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Maltraitance des animaux d'abbattage


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86 réponses à ce sujet

#21 _Henri_

_Henri_

Posté 13 fvrier 2013 - 20:09

. Le plus pénible c'était les pondeuses qui après 1 an n'avait plus une plume sur le dos. On m'a même embauché une fois pour tuer des poulets à coup de pompe, le gars produisait à perte. On était 10 pour 5000 poulets... Par contre je connaissais pas ce système de balayeuse...

 

.

 ben, oui, bastringue, on n'arrête pas le progrés ?

 

 

@api-jp : quand je participe à ce sujet, je ne pense nullement à ton travail d'éleveur respectueux des animaux et je t'en félicite...


Modifié par Henri, 13 fvrier 2013 - 20:14 .


#22 serenite31

serenite31

Posté 02 mars 2013 - 21:57

oui, dans un abbattoir on abbat. Quoi que vous en disiez il y a une très grande différence entre les pratiques, entre tirer un animal souffrant au treuil et en faisant de la vrai boucherie et tuer proprement un animal dans son boxe que l'on aura placer sans stress

 

api-jp, pour moi on ne tue pas proprement. Cela me donne froid dans le dos personnellement "tuer proprement" Cela me fait penser à la guerre propre. Quand on ôte la vie, qu'elle soit humaine ou animale, on a de toutes façons du sang sur les mains. Là je parle autant de celui qui tue, que de celui qui mange



#23 _Philbill_

_Philbill_

Posté 02 mars 2013 - 22:57



#24 ambre

ambre

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Posté 03 mars 2013 - 04:54

Oui c'est dur Philphil mais je ne vois pas le rapport avec la maltraitante des animaux.......



#25 _Philbill_

_Philbill_

Posté 03 mars 2013 - 06:54

Oui c'est dur Philphil mais je ne vois pas le rapport avec la maltraitante des animaux.......

 

L'absence totale de compassion, d'empathie... L'horreur de l'acte qui consiste à donner la mort de façon froide et mécanique...

Et puis, pour les américains, les japonais n'étaient que des sous-hommes, des bêtes sanguinaires, des rats, des cafards, des singes (La propagande le martelait allègrement) qu'il fallait éradiquer...

L'abattage massif d'animaux considérés comme une matière première et une marchandise, relève d'un même état d'esprit... Et l'humain en tue 60 milliards par an!

Que ce soit pour les japonais d'hiroshima ou un troupeau en route pour l'abbatoir, celui qui va donner la mort ne considère pas qu'il a en face de lui des êtres vivants sensibles et capables de ressentir tout une gamme d'émotions...

Le rapport est là.



#26 ambre

ambre

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Posté 03 mars 2013 - 07:11

Tu as raison Philphil......



#27 l'api-jp

l'api-jp

Posté 03 mars 2013 - 13:33

'absence totale de compassion, d'empathie...

-> On est nombreux à fairre attention à ne pas faire souffrir. Tous les éleveurs ont de l'empathie.

Je pense notamment aux cas ou l'on est obligé de faire une euthanasie car on ne plus plus rien faire y compris le véto. Soit on laisse l'animal à l'agonie au nom du principe de ne pas tuer.

Ou on prend sur soit et on accompagne sa brestiole vers la mort

 

Et puis, pour les américains, les japonais n'étaient que des sous-hommes, des bêtes sanguinaires, des rats, des cafards, des singes (La propagande le martelait allègrement) qu'il fallait éradiquer...

-> l'animal est né après le végétal qui le fait vivre. Il est le stade suprème de l'évolution..........loin d'être une sous-espèce

 

L'abattage massif d'animaux considérés comme une matière première et une marchandise, relève d'un même état d'esprit... Et l'humain en tue 60 milliards par an!

Que ce soit pour les japonais d'hiroshima ou un troupeau en route pour l'abbatoir, celui qui va donner la mort ne considère pas qu'il a en face de lui des êtres vivants sensibles et capables de ressentir tout une gamme d'émotions...

-> on tue des animaux pour manger et pas parce qu'il à pas la même couleur de peau ou de religion; ce qui n'est pas franchement pareil.

-> Ensuite, on irradie pas un troupeau au neutrons protons pour le faire souffrir un max mais on essaie de faire le moins douloureusement possible

-> l'homme est de la même espèce que nous a priori, l'animal non. Donc tu confond un comportement de prédation avec celui de cannibalisme ou d'auto-destruction

 

Philbill, tu est entrain de faire un amalgame monstueux et dangereux !

