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Tannage a l'ancienne

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10 réponses à ce sujet

#1 l'ombre

l'ombre

    Summum jus, summa injuria.

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Posté 18 novembre 2014 - 11:49

Bonjour je suis a la recherche d'un fichier des plus complet sur le tannage avec des produits naturel

Si d'aventure l'un de vous a une piste voir un PDF cela serait la cerise sur le gâteaux 

Mes recherches mon conduit vers :

Methodes artisanales de tannage

Prepare par la Sous-Div. du Genie Rural, Div. de la Mise en Valeur des Terres et des Eaux, a l'aide d'une documentation fournie par M.I. Mann
(Spanish, French)

 

BJ

 



#2 Panthera Pardhus

Panthera Pardhus
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Posté 18 novembre 2014 - 12:39

Tannage à la solution de cervelle ici http://piedsnusforma...annage de peaux



#3 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 18 novembre 2014 - 13:48

Tannage vient du mot tan, tiré de l'écorce de chêne.

Quelle épaisseur et quel cuir veux-tu tanner l'ombre?



#4 l'ombre

l'ombre

    Summum jus, summa injuria.

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Posté 18 novembre 2014 - 14:08

C'est assez varier des peaux de zanimos > Serpents ,Mamifères :)

Fer de lance ,Crotale,

Pécarie,Agouti,Pac,



#5 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 18 novembre 2014 - 21:53

TANNERIES DES CUIRS D'INDOCHINE ET DE MADAGASCAR, c'est en Sarthe, jamais visité, mais ce sont des spécialistes; je ne sais pas s'ils travaillent au naturel.



#6 l'ombre

l'ombre

    Summum jus, summa injuria.

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Posté 19 novembre 2014 - 09:22

Merci a vous pour les informations & je continue mes recherches :salut:

BJ



#7 Katastroff

Katastroff
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Posté 19 novembre 2014 - 12:26

Trouvé dans le tome 10 du "dictionnaire technologique ou nouveau dictionnaire universel des arts et métiers, etc etc" (1823), un ensemble de livres ou on trouve une masse d"information assez incroyable sur tout un tas de techniques et entièrement disponible chez gogole books:

 

http://books.google....annerie&f=false

 

En espérant que ça t'aide un peu!


Modifié par Katastroff, 19 novembre 2014 - 12:27 .


#8 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 19 novembre 2014 - 13:56

Le XIXe a publié dans tous les domaines possibles, d'excellents ouvrages rédigés par les spécialistes et les experts de l'époque.

Mais il ne faut pas oublier que c'est à la lumière des connaissances techniques et scientifiques de l'époque que ces descriptions précises furent faites.

Attention à certaines affirmations qui furent contredites au XXe.

 

 

Pour le tannage, et en résumé il faut de l'eau, de la chaux, du tan et du temps… ;)



#9 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 12 dcembre 2015 - 09:52

Malgré le ton publicitaire, quelques infos intéressantes sur la fabrication du cuir à semelles :

 

La tannerie
Unique chausseur à posséder sa propre tannerie végétale de cuir à semelle, la manufacture attend que le temps fasse son devoir à Saint-Léonard-de-Noblat, au coeur de la Tannerie Bastin. C’est ici, à quelques kilomètres de Limoges, que la peau deviendra cuir. À la faveur de techniques ancestrales, la nature, aidée de l’homme, donnera là le meilleur d’elle-même.

Des semelles de cuir hors du temps
Ainsi pourrait-on dessiner la topographie de la Tannerie Bastin. Fondée en 1806, cette institution du cuir a rejoint le giron de J.M. Weston en 1981, et produit en exclusivité le cuir á semelle des chaussures de la manufacture. La Tannerie Bastin se singularise par ses méthodes ancestrales de tannage végétal, qui confèrent une résistance inégalée au cuir et donnent aux chaussures leur caractère d’exception. La peau suit ici un long parcours, jalonné d’étapes, où la nature, le temps et l’artisan oeuvrent conjointement.
Eloge de la lenteur et du geste rare, la Tannerie Bastin perpétue un savoir-faire manuel, éloigné de toute considération industrielle.

Revue de détails
Au commencement, il y a l’élevage. Absolument attentionné. Pour obtenir des peaux bovines ni trop fines ni trop épaisses, à peine griffées par les branches des buissons ou les barrières de l’enclos. Puis il y a la sélection des peaux. Forcément drastique. Seul le croupon, la partie centrale la plus dure de la peau, est utilisé – car le flanc est trop souple, le collet trop ridé. C’est l’oeil expert de l’acheteur en peaux qui sait lire les qualités et les défauts, c’est lui qui écarte, choisit, décèle le potentiel d’un futur cuir…
Cette matière de première qualité arrive ensuite à la Tannerie Bastin, où va s’opérer un véritable travail d’alchimiste, transformant la peau, encore fragile, en un cuir solide.
Il faut plus d’une année pour préparer le cuir à semelle des chaussures J.M. Weston.

