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Navire en perdition et bataille d'assurances


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18 réponses à ce sujet

#1 _strychnine_

_strychnine_

Posté 08 aot 2012 - 08:13

Un gros coup de gueule, un navire dont personne ne parle, au large du Finistère
Image IPB

Il est en feu, en perdition depuis le 14 juillet, et les remorqueurs ne peuvent rien faire... Une histoire de bataille d'assurances...
http://www.marinetra...?mmsi=211378120

Repéré à 400 km au large du Finistère, le porte-conteneurs MSC Flaminia agonise en mer depuis le 14 juillet dernier, date à laquelle une explosion encore inexpliquée a fait un mort et un disparu parmi son équipage qui, depuis, a quitté le navire.

Hommes et environnement en péril

L’association qui défend l’environnement maritime, Mor Glaz, s’associe à la peine des familles de ces marins et évoque une « catastrophe maritime » si jamais il coulait.

« Ce porte-conteneurs, qui transporte 2 876 conteneurs dont le contenu reste inconnu, met en péril l’homme et l’environnement,insiste Jean-Paul Hellequin, le président de Mor Glaz, expert en sécurité maritime. Les soutes du MSC Flaminia représentent à elles seules un vrai danger. »

Mor Glaz estime que le « JLMD ecologic system », qui permet la récupération rapide de la cargaison contenue dans les navires en cas de naufrage ou d’échouement, devrait être obligatoire sur tous les navires :« Depuis les naufrages successifs, on nous inonde de nouveaux contrôles des cargaisons, des navires, des équipages, mais rien n’a changé, déplore Mor Glaz.

Demandes aux oubliettes

«Pourtant, après le naufrage du cargo TK Bremen, en décembre 2011 sur la plage de Erdeven, Eva Joly des Verts, Jean-Pierre Le Drian, alors président de la Région Bretagne et plusieurs associations comme le syndicat CGT des Marins du Grand Ouest, avaient réclamé un remorqueur et de nouvelles mesures. Ces demandes sont-elles passées aux oubliettes ? »

Mor Glaz soutiendra les élus et les administrations qui accepteront l’escale forcée du cargo MSC FLAMINIA dans une zone abritée: « Chacun doit prendre ses responsabilités. Laisser sombrer le navire serait une grave erreur et une forme de lâcheté et d’impuissance. »






Le porte-conteneurs dévasté attend au large de la Bretagne

marine

mardi 31 juillet 2012


Après une violente explosion qui a fait un mort et un disparu, le porte-conteneurs MSC Flaminia est à l’arrêt au large de la Bretagne, pour inspection. Il devrait ensuite rejoindre une zone refuge en Angleterre. Mais pour l’instant, les états n’interviennent pas. Le sauvetage se fait sous contrat privé.

Le porte-conteneurs MSC Flaminia était lundi à l’arrêt, au large de la Bretagne. Deux remorqueurs sont à ses côtés : Fairmount Expedition etAnglian Sovereign. Des experts ont pu monter à bord dès dimanche. Ils s’assurent de la résistance du navire, dont certains spécialistes supposent déjà que, très endommagé par le feu, il risquerait de sombrer au large. Le bateau gîte de 11° du fait du déplacement de la cargaison et du remplissage par les lances à incendie. Les experts devront aussi s’assurer que plus aucun incendie ne couve dans l’un des 2 876 conteneurs à bord.« Nous ne sommes pas sûrs de quand cette inspection au cas par cas pourra commencer », lit-on sur le dernier communiqué de NSB Niederelbe, le gérant du Flaminia, daté de dimanche. Ensuite, une demande sera faite aux autorités nationales, a priori anglaises, pour que le navire puisse venir dans un port ou une baie refuge.

Une position un peu floue
Selon NSB, le MSC Flaminia était dimanche à 100 milles nautiques (180 km) du sud-ouest de l’Angleterre. Les autorités françaises, qui ont effectué un survol en avion le même jour, le positionnent elles à 140 milles (250 km) ! Le navire serait exactement à la latitude 48° nord. Soit pile en face de la pointe du Raz (Finistère). Mais à plus de 250 km au large (9°53 ouest). Du coup, cela le place, de justesse, dans la zone de sauvetage sous responsabilité britannique.

