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"Terrasse" qui permette à l'eau de s'infiltrer dans le


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2 réponses à ce sujet

#1 Alban

Alban
  • Genre: Homme
  • Localisation:Loire atlantique

Posté 26 avril 2012 - 14:38

Je ne savais pas trop où mettre ma question puisque ça touche à la fois de la "construction", le "jardin" et "l'eau".

Alors voilà, la porte arrière de ma maison qui donne sur mon jardin se retrouve très proche du sol et la pente amène toute l'humidité proche de la maison. La solution que j'ai adopté est de niveler le terrain sur quelque metre carré en me disant que ça pourrais égallement servir de terrasse.

Cependant la pente n'amène plus l'eau sur la maison mais sur la terrasse du coup et j'aimerais trouver un moyen d'éviter que la pelouse pousse tout en laissant l'eau s'infiltrer dans le sol. Il faut égallement savoir que pour se faire livrer notre bois de chauffage un camion doit pouvoir passer par là ^^.
(oui donc la maison en gros est plus basse que le niveau moyen du jardin)

J'avais penser à mettre du sable ou du gravier ou à mettre des copeaux de bois voir des épines de pins (ça acidifie le sol empéchant quoi que se soit de pousser). Je voulais avoir votre avis, vos idées sur les avantages et inconvégants.

#2 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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  • 15379 messages
  • Genre: Homme
  • Localisation:LE MANS

Posté 26 avril 2012 - 16:29

Si j'ai bien compris, maison et terrasse forment un "point bas", un creux où l'eau qui ruisselle, vient s'accumuler avant de s'infiltrer lentement.

Les solutions "organiques" ne supporteront pas durablement le temps et les passages d'engins lourds. Sauf à combler régulièrement les ornières.

L'eau qui s'accumule devrait donc être captée par un système de drainage et conduite par une noue ou par un tuyau vers un fossé exutoire.

#3 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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  • 7523 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 24 juillet 2021 - 07:53

A propos de copeaux de bois j'ai retrouvé dans les archives de la toile cet article du passionnant blog  "l'Arpent nourricier" malheureusement disparu (avec ses photos) .

C'est trop tard pour Alban, mais cela pourra peut-être en inspirer d'autres
 

 

Sol boueux cherche bois broyé

Un revêtement de sol écologique, drainant, climatisant, et pas cher



Ma cour boueuse
Evo­quons ma cour en quelques mots. Elle est en­coi­gnée dans une mai­son en L, fai­sant face au Sud-Est. Le sol est un mé­lange d’argile, de rares pousses de gra­mi­nées et de pour­pier, de cailloux 30/40 res­ca­pés du chan­tier, de chutes de lauzes, de plaques de schiste pourri se dé­ta­chant de la roche qui af­fleure par en­droits. Elle re­çoit la pluie de quatre demi-toits, tri­plant sa plu­vio­mé­trie ap­pa­rente : es­thé­tique oblige, il n’y a pas de gout­tières. En hi­ver, elle se trans­forme en vaste flaque boueuse un jour sur deux.

Cela fait déjà plu­sieurs an­nées que j’ai choisi le re­vê­te­ment de sol pour la cour : ni bé­ton lavé, ni ca­lade en ga­lets, ni chape de chaux, ni gra­viers, ni pla­te­forme en teck, ni dalles de cal­caire, mais des co­peaux. Il m’a fallu un cer­tain temps pour mettre mon idée à exé­cu­tion, ce qui m’a per­mis d’être entre-temps conforté par de beaux exemples, en par­ti­cu­lier le jar­di­net du gîte de Stuart & Ga­brielle. No­tons que j’emploie ici le terme de co­peaux plu­tôt que de BRF, dans la me­sure où il n’est nul be­soin que les bois soient fins, ni qu’ils soient ma­jo­ri­tai­re­ment consti­tués de feuillus.

J’avais d’abord es­sayé de faire ces co­peaux moi-même avec un pe­tit broyeur élec­trique. La boue avait déjà bien di­mi­nué, mais je n’aurais ja­mais pu ar­ri­ver à pro­duire les six mètres cubes que le pay­sa­giste est venu me ver­ser fin décembre.

En trois coups de pe­tit râ­teau, voilà la cour métamorphosée.