 

Plus généralement, ce qui me gène le plus c'est votre volonté de vouloir  modifier la nature, transformer ces grands principes immuables de liens, de prédations, de chaine alimentaire pour vous concocter, une nouvelle nature à votre guise ou il n'y a plus que du végétarisme pour tous les espèces animale. Au font, finalement, vous n'arrivez pas à vous acceptez  en tant que homme, vous renier vos origines, tous les fondamentaux du vivant.


  • Gallizour et Bastringue aiment ceci

#28 _strychnine_

_strychnine_

Posté 03 mars 2013 - 15:20

Plus généralement, ce qui me gène le plus c'est votre volonté de vouloir  modifier la nature, transformer ces grands principes immuables de liens, de prédations, de chaine alimentaire pour vous concocter, une nouvelle nature à votre guise ou il n'y a plus que du végétarisme pour tous les espèces animale. Au font, finalement, vous n'arrivez pas à vous acceptez  en tant que homme, vous renier vos origines, tous les fondamentaux du vivant.

C'est un constat en effet. Je ne sais pas si je renie mon origine par contre, ni les fondamentaux du vivant. J'ai l'impression que je vais vers une autre dimension de ma réflexion. Et cette réflexion n'est pas si éloignée de la tienne ou celle de trx ou de shaloow. Je pense que nous avons tous en commun de vouloir une agriculture extensive, à taille humaine, avec un respect élevé pour l'animal et la terre.Mais je ne peux pas considérer l'élevage intensif comme un fondamental du vivant ni une part de mes origines. Mes origines sont frugales. Chasseur, cueilleur, pêcheur. je prélève ce qui est nécessaire à ma survie, je vis en symbiose avec la nature. Ça ce sont les origines de l'homme.

 

Je mange un peu de  viande. Je ne pense pas réussir à manger un animal que j'aurais élevé. Je pense que je saurais le tuer pour nourrir mes enfants si elles en avaient besoin. Je saurais tuer un animal pour lui éviter la souffrance.

Je n'aime pas l'élevage industriel donc l'abattage industriel. ça me paraît assez logique.



#29 serenite31

serenite31

Posté 03 mars 2013 - 19:50

Phillbill, je vois bien la comparaison avec les animaux.... quelle horreur cette vidéo. Je n'écouterai jamais plus carmina burana de la même façon.



#30 _Philbill_

_Philbill_

Posté 04 mars 2013 - 06:14

Philbill, tu est entrain de faire un amalgame monstueux et dangereux !

 

Loin de moi l'idée de faire un quelconque amalgame, mais simplement de dénoncer l'exploitation industrielle, planifiée, génocidaire et destructrice de la nature et des animaux... De plus, ne serait-il pas souhaitable de retrouver l'équilibre des choses et que l'humain arrête de poursuivre au nom du profit un chemin dont l'issue est plus qu'incertaine et à terme fatale pour l'humanité?

Je ne doute pas un instant de ta sincérité au quotidien, dans ton boulot et dans ton rapport aux animaux et si mes propos ont pu te toucher, ce qui semble être le cas, tu n'étais pas visé et j'en suis le premier désolé...

 

Tout comme toi, la nature en général est pour moi un tout dans lequel nous évoluons et que nous nous devons de respecter.

Alors oui, je ne fais pas de différence entre ces industries de la mort planifiée que sont les chaînes d'abattage et ce que l'homme a pu faire à d'autres hommes. Cela relève d'un même état d'esprit.

 

Je ne peux que te conseiller de lire le bouquin dont je parle et que nous en rediscutions si tu le souhaites. Ce n'est pas pour moi une bible mais il a le mérite d'apporter un éclairage intéressant sur ce que nous sommes, nous les humains, dans notre folie et notre aveuglement...



#31 serenite31

serenite31

Posté 04 mars 2013 - 11:02

Philbill, tu est entrain de faire un amalgame monstueux et dangereux !

 

Api-jp, alors que penserais-tu si tu lisais un "éternel treblinka". L'auteur fait le parallèle entre la façon dont nous traitons les animaux et l'holocauste. Tu pourrais me dire qu'il exagère, mais le hic c'est qu'il est , juif de confession, a été déporté dans les camps nazi.

