Aller au contenu


Photo

Achat (forcé) d'un champ non exploité


  • Veuillez vous connecter pour répondre
24 réponses à ce sujet

#21 ohanquez

ohanquez

Posté 13 septembre 2012 - 06:50

Ceci dit, pourquoi cette muraille fortifiée au bout de ton jardin?


Ce petit muret de 40cm et les barres de fer forgé que je vais venir souder entre les poteaux me laissent la vue derrière, c'est toujours sympa de voir les grues cendrées, chevreuil, faisans etc... qui viennent de temps en temps derrière. C'est surtout pour ça que je ne veux pas voir de projet immobilier!!

#22 Kynes

Kynes
  • Localisation:Sallanches 74

Posté 13 septembre 2012 - 08:10

Bonjour à tous,

Je suis plus lecteur d'OPLF que contributeur, mais ton sujet m'inspire alors je me lance :)

Pour moi une friche est "belle", elle évolue avec les saisons (les premières fleurs au printemps qui se battent avant que l'herbe ne prennent le relais, les variations de couleurs, etc) sans compter qu'une friche est aussi utile, elle permet aussi à une biodiversité de s'installer (papillons entre autres) et tu pourrais peut être même y glaner des plantes sauvages comestibles.

Pour ta séparation avec tes hypothétiques futurs voisins (qui, si ça se trouve seront des gens charmants!) j'aurais fait une haie végétale, des ronces murières pour la couverture du sol, des prunelliers pour l'étage moyen, et des saules menés en têtards pour la partie supérieure. Ça fait d'une pierre trois coups, une haie qui se mange l'été, qui donne du bois pour l'hiver, et qui fournit un abris pour oiseau et rongeurs toute l'année.

#23 _strychnine_

_strychnine_

Posté 13 septembre 2012 - 08:17

Et puis le prunelier... On peut en faire de du vin de prunelle, épine-vinette, troussepinette http://les-herborist...-prunus-spinosa
Et en effet, les oiseaux, les papillons et les abeilles s'éclatent bien. En ce moment, je me régale les yeux et les oreilles avec les solidago en fleur. Les abeilles sont folles de joie, et c'est beau... Un rdeau d'ipomées sur une barrière aussi c'est beau d'ailleurs, pour la fin de l'été...

#24 psyduck

psyduck
  • Genre: Homme
  • Localisation:de l'autre coté du miroir

Posté 23 avril 2016 - 13:54

c'est pas un voisin, c'est un agriculteur (heu pardon...propriétaire terrien) de la beauce,
J'ai contacté aujourd'hui la safer de Chartres, le type que j'ai eu connait trés bien ce propriétaire (normal, ils sont tous potes dans ce petit cercle bien fermé!), il ne m'a donné aucun espoir, en gros le gars entretien son terrain le minimum légal en attendant qu'il passe constructible un jour pour toucher le pactole en faisant un lotissement!!
Tous les ans on leur donne des subventions au paysans dés que les cultures ne sont pas terrible, par contre on leur demande rien lorsqu'ils font des bénéfices de dingue sur une révision de POS dans la commune!!
MOUAIS.............

 

 

les agriculteurs responsable de la maltraitance animale et complices des bétonneurs.

en ce qui me concerne, ils peuvent bien tous couler... :-D

 

 

Ouaip. Faut quand même savoir qu 'entre 2000 et 2010 c'est l'équivalent d'un département de terres agricoles qui passent à l'urbanisation tous les 7 ans. A un moment donné faudra bien que ça s'arrête, parce qu'à cette allure là ce sera chevaux et jeux pour enfants partout, et franchement tout transformer en parc d'attraction c'est pas glop.