Les mille mé­rites des co­peaux en re­vê­te­ment de sol
Il y a mille in­té­rêts à uti­li­ser des co­peaux en cou­ver­ture de sol. Enumérons-en quelques-uns :
  • c’est pas cher : 1€60 le mètre carré (pour 10 cm d’épaisseur)
  • c’est flexible et ré­ver­sible : je n’aurai qu’à pous­ser les co­peaux quand je vou­drai faire d’autres amé­na­ge­ments dans la cour. Et si je me lasse des co­peaux, ils trou­ve­ront leur place au jar­din comme du BRF
  • c’est éco­lo­gique : à 0.1 litre de com­bus­tible fos­sile par mètre carré trans­port com­pris (voir es­ti­ma­tion sur le sens de l’humus), l’énergie grise est imbattable
  • c’est drai­nant : pas be­soin de m’embêter à faire un ca­ni­veau et des drains — il suf­fit que le ter­rain soit lé­gè­re­ment en pente vers le jar­din et je n’aurai plus ja­mais de boue
  • c’est cli­ma­ti­sant : l’hiver, on ne risque pas de glis­ser sur du ver­glas ; l’été, l’humidité main­tient la fraîcheur
  • c’est déso­do­ri­sant : il faut ai­mer l’odeur de fo­rêt — on peut fa­vo­ri­ser les co­peaux de co­ni­fères, qui ont une odeur plus aromatique
  • c’est beau : la tex­ture ca­maïeu est in­imi­table et change au gré des saisons
  • c’est fa­cile à mettre en oeuvre : un ra­teau suf­fit — comp­ter cin­quante mètres car­rés en une heure de travail
  • c’est peu sa­lis­sant : ja­mais de ba­lai, ja­mais de kär­cher, ja­mais de la­sure, et ja­mais de taches de mer­lot ou de graisse de bar­be­cue lors des re­pas d’été
  • c’est as­sai­nis­sant : si un chien ou un chat vient à y faire ses be­soins, il suf­fit d’enfouir l’objet du dé­lit et la vie du sol s’en régalera
  • c’est in­cas­sable : on peut y ga­rer la voi­ture ; on peut y lais­ser choir une masse sans risques de fissures
  • c’est fer­tile : j’ai cou­vert ma mi­sé­rable terre di­rec­te­ment, sans in­ter­po­ser une quel­conque bar­rière à ad­ven­tices (ni bâche ni car­tons). En-dessous, le bois sera len­te­ment dé­gradé par les cham­pi­gnons et le nou­vel hu­mus se mé­lan­gera au peu d’argile pour faire un sol pro­di­gieux. Je suis sûr qu’il y pous­sera de splen­dides plantes spon­ta­nées dès le prin­temps (que je n’arracherai qu’au cas par cas). Je vais même pro­ba­ble­ment se­mer des graines de prai­rie fleu­rie ou de fleurs de la fo­rêt, pour un plus bel ef­fet. Je trouve as­su­ré­ment plus agréable d’avoir de la na­ture au pied de la mai­son qu’une cour sté­rile, et tant pis si ça ne fait pas ‘propre’. En fait, après plu­sieurs an­nées d’expérience, c’est plu­tôt désher­bant que fer­tile. C’est fi­na­le­ment pas plus mal.
  • c’est doux : le moel­leux est très agréable, et par­fai­te­ment in­di­qué pour les chutes des jeunes enfants
  • c’est po­ly­va­lent : la cour, les che­mins, les marches du per­ron, le paillage des fleurs
  • c’est pa­na­chable : j’ai fait un per­ron en vieux che­vrons et en lauzes pour en­trer dans la mai­son sans ra­me­ner trop de bois — le ma­riage est vi­suel­le­ment très satisfaisant
  • c’est re­nou­ve­lable : d’ailleurs, il fau­dra cer­tai­ne­ment le re­nou­ve­ler au moins par­tiel­le­ment dans trois ou quatre ans
Ap­pel aux urbanistes
Pour fi­nir, si un pay­sa­giste ou un ur­ba­niste lit ces lignes, je vou­drais le convaincre que c’est un ma­té­riau rêvé pour des sen­tiers, des squares, et toutes zones pas­sa­ble­ment pié­ti­nées, qui ne risquent plus de de­ve­nir boueuses ni glis­santes. Bor­dez ces che­mins de haies, et vous au­rez le ma­té­riau à por­tée de main la pro­chaine fois qu’il fau­dra re­faire un ap­port de co­peaux. Il ne res­te­rait qu’à sa­voir faire un mo­teur à bois (cycle de stir­ling ?) pour le broyeur, et nous au­rions une so­lu­tion qua­si­ment 100% renouvelable.

Je me prends à rê­ver aux routes du fu­tur : un che­min creux pro­tégé du so­leil et des in­tem­pé­ries par deux haies cham­pêtres, re­cou­vert de co­peaux ré­col­tés sur les haies par une ma­chine qui en une seule passe re­taille le tun­nel de ver­dure par l’intérieur, broie les branches ainsi cou­pées, puis étale les co­peaux neufs der­rière elle. Des routes qui se­raient des odes à la len­teur, des cor­ri­dors de bio­di­ver­sité, des ré­serves de fer­ti­lité, et de for­mi­dables gi­se­ments de champignons.

Publié le 17 janvier 2009

https://web.archive....rche-bois-broye


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