 

"Sciences Humaines et Essais 01/2008

    La souffrance des animaux, leur sensibilité d’êtres vivants, est un des plus vieux tabous de l’homme. Dans ce livre iconoclaste – que certains considéreront même comme scandaleux –, mais courageux et novateur, l’historien américain Charles Patterson s’intéresse au douloureux rapport entre l’homme et l’animal depuis la création du monde. 
    Il soutient la thèse selon laquelle l’oppression des animaux sert de modèle à toute forme d’oppression, et la « bestialisation » de l’opprimé est une étape obligée sur le chemin de son anéantissement. Après avoir décrit l’adoption du travail à la chaîne dans les abattoirs de Chicago, il note que Henry Ford s’en inspira pour la fabrication de ses automobiles. Ce dernier, antisémite virulent et gros contributeur au parti nazi dans les années 30, fut même remercié par Hitler dans Mein Kampf. Quelques années plus tard, on devait retrouver cette organisation du « travail » dans les camps d’extermination nazis, où des méthodes étrangement similaires furent mises en œuvre pour tétaniser les victimes, leur faire perdre leurs repères et découper en tâches simples et répétitives le meurtre de masse de façon à banaliser le geste des assassins. 
    Un tel rapprochement est lui-même tabou, étant entendu une fois pour toutes que la Shoah est unique. Pourtant, l’auteur yiddish et prix Nobel de littérature Isaac Bashevis Singer (qui a écrit, dans une nouvelle dont le titre de ce livre est tiré, « pour ces créatures, tous les humains sont des nazis ») fut le premier à oser la comparaison entre le sort réservé aux animaux d’élevage et celui que les hommes ont fait subir à leurs semblables pendant la Shoah. 
    S’inspirant de son combat, Patterson dénonce la façon dont l’homme s’est imposé comme « l’espèce des seigneurs », s’arrogeant le droit d’exterminer ou de réduire à l’esclavage les autres espèces, et conclut son essai par un hommage aux défenseurs de la cause animale, y compris Isaac Bashevis Singer lui-même.

    « Le livre de Charles Patterson pèsera lourd pour redresser les torts terribles que les hommes, au fil de l’histoire, ont infligés aux animaux. Je vous incite vivement à le lire et à réfléchir à son important message. » 
                                                     Jane Goodall, primatologue

   

« Le défi moral posé par Un éternel Treblinka en fait un livre indispensable pour celui qui cherche à explorer la leçon universelle de la Shoah. » 
                                                     Maariv, journal israélien
"



#32 _Philbill_

_Philbill_

Posté 12 mars 2013 - 19:13

La vie ordinaire d'un employé d'abattoir.

Sans juger cet homme, c'est aussi un mode d'alimentation plus qu'excessif en viande qui justifie l'existence de ces usines à viande...

Rappelons-le, ce sont 60 milliards d'animaux qui passent par les abattoirs par an et dans le monde.

Et les perspectives pour 2050 sont de 100 milliards...

 

 

ALLEMAGNE • L'homme qui a tué 100 000 cochons

 

A l'abattoir de Weißenfels, près de Leipzig, 15 000 porcs passent quotidiennement de vie à trépas. Holm Rausch règne en maître sur cet univers de sang et de mort. Die Zeit dresse de cet homme un portrait en demi-teinte, presque touchant.
 
1307-cochons01.jpg
                    Dessin de Cost, Belgique.Droits réservés
 

Il n'en a encore jamais rêvé, de tous ces cochons, ces bœufs et autres animaux qu'il a tués depuis près de cinquante ans qu'il est boucher d'abattoir. Pourtant, Holm Rausch rêve beaucoup. A coté de son lit, il a un carnet de notes. C'est la nuit qu'il a les meilleures idées, parfois il se réveille en sursaut et les note : comment améliorer la production, comment aller plus vite, être plus efficace, abattre plus de cochons.

 

"Oui, on tue des animaux, déclare-t-il. Si on veut manger des côtes de porc, il faut d'abord tuer un cochon." Une évidence depuis que les hommes mangent des animaux. Sauf que les hommes n'en ont jamais assez : la consommation a quadruplé au cours des cinquante dernières années. En moyenne, un Allemand a mangé 60 kilos de viande en 2011 – ce qui représente pour les cochons 60 millions de bêtes abattues.

 

Essayer de dresser le portrait d'un boucher d'abattoir, c'est un peu comme tenter d'approcher un pédophile. On appelle au téléphone trente abattoirs, tous déclinent – "mauvaises expériences", "pas envie", "on ne voit pas l'utilité d'en parler". Les grandes fédérations de l'industrie de la viande ne rappellent jamais. Finalement Tönnies, le plus gros producteur de viande d'Allemagne, est la seule société à accepter de collaborer, et Holm Rausch le seul membre du personnel à bien vouloir parler. L'abattage des animaux, c'est à la fois tabou et quotidien. Les abattoirs se trouvent en général à la campagne, loin des hommes. Ce qui s'y passe, comment on y travaille, tout cela reste caché. L'industrie craint ses consommateurs : ils veulent manger de la viande sans avoir mauvaise conscience, sans le sang, sans la puanteur et, si c'était possible, sans animaux.