 

 

 

Rien ne pourra arracher la plus jeune des races nobles de l’humanité au sort
qui lui doit échoir en conséquence des crimes commis ou tolérés par trop de
ses représentants, sous l’influence d’un anthropocentrisme de mauvais aloi.
Ces forfaits seront suivis de “chocs en retour”, lentement sans doute, mais
d’autant plus irrésistiblement que ceux qui les ont commis ou tolérés étaient
plus responsables (ou auraient dû l’être) tout en étant moins détachés, plus
centrés sur eux-mêmes et sur leurs notions bornées, que sur “l’Univers” — le
Cosmos et l’Essence du Cosmos. Il y en a de toutes sortes, dont le salaire
s’accumule depuis des millénaires crimes contre toutes les aristocraties
animales, des puissants bisons aux daims pleins de grâce, des grands félins
aux vulgaires chats, tigres en miniature ; crimes contre la forêt massacrée ;
contre l’impassible mer, souillée de toutes les immondices de l’industrie
envahissante ; crimes contre toutes les aristocraties humaines, en particulier
contre la race aryenne elle-même — contre les Germains en Europe ; contre
les plus purs Aryas des Indes, en Asie, au nom du Christ ou des “valeurs”
chrétiennes ; au nom de la Démocratie ou du Marxisme ; [ .............. ]
Il est déjà trop tard de regretter le passé. Il fallait y penser

avant la Seconde Guerre mondiale, — et ne pas déchaîner celle-ci ! — avant
l’industrialisation à outrance de l’Occident, puis du monde ; avant le
massacre intensifié des forêts
et des fauves, et toutes les horreurs commises
ou permises, sur la bête, toujours innocente ; sur la bête, incapable d’être
“pour” ou “contre” quelqu’idéologie que ce soit — au nom de l’intérêt de
l’homme, ou de son bien-être (ou simplement de son amusement). Il fallait y
penser avant la progression irrésistible — la progression géométrique — du
pullulement du mammifère à deux pattes aux dépens de sa qualité, source
ultime de tous les maux et de toutes les dégradations
.
Il est trop tard aujourd’hui déjà, sans parler du temps où la
dégénérescence de l’homme, sous le règne généralisé du Chandala, sera un
fait accompli. Il n’y a, pour l’élite, que peu de choses à faire. Il n’y a qu’à
garder, contre vents et marées, sa foi aux valeurs éternelles, non-humaines ;
qu’à maudire ces hommes que les Puissances de l’abîme ont choisis comme
instruments de leur victoire inévitable et, de toutes ses forces, de toute sa soif
de beauté et de justice, à appeler Kalki, le dernier héros “contre le Temps”, le
Vengeur de tous Ses précurseurs glorieux ; Celui qui doit réussir là où ils ont
tous échoué, et amener la fin de cet Age sombre.

Il n’y a, toutes les fois qu’on passe à travers une campagne surpeuplée,
où des maisons vite bâties et des champs destinés à nourrir la multitude
humaine, s’étendent indéfiniment à la place des forêts abattues, qu’à essayer
de se mettre en contact avec le Principe impassible et caché de l’action et de
la réaction, et à prier intensément : “Rendez, ô patient Seigneur, la terre à la
jungle, et à ses anciens rois ! Traitez l’homme, individuellement et
collectivement, comme il les a traités et les traite encore !”

***
On m’objectera que je suis injuste envers les élites humaines,
créatrices de culture. On me fera remarquer que sans un certain empiétement
sur la jungle, la savane ou la forêt, donc sans restriction du domaine naturel
des fauves, il n’y aurait jamais eu ni villes ni monuments, ni tout ce qu’on
englobe sous le nom de “civilisation”, — les arts étant tous plus ou moins
liés les uns aux autres, ainsi qu’à certaines techniques fondamentales.
Cela est vrai, et nul ne saurait le nier. Ou plutôt, cela

était vrai, du temps où l’on pouvait encore penser qu’il valait la peine
d’abattre quelques arbres pour ériger, au sommet d’un promontoire, ou sur
quelqu’autre “haut lieu”, un temple parfait, — ou pour construire, au milieu
d’une plaine, une ou plusieurs pyramides au symbolisme puissant, dont les
mesures correspondaient à celles mêmes de la Terre, sinon du système
solaire. Cela était vrai du temps où, partie intégrante de la Nature, l’homme
ne s’était pas encore dressé contre elle, dans le risible orgueil de ses
avantages sur les autres espèces vivantes ; du temps où, dans les meilleures
sociétés, qui étaient toutes plus ou moins des sociétés traditionnelles, les
esprits les plus éminents, loin de s’exalter, comme Francis Bacon ou
Descartes, à l’idée de la “domination de l’homme” sur l’Univers, ne rêvaient
que d’exprimer allégoriquement, dans l’œuvre taillée, peinte, chantée ou
écrite, ou par le son rythmé et le danse, leur connaissance intuitive des
vérités cosmiques, — leur vision de l’éternel.

