Voilà la «  protection  » mise en œuvre à Fukushima, qui ne suscite que silence dans le dossier nucléaire du CNRS. «  L’ignorance c’est la force », disait Orwell. Dans cette situation d’effondrement de la conscience humaine, de grande inversion où le désastre est nié dans ses conséquences négatives, pour être transmué en opportunité d’affaires dans un milieu morbide auquel chacun est sommé de se soumettre, la prise de position en faveur de la vie est devenue un programme révolutionnaire.

Raccourcir la période de nocivité des managers de l’organisation des apparences, mettre en cause l’ensemble des intérêts qui gouvernent la dégradation du tout, tromper les trompeurs, renverser les inverseurs, évacuer les évacuateurs  : voilà ce que, à mes yeux, doit «  chercher  » à faire un chercheur au CNRS.

Non pas se contenter d’un engagement, piètre variante de la mise au service du nucléaire attestée ici par la mobilisation des scientifiques de caserne, mais, face aux actes déraisonnés des producteurs d’ignorance et à la déshumanisation qu’ils promeuvent, faire preuve d’un véritable enragement.

 



#22 Tis

Tis

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Posté 31 janvier 2013 - 15:33

Le blog Fuckushima diary permet de suivre au plus près ce qui se passe là-bas :

 

Les statistiques embrouillées sur l’industrie médicale et démographiques aident le gouv jap à censurer les effets de la radioactivité sur la santé

 

Réactions douteuses des hôpitaux sur les enfants et les femmes enceintes

En avril, le centre médical de Saitama va doubler ses lits dans son unité de soins intensifs de néo-natalité, les portant à 60, et en faire de même dans son unité de soins de croissance, pour les porter à 48. L’hôpital affirme que parce que l’âge des femmes enceintes augmente, le nombre d’accouchements problématiques augmente. (*1) Toutefois, aucun des effets de la radioactivité n’est reconnu.
D’un autre côté, les 4 seuls pédiatres à plein temps ont quitté l’hôpital de la Croix Rouge de Saitama durant l’été et l’automne dernier. La raison n’en est pas donnée. Actuellement, cet hôpital n’accepte pas les grossesses à haut risque, ni les consultations externes en pédiatrie. [Lien]
De plus, la préfecture de Fukushima fait face à une grave pénurie d’infirmières et de personnel de santé parce que les infirmières ont évacué pour mettre leurs enfants à l’abri du risque d’irradiation issu de l’accident de Fukushima. Dans le même temps, le nombre de patients augmente et la période d’évacuation est prolongée. [Lien]

On ne peut voir ce qui se passe dans les hôpitaux

Selon le MHLW (ministère de la Santé, du etc.) , 2012 a marqué la plus grande chute de la population japonaise depuis 1947. (naissances – décès) La population japonaise s’est rétrécie de 212 000 en 2012. (*2) Le Fukushima Diary a confirmé que le nombre de morts augmente (cf. [Jan~May.2012] La diminution de la population est 4 fois plus forte qu’en 2007 [Lien]) et le nombre de naissances entre avril et septembre derniers a grandement chuté sur 2012. [Lien]
Ceci étant, la population japonaise est en diminution depuis avant 2006 à cause du vieillissement rapide de la société. De plus, “la communication de la raison de la mort” n’a pas montré de changement particulier depuis avant le 11 mars. Donc, il est impossible de conclure que la plus grosse partie de la chute de la population est due à l’accident de Fukushima.
En outre, on a quelques “mystères” sur les statistiques démographiques publiées par le gouvernement nippon.
Par exemple, le total des morts accidentelles diverses de janvier et février 2011 était à 117 % de celui de 2010 selon les statistiques démographiques du MHLW bien que ce soit avant le 11-3. Ce chiffre est plus de 3 fois supérieur à ceux de 2009 et 2010. [Lien]
Ensuite, le MHLW a exclu la région de la catastrophe de Fukushima de ses statistiques d’avortements. Ils disent que c’est à cause du 11-3 mais d’autres régions touchées comme celle du  Miyagi et d’Iwate n’en sont pas exclues… [Lien]
On ne peut pas connaître le changement des fréquences des cancers, morts-nés et avortés à partir des statistiques officielles.

