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Le rapport caché sur une France 100% renouvelable


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12 réponses à ce sujet

#1 Anonimo

Anonimo

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Posté 29 aot 2015 - 22:05

http://energie-parta...able-mediapart/


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#2 Tis

Tis

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Posté 30 aot 2015 - 07:24

Merci Anonimo.

Il y a des idées intéressantes dans ce rapport mais les proportions retenues entre les différentes énergies ne me semblent pas judicieuses. Une plus grande part accordée à l'hydraulique au fil du courant serait beaucoup plus pertinente dans un pays très riche en rivières et en fleuves.

 

 

 

L’objectif du rapport est de vérifier la crédibilité de l’hypothèse d’un mix électrique 100 % renouvelable en 2050, même avec des conditions météorologiques défavorables. Premier enseignement : la France dispose d’un potentiel renouvelable considérable. La production pourrait atteindre 1268 TeraWatt heure (TWh), soit trois fois la demande d’électricité escomptée (422 TWh).

Les auteurs identifient plusieurs mix possibles 100% renouvelable, permettant de répondre à la demande « sans défaillance », c’est-à-dire en satisfaisant la consommation à tout moment du jour et de la nuit. Dans leur cas de référence, la production se décompose entre 63% d’éolien, 17% de solaire, 13% d’hydraulique et 7% de thermique renouvelable (incluant la géothermie). La capacité nationale installée est de 196 GW, soit une hausse de plus de 55% par rapport au parc actuel (en raison des différences de taux de charge entre les renouvelables et le nucléaire). La production totale annuelle baisse de 11% par rapport à la production actuelle, alors que la consommation baisse de 14%.

 

carte-gisement-ADEME-500x343.png

gisement-500x260.png

 

Néanmoins, « rien ne garantit l’adéquation à chaque instant entre production et demande ». Les auteurs ont donc procédé à des calculs « au pas horaire », c’est-à-dire pour chaque heure de l’année. Pour chaque région, une modélisation a été réalisée sur toutes les filières de renouvelables, pilotables ou non (éolien terrestre, en mer, filières marines, photovoltaïque, hydraulique, géothermie, incinération d’ordures ménagères, cogénération au bois, méthanisation, solaire thermodynamique à concentration, centrales hydroélectriques à réservoirs). Le rapport accorde une grande place à l’éolien, s’appuyant notamment sur une nouvelle génération de machines, adaptées à des régions où les vents sont plus faibles.

Les auteurs s’interrogent d’ailleurs sur l’acceptabilité sociale d’une très forte augmentation du nombre de mâts éoliens. Ils ont donc élaboré un scénario alternatif, où une plus faible proportion d’éolien terrestre et de photovoltaïque au sol est compensée par une importante part de panneaux solaires sur les toitures et par l’émergence de la filière houlomoteur (l’énergie des vagues), ainsi que beaucoup de stockage.

 

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Les auteurs insistent sur l’importance de la mixité technologique, notamment de la complémentarité entre solaire et éolien, « facteur de résilience » du système électrique, le rendant moins dépendant des phénomènes météorologiques extrêmes. L’enjeu du stockage est aussi étudié, distinguant le court terme par batterie, l’infra-hebdomadaire par le recours aux stations de transfert d’énergie par pompage (STEP, soit deux bassins hydrauliques à des altitudes différentes) et le plus long terme : l’inter-saisonnier, par les filières « power to gas » (méthanation) et « gas to power ». Au total, ils ont comparé plusieurs scénarios : 100% renouvelables, 95%, 80%, et 40%.

Les auteurs font preuve de prudence dans leurs conclusions : « L’Ademe est tout à fait consciente que cette étude n’est qu’une première pierre à un édifice qu’il sera nécessaire de continuer de construire les années prochaines. Les résultats engendrent de nouvelles questions, que de futures études pourront très certainement traiter ».

Cela ne coûterait pas beaucoup plus cher que de maintenir le nucléaire à 50% du mix

C’est l’une des révélations les plus fracassantes de ce rapport tenu secret de l’Ademe, qui propose d’aller « au-delà des idées reçues sur les énergies renouvelables ». Un mix électrique 100% renouvelable est atteignable « à coût maîtrisé ». Pour le cas de référence en 2050, le coût annuel total est évalué à 50,1 milliards d’euros, répartis ainsi : 65% correspondent aux coûts des énergies renouvelables, 8% pour le stockage, 23% pour les réseaux de distribution et de répartition, et 4% pour le réseau de 400 kV. En rapportant ce coût au volume annuel de consommation (422 TWh), ils estiment le coût de l’énergie à 119 euros par MegaWatt/heure (MWh), dans un système 100% renouvelables. Un montant à mettre en regard du coût actuel de l’électricité, à 91 €/MWh. Surtout, ils le comparent à ce qu’il serait avec moins de renouvelables, et donc plus de nucléaire. Et là, surprise : avec 40% seulement de renouvelables en 2050 (et donc potentiellement 50% de nucléaire), ce coût est évalué à 117 €/MWh, soit quasiment le même niveau. Il serait légèrement inférieur avec 80% de renouvelables (113€/MWh) et un peu supérieur avec 95% (116€/MWh).

