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Les écoles itinérantes


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20 réponses à ce sujet

#1 Livy-Dagore

Livy-Dagore
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Posté 07 fvrier 2015 - 18:52

Vers la fin des année 1960,et au début de année 1970,un certain Léonid Kameneff,créa l'Ecole en Bateau,l'école du voyage.C'était une formidable aventure,mais Monsieur Kameneff a gâché son oeuvre,en pratiquant des sévices sexuelles sur les enfants dont il avait le charge.Mais par-contre La Fleur de Lampaul a été une réussite honnête.Ils y a eu L'arbre Voyageur,mais je ne sais pas si il existe toujours.Il y avait aussi La Baleine Blanche qui était dissidence de L'Ecole en Bateau.J'aimerai savoir si il y a des personnes qui connaissance d'autre école itinérantes,et y en a t'il toujours en ce moment.



#2 Pierre911

Pierre911
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Posté 07 fvrier 2015 - 19:12

Je n'en connais qu'une et elle était faite pour une seule famille.

 

Une famille française est partie voyager avec les quatre enfants à travers le monde en camping-car pendant un an. Après cette année, de retour en France, les enfants ont sautés une classe.

 

Il est dit que les voyages forment la jeunesse. J'y crois même si mes parents n'ont pas du tout apprécié comment les voyages qu'ils m'ont imposé m'ont formé.

 

:rolleyes:



#3 Livy-Dagore

Livy-Dagore
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Posté 08 fvrier 2015 - 11:40

Pierre911,j'ai lu un livre qui s'intitule"Quatre enfants et un rêve"écrit par la famille des Pallières.C'est une famille dans les années 1970,qui a voyagé dans un camping-car,en faisant un aller retour de la France à l'Inde,mais a fait détour au Maghreb sur le chemin du retour.



#4 Pierre911

Pierre911
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Posté 08 fvrier 2015 - 11:59

Livy-Dagore, c'est la famille à laquelle je pensais et que j'ai eu le plaisir de connaitre quand je fréquentais la Guilde du Raid. Malheureusement, mes livres sont pour le moment en garde-meuble par manque de place et je n'arrivais pas à me souvenir de leur nom. Donc merci.

 

Famille aussi sympathique en réalité que dans son livre soit dit en passant. Pas très longtemps après le voyage qui est le sujet du livre ils sont repartis pour aller chercher un orphelin de guerre en Afghanistan. Etant moi-même reparti à l'étranger, je n'ai plus eu de nouvelles mais je ne serais pas surpris si les enfants avaient continués dans ce chemin.



#5 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 08 fvrier 2015 - 14:30

EN CAMION ÉCOLE

L’École itinérante intervient en camion école, sur les terrains de stationnement des familles manouches, gitanes et yenishes dans le cadre de la préscolarisation des enfants de moins de 6 ans pour lesquels les parents refusent la fréquentation d’une école maternelle.
Cette année, l’École itinérante s’est équipée d’un PC portable, autonome en énergie (ce qui est essentiel car souvent les familles n’ont pas d’installation électrique), grâce à l’inspection académique du Puy-de-Dôme. Cet ordinateur a permis aux enseignants de développer un projet spécifique afin de donner à une population très défavorisée l’accès aux nouvelles technologies.