La politique gouvernementale rend impossible de prouver tout lien entre les problèmes de santé et l’accident de Fukushima

M. Mori Masako, chef de l’Agence des Affaires de Consommateurs et de l’Agence des contre-mesures à la chute de la natalité du gouvernement a affirmé que le gouvernement japonais allait envisager de légiférer sur la publicité et promotion pour obliger les détaillants à vendre des produits de Fukushima au prétexte de la rumeur malveillante. Par cette loi, le gouvernement va pouvoir forcer les distributeurs à vendre les produits de Fukushima. (*3) Le gouvernement ne disperse pas que la nourriture.
Le 4 janvier 2013, les autorités d’Iwate ont annoncé qu’elles allaient arriver à traiter 90 % des débris de la catastrophe pour la fin de cette année. Les débris non-inflammables du tsunami ne peuvent être dispersés par incinération sur tout le Japon mais ils vont les  “recycler” dans les matériaux de construction d’investissement public. (*4)
Quelle que soit l’intention du gouvernement, ils vont disperser des matières radioactives sur tout le Japon ce qui va homogénéiser le niveau de contamination. Ça va faire monter les fréquences des cancers, morts-nés, avortements et malformations sur tout le Japon de façon à ce qu’il soit difficile ensuite de prouver que ce soit lié à l’accident de Fukushima.

 

*1 http://www3.nhk.or.j...4538711000.html
*2 http://www.bloomberg...s-decrease.html
*3 http://www.minpo.jp/...il/201301035812
*4 http://sankei.jp.msn...02050001-n1.htm

 

http://fukushima-dia...fect-on-health/



#23 _Ophildelo_

_Ophildelo_

Posté 31 janvier 2013 - 20:36

A noter que la méthode de dispersion de la radioactivité existe déjà en france depuis longtemps, notamment via certains isolants !



#24 _Philbill_

_Philbill_

Posté 26 fvrier 2013 - 23:11

Les récits de Fukushima.

Une autre façon d'en parler...

 

http://fukushima.arte.tv/#!/4883



#25 _strychnine_

_strychnine_

Posté 06 mars 2013 - 12:16

Témoignage en direct de là-bas http://janickmagne.b...18/temoignages/

 

 

 

Ce samedi je suis allée pour la 3ème fois dans la zone interdite de Fukushima. J'en rapporte photos et témoignages que je publierai bientôt.

J'ai mesuré la radioactivité en continu dans la zone et autour de la zone interdite. Je me suis rendu compte une fois de plus que la radioactivité hors de la zone interdite est toujours beaucoup trop élevée, alors que des gens continuent d'y vivre et d'y travailler.

Les amis japonais avec qui j'étais sont tous originaires de la zone interdite (ils y ont encore leurs maisons, devenues inhabitables) ; ils se demandent pourquoi les autorités poussent la population à retourner vivre à Fukushima dans ces conditions. L

es chiffres de radioactivité que nous avons mesurés en ville, à Hirono (juste avant la zone interdite), sur le bord de la route et sur le parking sont de l'ordre de 0,6 à 1,2 µSv/h (pour mémoire, à Tokyo nous avons maintenant 0,05 à 0,08 µSv). Des chiffres beaucoup plus élevés sont mesurés tous les jours par d'autres bénévoles, par exemple hier à Naganuma cho, Sukagawa shi, Fukushima ken à 60 km au sud de Koriyama : 8,18 µSv/h.

Sur des centaines de mètres, aussi bien dans la zone interdite qu'en dehors, d'énormes sacs en plastique noir sont entassés dans les champs en attente d'être transportés ailleurs ou de voir décroître leur radioactivité. Ils contiennent les sols, les plantes, qui ont été enlevés en surface pour tenter de décontaminer la région.

Dans la zone interdite, là où nous étions, la radioactivité atteignait au maximum 33 µSv/h. Nous n'étions pas autorisés à nous approcher de la centrale, où les chiffres sont extrêmement élevés (1000 µSv/h à proximité du bâtiment du réacteur N° 3, comme l'indique TEPCO).