Une affaire entre privés
Selon la préfecture maritime de l’Atlantique, basée à Brest, « Nous suivons la position du bateau, mais nous ne sommes pas saisis du dossier. Nous ne sommes pas sollicités par les autorités anglaises. Nous ne sommes pas mandatés pour quoi que ce soit ». Il resterait à bord « un point chaud, mais plus d’incendie à proprement parler ».
De leur côté, les Coast-guards britanniques (MCA), estiment ne pas être saisis non plus du dossier. « Il est toujours en eaux internationales ». Et les opérations de sauvetage ont été confiées par NSB à la société hollandaise Smit Salvage. Les Coast guards ne communiquent donc pas sur le sujet. Pourtant, jeudi, ils assuraient que le bateau serait placé à l’ancre à 20 milles au sud de Land’s end, en Cornouailles.

Un mort, un disparu
Le 14 juillet, une violente explosion avait secoué le MSC Flaminia, un porte-conteneurs de 300 mètres, au beau milieu de l’Atlantique, loin de toute possibilité de secours par hélicoptère. Le navire faisait route de Charleston (Etats-Unis) vers Anvers (Belgique). L’explosion était survenue alors qu’un incendie s’était déclaré à bord. Un marin qui tentait de l’éteindre est porté disparu. Un autre est mort de ses blessures peu après. Trois autres, blessés, ont été conduits par un navire de commerce aux Açores, tandis qu’un autre bateau transportait le reste de l’équipage (Allemands, Polonais, Philippins) vers Southampton en Angleterre.
La société MSC, affréteur du Flaminia, a démenti la présence d’hypochlorite de calcium dans la cargaison. Cet agent chimique est responsable de plusieurs accidents dans le passé. les circonstances de l’accident restent inexpliquées. Selon NSB, « nous sommes toujours en cours de maîtrise de l’incendie. Nous n’avons aucune information sur l’origine de l’incendie ».

Risque de pollution
L’association Robin des Bois souhaite « que le MSC Flaminia fasse l’objet d’une concertation entre toutes les parties prenantes et en particulier entre les autorités françaises et anglaises et soit réceptionné dans les meilleures conditions possibles au regard de la sécurité maritime et de la protection de l’environnement. Il est estimé que 20 à 30 % des conteneurs embarqués font l’objet volontaire ou involontaire de fausses déclarations de contenu. En plus des conteneurs, le navire accidenté transporte plusieurs milliers de tonnes de fuel de propulsion ». À ce jour aucune des constations, du gérant du navire ou des autorités françaises, ne fait état d’une éventuelle pollution par hydrocarbures autour de la coque.

Sébastien PANOU.



#2 Yamabushi

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Posté 09 aot 2012 - 10:17

C'est vraiment la loi de l'embrouille partout.
C'est lamentable !

#3 FLOYD

FLOYD

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Posté 09 aot 2012 - 11:09

Libre marché et mondialisation face à des états qui n'ont plus les moyens qu'ils se donnaient autrefois.
Où placer le curseur?

#4 babeth

babeth
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Posté 09 aot 2012 - 12:46

c'est clair , mais ce qui est aussi déconnant, c'est que cette affaire soit tuée dans l'ieuf comme beaucoup d'autres!

#5 FLOYD

FLOYD

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Posté 09 aot 2012 - 13:33

Ce n'est pas une affaire, seulement encore un nouvel épisode dramatique car il y a eu mort d'homme.

Comme les consommateurs se trouvent être les bénéficiaires du commerce mondial à bas prix, il est normal qu'on n'aille pas les culpabiliser sur leur lieu de vacances ou au cœur des J.O. de Londres.

#6 _strychnine_

_strychnine_

Posté 09 aot 2012 - 15:49

Ce que je trouve fou, c'est qu'en effet, il y a eu mort d'homme, et qu'on n'en parle pas... Comme tu le dis, Floyd, ce serait sans doute du dernier mauvais goût de gâcher les vacances et les JO...
Il y a aussi la peur de dégoûter le touriste d'aller en Bretagne : imaginez si tout le fioul contenu dans le bateau arrive sur le rivage... :grognon2:
Donc on n'en parle pas... Ou alors durant le journal de 23H, pour dire qu'on en a parlé un jour...

#7 Yamabushi

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Posté 09 aot 2012 - 16:00

Une histoire de plus ou se mele politique et argent . . ..