Une technologie valorisante
Toute personne est aujourd’hui concernée par l’usage, désormais banalisé, d’outils informatiques. Cependant, les conditions de vie et la situation sociale des communautés françaises de voyageurs ne favorisent ni l’acquisition, ni la maîtrise de cet outil. L’arrivée d’un ordinateur sur les terrains par le camion école est donc une réelle découverte pour les petits, qui n’ont pour la plupart jamais approché et encore moins touché un tel équipement.
Confier un objet de grande valeur aux enfants les responsabilise, favorise leur concentration et influence leur adhésion aux apprentissages. En effet, cette nouveauté aiguise l’appétit d’apprendre des petits ; elle invite également les parents présents à découvrir les enjeux d’une éducation scolaire. Ceux-ci sont très conscients de l’importance de l’informatique dans la vie actuelle et future.
La technologie empiète et menace des domaines qu’ils dominent encore aujourd’hui, comme la mécanique (par exemple, avec l’informatisation des moteurs de camion Mercedes). Ils sont très fiers lorsqu’ils découvrent que leurs enfants sont capables de la maîtriser.
C’est très important, car cela valorise ainsi l’enfant au sein du groupe familial, par le biais de l’école. De nature très curieuse et surtout doués pour l’imitation (base de l’éducation parentale), les enfants réussissent rapidement à maîtriser la souris. Ils apprennent à nommer les différents éléments : ordinateur, souris, clavier, écran... Les voyageurs ont une grande faculté d’adaptation ; leur langue maternelle est en perpétuelle évolution. Les Tsiganes y ont toujours ajouté le lexique technique contemporain rencontré lorsqu’il est inexistant dans leur langue. Cela présente un avantage certain pour l’enseignant car l’enfant du voyage acceptera volontiers ces mots, même s’ils émanent du monde sédentaire, pour la simple raison qu’ils sont naturellement utilisés par les adultes de la famille.

Lever les obstacles de l’apprentissage
Dès que les jeunes enfants sont en mesure d’entrer dans l’utilisation concrète de l’équipement informatique, nous travaillons sur des logiciels éducatifs : Je découvre la souris, L’Atelier des tout-petits, qui initient à l’outil, introduisent les apprentissages du cycle I (prolongés par le biais de supports traditionnels) et développent les capacités à abstraire.
L’enseignant assiste en permanence le petit, l’accompagne, anime une conversation spontanée avec lui par le biais d’une situation naturelle d’apprentissage. Cette communication orale améliore les compétences linguistiques de l’enfant mais, surtout, elle répond au fonctionnement éducatif du groupe familial : « c’est en faisant que l’on apprend ».
L’apprentissage tsigane est souvent lié à la manipulation d’objets, d’éléments concrets, utiles ou valorisants. Le très jeune enfant, n’ayant pour la plupart du temps jamais connu la relation pédagogique telle qu’elle est pratiquée à l’école, n’est pas en mesure de comprendre cette nouvelle perception du monde qu’on lui présente. Les savoirs proposés sont dénués de sens puisqu’il ne saisit pas leur utilité.
Les enfants du voyage plus âgés, qui vont à l’école, éprouvent des difficultés à accéder à l’abstraction pour la simple raison que les voyageurs n’entretiennent pas la même relation à l’espace et au temps que les sédentaires. La projection dans le temps n’est pas ou peu pratiquée par l’adulte, l’instant présent est primordial et la mémorisation est liée à l’événementiel. Il est facile d’imaginer que l’installation de l’abstraction chez les enfants se fait plus tardivement.
L’ordinateur érige cette passerelle car il excite la curiosité, l’intérêt des utilisateurs, et l’apprentissage devient un événement dont on peut se prévaloir auprès de ses pairs : « J’ai déjà fait de l’ordinateur ! ». Il prend ainsi du sens. Ainsi, l’enfant accepte volontiers l’apprentissage, cette nouvelle façon d’appréhender le monde, non parce qu’il en mesure les objectifs mais parce que, grâce au prestige que lui confère l’ordinateur, il existe en tant que Tsigane auprès des siens.

Une relation affective envers l’école
Les approches technologiques sont également mises en œuvre à travers les périphériques comme l’appareil photo numérique, le Dictaphone, l’imprimante, le lecteur de CD-Rom et de DVD dans le cadre d’une exploitation naturelle des outils au cœur d’un projet.
L’enseignant confie des responsabilités aux enfants selon leurs compétences : prendre une photo, enregistrer un son, éditer sa production... Puis il joue le rôle du technicien auprès d’eux pour transférer l’image, le son sur le disque dur en expliquant ce qu’il fait. Il propose ensuite la réutilisation de l’image ou du son pour une production prévue. Il suscite ainsi l’occasion de rechercher avec les enfants le fichier en question. Après une semaine, on retrouve la photo de Saïdi ou de Bétani, c’est magique ! Désormais, on sait que l’ordinateur est une grande boîte dans laquelle on peut ranger plein de choses.
Les enfants tsiganes apprécient moins encore que les autres le travail de longue haleine, ils aiment les situations brèves dans lesquelles le résultat et la satisfaction sont immédiats. C’est pourquoi l’usage du multimédia introduit un rapport affectif avec le travail scolaire. Cette relation est une donnée essentielle à prendre en compte lorsque l’on travaille avec les enfants du voyage. Si l’attitude de l’enfant est passive, aucune mémorisation, aucun apprentissage ne seront engrangés.
L’échec est très mal vécu par l’enfant tsigane, qui préfère abandonner ce qu’il n’a pas réussi à faire plutôt que de refaire pour réussir. L’effort nécessaire pour recommencer un exercice, un dessin avec l’ordinateur n’a rien à voir avec celui fourni pour un travail effectué sur une feuille de papier, cette facilité d’exécution aide l’enfant à admettre le recommencement et encourage l’effort.