Comment élever des enfants dans ces conditions, alors que la radioactivité est trop élevée mais l'évacuation pas organisée ? Ce matin, justement, j'ai reçu de la part d'une amie la copie d'un article du journal ASAHI pour les enfants d'école primaire. On y relate comment une organisation de bénévoles (NPO) emmène les enfants, contraints de vivre dans des villes encore contaminées mais non-évacuées, pour jouer à la neige dans une ville où la radioactivité est normale. La ville où ils sont allés est Inawashiro-machi, à l'ouest de la ville de Fukushima. Cet article et le commentaire de mon amie m'ont bouleversée, et je voudrais les partager avec vous :

Message et traduction de Martine C. : 

 "Ceci n’est pas un scoop, c’est un moment de la vie ordinaire au Japon. Ce matin, avant de partir à l’école, ma fille lisait un article du Journal Asahi pour les écoliers. Elle me tend le journal et me dit : « Regarde, maman, c’est triste. » J’ai traduit cet article, intitulé : « On a joué dans la neige comme des fous ! Fukushima, les enfants en excursion » « Je voudrais bien m’amuser dans la neige !... » Dans les zones où la radioactivité est relativement élevée, nombreux sont les enfants privés de jeux extérieurs. Inquiètes du manque d’exercices physiques des enfants, des organisations se chargent de les emmener jouer dans des zones moins contaminées. C’est le cas d’une de ces organisations, la NPO Sortie éducative « Enfants en excursion » qui propose aussi des programmes allant de l’assistance d’urgence à des actions prolongées dans le temps. UNE JOURNÉE DE VISAGES RADIEUX La neige qui arrive jusqu’à la taille est lisse. Dans le jardin enneigé, les enfants font des glissades ou s’étendent de tout leur long dans la neige. Ils se sont bien amusés, leurs visages sont tout recouverts de neige. Les garçons de trois ans courent à toutes jambes devant les élèves de primaires. Le visage radieux, ils ont oublié jusqu’au froid. « Les enfants en excursion » ont passé une journée à jouer comme des fous dans une zone où la radioactivité est faible. Seize enfants de 3 à 9 ans, habitant la ville de Fukushima ou les alentours, ont participé à cette journée, à Inawashiromachi, plus à l’ouest de chez eux. Tomoki Watanabé (9 ans) et son petit frère sortent tous les week-ends en famille hors de la préfecture de Fukushima. « En général, on ne joue pas beaucoup dehors. Comme activités de club, les CE2 passent leur temps à jouer au yo-yo. » ajoute Tomoki. Nombreuses sont encore les écoles primaires qui limitent à trois heures par jour les sorties extérieures. Après les cours, les élèves vont à la garderie, mais ils ne peuvent pas sortir non plus. L’association offre aussi des classes de découverte de la nature : ce jour-là, les enfants ont fait du traîneau sur les pistes de ski. « Jouer dehors, c’est vraiment super ! » s’exclame Tomoki, les yeux brillants de joie. Fin de l’article. Restera-t-il, dans quelques décennies, des « zones moins contaminées », vestiges d’un monde disparu, qu’on montrera à nos enfants qui les regarderont avec des yeux brillants – de larmes ? L’association en question a une page FaceBook, vous pouvez l’aimer autant que vous voulez, merci. http://www.facebook.com/fukushima.ihp "
Fin du message de Martine.



#26 _Philbill_

_Philbill_

Posté 15 mars 2013 - 07:53

Difficile d'exprimer quoi que ce soit lorsque l'on voit de telles choses.

C'est surréaliste....

 

 

 

Mercredi 13 mars 2013
 
FUKUSHIMA:  Une digue a été colmatée avec des déchets radioactifs
 
digue-en-sacs-radioactifs3.jpg
 
Selon une information rapportée par Canal+, une digue située à une vingtaine de kilomètres au sud de la centrale de Fukushima Daiichi, a été colmatée avec des sacs remplis de déchets radioactifs. Une nouvelle fois, il est mis en évidence que la gestion des déchets radioactifs au Japon est totalement absurde. La moindre tempête disséminera à nouveau la radioactivité collectée dans ces sacs.
 
