Rénovation d'habitats troglodytes berbères pour un écovillage
#1
Posté 18 mai 2012 - 10:20
Présents dans les montagnes sahariennes du Dahar tunisien depuis bientôt cinq années, nous nous sommes réunis avec la population berbère pour créer un écovillage dans des habitations troglodytes, nous les rénovons, nous installons une fromagerie, un atelier de tissage pour les femmes berbères, un atelier botanique. Nous réensemençons et irriguons les oasis...Nous voulons ainsi définir un projet pilote de développement durable. A l'issue de dix années nous proposons aux descendants des habitants de ce village abandonné, de réintégrer leurs racines et de continuer le développement économique durable que nous aurons implanté.
Rénovation
Irrigation
dynamique de développement durable
Accueils participatifs
Publications sur les ressources de la montagne pour les randonneurs
Cet écovillage de concept particulier est un projet de développement solidaire.
Si vous souhaitez le découvrir :
http://actionsahara.blogspot.com
Bienvenue à vous si vous souhaitez nous rejoindre et adhérer à ce projet, nous sommes regroupés en association loi 1901
#2
Posté 18 mai 2012 - 20:04
Bravo à vous & bonne chance (entre autres) pour votre projet.
#3
Posté 19 mai 2012 - 10:07
"Village d'étape sur les grandes pistes du Dahar, ce lieu demande à renaître de ses cendres et à retrouver son abondance première grâce à la source abandonnée qui arrose encore quelques palmiers stériles."
Actionsahara, peux-tu nous expliquer pourquoi ces palmiers sont stériles ?
#4
Posté 19 mai 2012 - 11:29
#5
Posté 19 mai 2012 - 11:34
MerciTrès beau blog et sympathique initiative.
Bravo à vous & bonne chance (entre autres) pour votre projet.
Nous n'en sommes qu'au début, mais très motivés !
#6
Posté 20 mai 2012 - 07:12
La pollinisation se fait par le vent (anémophilie), cependant en culture, le nombre réduit de palmiers mâles (dans les oasis algériennes ou tunisiennes, où ils sont appelés dhokkars, on en compte souvent un pour 100 pieds femelles) oblige à pratiquer une pollinisation artificielle.
Ce qui est plutôt encourageant car dès que vous pourrez le faire les palmiers devraient redevenir productifs dès la 1ère année.
Vous en avez beaucoup à polliniser ?
Et quels travaux d'amélioration envisagez-vous pour l'irrigation de l'oasis ?
Modifié par Tis, 20 mai 2012 - 07:22 .
#7
Posté 20 mai 2012 - 09:38
Pour l'irrigation, l'eau existe, mais elle n'est pas canalisée, ou plutôt les canaux ont disparus. Nous allons donc nous atteler en premier à restaurer la circulation de l'eau en restaurant les ouvrages qui devaient dater à l'origine de l'époque romaine. Un travail passionnant.
#8
Posté 23 mai 2012 - 11:14
#9
Posté 23 mai 2012 - 13:11
http://cat.inist.fr/...cpsidt=14941821Dépérissement de l’abricotier dans les oasis tunisiennes Une grave affection due à Nattrassia mangiferae
2003 - A.Ennamsi, A.Zouba, M.A Triki
Cette présente étude a pour but d’élucider l’étiologie de la maladie du dépérissement de l’abricotier sévissant dans les oasis tunisiennes et d’étudier sa répartition géographique. Cette maladie attaque les abricotiers jeunes ou adultes, sans discrimination. Son évolution spatiale est très rapide et ses symptômes progressent rapidement dans le temps. La répartition spatiale des arbres malades, dans un foyer infesté, indique une distribution aléatoire. Les isolements effectués sur des tissus ligneux brunis du cylindre central ont mis en évidence la présence régulière d’un champignon imparfait Nattrassia mangiferae (H. & P. Syd.) Sutton & Dyko. Son pouvoir pathogène a été confirmé sur des jeunes plants d’abricotiers et 72 % des plants ont dépéri. Il a été aussi confirmé la présence de ce même pathogène sur des abricotiers malades, dans toutes les oasis du Sud-Ouest tunisien et même dans la région de Sidi Bouzid, au centre de la Tunisie.
D'après ce document les fruitiers cultivables dans les oasis de montagne sont les abricotiers, amandiers, oliviers, pistachiers, pêchers, pruniers (japonais), pommiers et poiriers (précoces) et bien sûr figuiers.
Les conseils productivistes qui y sont donnés sont à prendre avec des pincettes en particulier pour le choix des variétés. Et si vous visez plutôt l'autoconsommation que l'exportation mieux vaudrait me semble-t-il chercher à préserver les variétés locales présentes dans les autres petites oasis de la région..
http://ressources.ci...11/CI901506.pdf
Modifié par Tis, 23 mai 2012 - 13:15 .
#10
Posté 23 mai 2012 - 14:22
Pourtant j'y crois et je voudrais tenter l'expérience de diversifier juste un peu les cultures pour créer "un second miracle"...
#11
Posté 23 mai 2012 - 22:12
Surtout la rénovation du batis (pour un prof de maçonnerie cela me passionne !)
Au cas ou si cela peut te servir, j'ai ce lien que je trouve interressant :
http://www.dailymoti...festyle?start=3
Et oui je m'interresse aussi à l'amélioration de l'existance des gents sans le besoin de l'industrie qui nous alienne.
