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Devenir maraicher BIO


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17 réponses à ce sujet

#1 Fanch29430

Fanch29430

Posté 29 aot 2013 - 07:14

Bonjour,

 

Après avoir passé 16 ans dans la meme profession, mais d'entreprise en entreprise, je voudrais changer de metier!

Je voudrais devenir maraicher bio, je pensais d'abord expérimenter cette activité avec un petit terrain! Malheureusement les terrains agricoles, et meme les prairies ne sont pas a vendre au non agriculteur! On me prend pour un fou de vouloir changer de métier!

Est ce que quelques uns y sont parvenus avant moi, ou avez vous des conseilles a me donner?

 

Merci d'avance

Fanch



#2 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 29 aot 2013 - 08:00

Bonjour Fanch29430, bienvenue sur le forum,
Breton sans doute!
Peu de terres et encore moins qui soit reconverties en bio, ce qui est un frein.

Avant d'acquérir, tu peux louer pour quelques années 2000 mètres carrés, le temps d'expérimenter et d'entamer une formation et le montage d'un projet professionnel solide… Voir le lycée du Rheu à coté de Rennes.

Les consommateurs manquent de bons produits bio cultivés localement; pour saisir une telle opportunité, fonce!

#3 Fanch29430

Fanch29430

Posté 29 aot 2013 - 14:39

Personne ne va me louer des terres, tous les agricultreurs avec qui j'ai parlé on refusé! L'agriculture est un milieu très fermé, de plus ce que je ferais serais mal perçu sur des terres louées, je me retrouverai sans terre du jour au lendemain! Je n'ai pas trouvé ma planche de salut pour l'instant, mes je la trouverai surement! 

Merci pour ce message, c'est encourageant!



#4 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 29 aot 2013 - 17:43

Tu peux aussi rechercher vers les particuliers, clients du bio, en mettant une annonce dans les magasins qu'ils fréquentent.

2000 m2 dans un grand jardin d'ornement un peu délaissé ou plusieurs petites propriétés dans un même quartiers, ça doit se trouver.
Quelques châteaux peuvent disposer encore d'un vaste potager qui ne servait plus… Tu y trouverais de la place, des locaux, une serre, une orangerie et l'eau nécessaire.

Prend contact aussi avec les sociétés d'horticulture dont les membres peuvent t'introduire, là où c'est possible.
Celle-ci par exemple;
http://hortiauray.co...horticulture-en

Quant aux médias locaux, tu auras de l'écoute en contactant les animateurs d'antennes qui s'occupent des émissions de jardinage, ici;
http://www.franceble...leu-breizh-izel

Facile, non? ;)

#5 _Eric..._

_Eric..._

Posté 29 aot 2013 - 21:55

Bonne nouvelle, le maraichage bio en permaculture est viable àvec 1000m2

Tu attaques demain ? :aureole7:

http://lesmoutonsenr...ent/#more-51278

 

Le maraîchage en permaculture est viable économiquement 29 août, 2013 Posté par Cissou25 sous Écologie, environnement et animaux, Se préparer pour "après"

La ferme du Bec Hellouin,  en association avec une unité de recherche SADAPT de l’INRA, ont publié ce mois-ci une étude qui conclue à la viabilité du maraîchage en permaculture sur 1000 mètres carrés. « Même une année médiocre, avec des personnes sans grande expérience en maraîchage, il y a moyen de dégager un revenu de l’ordre du SMIC« . C’est assez remarquable car l’idée généralement diffusée est qu’un agriculteur a au moins besoin d’un hectare pour vivre du maraîchage bio, soit au moins 10 fois plus que dans l’expérience proposée au Bec Hellouin! Un résultat majeur pour l’avenir de l’agriculture urbaine et péri-urbaine.

Cette étude n’est qu’un rapport intermédiaire d’un projet commencé en 2011 et qui durera jusqu’en 2014 mais ses premières conclusions sont tout de même très importantes. En effet, la permaculture doit encore démontrer sa pertinence et des questions restent à éclairer : Peut-on en vivre? Quelle est son efficacité économique et technique? Ce travail de recherche veut déterminer quelle surface de culture est nécessaire pour dégager un revenu décent pour un travailleur souhaitant s’installer et avoir des conditions de travail acceptables.