#8 FLOYD

FLOYD

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Posté 09 aot 2012 - 17:37

Vous aurez noté avec quelle insistance, on souligne que le navire sinistré est/était dans les eaux internationales.
Un espace par définition où les peuples riverains n'ont pas leur mot à dire… ni personne d'ailleurs.
Un espace de liberté en quelque sorte.
Vous avez dit liberté?

#9 ezza

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Posté 09 aot 2012 - 18:42

mouais les regles du commerce, qui dicte les lois :-(

" ....un mort et un disparu parmi son équipage qui, depuis, a quitté le navire" ...... personne a bord en eaux internationales, vite un zodiaque .... :-D

derniere position reçue ,zone: Atlantic North 'Latitude / Longitude: 48.20582° / -9.524935° (Map)
http://www.marinetra...?mmsi=211378120

A+
http://www.ouest-fra...103207_actu.Htm

#10 Yamabushi

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Posté 09 aot 2012 - 20:55

Vous aurez noté avec quelle insistance, on souligne que le navire sinistré est/était dans les eaux internationales.
Un espace par définition où les peuples riverains n'ont pas leur mot à dire… ni personne d'ailleurs.
Un espace de liberté en quelque sorte.
Vous avez dit liberté?


Liberté de faire n'importe quoi et surtout le pire.
Et on viendra en plus faire des procès à seasheperd fondation.

#11 FLOYD

FLOYD

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Posté 09 aot 2012 - 22:34

Jusqu'à la prochaine fois… car visiblement personne ne souhaite revenir sur cet élément du droit maritime international…
Trop compliqué sans doute.

#12 _strychnine_

_strychnine_

Posté 10 aot 2012 - 05:19

Le bateau ne peut pas être accueilli par Brest car les eaux du port ne sont pas assez profondes. Mais le seul état qui peut prendre une décision d'accueil, l'Allemagne, reste désespérément muet. Et on ne sait pas ce que contient le bateau, parti des Etats-Unis, qui sont très stricts ( On ne rit pas, c'est pas drôle :pingus: )... C'est très strictement contrôlé, mais ça a explosé tout de même, et tout le monde espère vaguement que ça va finir au fond, on dirait... Pour résumer sans mauvais esprit...


Quels sont les dégâts à bord? Le MSC Flaminia peut-il être remorqué?
L'incendie (ci-dessus, à droite) qui a éclaté à bord le 14juillet, dans la cale nº4, et a causé la mort de deux marins, et blessé trois autres, a été suivi de deux explosions les jours suivants dans les cales 5 et 6. L'incendie est, depuis, maîtrisé et l'équipage a été entièrement évacué. Trois remorqueurs de la compagnie Smit stabilisent le navire. Les conditions météo (une houle de 3,5m) ont empêché les experts de monter à bord jusqu'au week-end dernier. Selon l'armateur allemand, «le MSC Flaminia présente une gîte de 10° qui n'est pas inquiétante tant que les conditions météo ne se dégradent pas». L'armateur indique que le navire est «en position d'attente». «Quand nous aurons suffisamment d'informations, nous contacterons les autorités françaises, anglaises et espagnoles pour savoir quel port protégé est susceptible d'accueillir le MSC Flaminia. Ce sont elles qui décideront. Nous sommes actuellement incapables de dire quand nous les solliciterons. Nous attendons toujours d'avoir plus d'informations sur la situation du navire.»

Où le porte-conteneurs peut-il être remorqué?
Les spéculations vont bon train. Le port de Brest a été évoqué, puis la baie de Douarnenez, et enfin Rotterdam. «Ce ne sont pas les informations que nous avons», commentait, hier midi, la préfecture maritime de Brest. Seule certitude: le port de Brest, pas assez profond, n'est pas en mesure d'accueillir le navire. Actuellement dans les eaux internationales, leMSC Flaminia échappe au contrôle des autorités anglaises et françaises. En revanche, l'État du pavillon (l'Allemagne) est compétent pour intervenir. «Les autorités allemandes sont muettes depuis le début de cette affaire», s'étonne un expert qui a souhaité rester anonyme. Hier, en fin d'après-midi, personne ne pouvait répondre à nos questions à l'ambassade d'Allemagne, à Paris. L'armateur et l'affréteur sont les seuls à «maîtriser» les informations sur le navire et sa situation réelle.