#12
Posté 24 mai 2012 - 07:15
A propos du bâti, il est tout simplement exceptionnel, ces habitations troglodytes sont agréables à vivre, harmonieuses...c'est un bonheur de les rénover !
#13
Posté 24 mai 2012 - 11:21
Et si possible de faire faire aux meme plante leur propre substra pour les prochaines plantes.
Il y a surement un solution pour créer ou recréer un support de culture et de retenir l'eau.
Dans la vidéo ils ont meme des champignons qui poussent spontanément.
On peut meme imaginer ensemencer le paillage avec des champignons commestibles du coin si possible.
#14
Posté 24 mai 2012 - 12:11
La petite hydraulique dans le Sud-Est de la Tunisie
(...) On peut comprendre que le Sud-Est tunisien, caractérisé par un climat aride, des quantités de pluie ne dépassant que localement les 200 mm, dans les reliefs situés entre Matmata et Béni Khédache, pose un problème d’eau, d’autant plus délicat à résoudre que le Sud-Est ne dispose pas de source naturelle susceptible de fournir de l’eau en provenance des nappes profondes. De surcroît, les quelques sources existantes ont des débits très limités. En tout cas les populations ne peuvent nullement compter sur l’apport de ces sources pour faire face à la rareté de l’eau. Dans une telle situation de rareté des sources naturelles, les habitants de la région ont toujours combattu la pénurie de l’eau : ils ont construit des citernes pour la collecte d’eau de pluie, creusé des puits où existe une nappe phréatique, en vue de satisfaire leurs besoins domestiques. Autant dire que puits et citernes qui parsèment le plateau du Dahar, le Jebel Abiadh et les plaines de Jeffara et d’El Ouaara constituent des points d’eau d’un intérêt vital pour une population appelée à se déplacer, même temporairement (semi-nomadisme), avec ses troupeaux à la recherche de pâturages.
C’est ainsi qu’on peut apprécier les Jessour, un aménagement hydraulique traditionnel adapté aux conditions du milieu naturel. Aménagement d’autant plus nécessaire que les pluies sont souvent de type torrentiel et s’abattent sur la région sous la forme d’averses donnant lieu à des ruissellement violents. Les eaux de ruissellement se concentrent et s’écoulent dans les ravins, les vallées et les cuvettes, colmatées en plusieurs endroits par des sables argileux qui constituent les seuls bonnes terres de culture de la région. Le système de Jessour (Jesser au singulier), dénomination locale d’un système d’aménagement qualifié de petite hydraulique permet une maîtrise de l’eau de ruissellement tout à fait adapté aux conditions du milieu naturel. Il s’agit d’installer dans les ravins et les oueds des petits barrages destinés à retenir une partie de l’eau de ruissellement (référons-nous au cas de Naxos, en Grèce) et des sédiments. Un Jesser correspond à une petite élévation de terre dressée dans le lit de l’oued et également à la surface exploitable pour l’agriculture qui se situe à son amont. L’ouvrage est équipé d’un déversoir construit en pierres sèches ou placé sur la roche en place. De cette manière, chaque Jesser retient seulement une partie de l’eau de ruissellement et des sédiments fins qu’il reçoit et laisse passer à travers son déversoir le reste au profit des Jessour situés à son aval.
Les Jessour se succèdent d’amont en aval et constituent ainsi un paysage marqué par l’intervention humaine avec des jardins disposés en gradins faiblement inclinés. Ainsi le système des Jessour joue un rôle capital dans l’activité agricole du Jebel, en permettant, d’une part, la conservation des eaux et des sols et la réduction des effets de l’érosion, et, d’autre part, une très bonne gestion des ressources naturelles. Le système est conçu, réalisé et entretenu manuellement par les habitants du Jebel grâce à un savoir-faire empirique et traditionnel transmis de génération en génération depuis plusieurs siècles.
Le rétablissement du système des Jessour est aujourd’hui menacé d’abandon dans plusieurs régions du Sud-Est tunisien en raison des changements socio-économiques qui conduisent ce Sud-Est à un délaissement progressif des pratiques agricoles et des aménagements des petites hydrauliques et de nature à garantir un développement durable dans plusieurs régions du Sud-Est tunisien. Il s’agit de noter que ces aménagements de petite hydraulique pratiquée depuis plusieurs siècles représentent un patrimoine naturel et culturel pour la sauvegarde d’un environnement fragile à la porte du désert. (...)
L'article complet : http://www.partagede.../article77.html

http://www.lk.iwmi.o.../34-Jessour.png
#15
Posté 24 mai 2012 - 14:56
Comme quoi tout existe déjà.
C'est juste la fainéantise humaine et l'énergie facile qui nous a pervertis.
Quoiqu'ici, une fois le travail fait il n'y a qu'un entretien a faire régulier et profiter.
#16
Posté 24 mai 2012 - 16:31
#17
Posté 24 mai 2012 - 17:24
Par contre, cela risque d'etre un sacré casse tete administratif.
#18
Posté 24 mai 2012 - 22:09
#19
Posté 24 mai 2012 - 23:33
C'esPour l'école, peut-être en passant par un Club Unesco, ce serait vraiment génial comme programme de classe !
C'est bizarre tu écris et cela marque toujours 0 message.
J'en parlerai à une prochaine réunion on sait jamais.
#20
Posté 25 mai 2012 - 08:04
Modifié par Tis, 25 mai 2012 - 08:08 .


