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Fougères....s'en débarasser ?


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53 réponses à ce sujet

#41 syl20

syl20
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Posté 07 aot 2012 - 19:19

Je viens de repasser le rouleau, donc cette année (la 1er année de "traitement") Il y a eu un coup de rouleau en mai, elles mesuraient en moyenne 1,50m. Un coup de gyro fin juin, elles mesuraient 1m et là je viens de repasser un coup de rouleau, elles mesuraient 1,50m.
Après renseignement, dans le coin ils mettent du litotame (connais pas l' orthographe) un amendement organique.

J' ai pas tout "traité" car je vais en utiliser comme paillage.

Si l' année prochaine, elles repoussent aussi vigoureusement, je ne vais pas perdre mon temps à lutter contre, je planterais des arbres pour ceux qui viendrons après....

#42 crepidule

crepidule
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Posté 08 aot 2012 - 06:50

Le lithotamne est le squelette d'une algue, c'était bien pratique pour remonter le ph mais aussi en maraichage pour "traiter" contre les pucerons, prévenir le mildiou.
On n'en trouve plus, les bans de chez nous (bretagne) on été vidés pour l'agro industrie et l'industrie cosmétique. Tu peux remplacer par du maerl (sable coquillé) moins onéreux et tout aussi efficace contre les fougères. En année 2 et suivantes, un fauchage fin juin suffit. Une dernière solution: fumier en automne, chaux au printemps et labourage et semis de prairie.

#43 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 08 aot 2012 - 08:52

La chaux, produit calciné par la chaleur, est donc coûteux en énergie…
On doit alors assumer ce choix.

Préférer des calcaires magnésiens broyés, qui libèrent plus lentement mais tout aussi sûrement, calcium et magnésium utile au sol.

Tous ces amendements calciques, terme agronomique précis, sont des produits pondéreux, lourds, peu coûteux, qu'un long transport grève d'un surcoût souvent inutile.
On trouve des calcaires un peu partout; raisonnable donc de choisir ceux qui sont extraits du sous-sol et proches du lieu d'épandage.

Modifié par FLOYD, 08 aot 2012 - 08:53 .


#44 syl20

syl20
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Posté 08 aot 2012 - 19:31

Un pote me disait en avoir vu en vente chez "Gamme vert" (du lithotamne). D' après lui, il reste un gisement (en voie de disparition) vers Belle ile.

Je continuerai d' utiliser la manière "douce". Pas de chaux, pas de fumier, pas de labour, pas de desherbant.... Un écrasement de temps en temps.

#45 _khalil_

_khalil_

Posté 09 avril 2014 - 10:06

"comment se débarrasser des fougères. Rien de plus simple : les couper entre le 15 mai et le 15 juin, la veille, le jour ou le lendemain de la pleine lune. Nous l’avons expérimenté et au bout de 2 ans, nous n’avons plus de fougères. » A tester !!!

Paru dans Belle-Santé n° 126


les fougéres sont un réel probléme dans les friches et terrains abandonnés, leur expension est de 30 % par an, une fois implantées rien ne pousse sauf les ronces, églantiers et genets..

#46 _khalil_

_khalil_

Posté 09 avril 2014 - 12:38

il y a aussi le rouleau brise fougéres à passer au moins pendant 3 ans, et facile à réaliser pour un bon bricoleur ?
voir le site du fabricant
http://h2c-distribut...i-68350607.html

#47 Tis

Tis

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Posté 06 septembre 2014 - 11:22

Epeautre et fougère sur une ferme limousine

Bernard Theil s’est installé en 1985 à la suite de son père sur 13 ha avec 12 vaches en production de veau de lait sous la mère. Progressivement, il augmente la taille de son cheptel et reprend quelques parcelles de fermes voisines. Suite à la première crise de la vache folle, Bernard s’engage dans un système plus extensif. Aujourd’hui, il vit avec une quarantaine de vaches et 42 ha dans un mode de production qu’il qualifie "proche du bio". Très intéressé par les pratiques innovantes, Bernard nous expose comment il a redécouvert les vertus d’une céréale quelque peu oubliée, l’épeautre, et les ressources d’une plante très présente en Limousin, la fougère.

ARDEAR : Qu’appelez-vous mode de production "proche du bio" en veau de lait élevé sous la mère ?
Bernard :
Ma réflexion n’est pas centrée sur les pratiques. C’est en cheminant globalement vers une agriculture paysanne et durable que j’ai abouti à l’état des lieux actuel. Je n’ai pas cherché à tout prix à m’agrandir pour gagner plus mais plutôt à devenir plus autonome en limitant les intrants. Pour cela, je me suis inspiré de pratiques issues de l’agriculture biologique.
Mon système fourrager est avant tout basé sur l’herbe car c’est le fourrage le plus économe dans notre région. Or, en favorisant l’implantation de légumineuses, je me passe d’engrais chimiques. Pour compléter la ration des mères, je cultive des céréales sur lesquelles je ne mets ni engrais, ni pesticides. Cela me permet de limiter les achats d’aliments. Pour nourrir les veaux, j’élève 7 vaches laitières en complément des mères afin de limiter au maximum le recours à la poudre de lait. Je pense qu’ainsi la qualité et l’authenticité de la viande sont plus importants puisque le lait que boivent les veaux est essentiellement produit à partir d’aliments dont je maîtrise le contenu et qui sont issus du terroir corrézien. Par ailleurs, au niveau des traitements animaux, j’utilise en priorité la phytothérapie.