 

Une légère odeur aigre douce

 

Quand Holm Rausch arrive à l'abattoir de Weißenfels à 2 h 45, les premiers cochons sont encore sur la route. En route pour la mort. Rausch gare sa Mercedes, à côté de l'entrée réservée à la direction. L'abattoir se voit de loin. D'un blanc vif, il se dresse au-dessus de cette petite ville du Land de Saxe-Anhalt. C'est le deuxième plus grand établissement d'Allemagne, on y tue 15 000 cochons... par jour. Quand le soleil frappe la façade, la lumière est telle qu'on doit fermer les yeux. Une légère odeur aigre douce plane. Et le silence règne ; c'est parce que "les porcs sont débarqués des camions à l'intérieur", explique Holm Rausch. L'abattage moderne se fait presque sans bruit – et sans odeur. Pas un son, pas un couinement ne franchit les portes.

Rausch est installé dans les locaux administratifs, le "secteur noir", où on a le droit de porter ses vêtements. Mais ici aussi tout est blanc. Rausch porte un tablier blanc, des pantalons de toile blanche et même des chaussures blanches. On dirait un médecin. Sauf qu'il a un casque sur la tête, qu'il garde pendant la conversation, comme s'il devait se protéger de dangers imprévus. Il est petit, trapu. Il a fait de la lutte dans sa jeunesse. De petits canapés à grignoter sont disposés sur la table qui se trouve devant lui – saucisse et filet de porc fumé. Rausch n'y touchera pas. Le chargé de relations publiques de Tönnies est venu de Munich pour l'occasion, mais Holm Rausch raconte de toute façon ce qu'il veut. Il a 62 ans, cela fait près de cinquante ans qu'il travaille dans cet abattoir, il est chef maintenant. "J'embauche et je vire", déclare-t-il. Une vie au service de la viande.

 

Boucher des temps modernes

 

En 1965, à la fin de la quatrième, Rausch se retrouve à l'abattoir, qui n'est encore qu'un simple bâtiment de briques, pour commencer son apprentissage de boucher. Les murs n'étaient carrelés que jusqu'à une hauteur de 2,50 m, il n'y avait pas de sas sanitaire, pas de gants en cotte de maille, les animaux étaient étourdis à la pince électrique. "C'est ça que j'ai toujours voulu faire", déclare Rausch. Surtout, on gagnait bien sa vie – environ 1 700 marks par mois dans les derniers temps de la République démocratique allemande (RDA), plus qu'un professeur d'université. Rausch avait une Trabant, le pédiatre se déplaçait chez lui. On pouvait tout avoir contre de la viande. C'était quelque chose de rare, de précieux.

La première bête que Rausch a abattue était un mouton, on se formait sur de petits animaux. Pour son diplôme, il a dû tuer un bœuf. Tout seul. Il ne voulait pas se couvrir de honte. "Le bœuf, c'est le roi de l'abattoir", confie-t-il. Aujourd'hui, tout est spécialisé, le boucher traditionnel a disparu. Seul l'abattage n'a pratiquement pas changé.

 

Source: Courrier International/Die Zeit


Modifié par Philbill, 12 mars 2013 - 19:13 .


#33 Bastringue

Bastringue
  • Genre: Homme
  • Localisation:Bretagne

Posté 13 mars 2013 - 10:32

serenite31: "mais le hic c'est qu'il est juif de confession"

 

Je vois pas en quoi le fait d'être juif l'empêcherait d'écrire des conneries. Le but des abattoirs n'est pas d'exterminer les cochons.



#34 _Philbill_

_Philbill_

Posté 13 mars 2013 - 11:34

Tu as raison.

L'extermination est un objectif qui consiste à détruire la totalité d'une population ou d'une communauté humaine, en fonction d'appartenances diverses et variées, religieuses, ethniques ou autres,,,

Parler d'extermination pour les cochons est une mauvaise utilisation du mot, bien sur, mais c'est une image.