Cette digue de protection côtière a été éventrée par le tsunami du 11 mars 2011. Sur l’image satellite datant de 2011, on distingue bien les endroits où la digue a souffert de la puissance de la vague.
 
vue-satellite.jpg
Vue aérienne de la digue éventrée (Google Earth 2011)
 
digue-en-sacsradioactifs.jpg
Digue constituée de sacs numérotés
 
La digue est à 1,5 km du J-Village, ce site d’entrainement sportif transformé en base arrière pour les travailleurs-liquidateurs de l’ex-centrale, juste à côté de la centrale thermique côtière de Hirono.
 
jvillage.jpg
Le J-Village
 
digue-en-sacs-radioactifs2.jpg
On reconnaît la centrale électrique de Hirono en arrière-plan
 
Selon Shogo Domae, c’est la pègre qui est à l’origine de ce nouveau scandale. Les yakusas auraient ainsi saisi le marché de la décontamination sans obligation de suivre les règles de sécurité élémentaires concernant les déchets radioactifs. On retrouve ce genre de sacs partout : dans les jardins des particuliers, dans les fossés, dans les montagnes ou en bordure de rivière. Ainsi, le gouvernement qui n’a aucun moyen de gérer cette crise, laisse faire ces pratiques maffieuses : officiellement, la décontamination a lieu, mais officieusement, on permet des absurdités. Les déchets radioactifs issus de la décontamination sont balancés dans la nature sans aucun contrôle, c’est le grand n’importe quoi !
 
Non seulement le plus grand pollueur du monde, Tepco, n’a pas été poursuivi pour son abominable crime, mais la maffia japonaise se fait de l’argent avec une décontamination bâclée et totalement inefficace. Le gouvernement a promis 9 milliards d’euros sur 3 ans pour la décontamination…
 
Pour en savoir plus, voir le reportage de Marjolaine Grappe et Christophe Barreyre « Vouloir le beurre et l’argent du réacteur »
 
 

SOURCE: Le blog de Fukushima  http://fukushima.over-blog.fr/


Modifié par Philbill, 15 mars 2013 - 07:54 .


#27 naturel

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Posté 18 mars 2013 - 23:00

A là central de Fukushima le syteme de refroidisement des piscines est panne de courant (les combustibles ne sont plus refroidit pour le moment.....)  http://fr.ria.ru/wor.../197829709.html


Modifié par naturel, 18 mars 2013 - 23:02 .


#28 _Philbill_

_Philbill_

Posté 19 mars 2013 - 11:05

D'après les infos disponibles, ils ont commencé à rétablir partiellement le courant et le problème devrait donc être réglé dans la journée.

Mais c'est tout de même sidérant de constater qu'aucun système électrique de secours autonome a été prévu pour le refroidissement des piscines, surtout avec le danger potentiel qu'elles représentent...



#29 _Philbill_

_Philbill_

Posté 19 mars 2013 - 12:18

Pour info:

 

Communiqué CRIIRAD du 19 mars à 9H20

 

Perte d’alimentation électrique à la centrale de Fukushima Daiichi / une course contre la montre est enclenchée 

 

Selon l’agence de presse Kyodo news, TEPCO a indiqué avoir des problèmes d’alimentation électrique à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi (lundi 18 mars à 19H (locale)). Cela a eu pour conséquence l’arrêt des systèmes de refroidissement des piscines d’entreposage des combustibles nucléaires usés des réacteurs 1, 3 et 4 et de la piscine collective de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi.

 

La CRIIRAD rappelle que si la situation n’est pas restaurée assez rapidement, la montée en température de l’eau des piscines sous l’effet de la chaleur dégagée par les barreaux de combustible usé pourrait conduire à une nouvelle catastrophe. La piscine du réacteur N°4, gravement endommagée lors de la catastrophe de mars 2011 contient en particulier 1 535 barres de combustible dont certaines sont hautement radioactives, l’incapacité à rétablir les fonctions de refroidissement pourrait conduire à des réactions physico-chimiques susceptibles d’aboutir à des explosions et à la libération de quantités colossales de matières radioactives dans l’environnement.

 

Selon des informations transmises par la télévision NHK le 19 mars en début de matinée (heure française), le système de refroidissement de la piscine N°1 aurait été remis en fonctionnement le 19 mars à 14H20 (locale), celui des piscine N°3 et 4 devrait être réparé avant le 19 mars 20H (locale), et celui de la piscine collective avant le 20 mars 8H (locale). La température de l’eau de la piscine du réacteur 4 est montée de 25°C (18 mars 18H locale) à 30,5 °C (19 mars 10H locale). Il s’agit d’une course contre la montre qui doit nous rappeler à quel point la catastrophe de Fukushima n’appartient pas au passé.

