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chèvres et moutons


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18 réponses à ce sujet

#1 Anonimo

Anonimo

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Posté 07 septembre 2012 - 12:37

BONJOUR,
afin d entretenir de maniere naturelle nos espaces de terres , j envisage prendre des moutons et chevres!
les uns pour brouter l erbe ,les autres pour nettoyer les tallus.
Ce pendant ces betes ne mangent pas que du "vert" , de l apport en foin et paille est essencielle.
Ma question est ,
que peut on donner d autre a ses jolies betes , et aussi est que on peut leur donner du pain dur ?,
car j en ai en quantité!!
merci.

#2 GreenCity

GreenCity
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Posté 07 septembre 2012 - 17:04

Bonjour,

je possède 4 chèvres naines et la meilleure alimentation pour elles, c'est du vert, de la paille et du foin. Les céréales et autres granulés sont à proscrire, donc le pain ce n'est pas très bon non plus. C'est bien en tant que friandise une fois par semaine et en petite quantité.

Je leur donne un peu de pommes mais très peu, une ou 2 pommes pour les 4, 1 à 2 fois par semaine. Je leur donne aussi tout ce que je taille, elles raffolent des feuilles et des branches de tout (saules, charmes, ronces, rosier, glycine, vigne...). Quand il n'y a plus beaucoup d'herbes comme en ce moment, je leur donne l'herbe de tonte, un panier max à la fois que je dispose en 4 petits tas. Les(mes) chèvres sont très gourmandes et ne savent pas se réguler, il faut donc faire très attention à ce qu'elles peuvent manger et ne pas oublier de les vermifuger 2 fois par an.

Modifié par GreenCity, 07 septembre 2012 - 17:05 .


#3 FLOYD

FLOYD

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Posté 07 septembre 2012 - 21:27

Surtout pas de pain. Cet amidon fermente dans la panse ce qui peut déclencher une "acidose" ou à moindre mal engraisser inutilement les bêtes.
Le pain, mieux pour la soupe des cochons ou des canards.

Prévoir chaque année un test de la brucellose… maladie transmissible aux humains…

#4 trx

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Posté 08 septembre 2012 - 06:38

J'ai des moutons et leur donne des compléments essentiellement l'hiver, quand il n'y a plus d'herbe. Maïs, foin et choux eternel. L'été, quand l'herbe est cramée comme maintenant, des branches de chene vert et un peu de maïs.

Je ne fais pas tout le tsouin tsouin que tente d'imposer babylone à ceux qui ont des moutons (boucles, prises de sang et autres conneries), juste deux vermifuges l'année et une tonte.

#5 FLOYD

FLOYD

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Posté 08 septembre 2012 - 07:11

Je ne pense pas que la prophylaxie anti-brucellique soit une connerie…
Par contre la maladie apporte des problèmes, je laisse Strychnine te le rappeler.

#6 _strychnine_

_strychnine_

Posté 08 septembre 2012 - 07:47

Mes filles ont choppé la maladie juste après une multivaccination qui les avait affaiblies. Pas sûre du tout qu'elles l'auraient attrapé autrement. Les autres gosses qui jouaient avec elles n'ont rien développé... Les bêtes suspectées mais jamais contrôlées étaient vraisemblablement des bêtes de passage, mal soignées, mal nourries, fatiguées, plus ou moins abandonnées à elles-mêmes, comme nous en voyions régulièrement ( des bêtes à subvention de moyenne montagne )...
Vérifier effectivement si chez toi il y a eu des cas signalés, peut-être. Ici en Hongrie, la maladie n'a jamais été signalée donc pas de vaccin par exemple.

#7 Tis

Tis

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Posté 08 septembre 2012 - 09:03

Anonimo je ne me rappelle plus dans quelle région tu es installé.
Peux-tu aussi nous préciser quelle surface de terrain sera à leur disposition et combien de bêtes veux-tu mettre ?
Pour les chèvres il faut une surveillance quasi permanente car elles adorent partir en vadrouille.
Les brebis digèrent mieux l'orge que le maïs, même concassé.
Ne pas oublier une pierre de sel en permanence dehors et dans la bergerie.

#8 FLOYD

FLOYD

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Posté 08 septembre 2012 - 10:45

Dans la partie Nord de la France, la vaccination des animaux n'est pas requise, juste le dépistage.
Des organismes très officiels comme l'INRA, mènent des recherches.
Ce n'est pas le lieu pour en dire plus.

Un abreuvoir d'eau claire doit aussi être installé, entretenu et placé dans un local hors gel pour la période hivernale.
Une bergerie ventilée sur litière accumulée permettra d'abriter les bêtes, de tenir au sec la ration et les réserves, de récupérer un bon fumier.
Paille, fougère, copeaux pour tenir sèche cette litière.