 

Mais la majorité des personnes qui ont survécu aux camps d'extermination ont développé par la suite une extraordinaire compassion pour le vivant en général. Ils ont vécu l'horreur de l'assassinat programmé dans le cadre d'une organisation industrielle de la chose et se sont sentis "rabaissés" au rang d'animaux que l'on amène à l'abattoir. Voila l'autre aspect de l'image.

 

A un autre niveau, la surconsommation excessive de viande dans le monde a rendu nécessaire l'industrialisation de l'abattage des animaux dans des proportions qui peuvent faire penser à des procédés d'extermination de masse. Il y a une différence tout de même fondamentale entre le gars qui tue son cochon, son veau une fois l'an ou l'un de ses poulets pour un repas du dimanche et ses usines où ce sont des milliers d'animaux par jour qui passent "mécaniquement" et "méthodiquement" de vie à trépas dans des conditions souvent douteuses...

Et tout cela pour satisfaire des populations "sur-gavées" de protéines animales...

 

Et n'oublions pas que l'homme pour le coup "extermine" un bon paquet d'espèces sauvages, vouées à disparaitre à brève échéance...

 

Pour terminer, la Torah oblige à avoir un bon comportement envers les animaux en enseignant par exemple "que notre responsabilité envers les êtres vivants nous oblige à prendre soin et nourrir nos animaux avant de penser à se nourrir soi-même".


Modifié par Philbill, 13 mars 2013 - 11:35 .


#35 l'api-jp

l'api-jp

Posté 13 mars 2013 - 13:07

Bastringue, effectivement on peut être juif, chrétien, musulman, haté ou boudhiste, on peut dire des conneries. Si il y a quelque chose d'universel, c'est bien la connerie !

 

Philbill, je suis désolé mais encore un beau petit bouquet d'amalgame:

La compassion n'est pas contradictoire avec le fait de tuer un animal pour le manger. Au contraire, c'est elle qui nous fait faire attention à la méthode qu'on utilise.

Surconsommation et consommation sont des choses différentes. On peut consommer sans sur-consommer. Le soucis n'est pas de consommer de la viande de qualité mais de sur-consommer des animaux maltraités

Les animaux sauvages non rien à voir avec les animaux d'élevage, on est or sujet

 

Pour finir, la Torah serait alors d'accord avec le principe de mon véto auquel je souscrit totalement: "la reproduction d'un animal est une fonction de luxe" Par conséquent plus un animal est en bonne santé, plus il se sent bien, mieux il est élevé, mieux il se reproduit et plus il est performant (excusez ce terme un peu industriel pour le coup). Et c'est mieux pour tout le monde CQFD !!!!



#36 _Philbill_

_Philbill_

Posté 13 mars 2013 - 14:20

Api-jp, là, franchement, il faut que tu m'expliques un truc,

 

j'ai cru comprendre que tu élevais des animaux destinés à la consommation. Il ne me semble pas avoir affirmé à quelque moment que ce soit que tu les maltraitais et que tu n'avais pas le souci de leur bien-être. Je suis bien certain que tu prends soin d'eux du mieux possible, qu'ils ont une belle vie et que tu veilles à ce qu'ils n'endurent aucune souffrance lorsque tu les tues, toi ou d'autres. J'aurai effectivement du mal à imaginer, à travers tes propos, que tu puisses les confier à des abattoirs industriels!

 

En toute franchise, ce n'est nullement TON procès que je fais, mais celui des usines à "bidoche", et comme tu en parles, de cette surconsommation qui entraîne les excès que l'on connait et la mal-traitance animale dans ses formes les plus odieuses...

Effectivement je dénonce aussi ces transports d'animaux dans des conditions effroyables, et ainsi de suite, c'est toute une chaîne...

 

Je vais même te dire que la façon dont les indiens d'Amérique chassaient et tuaient les animaux, leur état d'esprit vis à vis du monde animal me conviennent parfaitement. Et puis entre-nous, ce sont bien les rejetons de leurs exterminateurs qui ont complètement éradiqué les bisons avec des tueries de masse et crée les premiers abattoirs industriels dont nous parlons, pour nourrir la meute des émigrants viandards... God bless america!

 

Et l'extermination d'espèces sauvages, le thon rouge par exemple, relève du même état d'esprit. En cela, ce n'est pas hors-sujet... Enfin, nous pourrions parler aussi des poissons d'élevage.

 

Loin de moi, donc, la volonté de tomber dans un clivage stérile, ni d'associer systématiquement consommation de viande et mal-traitance animale. mais bien de dénoncer des pratiques barbares et sauvages que l'homme a aussi reproduit envers d'autres hommes. Je n'appelle pas cela des amalgames.