Y a-t-il un danger pour les côtes françaises?
L'armateur dit ne «pas posséder d'informations précises sur la nature de la cargaison» du porte-conteneurs, et nous renvoie vers l'affréteur, la sociétéMSC, qui n'en dit pas davantage (la traçabilité est pourtant aisée: le navire est parti des États-Unis, très vigilants sur cette question, surtout depuis les attentats du 11-Septembre). Mais se posent encore d'autres questions: quelle est la nature des explosions qui ont endommagé les cales 4, 5 et 6 du navire? Par quoi ont-elles été provoquées? Y a-t-il des produits dangereux à bord? Comment ont-ils réagi à l'incendie? Des gaz s'échappent-ils encore? Le navire peut-il être réparé ou doit-il être déconstruit? Qui traitera les eaux usées, le déchargement,etc. «Nous n'avons pour l'instant reçu aucune réponse à ces questions qui conditionnent le choix d'un abri ou d'un port», fait savoir la préfecture maritime.

La situation est-elle critique?
Selon un expert que nous avons sollicité, «la situation semble sérieuse, mais pas catastrophique». «L'affréteur est le nº2mondial, le navire est assez jeune (onze ans), son pavillon n'est pas de complaisance. La société de sauvetage et de remorquage (Smit) est la plus sérieuse et l'une des plus compétentes au monde, et le porte-conteneurs, qui est à près de 400km de nos côtes, a résisté à trois semaines de houle...» «La situation est stable. Il n'y a aucun péril immédiat. Nous sommes en concertation avec les autres États concernés pour trouver une solution», insistait,hier soir, la préfecture maritime.


http://www.letelegra...012-1801390.php

#13 l'ombre

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Posté 10 aot 2012 - 10:11

En bref : les conditions météo sont bonnes ; l’incendie, déclenché le 14 juillet dernier, n’est toujours pas éteint, mais demeure sous contrôle ; la gîte est de 10° ; les pays européens à proximité refusent d’accueillir le navire.
Le président de la compagnie, Helmut Ponath, déclare : “Je considère qu’il est choquant de voir cette situation où un navire sous pavillon allemand ne reçoit pas l’autorisation des pays européens de rallier un port.”
Non, pas de voie d’eau. La gîte est causée par l’eau utilisée pour éteindre l’incendie, et peut-être marginalement par une modification du plan de charge avec les conteneurs perdus.
Aujourd’hui, le MSC Flaminia est à 190 milles d’Ouessant, 165 milles des Sorlingues, 215 milles de Brest, 260 milles de Plymouth. Il se trouve juste au-dessus du Canyon de Whittard.
On observe que le MSC Flaminia semble faire des ronds dans l’eau aux limites de la ZEE européenne (200 milles).
[9 août 2012. 06 h 55 UTC. 48.23 N 009.50 W.]

#14 _strychnine_

_strychnine_

Posté 10 aot 2012 - 10:23

Ils espèrent qu'il va couler.
La France ne veut pas le prendre, ni l'Angleterre, certainement parce que la cargaison, dont on ne sait toujours pas ce qu'elle contient officiellement, contient officieusement de la merde ultime... Surtout que les Américains s'autorisent des actions à l'étranger si ils en éprouvent le besoin...

#15 naturel

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Posté 10 aot 2012 - 10:48

La société est aussi un navire qui coule.....

Je retiens que les assurances tous comme les contrôles (de toute sorte) ne servent qu'a nous déresponsabilisé

Donc question légitime,ca sert à quoi? à moins que je ne doivent pas me poser de question.

Imaginer qu'il y a moins d'incendie de maison chez ceux qui ne les assures pas que chez ceux qui les assures...

Modifié par naturel, 10 aot 2012 - 10:55 .


#16 _strychnine_

_strychnine_

Posté 10 aot 2012 - 11:11

Je retiens que les assurances tous comme les contrôles (de toute sorte) ne servent qu'a nous déresponsabilisé

Les assurances sont plutôt un bon moyen de soutirer de l'argent soit en jouant sur la peur, soit par obligation. Essaye de te faire rembourser et tu verras qu'ils trouveront toujours un moyen de ne rien te donner ou de te donner un minimum...

#17 Yamabushi

Yamabushi
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Posté 10 aot 2012 - 12:42

Les assurances nous pompent un maximum de fric pour pouvoir payer les ratés des industriels.
Quand je vois pour combien j'en ai pour un pare-choc et combien je paie ou ai payé depuis le début que j'ai une voiture, je me dit qu'ils sont particulièrement rentable.