ARDEAR : Quelle est la place de l’épeautre et son intérêt dans ce mode de production ?
Bernard :
L’épeautre n’est pas une céréale que l’on rencontre fréquemment dans nos campagnes. Quand je me suis lancé dans sa culture il y a 4 ans, certaines personnes m’ont regardé d’un oeil interrogatif voire dubitatif. Pourtant, cet essai s’est avéré fructueux. En effet, la rusticité et sa bonne résistance aux maladies en font une céréale intéressante dans ma démarche de limitation des pesticides. Non décortiquée, elle est riche en cellulose, ce qui favorise l’activité du rumen. Au niveau nutritionnel, la teneur en protéines est importante et l’épeautre contient plus de phosphore et de vitamine D que le blé. Le calendrier de l’itinéraire technique se rapproche de celui du blé mais, pour la récolte, un réglage spécifique de la moissonneuse-batteuse est nécessaire. Ce sont les épillets qui sont récoltés et non les grains. Ils doivent être simplement détachés de la tige de l’épi. Le travail de la moissonneuse se limite donc à fragmenter l’épi sans extraire le grain de son enveloppe. Je suis d’autant plus satisfait de cette culture que les rendements que j’ai obtenu jusque là sont assez intéressants.

ARDEAR : Vous vous êtes également inspiré de l’agriculture biologique pour la litière des animaux en utilisant des fougères. Qu’en est-il exactement ?
Bernard :
J’ai en fait pris à mon compte une plante plus que répandue en Limousin. Une de mes parcelles était envahie de fougère. Je l’ai fauchée et j’ai bottelé les fougères sèches. La litière a un double rôle : assurer le confort des animaux et permettre la production d’un fumier de qualité en association avec les déjections. Combinée avec la paille, la fougère constitue une litière confortable. Elle se décompose moyennement bien mais elle présente l’avantage d’être particulièrement riche en potasse, ce qui est très intéressant pour le fumier obtenu. La fougère est mal vue, mais il faudrait plutôt chercher à en profiter car elle constitue une solution pour limiter les achats dans des secteurs qui manquent de paille, comme le nôtre.

ARDEAR : Quels sont vos objectifs aujourd’hui ?
Bernard :
Mon objectif principal est bien-sûr de vivre de mon métier mais le veau de lait est une production contraignante au niveau travail et je cherche sur le long terme des solutions pour améliorer cela. Je réfléchis ainsi à engraisser des génisses de 30 mois et à un atelier de boeufs afin de réduire le nombre de veaux et de libérer un peu de temps. En parallèle, je suis à l’affût de nouvelles solutions pour limiter les intrants car j’ai toujours en tête que "l’argent que l’on gagne, c’est celui que l’on ne dépense pas".

 

Lionel Magnien, Lettre du RAD n°27, Janvier 2003

 

L'article complet : http://www.ruralinfo....php?article336



#48 hazy

hazy

Posté 06 septembre 2014 - 23:14

c'est génial la fougère, à moins d'avoir besoin de la prairie pour autre chose ...  Murs, toitures végétalisée, paillage, purin ... un bon couvre sol ( je préfère ça aux ronces )  ..



#49 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 07 septembre 2014 - 09:49

Matière active et toxique inconnue.

Troubles possibles : accidents digestifs chez les bovidés. Les jeunes frondes consommées comme des asperges (Extrême-Orient) induiraient des cancers digestifs (reliés à des quantités importantes d'acide shikimique ?).

 

http://plantes.toxiq...e=fougere_aigle

 

A consommer avec modération… et prudence selon qu'on soit à 4 ou 2 pattes.



#50 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 09 septembre 2014 - 09:30

D'après un autre blog basque la récolte s'effectue de préférence en début d'automne (par beau temps, bien sûr, pour remplacer la paille) :
 

La fougère omniprésente dans les paysages du pays rythme les saisons. En Basque, Septembre se dit «Iraila », ce qui signifie la « mort de la fougère ». C’est en effet au cours de ce mois de l’année, que la plante commence à prendre des couleurs automnales pour complètement sécher sur pied. Les landes pourront donc être fauchées à la fin de ce mois jusqu’à la mi-octobre.

http://www.kirikino....ays-basque.html
 

 

1477122001.jpg

http://www.surleplat...s-fougeres-dor/



#51 _khalil_

_khalil_

Posté 15 juin 2015 - 07:50

j'ai observé ce matin qu'il y a une chenille qui bouffe les fougéres aigle, en ne laissant que la tige...un début de lutte biologique ?  c'est la noctuelle de la fougére (Callopistria juventina Stoll )....c'est une chenille inféodée à la fougére et seuleument....       

JUVENTINA-L3-20110807-1.jpg

Chenille au troisième stade obtenue d'élevage, Bidarray (Pyrénées-Atlantiques), 7 août 2011. Photo Philippe Mothiron.
 
 
 
un autre insecte allié : la tenthréde de la fougére ou "moucheà  scie" http://www7.inra.fr/...f/i76chevin.pdf

Modifié par khalil, 15 juin 2015 - 08:02 .


#52 Paul09

Paul09

Posté 29 septembre 2015 - 18:41

Une tonne de fourgéres séches, transformé dans un digesteur en méthane est racheté par GDF 250 euros.

Ceci pour l'injecter dans le réseau gaz de ville.

Bon, il y a le ,prix de rammassage, broyage et fermentation, ainsi quye la ,purification du méthane, mais ça peut être intéréssant de cultiver les fougéres.

Pareil pour les orties et les plantes à croissance rapide avec peu de lignine.

C'est la cellulose qui est transformée en méthane.



#53 Paul09

Paul09

Posté 29 septembre 2015 - 18:42

rechercher   injection biométhane



#54 _Jouffray_

_Jouffray_

Posté 26 juin 2017 - 08:42

les vieux disent de couper après le 15 août .

ps ; que fait l'INRA ?

Modifié par Jouffray, 26 juin 2017 - 08:43 .