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Geothermie en France

Geothermie

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5 réponses à ce sujet

#1 ambre

ambre

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Posté 18 mars 2013 - 21:25

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MESSAGE POPULAIRE !

Les professionnels sont unanimes : "Ça bouge dans la géothermie." Ils ne parlent pas des pompes à chaleur pour maisons individuelles ou bâtiments collectifs. Ni des réseaux de chaleur urbains, dont le Bassin parisien réunit la plus forte concentration au monde. Deux domaines où la France a acquis une expertise qui fait de cette ressource la troisième énergie renouvelable de l'Hexagone, après la biomasse et l'hydraulique.

C'est de géothermie à haute température (150 °C ou plus) qu'il est question. Celle qui va puiser dans les entrailles de la Terre, à plusieurs kilomètres de profondeur, les calories issues de la désintégration des éléments radioactifs présents dans la roche, pour produire de l'électricité ou de la chaleur.

Fin février, la ministre de l'écologie et de l'énergie, Delphine Batho, a signé deux nouveaux permis exclusifs de recherche : le premier, délivré à la société Electerre de France, dans la zone de Chaudes-Aigues-Coren (Cantal et Lozère), le second, attribué à Fonroche, dans le secteur de Pau-Tarbes (Pyrénées-Atlantiques et Hautes-Pyrénées). "Dix-huit demandes sont actuellement en cours d'instruction", indique le ministère. Quatre permis avaient déjà été accordés ces dernières années, l'un en Auvergne, les trois autres en Alsace. Et, depuis quelques jours, quatre autres, en Alsace également, sont soumis à la consultation du public, cette activité étant strictement encadrée par le code minier, le code de l'environnement et le code de la santé publique.

NOUVELLE FILIÈRE ÉNERGÉTIQUE

Cette effervescence pourrait marquer l'émergence d'une nouvelle filière énergétique. La géothermie à haute température a d'abord exploité les aquifères brûlants (jusqu'à 350 °C) des régions volcaniques actives. C'est la raison pour laquelle elle s'est développée sur la Côte ouest des Etats-Unis, en Indonésie, aux Philippines, au Japon ou, sur le continent européen, en Italie et en Islande, avec une capacité de production électrique totale de 11 000 mégawatts (MW). La France ne compte qu'une installation de ce type, en Guadeloupe, sur la commune bien nommée de Bouillante, où une centrale de 15 MW fournit 8 % de l'électricité de l'archipel.

Les industriels explorent aujourd'hui une voie différente, ouverte par un programme européen mené à Soultz-sous-Forêts (Bas-Rhin) et devenu une référence mondiale. Le principe consiste à pomper par un puits, à 5 000 mètres de profondeur, de l'eau à 200 °C. En surface, un échangeur thermique la transforme en vapeur entraînant une turbine électrique, avec une cogénération possible de chaleur. L'eau, refroidie à 70 °C est ensuite réinjectée, par un puits séparé, dans le sous-sol, où elle se réchauffe avant d'être pompée à nouveau.

 

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Fonroche, qui a obtenu, à Pau-Tarbes, un permis sur une zone de 1 000 km2, va ainsi forer jusqu'à 6 000 m, dans l'espoir de mettre en service, en 2016, une centrale de 5 MW électriques et 15 MW thermiques. Coût de ce démonstrateur : 80 millions d'euros, dont la moitié pourrait être financée par les "investissements d'avenir".

"La géothermie est la seule énergie renouvelable disponible en permanence, sans les intermittences du solaire ou de l'éolien", défend son directeur, Jean-Philippe Soulé. Cela, "à un coût avantageux pour la collectivité" et "en évitant le rejet de 60 000 tonnes de CO2 par an pour une installation standard". Selon lui, la France dispose d'un potentiel de 2 700 MW d'électricité géothermique, l'équivalent de trois réacteurs nucléaires.

Du fossé rhénan au Bassin aquitain, en passant par le Massif central ou le couloir rhodanien, le sous-sol français compte de vastes territoires propices à l'extraction de la chaleur profonde. "Il reste encore des verrous technologiques et économiques à lever, mais l'énergie géothermique a un fort potentiel de développement", est persuadé Romain Vernier, directeur du département géothermie du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).