Une ouverture sur le monde extérieur
L’ordinateur permet également de diffuser des films, des documentaires, à travers lesquels l’apprentissage du langage ainsi que l’analyse de l’image sont ciblés. Ce dernier point est très important car il ouvre le petit vers l’extérieur (cirque, théâtre pour enfants, paysages, villes...), c’est une fenêtre ouverte sur le monde qu’il ne côtoie pas. On cherche alors à développer l’esprit critique face aux images proposées : est-ce réel ou non ?
Un logiciel comme Tête en bois, diffusé par la MAIF,est un très bon support pour la prévention des accidents domestiques. Même si les situations se déroulent dans une maison, elles sont transférables à leur vie quotidienne. De plus, les enfants apprennent le lexique lié à la maison (chambre, salon, évier, lavabo...) qu’ils ne connaissent pas puisqu’ils habitent en caravane et n’ont souvent jamais visité de maison. Cette lacune de langage engendre très tôt des difficultés devant les nombreuses références liées à l’habitat dans la littérature enfantine (le grenier, la cave, le couloir...). Sans parler de la symbolique littéraire de ces lieux (le grenier, mémoire du passé familial, lieu de rêverie et de découverte...), la méconnaissance de ces mots nuit à la compréhension simple de la narration.
La maîtrise du langage technologique et de l’usage basique des différents éléments multimédias contribue à l’estime de soi et à la réussite du petit voyageur lorsqu’il rejoint l’école. Il fait partie des enfants qui ont déjà utilisé l’ordinateur avant l’école élémentaire !

+ d'infos : http://www2.cndp.fr/...10649-13563.pdf (2005)

http://www.lespep63....cole-itinerante



#6 Livy-Dagore

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Posté 09 fvrier 2015 - 11:18

Le camion école est destiné aux enfants des gens du voyage.



#7 Tis

Tis

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Posté 01 mars 2015 - 11:02

Oui, en effet, et c'est la seule expérience que j'ai trouvée pour l'instant en France.
Comme il me semble que toutes les bonnes idées méritent d'être partagées d'où qu'elles viennent, en voici une autre :
 

Brésil - Les enfants à l’école itinérante des paysans sans terre
 
Cet article est paru en octobre 2006 dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants.
 
« A la ville, il y a une grande discrimination contre les élèves des campements du Mouvement des Sans Terre (MST) » explique le jeune Olavo Rubens Pereira, habitant de l’acampamento Chapadão. Un point de vue que partagent tous les militants du MST, comme Geni Batista Feltrin : « A la ville, mêmes les professeurs et les élèves traitent les enfants différemment parce qu’ils sont des “sans terre”. Dans notre école, ça n’existe pas, ils sont tous égaux. » Depuis 2003, dans neuf communes de l’état du Paraná au sud du Brésil, onze écoles accompagnent les familles sans terre dans leurs déplacements. Elles ont été mises en place par le secteur éducation du MST, avec le soutien du ministère brésilien de l’Education dans le cadre du projet Escola Itinerante.