Il semble que l’objectif soit atteint. La conclusion semble alors sans appel, avec un dixième d’hectare un individu qui cultive selon les principes de la permaculture peut vivre de son travail. L’étude mentionne 2100 heures de travail annuel, ce qui est tout à fait dans les clous d’autres exploitations en maraîchage bio, voir même en peu en dessous de la moyenne.

De fait, à temps de travail égal, cette micro ferme expérimental passe 10 fois plus de temps sur chaque mètre carré qu’un maraîcher classique. Selon François Léger, directeur de l’unité de recherche, « ces modèles sont intensifs en réflexion et en travail plutôt qu’en capital ». Cette exploitation peut donc éventuellement être effectuée par une personne « sans grande expérience du maraîchage » mais elle doit être menée par une personne futée. Dans le petit monde de la micro-agriculture intensive, l’agriculteur est plus que jamais un stratège qui doit investir beaucoup de connaissances et de savoir-faire à l’unité de surface.

 

bec.jpg?w=640

Ferme du Bec Hellouin – Source: Bec Hellouin

 

Outre-atlantique, Jean-Martin Fortier réalise également un tel maraîchage en permaculture. Ce Québécois obtient également de bons résultats même si il dispose d’une structure moins radicalement petite (8000 mètres carrés). Ramené par tête de pipe, c’est un chiffre d’affaire de 28000 euros généré sur un peu plus de 2000 mètres carrés. Des résultats moins bons, mais relativement de même nature avec une stratégie d’intensivité en travail et en connaissance à l’unité de surface. Au final, avec une marge brute de 45% sur son chiffre d’affaire, chaque actif sur sa ferme dégage l’équivalent d’un SMIC également. Cette autre situation vient donc tout à fait confirmer les résultats de l’étude de l’INRA. On peut l’écouter sur sa ferme dans cette intéressante conférence.

On pourrait croire que cette micro-agriculture intensive  est une innovation, c’est en fait un retour. C’est un chemin très long qui part de la corporation des jardiniers-maraichers de Paris qui produisaient dans les faubourgs les légumes des Halles, et qui passe par une redécouverte au XX siècle par les anglo-saxons (Permaculture avec Bill Mollison en Australie, Eliot Coleman et John Jeavons aux USA) pour retourner en France par le Québec et les plus anglophones des français. Comme dans beaucoup de domaines, les inventions et les découvertes pures sont rares, ce qui est courant est la réinvention à partir d’un héritage. C’est le cas ici.

Ces résultats ouvrent des perspectives très intéressantes par rapport à un maraîchage qui serait en forte compétition pour l’espace foncier. On peut bien évidemment penser à l’agriculture urbaine, dans des villes où la demande de légumes locaux est en croissance et l’espace disponible pour l’agriculture si rare. Cela permettrait d’éviter des solutions économiquement discutables que l’on peut voir ici et là. Cela permet également de valoriser les tentatives permacoles des premiers agriculteurs pionniers qui se sont lancés dans la Permaculture en France.

Pour aller plus loin, visitez le site du Bec hellouin.

 



#6 sebashi

sebashi

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Posté 31 aot 2013 - 17:59

Hello Fanch :smile:

Ne te décourage pas, ton idée est simplement naturelle... il te faut d'abord trouver un terrain avec de l'eau, ce qui est le moins évident.

L'étude d'Eric est très interressante ( merci ! ) elle souligne des impératifs :

 

- Bonne gestion de la filière commercialisation :

  Les plantes aromatiques, dont le Basilic dans cette étude, n'ont certainement pas du être vendues au marché pour générer un tel chiffre

- Utilisation des serres:

  Maximiser le rendement à la surface et étendre la durée de mise en culture.

- Le temps de travail:

  Des pic importants en périodes estivales ( 2 personnes à temps plein )

- Une trés bonne organisation:

  Faire tout cela sur une petite surface ne se fait pas tout seul, les mises en cultures se sont succédées de façon très rigoureuses.