"AUTONOMIE ÉNERGÉTIQUE"

"Dans les territoires d'outre-mer, la géothermie à haute température peut permettre, en complément du solaire et de l'éolien, d'atteindre l'autonomie énergétique. En métropole, elle restera relativement marginale, mais la France doit mettre le paquet pour exporter sa technologie", ajoute Elsa Demangeon, du Syndicat des énergies renouvelables (SER). Celui-ci chiffre à plus d'une centaine les entreprises françaises du secteur et à 11 500 les emplois actuels, toutes formes de géothermies confondues.

Pour sortir de terre, la géothermie profonde doit toutefois réduire son impact environnemental. Car les techniques mises en oeuvre ne sont pas sans risques. La "stimulation" de la roche utilisée pour accroître les débits d'eau peut provoquerdes milliers de microséismes. A Soultz-sous-Forêts, le plus fort, d'une magnitude de 2,9, a suscité de nombreuses plaintes des riverains. En Suisse, la ville de Bâle a renoncé à un forage à la suite d'une série de secousses qui avaient endommagé des bâtiments et semé la panique dans la population.

En outre, les eaux souterraines remontées à la surface sont chargées en sel (plus de 100 grammes par litre à Soultz) mais aussi en sulfures et en métaux lourds toxiques, comme l'arsenic ou le plomb, ainsi qu'en radioéléments. Il faut donc éviter, par des tubages multiples, que des fuites ne polluent les nappes phréatiques.

De surcroît, certains fluides utilisés dans les échangeurs thermiques présentent un danger, comme l'isobutane, inflammable et explosif, ou l'ammoniac, toxique.

Même si les industriels travaillent à des alternatives plus "douces", nul doute que la géothermie des grandes profondeurs sera placée, par les associations environnementales, sous haute surveillance.

 


  • Gallizour, EdwinTig, Lhomasvug et 1 autre aiment ceci

#2 _Eric..._

_Eric..._

Posté 18 mars 2013 - 22:37

J'aimerais bien essayé la géothermie sous litière avec des moutons, mais j'ai rien de tout ça...

Ca peut le faire ?



#3 Gallizour

Gallizour
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Posté 19 mars 2013 - 09:46

J'aimerais bien essayé la géothermie sous litière avec des moutons, mais j'ai rien de tout ça...

Ca peut le faire ?

 

Combien de moutons as tu?

Quelle température sous la litière l'hiver?

Cela peut-être intérressant même sans pompe à chaleur.



#4 _Eric..._

_Eric..._

Posté 19 mars 2013 - 13:39

Combien de moutons as tu?

Je n'ai qu'un fils et je suis en appartement...

Si j'avais à le faire, ce serait à la conception de la maison (en bois).
J'ai surtout constaté que ça chauffe beaucoup.

Comment calculer le rendement entre la chaleur des bêtes et la fermentation de la litière ?
Ca me rappel aussi le principe de la gégène de Pascuser...
Pour trouver la sur-unité, un rajout de 3 béliers au milieu des brebis doit faire exploser les rendements. :aureole7:


 



#5 Gallizour

Gallizour
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Posté 19 mars 2013 - 14:53

Oui je n'avais pas vu que tu n'avais pas de mouton mais c'est vrai que l'idée peu paraître intéressante. Pour revenir à la géothermie il y a cela et cela fonctionne sans eau donc moins polluant..

 

http://www.greenetve...agmatique/58248



#6 Tis

Tis

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Posté 30 mars 2014 - 08:52

Géothermie : deux villages alsaciens sinistrés
Laurent Miguet (bureau de Strasbourg du Moniteur) | 10/02/2014

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© Geoderis
Le gonflement des sols se poursuit jusqu'à 300 m du forage, constate l'étude de Goederis

Victimes de gonflements de terrains consécutifs à un forage géothermique de 2008, les sinistrés de Lochwiller (Bas-Rhin) bénéficient du régime prévu pour les dégâts miniers : le fonds de garantie des assurances obligatoires financera les réparations ou le remplacement des maisons. A Kirchheim, un immeuble collectif appartenant à neuf copropriétaires est dans une situation comparable.
 