Ces écoles dites « itinérantes » permettent d’officialiser cet enseignement auprès du gouvernement brésilien, car ainsi que l’explique Antenor Martins de Lima Filho, coordinateur du département Education rurale du ministère, « les enfants du MST recevaient déjà une éducation au sein du Mouvement dans les divers acampamentos, mais elle n’était pas reconnue légalement ». Les enfants du MST bénéficient ainsi d’une éducation de base suivant les critères nationaux, enrichie de la méthode et de la pédagogie du Mouvement. « Quand on sera grand, on aura besoin de savoir travailler la terre. C’est pour ça que je préfère étudier dans cette école, avec des professeurs qui nous enseignent l’agro-écologie, l’agriculture et l’environnement », raconte Ana Paula, une jeune sans terre de 11 ans. Ces écoles se distinguent également par leur fonctionnement. Le principe d’autogestion, une des caractéristiques du MST, s’applique aussi à ce programme : la gestion scolaire est démocratisée et les familles participent directement à la construction du projet pédagogique.

 

 

1451629045.jpg

 

Dans l’acampamento Elias Gonçalves de Moura, comme dans tous les acampamentos où est installée une école itinérante, on constate combien ce projet permet aux enfants de développer leur personnalité et de préparer leur avenir. Pour Janete do Rosario, âgée de 12 ans, son parcours est tout tracé : « Quand je serai grande, je veux être avocate pour lutter pour les droits des sans terre et des petits producteurs ». Ce sentiment que l’éducation est cruciale dans les acampamentos du Mouvement et plus généralement en milieu rural au Brésil est partagé par tous et différentes actions sont menées pour faire partager ce projet. Le 30 mai dernier, lors d’un rassemblement dans la capitale de l’état en présence du gouverneur Roberto Requião, élèves et professeurs d’une des écoles ont présenté la pièce de théâtre Operário em Construção [Un ouvrier en construction] et ont diffusé la projection d’un document vidéo produit en partenariat avec la chaîne Paraná Educativa afin de retracer deux ans et demi de travail au sein du projet Escola Itinerante.

Depuis le lancement du projet en 2003, les 11 écoles itinérantes du Paraná accueillent environ 2500 élèves (enfants, jeunes et adultes). Ils reçoivent une éducation primaire ainsi qu’un enseignement élémentaire et secondaire. Pour les 194 éducateurs qui animent les cours dans ces écoles, c’est aussi l’occasion de se perfectionner professionnellement, en suivant pour certains des cours de droit ou de pédagogie. De plus, l’éducation donnée aux enfants bénéficie aux petits mais aussi aux grands, puisqu’il n’est pas rare que les enfants transmettent à leurs parents ce qu’ils ont appris le jour même. Parfois « les parents ressentent même l’envie de retourner à l’école », explique la coordinatrice du secteur Education du MST, Izabel Grein. Aujourd’hui, les écoles itinérantes de l’état du Paraná et d’autres états sont un exemple pour d’autres acampamentos qui souhaitent ouvrir leur propre école itinérante et assurer l’éducation d’autres enfants du MST.

 

http://www.fdh.org/B...-a-l-ecole.html



#8 Tis

Tis

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Posté 05 avril 2015 - 10:05

L'Ecole Nomade, le documentaire de Michel Debats (2008) décrit une autre expérience créée avec l'aide d'une anthropologue française :

 

150717060149709862.jpg

 

En Sibérie orientale, dans la région de l’Amour, une école nomade évenk a vu le jour. Elle nomadise comme une famille nomade : ordinateurs, tables et chaises sanglés sur les traîneaux de rennes.
Nous suivons Alexandra Lavrillier qui vit parmi les évenks, pour entendre de leur bouche et dans leur langue ce qu’est un «  humain evenk  » : le gardien de la taïga.
Avant l’école nomade, Andrei, Vittia et les autres, devaient rester pensionnaires dans des villages pendant l’année scolaire. Ils perdaient leur langue et leur culture. À présent, ils n’ont plus à faire le choix entre un mode de vie traditionnel et l’accès à une certaine modernité. Ils poursuivent le cursus académique russe tout en conservant le mode de vie, la langue, les techniques et les rituels évenks.
Parallèlement au retour des enfants qui bouleverse et enrichit le tissu social des familles nomades, des adultes quittent la précarité désespérante des villages pour revenir vivre dans la forêt, là où se trouvent les esprits avec lesquels ils dialoguent comme dialoguait déjà leur ancêtre illustre Dersou Ouzala.



#9 Livy-Dagore

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Posté 28 avril 2015 - 21:22

J'aimerai savoir,si il y a des personnes,qui ont des connaissance sur l'association"L'Arbre Voyageur".