Le travail de rivière
Tout d’abord, il faut faire place nette : lavage et dégraissage des peaux sont indispensables. Celles-ci sont enfermées dans le foulon, sorte de gros tambour en bois dans lequel est introduit un mélange de sulfure de sodium et de chaux éteinte, afin de préparer la matière á recevoir les tannins. A leur sortie du foulon, les peaux gonflées d’eau sont surnommées « wet blue » pour leur faux-air de mollusques à reflets bleutés. Puis, le rouleau de l’écharneuse enlève les surplus graisseux et un second passage au foulon permet de les déchauler.

La basserie
Le tannage peut alors commencer. Les peaux sont tendues sur des cadres et plongées dans des bains successifs, de plus en plus concentrés en tans. Ceux–ci sont constitués de farine de châtaigne d’Italie ou de quebracho d’Amérique latine, les seuls tans autorisés par J.M. Weston pour cette opération délicate.
Le tannage se poursuit ensuite par la mise en fosse. Les peaux sont empilées les unes sur les autres ? dans des cuves à ciel ouvert. Entre chaque couche, un lit d’écorce de chêne broyé est déposé, à la manière d’un millefeuille. On y ajoute de l’eau avant de laisser les tannins agir, entre huit et dix mois. Le temps prend alors possession de la matière.
Cette étape dite « de basserie » dure quarante jours, pendant lesquels les tannins vont progressivement se fixer sur la peau et la rendre imputrescible
 
Le corroyage
Derniers beaux jours de l’automne, épaisse neige de l’hiver, premiers bourgeons du printemps… Les peaux dorment sous terre jusqu’à leur sortie au grand air. A cet instant précis, elles seront devenues cuir. Magie du tannage. Commencent alors divers traitements qui assureront au cuir sa plus belle allure. Il est essoré, étiré, massé à l’huile de foie de morue pour le nourrir et l’assouplir, puis il est mis à sécher.

Le battage
L’instant est venu des dernières finitions. Pour resserrer ses fibres et le rendre plus résistant, le cuir est battu au marteau pilon. En rythme, le coeur de la Tannerie tonne d’un bruit sourd. Puis, le cuir est satiné, grainé et pigmenté.
Il est passé en revue par des yeux exercés, qui repèrent et écartent le moindre défaut, la plus petite imperfection. Le cuir quitte alors la Tannerie Bastin, prêt pour une nouvelle vie : marcher à vos côtés.


Sur le même site il y a une vidéo qui montre la fabrication d'une chaussure et le travail effectué dans cette tannerie. On y apprend, entre autres, que les peaux viennent de Bavière et d'Autriche ( à cause des clôtures en barbelé en France ?) : http://www.jmweston....ture/l-histoire



#10 rastaratata

rastaratata
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Posté 13 dcembre 2015 - 09:13

Merci pour l'info Tis, c'est une fois de plus très interessant. Voilà des gens qui ont compris que lorsqu'il faut du temps dans un process il faut savoir le prendre et non pas imaginer être plus malin que lui. Je me demande s'ils ont aussi des objectif de production hallucinants ou si ce travail artisanal l'est jusqu'au bout en prenant en compte le respect de l'ouvrier. J'ai ma petite idée, et elle est plutôt rassurante.

Le monde du luxe est aux antipodes du mien, le résultat final me laisse de marbre mais le savoir faire me fascine.

 

Pour les peaux, sur le site du pole aquitain du cuir, une femme disait qu'ils commencent à prendre en compte l'état des peaux à partir de l'éleveur, ils sont aidés financièrement pour être attentifs à la qualité dès la source et effectivement, cette personne parlait des barbelés, encore bien trop présents en France. Ils arrivent actuellement à trouver 10% de peaux de qualité en France, à comparer aux 90% Allemands. 


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#11 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 19 dcembre 2017 - 11:14

Le problème de l'élevage en Allemagne c'est qu'il est presque totalement fait en intérieur dans des fermes industrielles.

Il me semble bien préférable que les animaux vivent en plein air le plus souvent possible.

Certains éleveurs de la montagne limousine ne les rentrent d'ailleurs pas en hiver et leur apportent si besoin du foin dans les landes à bruyère et à genêt quand la couche de neige est épaisse.





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