« Lochwiller sinistrée, mais pas résignée » : le 7 février, Stéphane Bouillon, préfet du Bas-Rhin, a vérifié l’exactitude du slogan écrit sur une banderole qui traverse la rue principale du village. D’emblée, il a ouvert la réunion publique en résumant le diagnostic de Geoderis, puis les réponses de l’Etat : « Le forage a entraîné les dégâts. Nous allons le boucher. Le fonds de garantie des assurances obligatoires, compétent pour les dégâts miniers, indemnisera les dommages ». 
 
Un rêve transformé en cauchemar
 
A 64 m sous la surface, la perforation de la nappe aquifère provoque des remontées d’eau. Le liquide entre en contact avec une couche d’argilites à anhydrite, épaisse de 40 m. L’anhydrite se transforme alors en gypse, ce qui entraîne une augmentation de volume, jusqu’à 60 %.
« En 18 mois de mesures, la surrection maximale atteint 53 cm. Le phénomène se développe jusqu’à 300 m de l’épicentre », constate Marion Kimmel, ingénieure géologue à Geoderis. En favorisant le ruissellement, l’abattage du verger qui a accompagné la construction du lotissement a provoqué des fissures en surface. Les infiltrations cumulent leurs effets avec ceux de la perforation de la nappe captive. Aussi longtemps que le moteur d’eau restera actif, les dégâts, constatés à partir de 2011, continueront à s’aggraver, tant dans les immeubles que dans les voiries et réseaux communaux : le rêve d’une énergie propre et renouvelable s’est transformé en cauchemar.
 
Un risque à cartographier
 
Les annonces de Stéphane Bouillon n’ont pas suffi à calmer les impatiences, d’autant que le rebouchage prendra du temps : « 18 mois à deux ans, compte tenu des indispensables investigations préalables », évalue Marc Hoeltzel, directeur régional de l’écologie, de l’aménagement et du logement. La prévention impose une reconnaissance du stock d’anhydrite et des écoulements souterrains, avant la construction d’une barrière étanche, en bentonite et ciment. En attendant, les ménages en voie de décohabitation ne peuvent que souscrire à ce constat d’un sinistré : « Nos maisons ne valent plus un clou ». Les propriétaires de terrains constructibles, en périphérie de la zone impactée, se heurtent au principe de précaution, et dépensent en pure perte les frais de dépôt de permis de construire.
Plafonnée à 300 000 euros par ménage, l’intervention du Fonds de garantie des assurances obligatoires (FGAO) ne comble pas toujours la totalité de la valeur des immeubles et de leur assiette foncière. « Comme parlementaire, j’engagerai une action auprès de Bercy pour actualiser le décret de 2004 qui a introduit ce plafonnement », promet le député Patrick Hetzel. Philippe Richert, président de la région Alsace, annonce son intention d’assister la commune dans le rétablissement de sa desserte. A plus long terme, Jean-Philippe d’Issernio, directeur départemental des territoires du Bas-Rhin, ouvre la perspective de plans de prévention des risques, pour éviter la reproduction de sinistres liés à l’énergie géothermique : « La cartographie est en cours », annonce-t-il.
 
Kirchheim, une victime discrète
 
L’hypothèse n’a rien d’abstrait : loin des feux médiatiques, mais à une dizaine de km du lotissement de Lochwiller,un immeuble collectif appartenant à neuf copropriétaires connaît un sort comparable, à Kirchheim. Missionné dans le cadre de l’assurance dommage ouvrage garantie par la CamBTP, le Bureau de recherche géologique et minière a établi le lien de causalité entre le forage réalisé en 2007 par Mannfor et la dégradation de l'immeuble, même si le phénomène de gonflement de l’anhydrite a pris un chemin différent : « A Lochwiller, l’eau monte, tandis qu’à Kirchheim, elle descend », constate Serge Versaut, architecte expert chez Saratec, désigné par la commune de Lochwiller et par la copropriété de Kirchheim.
Dans ce second cas, la CamBTP et les assureurs des huit constructeurs préfinanceront le remboursement des appartements et les frais de déménagements, « sans reconnaissance de responsabilité et pour le compte de qui il appartiendra », précise la compagnie mutualiste de la profession, basée à Strasbourg. Le risque d’une propagation dans le voisinage reste entier. La démolition de l'immeuble interviendra dans les prochaines semaines : une première en France, pour un sinistre lié au chauffage géothermique.

 
http://www.lemoniteu...ciens-sinistres

Modifié par Tis, 03 dcembre 2014 - 11:43 .