#10 Tis

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Posté 01 mai 2015 - 07:07

Son directeur a lui aussi été condamné pour sévices sexuels (voir ici) et l'association a probablement été dissoute.



#11 Livy-Dagore

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Posté 01 mai 2015 - 11:13

L'Ecole en Bateau,La Baleine Blanche,et maintenant L'Arbre Voyageur,cela fait beaucoup.Et la plupart de ces écoles itinérantes,ont été créé sous l'inspiration de Leonid KAMENEF,le fondateur de de L'Ecole en Bateau.Seule l'association l'Archipel,avec la Fleur de Lampaul,est blanche comme neige.



#12 Tis

Tis

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Posté 02 mai 2015 - 06:35

Il me semble que ces problèmes étaient liés en grande partie au fait que ces écoles itinérantes se déplaçaient loin du cadre familial sédentaire, ce qui n'est pas le cas des 3 autres expériences que j'ai citées qui accompagnent au contraire des familles nomades.

 

Enseigner soi-même à ses enfants tout en voyageant n'est pas forcément plus évident :

 

sam. 18 oct. 2014

L'école nomade,

Réflexion

 

image.jpg

Une école nomade avec peu de confort...

 

Suite à notre réflexion à Santiago, de poursuivre ou non notre voyage face aux difficultés rencontrées pour effectuer l’école à notre fils ainé Gaspard, nous voulions vous remercier pour les nombreux messages de soutien que nous avons reçus par mail, dans les commentaires du site ou encore via les réseaux sociaux. Ces soutiens nous ont permis de relever la tête et de relativiser quant aux programmes à suivre, aux difficultés qui existent aussi au quotidien pour les parents sédentaires en France.

 

Il nous semble toutefois essentiel et important de poursuivre une scolarité mais il est important de prendre en compte les difficultés de motivation compréhensibles que Gaspard rencontre…

Voici donc un récit des temps scolaires que nous effectuons avec Gaspard, entre bas et hauts selon les jours :

 

En amont du voyage, nous avions décidé d’aborder seulement, le socle commun c’est à dire : écriture, lecture et compréhension et mathématiques. Le reste du programme organisé autour de la découverte du monde étant largement abordé à travers nos aventures et autres découvertes naturelles, culturelles, historiques, scientifiques et géographiques… Au début de notre périple, nous souhaitions organiser des temps scolaires à hauteur de 1 à 2 heures par jour. Un peu de français, un peu de mathématiques et pourquoi pas l’écriture d’un carnet de voyage à travers des textes et des dessins.

 

Mais, on s’est vite rendu compte que toutes les conditions n’étaient pas réunies pour que Gaspard puisse étudier dans des environnements propices et motivants à de bons apprentissages. En effet, se retrouver seul sur la bâche du bivouac devant le tipi (en plein vent, ou au soleil) alors que son petit frère gratte la terre et joue avec des bâtons au chevalier, n’ a rien de motivant. On le conçoit largement. De même, après une journée de vélo, il est difficile de travailler comme un élève après une journée de classe fatigante.

Et en même temps, nous nous devons en tant que parents de poursuivre l’instruction de Gaspard. Alors pour effectuer ces temps scolaires, nous nous appuyons sur des fichiers individuels que beaucoup d’élèves possèdent en classe. Il nous semblait important de faire un certain lien avec des outils dit scolaires. Ces outils nous facilitent la mise en place des temps scolaires, mais en est-il de même pour Gaspard ?

 

C’est la question que nous nous sommes posées à Santiago. Ne faut-il pas plutôt adapter ces outils pour faciliter ces temps ? Ces fichiers sont en effet construits autour d’une dynamique collective de classe qui permet à des élèves de travailler parfois individuellement mais autour d’une avancée de groupe. Mais pour Gaspard qui est le seul à étudier, cette méthode est plus difficile. C’est compréhensible notamment quand la motivation n’est pas toujours présente après avoir vu des volcans, pris un bateau ou découvert une chute d’eau ! Alors, depuis maintenant un mois, pour entretenir une certaine motivation, nous utilisons toujours ces fichiers mais de manière moins rigide. On supprime des exercices, on en invente, on surprend par des jeux, par des exercices oraux et ludiques, on s’arrête plus sur les images et les dessins. Et cela, à tendance à mieux se dérouler pour le bien être de chacun. Le problème reste la motivation de Gaspard à écrire, à copier ou recopier. Il bloque, et demande même en amont s’il va copier des textes ou autres exercices nécessitant du « recopiage ». Une phobie de la copie s’est installée lors de ces temps scolaires. Nous sommes en train d’y remédier par l’écriture de carte postale, et de mail. Ecrire différemment pour prendre goût à l’écriture… vaste programme !