 

 

de plus ce que je ferais serais mal perçu sur des terres louées, je me retrouverai sans terre du jour au lendemain!

 

Un bail agricole ne se fini pas du jour au lendemain, il se conclu pour une durée minimum qui permet une activité viable


Modifié par sebashi, 31 aot 2013 - 17:59 .


#7 _Eric..._

_Eric..._

Posté 31 aot 2013 - 20:47

Il existe aussi des subventions pour les projets inovants, suivant les régions, et même pour les fermes ayant une double activitée, ferme cinématographique, crèche à la ferme, ferme culturelle, etc.

Ca va jusqu'a 50% du projet et la contrepartie s'apporte en heures de travail sur l'instalation du projet...

Ca veux dire qu'on peut s'installer casi sans aports numéraire...

 

J'ai vu une glaneuse de pommes se faire financer son pressoir et son verger, elle était au rsa sans un sous et maintenant elle fait 5000litres de jus par ans avec un statut d'autoentrepreneuse.

Pour plus de détails, voir le pole d'installation de vos régions et les organismes qui soutiennent la filiaire bio.

En plus auprès des maires, ça aide beaucoup d'être acompagné sérieusement.



#8 FLOYD

FLOYD

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Posté 01 septembre 2013 - 09:58

Double activités = double compétences
Les exigences pour accueillir des jeunes enfants en crèche, sont particulièrement rigoureuses. Sécurité, hygiène, pédagogie, un bac pro serait un atout comme ils disent sur les offres d'emplois.

Je ne sais pas si c'est plus facile de monter un projet "agricole" en ayant en poche un master de cinéma ou d'histoire de l'art, ou l'inverse… monter un projet "culturel" en ayant un peu d'expérience en chèvre et en carotte pour tout bagage.

Pour l'instant et en ce qui te concerne Fanch29430, tu ne nous as pas dit le domaine de ton expérience professionnelle.

#9 _Eric..._

_Eric..._

Posté 01 septembre 2013 - 10:17

Je ne sais pas si c'est plus facile de monter un projet "agricole" en ayant en poche un master de cinéma ou d'histoire de l'art, ou l'inverse…

L'agriculture étant particulièrement "casse-figure" cette option permet de limiter la casse.

Pour moi, ça été hernie discale direct...

Et puis ça peut aussi se faire en couple, reste à avoir une perle à ses coté...

Les paysannes restent le socle de l'agriculture, et c'est souvent la femme qui fait l'homme, faut pas l'oublier :aureole7:



#10 Tiewma

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Posté 01 septembre 2013 - 13:38

  Pour la ferme du bec Helloin, il s'agit d'une ferme expérimentale, que se soit vendu ou pas, la production rentre dans le chiffre d'affaire, car l'étude porte sur la production en permaculture et non pas sur les débouchés..  De plus,  40% des surfaces sont sous-abri.

  Diversifié les activités, une solution évidente, mais tout faire en même temps !!!


Modifié par Tiewma, 01 septembre 2013 - 13:39 .


#11 FLOYD

FLOYD

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Posté 01 septembre 2013 - 18:52

Curieuse manière de penser un chiffre d'affaires.
Les invendus et les prix bradés font pourtant partie des galères qu'il faut assumer quant on est producteur.

Pour prendre soin de la santé du travailleur, les élèves comme les apprentis ont des leçons spécialisées; gestes et postures leur sont enseignées pour limiter la casse. On n'est jamais trop prudent !

#12 Saturnin77

Saturnin77

Posté 05 septembre 2013 - 00:22

Bonsoir, celà m'interesse aussi;

le plus dur est d'avoir des terres je pense, ensuite l'investissement de départ(plants,serre,matériel primaire,irrigation,biomasse/mulch,stockage,terreau/semis)

Sur 6000m2 celà existe en france; bec hellouin j'y crois pas trop, jean martin fortier au quebec si par contre!