Alors, la création humaine, — d’ailleurs, toujours contenue — dans
certaines limites, — s’insérait harmonieusement dans le milieu naturel. Elle
ne l’abîmait pas; ne le désécrait pas. Il ne pouvait en être autrement, étant
donné qu’alors, n’était tenu pour “art” que ce que René Guénon appelle “l’art
objectif”, c’est-à-dire l’œuvre dont les normes sont directement liées à la
connaissance que l’artiste possède des normes de l’Univers visible et
invisible, humain et non-humain. Ainsi sont nés les colosses de Tiahuanaco,
les pyramides d’Egypte et d’Amérique, les temples grecs, hindous ou
japonais, les peintures préhistoriques ou relativement récentes, au fond des
grottes : — Altamira, Lascaux, Ajanta, — les cathédrales byzantines,
romanes ou gothiques, les grandes mosquées du monde ; et toute la musique
sacrée ou initiatique, de l’Antiquité à Bach et à Wagner; et les danses sacrées
des Indes et du monde entier. Rien de tout cela n’enlève au milieu natal son
âme, — au contraire ; tout l’exprime, le traduit dans le langage de l’éternel ;
le complète en l’y rattachant.

Mais tout cela, c’était hier ; c’était surtout autrefois. Cela date d’avant,
— et, en général, de longtemps avant — l’apparition de l’homme-insecte et
d’avant sa soudaine multiplication en propression non plus arithmétique mais
géométrique, résultat des techniques de protection des faibles.
Je le répète : qualité et quantité s’excluent mutuellement.

Les gens dont le nombre s’accroît en progression géométrique, — doublant,
et dans certains pays, triplant, tous les trente ans, — ne peuvent que ruiner la
terre, le paysage, et le sol lui-même, auquel ils s’agrippent comme des
sangsues. Il leur faut absolument des habitations : n’importe lesquelles ; des
habitations vite construites, et coûtant le moins possible ; laides, — cela
n’entre pas en ligne de compte, pourvu que, dans les pays techniquement
avancés, elles présentent de plus en plus de confort ; qu’elles permettent une
vie de plus en plus automatique. Dans les autres pays, il suffira qu’elles
s’alignent, toute semblables, bâties en série, sur l’emplacement des forêts
déracinées
. La tôle ondulée, brûlante, y remplacera le chaume frais. Et des
fragments de bidons rouillés, grossièrement fixés ensemble, en formeront les
parois, au lieu des feuilles de palmiers, devenues plus rares. Ainsi ces
repaires au rabais ne valent, certes, ni les plus primitives cases africaines ou
océaniennes, ni les antiques cavernes. Mais ils présentent l’avantage que leur
fabrication peut aller de pair avec la cadence du pullulement humain.
Quant à l’œuvre d’art, reflet visible de l’éternel, destiné à durer des
millénaires, — la pyramide, le tombeau, le temple ou le colosse dégagé du
roc vif, ou dressé comme un hymne de pierre au milieu de la plaine ou au
haut d’un escarpement, — il n’en est plus question depuis longtemps.
L’homme ne bâtit plus sous la direction des sages, pour donner corps à une
vérité inexprimable par des mots, mais sous celle d’entrepreneurs avides de
gain rapide, — peut-être sous celle de l’Etat, ami des masses
, — pour loger
le plus grand nombre possible de gens et de n’importe quels gens. Le
paysage est sacrifié, la forêt, arrachée, et ses habitants, — les fauves, les
reptiles, les oiseaux, — repoussés là où ils ne peuvent plus vivre, ou
carrément tués. L’homme, autrefois partie intégrante de la Nature (et
quelquefois son couronnement) est devenu le bourreau de toute beauté,
l’ennemi de la Mère universelle, le cancer de la planète.
Même les races supérieures ne créent plus de symboles. Elles ont
remplacé, ou remplacent de plus en plus, les temples et les cathédrales par
des usines et des centres de recherches médicales. Et elles “décorent” leurs
places publiques de caricatures en ciment ou en fil de fer. La musique
qu’aiment leurs jeunes, celle qu’ils laissent s’épandre à longueur de

journées de leurs transistors, comme fond sonore de toutes leurs activités, de
tous leurs discours, de tout ce qui peut leur rester de pensée, est une
mauvaise imitation de musique nègre.