 

Depuis 1 mois, les temps scolaires se passent mieux pour Gaspard qui les subit moins. Pendant le déroulement, je suis à côté pour l’accompagner, lui expliquer, et même parfois pour faire ensemble. Il y a toujours une certaine résistance à se mettre au travail, mais une fois partie, ce temps se déroule bien. Les dix premiers minutes sont souvent capitales pour savoir si tout le monde est dans de bonne disposition et prêt à passer une heure ou plus à travailler ensemble.

 

Enfin, en terme de rythme, lors des journées de vélos nous avons décidés avec Gaspard de la mise en place d’un petit temps scolaires à l’issue de la journée et avant le diner. On banalise 30 à 40 minutes pour écrire, lire ou compter dans la tente. Et lorsque nous sommes dans des auberges ou des lieux propices au travail (quand il y a une table en fait) nous accentuons les temps d’études et d’apprentissages pour effectuer plusieurs pages de fichiers et des temps de lectures plus longs.

 

On souhaite vraiment que cette dynamique positive se poursuive même si enseigner et faire l’école à son propre fils n’est pas toujours une partie de rigolade, cela reste néanmoins un plaisir de faire l’école à l’autre bout du monde, d'ouvrir ses enfants à des réalités et d'utiliser des cas concrets pour faciliter les apprentissages. Les découvertes et visites sont prétextes à apprendre, et permette de poursuivre une instruction ludique, dynamique et vivante. Gaspard profite finalement d’une classe de découverte de 15 mois, qui normalement lui sera bénéfique. Nous lui souhaitons ! Quant à Anatole, il réclame des exercices par mimétisme à sa maman qui lui prépare des jeux avec des lettres, des formes, des dessins. Tout un programme... !

 

Cette facette de notre voyage restera au début comme un moment difficile pour nous, avec une remise en question quasi-permanente, quotidienne. A ce jour nous regrettons nullement notre choix de continuer notre aventure familiale pour poursuivre nos découvertes et permettre à nos enfants de s’instruire différemment, à travers une école nomade, certes pas toujours simple, mais ouverte sur les réalités du monde et autour de notre belle planète terre ! 

http://www.par4chemi...l-école-nomade/



#13 Livy-Dagore

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Posté 02 mai 2015 - 10:48

Là Tis,tu me donnes un témoignage,sur une instruction en famille en voyage.Et moi je connais une personne(de nom)qui voyage actuellement sur voilier avec compagnon et son fils de 11ans;et elle fait l'instruction en famille à ce dernier.


Modifié par Livy-Dagore, 02 mai 2015 - 10:51 .


#14 Livy-Dagore

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Posté 09 mai 2015 - 10:54

Tis aurais tu d'autres témoignages que l'école nomade.



#15 Tis

Tis

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Posté 17 juillet 2015 - 07:52

Je ne comprends pas bien ce que tu cherches Livy-Dagore.

 

Tu sais des écoles, sédentaires ou itinérantes, il y  en a plein et chaque classe est forcément différente puisqu'elle dépend en grande partie du caractère, des goûts et des connaissances des enseignants et des élèves.

 

Classe bondée en ville ou unique à la campagne, écoles publiques ou privées, internat religieux de luxe et lycée rouge de banlieue, sans être itinérante j'ai été bien ballottée pendant toute ma scolarité. Je me suis ennuyée presque partout et n'ai gardé aucun souvenir ni de mes profs ni des élèves qui étaient autour de moi.

C'est la lecture qui m'a sauvée et m'aide encore à vivre.