Modifié par Philbill, 13 mars 2013 - 14:40 .


#37 l'api-jp

l'api-jp

Posté 13 mars 2013 - 19:25

J'aurai effectivement du mal à imaginer, à travers tes propos, que tu puisses les confier à des abattoirs industriels!

-> C'est quoi un abattoir industriel ?

Si c'est un abattoir qui "fait du volume" alors la réponse est oui malheureusement

De toute façon, tout animal doit passer par un abattoir c'est une obligation (sauf auto-consommation)

Les abattoirs sont des entreprises comme les autres. Tous les petits abattoirs ont fermés ou ont fait faillite car pas rentable. Les exigences croissantes d'hygiène, de norme,etc... ont fait que les abattoirs doivent obligatoirement être dotés d'infrastructures extrèmement couteuses. Par conséquent, il n'y a quand faisant du volume que les abattoirs s'en sortent et très difficilement!

Si je pouvais abattre moi-même même si je n'aime pas ça, je serait au moins sûr que le travail est fait comme il faut.

Mieux: si je pouvais choisir l'abattoir en fonction de son respect du bien-être animal, je serai le 1er à le faire

Sauf que il faut arriver à trouver un abattoir qui puisse commercialiser mes animaux en Bio et qui ai le débouché. ça laisse plus beaucoup de choix.
Pour info, l'abattoir qui passe mes cochons tue et découpe 300 cochons à l'heure



#38 _Philbill_

_Philbill_

Posté 13 mars 2013 - 19:48

Je comprends...

Comme tu le dis fort justement, tu n'as pas le choix...

Et je comprends parfaitement aussi que tu as une entreprise à faire tourner (Aucune allusion péjorative dans ce propos), car tes charges sont malheureusement ce qu'elles sont et si tu veux rentrer de la trésorerie, il faut bien avoir le débouché et le réseau de commercialisation...

Et comme l'abattoir est effectivement une obligation légale, tu es un peu coincé dans les choix qui te sont proposés...

C'est vrai que même en vous regroupant, à quelques éleveurs bio, pour créer votre propre abattoir, compte-tenu des investissements à engager, ce ne serait pas viable...

Pas simple...

Espérons que ce monde va évoluer vers une adéquation entre des convictions comme les miennes et les tiennes!



#39 l'api-jp

l'api-jp

Posté 13 mars 2013 - 20:24

oui, pas simple.

Pour info aussi, les abattoirs sont pressés comme des citrons comme les éleveurs par la grande distribution. Pour info, 1/2 du prix de la viande sert à élever, abattre, découper et transporter et 1/2 pour mettre un rayons en GMs. Y a quand même un pb quelque part !

Fin d'anée dernière, une grande marque dont je tais le nom a du jour au lendemain dit à l'abattoir vous êtes trop chèrs, je prends mes cochons bio en Europe du Nord. Résultat, tous les éleveurs dont moi dans la panade car les animaux ne se "stockent pas". 2 mois après avoir mis le bazard, ils reviennent la gueule enfarinés en disant je veux bien les prendre mais à tel prix! Que dire, avec 1000 cochons de report qui mange pendant 2 mois à l'oeil ! ben oui !



#40 Bastringue

Bastringue
  • Genre: Homme
  • Localisation:Bretagne

Posté 13 mars 2013 - 22:17

Cours du porc ce jour en Bretagne: 1,448 euros / kg.

 

L'agriculture industrielle, produire en masse au moins cher possible, a été promue afin notamment que le budget des ménages  consacré à l'alimentation soit le plus bas possible.De cette façon les gens auraient du disposer de plus de tunes à dépenser pour le reste (biens de consommations courants, loisirs etc...). Ce qui n'avait pas été calculé c'est qu'avec la mondialisation on irait acheter des biens de consommation produits à l'étranger (parce que moins chers, toujours moins chers). On a donc supprimer des emplois là et on a perdu ceux qui auraient du prendre la place.

 

C'est un choix de société qui a été fait durant les 30 glorieuses et on en paie le prix aujourd'hui.

 

En 20 ans c'est 500 000 exploitations agricoles qui ont sautées, la moitié. Et ça continue. Et ça s'arrête pas là parce qu'en même temps on bousille les paysans des pays tiers.

 

Alors oui, les abattoirs, les systèmes d'élevage à la con, les grandes surfaces qui étranglent, mais au bout du compte c'est tout un modèle de société qui est à revoir de A à Z;