Je pense que de 5000 à 1ha ça peut le faire; donc il faut acheter le terrain(plutôt que de le louer sauf bail emphytheothique 99ans) et ensuite 10000 à 20000e devraient suffire si on à une bonne étude de marché, systeme de rotations, distribution(circuits courts)  après la certification BIO c'est autre chose..

 

Peut on avoir des mécènes, aides sans avoir le statut d'agriculteur côtisant de la MSA ?



#13 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 05 septembre 2013 - 07:05

…devraient suffire si on a une bonne étude de marché, système de rotations, distribution (circuits courts). Après, la certification BIO c'est autre chose..


C'est bien la question. Avec tous les paramètres à prendre en compte qui sait faire cette "bonne" étude de marché?

Le prix de vente des produits dépend du label qui sera apposé sur les cageots.
Certes, la certification a un coût et présente des contraintes, mais la clientèle solvable exige de voir le label.

Bail emphytéotique, est-ce utilisable pour un exploitant agricole?

#14 saya

saya
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Posté 06 septembre 2013 - 17:17

Bonsoir, celà m'interesse aussi;

...

Sur 6000m2 celà existe en france; bec hellouin j'y crois pas trop, jean martin fortier au quebec si par contre! ...

 

 

C'est à dire ? Le Bec et les jardins de la Grelinette utilisent des techniques extremement proches, inspirées par les memes personnes (Eliot Coleman entre autres).

 

Pour Fanch, tiens bon, c'est dur mais ça se trouve, après avoir pas mal cherché (dans le Finistère moi aussi), je commence à voir un rayon de soleil, voir une grosse éclaircie. Pour ce qui est des terres louées, tu ne peux pas te faire éjecter comme ça du jour au lendemain, les locataires sont en général très bien protégés par les baux agricoles.



#15 Saturnin77

Saturnin77

Posté 07 septembre 2013 - 10:05

Oui c'est sûr, le label influe sur le profilage de la potentielle clientèle! Donc la certification dépend du terrain que l'on s'est approprié :/

 

Disons que le Bec Hellouin est en vogue avec le centre de formation; sans les stagiaires et formations (la main d'oeuvre et l'argent qui rentre) je ne pense pas que ça marcherait, déjà qu'ils ont de plus en plus de mal (bon ils ont beaucoup de choses à gérer aussi)

leurs stagiaires qui ont montés la ferme de st mare des rufaux en haute normandie, sur 2ha8 avec AMAP par contre, je mise dessus, cette année ca s'est super bien devellopée;

 

MMh heureusement alors qu'il n'ya pas d'expropriation

 

désolé pour l'ignorance mais une exploitatation agricole est une entreprise,SARL ?



#16 FLOYD

FLOYD

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Posté 07 septembre 2013 - 14:16

Une exploitation agricole peut être placée sous le régime de "l'exploitation agricole à responsabilité limitée" ou earl.

http://agriculture.g...abilite-limitee

D'accord avec toi Saturnin77, la pluri-activité des établissements comme le Bec ne permet pas une juste comparaison avec des exploitations maraîchères à vocation unique.

Cela ne remet pas en cause l'intérêt de ces structures (amap ou centre de formation) mais la finalité n'est pas identique et le bilan technico-économique ne peut aussi être mesuré selon les mêmes critères.

Si ces structures étaient amenées à devenir le modèle standard, au prétexte que le prix de commercialisation des produits se trouvait plus faible, toutes les exploitations maraîchères souffriraient de cette rude concurrence.

Ceci dit, tout le monde ne peut être adhérent et bénévole d'une AMAP ou volontaire pour se payer un stage de formation.
Il y a donc une limite à la multiplication de ces structures en pluri-activité.

#17 ddaavv

ddaavv

Posté 26 dcembre 2014 - 13:38

Bonjour, nous sommes deux agriculteurs installés en bordure de Rennes et cherchons deux associés en maraichage/ arboriculture/ vente.  Si les projet vous intéresse nous serions très heureux d'entrer en contact.



#18 _hao-bao-Fanch29_

_hao-bao-Fanch29_

Posté 07 mai 2015 - 09:57

Hello hello les Finistèriens, quoide neuf dans vos projets?