 

couts-500x279.png

 

Pour les auteurs, « le critère à minimiser est économique : il s’agit du coût total annuel de gestion du mix électrique français ». Très concrètement, ils ont étudié les coûts d’installation et de maintenance des filières de production et de stockage, les coûts annuels d’exploitation et d’investissement dans le réseau de transport, les coûts variables des combustibles  pour produire l’électricité.

Il faut baisser la consommation d’énergie

Pour les auteurs, « la maîtrise de la demande est un élément clé pour limiter le coût d’un scénario 100% renouvelable ». Car si la consommation ne baisse pas ou pas assez, il faut plus d’équipements de pruduction ce qui est plus onéreux. Cela expose aussi à une augmentation de la consommation immédiate (la fameuse « pointe »), qui requiert une capacité totale de production et de stockage beaucoup plus importante.

A la fin de leur étude, les auteurs énumèrent les sujets restant à étudier : quels impacts de le flexibilité de la consommation industrielle ? Quelle contrainte sur la France des mix étrangers ? Quels effets socio économiques et environnementaux d’un mix 100% renouvelables ? Quels impacts d’une faible acceptabilité sociale d’un tel mix ? Ils ne ferment donc pas le débat. Bien au contraire, ils en offrent les conditions de discussion, factuelles et chiffrées.

Seule page blanche dans le rapport : celle du résumé exécutif, là où les auteurs doivent synthétiser leurs principaux enseignements. C’est  la partie la plus politique et la plus sensible. L’Ademe annonce reporter la publication du rapport à l’automne. Soit après des échéances importantes pour les scénarios énergétiques que la direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) doit terminer avant l’été. Ils concernent la programmation pluriannuelle énergétique (PPE), instaurée par la loi de transition énergétique, et que Ségolène Royal s’est engagée à établir avant la tenue du sommet Paris Climat 2015 en décembre. Mais aussi la stratégie nationale bas carbone, également crée par la loi Royal, ainsi que des chiffrages à remettre à Bruxelles sur l’évolution du système énergétique français d’ici 2035. Reculer la parution de ce document à l’automne prochain revient donc à l’enterrer.

Ce rapport n’est pas la pierre de Rosette de la transition énergétique. Il ne contient pas non plus de recette magique pour réduire d’un claquement de doigts les émissions de gaz à effet de serre et lutter contre le dérèglement climatique.Mais il a le grand mérite d’offrir les éléments factuels et chiffrés nécessaires à un débat raisonné sur notre modèle énergétique : qu’est-ce qui est physiquement et technologiquement possible ? A quels coûts pour l’économie et la société ?

L’horizon 2050 peut paraître éloigné. Mais c’est bien à cette échelle de temps que se prennent les décisions d’investissement dans l’appareil de production énergétique. Un long terme qui échappe la plupart du temps aux décideurs, et à ce gouvernement en particulier. Ce rapport de l’Ademe est donc indispensable à la discussion. En en reportant la parution, les autorités privent le public d’informations et d’analyses importantes pour la constitution de son jugement.



#3 Gallizour

Gallizour
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Posté 30 aot 2015 - 10:16

Il y a un autre truc que je ne comprends lorsque l'on parle de consommation électrique c'est que l'on oubli complètement le solaire thermique qui peu remplacer l'électricité par exemple pour chauffer l'eau sanitaire et l'eau des machines à laver. On se servirait de photopiles pour chauffer un cumulus électrique ?

En Plus le solaire thermique a un autre avantages c'est qu'il permet de décaller les consommations et sert également de stockage.


Modifié par Gallizour, 30 aot 2015 - 10:46 .


#4 j.mouche

j.mouche

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Posté 30 aot 2015 - 12:39

Uniquement dans les régions du sud de la Loire Gallizour...



#5 Tis

Tis

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Posté 30 aot 2015 - 13:48

Ce n'est pas si sûr Jérôme, car il y en a 5 fois plus en Allemagne que chez nous et autant en Pologne :

 

1440938346.jpg


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#6 l'ombre

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Posté 30 aot 2015 - 15:12

le camembert est faux les résultats sont baser sur quelles sources ????????

Exemple: la France métropolitaine  est assez loin des 7% car sont comptés les DOM-TOM qui font bien plus que la métropole

Ne quitter pas attendez quelques instants



#7 Tis

Tis

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Posté 30 aot 2015 - 16:08

L'ombre, je ne sais pas si les Dom-Tom sont inclus ou pas mais de toute façon nous avons encore une fois un sacré retard dans ce domaine.