#9 Tiewma

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Posté 08 septembre 2012 - 13:41

La prophylaxie, est obligatoire a l'achat d'un troupeau en France et tout les 4 ans suivant les départements.
Je suis surpris que l'on recommande sur ce site, 2 vermifuges par an sans parler de coprologie. Des substances à l'origine de la chute de population des bousiers, et qui risque de se retrouver dans le fumier et du coup dans votre jardin.
Si on ne demande aucune production aux bêtes, des paturages et du foin en périodes de manque d'herbe sont suffisants. Attention les chèvres attaquent l'écorce des arbres, penser a protéger les fruitiers.
Je déconseille l'herbe de tonte, les bêtes ne vont pas trier et risque un empoisenement (ce qui peut passer inaperçu ou avoir des conséquences dramatique), ou alors une acidose, meteorisation, ou une entero-toxemie.

#10 FLOYD

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Posté 08 septembre 2012 - 15:09

Coprologie?

#11 _strychnine_

_strychnine_

Posté 08 septembre 2012 - 15:24

L'étude des matières fécales...
Tiewna fait référence au fait que les traitements donnés aux animaux, les vermifuges dans le cas présent, tuent les insectes coprophages et donc cassent le cycle de recyclage naturel des excréments. Sans compter qu'en effet, tout médicament donné au bétail se retrouvera dans la culture.
http://www.liberatio...onnes-au-betail
Je ne sais pas si quelqu'un a essayé de donner aux animaux de la teinture mère de brou de noix, qui est un bon vermifuge...

#12 Anonimo

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Posté 08 septembre 2012 - 15:48

Merci a vous tous pour ces explications bien precises.
Pour le nombre d animaux cela va etre d environs 3-4 betes , elle vont etre aquise en paratge avec un amis .
Pour mes terres ce sera du environs 1.400 metres carres, pour l amis se sera 4000 metres .
Le but etant a intervale , de faire entretenire le terres par les animaux.
Question,
existe t il des pierres a laicher bio??
merci

#13 FLOYD

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Posté 08 septembre 2012 - 16:34

Les pierres à lécher, sont composées de divers sels, pour apporter outre le sel de mer, divers oligo-éléments, du calcium, du magnésium, du sélénium. Diverses formules, plus ou moins coûteuses selon la formulation, existent. Ces compléments minéraux existent en bloc, en seau mais également en poudre ou en "semoule" à saupoudrer sur la ration.
Je ne crois pas qu'un label bio soit nécessaire, ni même que cela existe

Un examen des matières fécales, sans doute pour détecter en laboratoire, la présence de vers ou d'œufs de vers. (qui ne sont pas des larves d'insectes)
- Si le résultat revient négatif, il n'est peut être pas nécessaire de traiter.
- Si le troupeau est régulièrement infesté, traiter devient une routine coûteuse et contraignante qui ne doit pas empêcher de réfléchir aux améliorations de la bergerie, des pâtures, des abreuvoirs pour éliminer tout ce qui serait particulièrement favorable à l'accomplissement du cycle biologique des vers. Prévenir plutôt que traiter



#14 Anonimo

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Posté 21 septembre 2012 - 18:40

Merci a vous tous!

#15 Tis

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Posté 19 aot 2015 - 17:07

Attention à bien protéger les jeunes arbres car ces gourmandes ont une imagination débordante pour atteindre ce qu'elles veulent goûter :
 

150819055823635635.jpg

http://2.bp.blogspot...s-st-747219.jpg


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#16 Tis

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Posté 11 mars 2018 - 09:42

A propos des vermifuges cette information me semble utile à connaître :
 

Paradoxalement, et dans le contexte critique d’une augmentation des résistances, il est nécessaire d’opter pour une stratégie visant à maintenir des animaux porteurs de vers non-résistants. Chez les vers, le facteur génétique de la non-résistance aux vermifuges est dominant, si bien que l’accouplement des vers résistants avec les vers non-résistants engendre des populations de vers non-résistants. En d’autres termes, le fait de ne pas traiter tous les animaux en visant uniquement les plus atteints, les plus légers et ceux dont les signes connus par l’éleveur montrent qu’une intervention est nécessaire, maintient volontairement une population de vers non-résistants au sein des animaux non-traités. Ainsi, on évite l’isolation et la sélection de vers résistants et par conséquent, on permet de prolonger l’efficacité des vermifuges.

 
L'article complet : http://www.bioactual...-ruminants.html


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#17 Tis

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Posté 06 avril 2021 - 09:43

Ils produisent du lait « qui ne tue pas la chèvre »
Mathieu ROBERT. Publié le 08/10/2020

Moins connus que les œufs « qui ne tuent pas la poule » de la start-up Poulehouse, au moins trois éleveurs laitiers français ont arrêté d’abattre leurs chèvres. Un choix peu rentable mais porteur.
 