 

Rédaction : Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire, responsable du laboratoire de la CRIIRAD avec le soutien de M Wataru Iwata, directeur de CRMS pour les traductions de documents en japonais.



#30 _strychnine_

_strychnine_

Posté 05 avril 2013 - 08:05

La dernière fois, c'était un rat...

Et cette fois-ci ??

http://www.lemonde.f...62_1492975.html

 

 

 

Le système de refroidissement du combustible nucléaire usé stocké dans la piscine du réacteur numéro 3 de la centrale ravagée de Fukushima s'est brutalement arrêté vendredi 5 avril pour une raison inconnue, a annoncé la compagnie exploitante, Tokyo Electric Power (Tepco).

Une alarme a retenti à 14 h 27 (7 h 27 à Paris) et les techniciens ont constaté que le dispositif était stoppé. Ils tentent actuellement de comprendre la cause de cet incident, a précisé un porte-parole du groupe.

A la mi-mars, le système de refroidissement s'était déjà brutalement arrêté avant d'être relancé, sans que la température atteigne un seuil critique.



#31 _Eric..._

_Eric..._

Posté 25 octobre 2013 - 19:17

Tremblement de terre magnitude 7,3 au large de Fukushima, tsunami annoncé...

 

http://earthquake.us...000kn4n#summary



#32 _Eric..._

_Eric..._

Posté 25 octobre 2013 - 20:27

Japon : un tsunami de faible ampleur enregistré sur le littoral après un fort séisme

TOKYO - Un tsunami de faible ampleur a touché la côte nord-est du Japon après un puissant séisme dans l'océan Pacifique, a annoncé samedi matin la télévision publique NHK.

Cette vague de 30 centimètres a atteint Ishinomaki, dans la préfecture de Miyagi, une ville détruite par le tsunami géant du 11 mars 2011. Elle a aussi touché d'autres endroits de la préfecture et les villes d'Ofunate et Kamaishi dans la préfecture voisine d'Iwate, a précisé la chaîne.

Les habitants de ces deux préfectures se sont vus conseiller d'évacuer les environs immédiats du littoral.

Les vagues sont en train de monter à Ishinomaki, a expliqué un commentateur de la NHK. Le tsunami pourrait gagner en puissance, restez en alerte, a conseillé la chaîne aux habitants de la région.

D'après la compagnie d'électricité Tohoku Electric Power, citée par la chaîne, une vague de 55 cm a atteint le port d'Onagawa où se trouve une centrale nucléaire.

Le personnel de la centrale nucléaire de Fukushima, sérieusement accidentée par le tsunami du 11 mars 2011, a reçu un ordre d'évacuation, a rapporté par ailleurs l'agence de presse Kyodo, citant la compagnie TEPCO qui gère la centrale, et selon laquelle aucune nouvelle anomalie n'a été observée.


(©AFP / 25 octobre 2013 20h54)



#33 ambre

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Posté 31 dcembre 2013 - 23:29

http://pectineactual...corrigc3a9e.pdf



#34 ezza

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Posté 10 mars 2018 - 20:37

... arrive le septième anniversaire de l’accident, le 11 mars 2011.

 

 

http://www.fukushima...ma-daiichi.html

 

http://theconversati...e-classee-93160

 

"L’intensité émotionnelle de son témoignage, teintée de tragi-comédie, interpelle, bouscule.

Elle fait voler en éclat des rationalités par trop gestionnaires, qui appauvrissent la complexité des situations jusqu’à mépriser ce qui fait humanité.

D’autant plus que les travailleurs se retrouvent face à leur propre fin, et bien plus encore, celles de leurs frères d’armes, de leur famille et de tout autre attachement social et identitaire.

Au bout de quatre jours d’une lutte acharnée, le pire (l’explosion des réacteurs de Daiichi et les très probables « sur-accidents » des centrales de Daini et Onagawa toutes proches) a été évité de bien peu, presque miraculeusement."

 

 

http://www.fukushima-blog.com/

 

 

A+

http://glissespirit....cean-pacifique/



#35 DzC

DzC

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Posté 04 avril 2018 - 10:12

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Source : Revue Silence.