Mais j'aurais bien aimé être élève dans celle de Daniel Pennac qui s'est servi de ses souvenirs d'ancien cancre pour devenir un prof attentif et écrire Chagrin d'école : http://www.telerama....ancre_ecole.php



#16 _khalil_

_khalil_

Posté 17 juillet 2015 - 09:21

Salut TIS....oui, tu n'es pas la seule à t'être ennuyé ! j'ai écouté furtivement daniel Pennac et ses réflexions sur l'école et sur le goût de lire : f a b u l e  u x !!! cela m' a donné envie d' aller à l'école pour le plaisir....le niveau d'enseignement des profs  est disparate, tout le monde n'est pas pennec : pourquoi ne pas diffuser son  enseignement via vidéo à un maximum d'éléves, au lieu de se taper des profs approximatifs et inégalitaires ,



#17 Anonimo

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Posté 17 juillet 2015 - 13:19

Moi aussi je me suis ennuyer voir fait ch...biiiiiiiiip!

Peut être des méthodes et programmes autres m'aurait (même sur)d'avantage intéressé!



#18 Tis

Tis

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Posté 17 juillet 2015 - 16:39

Khalil, faire lire ses bouquins ou le faire venir dans une classe il adore cela. Mais remplacer un instit par des vidéos je crois qu'il détesterait. L'enseignement ne fonctionne bien que s'il y a un échange et non un gavage unilatéral.
 
Anonimo, pour les méthodes il y en a plein et elles sont utilisées en divers lieux depuis longtemps comme l'explique, par exemple, Marceau Gast dans un article passionnant intitulé L'école nomade au Hoggar : une drôle d'histoire et dont voici un tout petit extrait :

 

 

150717060150104842.jpg

 

Alors que Tamanrasset (1 375 m d'altitude) jouissait d'un climat modéré, la chaleur, dans les régions situées au-dessous de 1 000 m d'altitude, devenait insupportable comme à Abalessa ou au nord Niger (Tamesna) ou j'ai enregistré, en février 1954, 47° sous ma tente à midi.

 

Les effectifs scolaires n'ont guère dépassé le chiffre de huit à dix élèves par classe (sauf en période exceptionnelle de courte durée). L'instituteur avait de grandes difficultés à se faire admettre et à susciter l'appétit d'apprendre d'enfants non motivés au départ, et surtout qui n'avaient que faire de cette langue qui, pour le moment, ne leur servait à rien et qu'ils ne pratiquaient qu'à l'école. Mais, passé ce mur d'inertie, les progrès étaient spectaculaires en langage, en calcul. L'usage du dessin commenté sur des scènes de la vie courante et du «texte libre», imaginé par Célestin Freinet, créateur de la Coopérative de l'Enseignement Laïc, insufflait un dynamisme exceptionnel à ces enfants très observateurs, pleins d'humour, à l'esprit critique très développé. La réalisation de petits journaux scolaires fabriqués à l'aide d'un petit stencil sur un «limographe», sous la tente (techniques de l'Enseignement Laïc de Freinet), avec des illustrations adéquates, atteignait un degré d'enthousiasme extraordinaire qui consolait l'instituteur de longues semaines de travail préparatoire, difficile et délicat. Ces textes, ces histoires engendraient des correspondances épistolaires avec d'autres élèves, dans d'autres classes, en France ou en Algérie du Nord; chaque élève se sentait alors imbu d'une dimension et d'une importance nouvelles qu'il n'avait jamais soupçonnées auparavant.


Modifié par Tis, 17 juillet 2015 - 17:02 .


#19 Tis

Tis

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Posté 25 mars 2017 - 11:54

Une autre forme d'école itinérante dans la forêt du village au gré des envies des pitchouns :
 

L'école des bois
22.03.2017
Jeune immigrée sur l'île de Majorque, dans le village de Bunyola, Yasmine Eid-Sabbagh ne trouvait pas d'école maternelle à sa convenance pour sa fille Amar.
Elle a décidé de créer un projet pédagogique dans la forêt, où se rendent chaque jour quinze enfants de 2 à 6 ans.

 

A écouter là : https://www.francecu...lecole-des-bois



#20 Livy-Dagore

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Posté 03 avril 2017 - 11:20

Merci Tis pour la nouvelle information.