#18 _strychnine_

_strychnine_

Posté 05 septembre 2012 - 18:29

Des nouvelles du bateau et surtout de sa cargaison... On donne un sigle, comme ça ça fait moins peur : PCB, c'est-à-dire pyralène...
http://www.lemonde.f...54001_3244.html




Quarante tonnes de déchets PCB sur le "MSC-Flaminia"


Il aura fallu attendre un mois et demi pour que la liste des substances dangereuses transportées par le MSC-Flaminia, porte-conteneurs allemand accidenté au large des côtes bretonnes le 14 juillet, soit rendue publique. Pas par les autorités officielles mais par l'ONG française Robin des Bois.

"Le document est le bon", confirme la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord qui surveille de près le navire appelé à passer le Pas-de-Calais dans les jours qui viennent. Il devrait en effet rejoindre le port allemand de Wilhelmshaven, près d'Hambourg, dont les infrastructures permettraient de l'accueillir en toute sécurité.

Le recensement des "substances dangereuses" est long de cinq pages. Avec une première surprise : la présence de polychlorobiphényles (PCB) – souvent connus par le nom commercial impropre de pyralène – sous forme de déchets. Classés comme "cancérigènes probables", ces dérivés chimiques toxiques sont interdits en France depuis 1987.

Leur destination finale ? Le sud-est de l'Hexagone, plus précisément l'usine Trédi de Saint-Vulbas, dans l'Ain, "seul site au monde agréé pour la décontamination et l'élimination des déchets PCB", précise l'entreprise décidée à jouer la carte de la transparence.

HUILES DE TRANSFORMATEURS ET ÉQUIPEMENTS DE PROTECTION

"Les déchets, une quarantaine de tonnes environ, sont à 95 % des huiles usées de transformateurs, faiblement polluées, et pour le reste des équipements de protection individuelle utilisés lors d'opérations de conditionnement des PCB", indique-t-on au siège de l'usine.

Selon le groupe Trédi, ce transport "respecte les règles de la Convention de Bâle"et "a été autorisé par les administrations compétentes des pays concernés – exportateur, importateur et pays de transit".

La marchandise PCB a été embarquée par le MSC-Flaminia au Mexique. Elle provenait de la société SEM Trédi, autre filiale du groupe Séché, agréée dans le pays pour la décontamination des transformateurs.

Si le navire n'avait pas été victime, le 14 juillet, d'un incendie puis d'une explosion – suivie d'une seconde quatre jours plus tard –, il aurait suivi sa feuille de route habituelle, avec une escale au Havre pour décharger les déchets PCB, ensuite transportés par camions jusque sur le site de Saint-Vulbas. Désormais, ils devront être acheminés d'Allemagne.




Ce ne sont pas les seuls fûts qui intéressent les autorités maritimes françaises et britanniques. La présence de dioxane (éther), d'isopropylamine (un solvant) et de nitrométhane, potentiellement explosif, est également pointée du doigt. Le ministère français de l'écologie avait demandé, début août, au Centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre), d'étudier les risques de dispersion dans les eaux – au cas où le bateau coulerait – et de contamination aérienne des substances dangereuses transportées.
RÉSULTATS D'EXPERTISES
D'autres expertises ont eu lieu : celle menée par Smit Salvage, l'entreprise néerlandaise de sauvetage choisie par l'armateur allemand Reederei NSB ; une autre menée par le cabinet Germanischer Lyod ; et une troisième réalisée, le 28 août, par une équipe internationale d'experts qui a fait des prélèvements dans les cales endommagées par les explosions et les incendies, et où des produits se sont déversés. Les résultats devraient être connus très rapidement.
Une grosse moitié des 2 876 conteneurs transportés ont été détruits ou abîmés. Leur cargaison a dû tomber en fond de cale, trempée et dissoute par l'eau des lances à incendie. Selon le groupe Trédi, les conteneurs qui contiennent les déchets PCB n'auraient pas été endommagés.

Marie-Béatrice Baudet





#19 razatega

razatega

Posté 05 septembre 2012 - 19:17

Moi j'ai mon idée comme ça...
on sait pas ce qu'il y a dedans...
ça viens d'amérique...
ça m'étonnerai qu'a moitié qu'ils aient pas charger ce P.C. de merde et le faire couler loin de chez eux...
Une petite explosion...ça peut arriver à tout le monde ...non?