 

Mais la technique sous toutes ses formes, y compris celle-ci, ne s’est
développée qu’en tant que solution avantageuse — parfois, que seule
solution possible — de problèmes de survie de masses d’hommes de plus en
plus compactes. Ce n’est qu’au-delà d’une certaine limite numérique que
l’homme, de quelque race qu’il soit, devient un fléau pour tout ce qui vit sur
la terre qu’il habite, et, s’il est d’une des races inférieures (généralement,
hélas, les plus fécondes), un dangereux rival des races les plus nobles — une
véritable peste, à tous les points de vue.
En même temps que le passage du poème cité plus haut, me vient à
l’esprit le titre d’un livre publié en France il y a, quelques années : un cri
d’alarme à l’idée de ce que sera, dans une génération ou deux, l’amplitude de
l’expansion humaine à la surface de notre malheureuse planète : “Six
milliards d’insectes”.
Six milliards d’insectes, c’est-à-dire six milliards de mammifères à
deux pattes ayant de plus en plus les habitudes et la mentalité de la
termitière, et . . . plus aucune, ou presque plus aucune, des belles bêtes qui
ont orné la Terre depuis l’aube des temps ! Car il n’y a pas que les fauves
que l’homme tue de sa main. Il y a ceux qu’il condamne à mort du seul fait
qu’il leur enlève l’espace vital indispensable : la forêt, la savane, voire (dans
le cas de ces petits demi-fauves que sont les chats), le banal “terrain vague”,
où vivaient leurs proies coutumières.
Toute forêt, déracinée sans pitié au bulldozer, pour qu’on installe, sur
le sol qu’elle occupait, une agglomération humaine, certainement moins belle
qu’elle, et généralement de valeur culturelle à peu près nulle, est un hymne à
la gloire de l’éternel qui disparaît pour faire place à “des rires, des bruits
vils, des cris de désespoir”.
Bien plus : c’est un habitat volé aux nobles bêtes
fauves, — ainsi qu’aux écureuils, aux oiseaux, aux reptiles, et autres formes
de vie qui s’y perpétuaient toujours en parfait équilibre les unes par rapport
aux autres. L’action qui la supprime au profit de l’homme — ce parasite
insatiable, — est un crime contre la Mère universelle, dont le respect devrait
être le premier devoir d’un vivant soi-disant “pensant”. Et il est presque
consolant, pour ceux qui pensent vraiment, et ne sont pas particulièrement
enamourés du mammifère à deux pattes, de voir que la Mère réagit parfois à
cet outrage en se manifestant sous son aspect terrible. On installe un millier
de familles sur l’emplacement aplani, desherbé, asphalté, arraché à la forêt.
Et à la suivante saison des pluies, les arbres massacrés n’étant plus là pour
retenir les eaux, de leurs puissantes racines, les fleuves débordent, entraînant,
dans leur course furieuse, dix fois plus de gens de la région et de toutes les
régions environnantes. L’usurpateur est puni.
Mais cela ne lui apprend rien,
hélas, car il se multiplie à une cadence vertigineuse, la technique étant là
pour contrecarrer la sélection naturelle et empêcher l’élimination des
malades et des faibles. Et il continuera de déboiser, pour subsister aux dépens
des autres êtres.

Modifié par psyduck, 23 avril 2016 - 14:18 .


#25 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

  • Membres
  • 15379 messages
  • Genre: Homme
  • Localisation:LE MANS

Posté 23 avril 2016 - 15:41

"Je le répète : qualité et quantité s’excluent mutuellement."

tout à fait d'accord.   ;)