Jean-Yves Ruelloux dans le Morbihan, Alexandra Dupont en Touraine, et Aline De Bast en Côte d’Or. Ces trois éleveurs ne se connaissent pas, mais ils ont décidé, sans se concerter, de prendre une décision très originale : produire du lait sans tuer leurs chèvres, sauf en cas de maladie.

Alexandra Dupont ne l’avait pas prévu au moment de son installation en 2010 : " Au premier automne suivant mon installation, il a fallu décider quelles chevrettes et chevreaux allaient partir à l’abattoir. J’ai essayé trois fois de suite. Une semaine de nuits blanches, puis une autre, et j’ai fini par me rendre malade. "

De son côté, Aline De Bast, végétarienne, savait dès son installation qu’elle ne s’y résoudrait pas : " On n’y arrive pas, donc on préfère trouver d’autres solutions. " Plus âgé, Jean-Yves Ruelloux a pris cette décision en cours de carrière, ne voulant plus faire subir à ses animaux le stress du transport et des abattoirs.

Enjeu : la taille du troupeau

Voilà pour les motivations. Depuis son installation en 2011, Alexandra Dupont et Aline De Bast n’ont donc jamais envoyé d’animaux à l’abattoir, toutes les chevrettes et les chevreaux restent sur l’élevage. Le risque : agrandir considérablement la taille du troupeau.

Pour limiter le phénomène, Alexandra Dupont et Jean-Yves Ruelloux ont décidé que leurs chèvres n’iraient, au possible, voir le bouc qu’une fois dans leur vie. Une décision, là encore, très originale, les engageant vers un terrain inconnu. Combien de temps leurs chèvres continueraient de produire sans nouvelle mise bas ?

Bonne surprise : les chèvres continuent de produire du lait pendant de nombreuses années ! Sans tarissement, la durée de lactation moyenne est de quatre à cinq ans chez Alexandra Dupont, moyennant une production faible, d’environ deux litres par jour, contre quatre litres pour une chèvre en début de carrière.

De son côté, Jean-Yves Ruelloux affiche de meilleurs résultats. " J’ai une chèvre cette année, en huitième année de lactation, qui est remontée à 4,8 litres par jour. Je pense qu’elle serait bien placée dans beaucoup de troupeaux " "," expliquait-il dans l’émission Les pieds sur terre de France Culture, début 2019.

Et combien de temps vivent ces chèvres ? " Les plus productives ont huit et neuf ans " "," et certaines " ont fait jusqu’à douze années de lactation " "," rapporte-t-il. " Il y en a une qui a seize ans cette année. "

Dans la ferme des Croq’Epines d’Alexandra Dupont, leur longévité est d’une dizaine d’années. Si bien que le troupeau d’Alexandra est retombé sur l’équilibre suivant : 100 chèvres " productives " (chevrettes, boucs, chèvres en lactation…), contre 100 animaux " à la retraite " (chèvres taries et boucs castrés).

Difficile à valoriser

Le point faible d’Alexandra, c’est la commercialisation. Si PouleHouse vend ses œufs à un euro, soit deux fois le prix du bio, grâce au marché des centres-villes de métropoles, Alexandra peine à valoriser ses pratiques : " Je ne suis pas dans une région où je peux me permettre de tels prix, il y a trop de concurrence. "

Pour compenser, elle a développé une association en sus de la ferme. Cela lui permet de créer des dispositifs que ne supporte pas légalement l’exploitation agricole : travail bénévole et dons (parrainage de chèvres). De même, Aline de Bast confie ses animaux à une association de protection des animaux.

Pour l’heure, l’expérience d’Alexandra Dupont fait plutôt office de preuve de concept, selon l’expression en vogue dans le monde des start-up. " Économiquement, c’est très dur " et " j’ai fait quasiment toutes les erreurs " "," concède-t-elle. Mais le concept paraît porteur : " De plus en plus de personnes m’appellent, des vegans, mais pas fanatiques, qui me disent que j’élève de telle manière qu’ils veulent manger mon fromage. "

https://www.ouest-fr...-chevre-7006326



#18 laika

laika

Posté 06 avril 2021 - 12:43

Il y a aussi la ferme "Latte Amore" en Italie qui fonctionne un peu de cette façon :
https://www.latteamore.it/ avec des vaches, des chèvres et des moutons..
(Alors attention, il y a une boutique en ligne...les prix sont "aoutch"!)

#19 naturel

naturel

    Bricoleur de génie

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Posté 02 septembre 2021 - 10:31

 

 

 

"Il a tracé un cœur géant avec de l’orge en laissant tomber les grains à l’arrière de son tracteur. Quand des centaines de moutons se sont précipités dessus, le cœur s’est formé. Il a immortalisé ceci avec un drone. La vidéo a été diffusée lors des funérailles."


Modifié par naturel, 02 septembre 2021 - 10:35 .