Puisque mon camembert de 2012 ne te plaît pas voici la puissance solaire thermique installée en Europe fin 2014 :

 

1440946289.jpg

 

+ d'infos : http://www.eurobserv...dynamique-2015/



#8 l'ombre

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    Summum jus, summa injuria.

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Posté 30 aot 2015 - 17:49

Moi j'ai pas les mêmes valeurs et encore moins les % :fumeur:

http://www.connaissa...ction-d-energie

http://www.insee.fr/..._id=NATTEF11346

Merci de mettre en avant cette énergie propre et bien sur du partage :roi2:



#9 Gallizour

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Posté 30 aot 2015 - 21:08

 

Moi j'ai pas les mêmes valeurs et encore moins les % :fumeur:

Tout à fait faut arrêter la fumette l'ombre. Ne pas confondre énergie et électricité et France Europe et monde.


Modifié par Gallizour, 30 aot 2015 - 21:10 .


#10 djeck49

djeck49

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Posté 30 aot 2015 - 21:34

Merci de partager le document! :-) 



#11 gunday

gunday

Posté 01 septembre 2015 - 10:31

Uniquement dans les régions du sud de la Loire Gallizour...

Non
Au Nord, ça fonctionne parfaitement également.
Mais la température obtenu sera plus faible.
Dit autrement le retour sur investissement sera plus long, et le chauffe eau solaire aura besoin d'un chauffage d'appoint.

#12 michmuch80

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Posté 01 septembre 2015 - 12:47

Bonjour,

Une petite recherche sur l'énergie moyenne délivrée en kwh par m² de capteur pour découvrir que dans l'état actuel de la technique, le solaire  thermique est moins énergétique au m² que le photovoltaïque :

Photovoltaïque9_2.gif Sachez qu’un générateur photovoltaïque installé dans le sud de la France produit en moyenne 30 à 40 % plus d’électricité qu’une installation identique implantée dans le nord. L’énergie moyenne apportée par le rayonnement solaire varie entre 3 kWh/m2 par jour dans le Nord de la France et 5 kWh/m2 par jour dans le sud.

Valeur de l’énergie du rayonnement solaire reçu  pour un plan d’inclinaison égal à la latitude et
orienté vers le sud. (Source : ADEME)

http://www.consoglob...ermique-2682-cg

 

thermique :

 

Les chiffres clés d’une installation

Pour l’eau chaude sanitaire seule d’un foyer moyen de 4 personnes 
[facteur de variation entre le nord (N) et le sud (S) de la France]
M² de capteurs : 3 (S) / 5 (N)
Volume en litres du ballon : entre 200 et 350 
1 m²  de capteurs équivaut à : 600 kWh (S)/an
1 m²  de capteurs équivaut à : 300 kWh (N)/an
Rendement moyen / an nord de la France pour 5m² de capteurs : entre 60 et 75 % 
Rendement moyen / an sud de la France pour 3m² de capteurs : 80 à 100 % 

 

http://www.ddmagazin...tionnement.html

C'est un peu meilleur pour les capteurs tubulaires.

 

L'investissement n'est pas le même bien sur ;)

 

Il y a un autre truc que je ne comprends lorsque l'on parle de consommation électrique c'est que l'on oubli complètement le solaire thermique qui peu remplacer l'électricité par exemple pour chauffer l'eau sanitaire et l'eau des machines à laver. On se servirait de photopiles pour chauffer un cumulus électrique ?

En Plus le solaire thermique a un autre avantages c'est qu'il permet de décaller les consommations et sert également de stockage.

Ça vaut le coups en auto construction. Sinon, il faut calculer la rentabilité à long terme.

Le stockage de la chaleur n'est pas évident : prévoir une grosse couche d'isolant, quand on pense qu'un chauffe-eau 200 l standard nécessite 2 kwh/jour rien que pour maintenir sa température  interne  :shy:


Modifié par michmuch80, 01 septembre 2015 - 13:24 .


#13 Tis

Tis

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Posté 14 novembre 2015 - 14:02

A propos de proportions celles-ci me semblent beaucoup plus pertinentes que celles des projets français :
 

La Basse-Autriche, la province qui produit 100 % de son électricité grâce aux énergies renouvelables
Publié le 09.11.2015
 
La Basse-Autriche, une des principales provinces du pays, a annoncé ce jeudi avoir atteint son objectif de couvrir l’intégralité de sa consommation d’électricité avec des énergies renouvelables. Le mix électrique de la région se compose désormais à 63 % d’énergie hydraulique, de 26 % d’éolien, de 9 % de biomasse et de 2 % de solaire.
 
Une transition énergétique menée à l’échelle nationale
Un exploit rendu possible par une politique environnementale menée à l’échelle nationale depuis le 5 novembre 1978, date du référendum qui s’est exprimé en faveur de la fin de l’exploitation de l’énergie nucléaire. Depuis, l’Autriche a massivement investi dans les énergies renouvelables et consomme 75 % d’électricité verte, pour 25 % d’origine fossile.
Au niveau régional, le mouvement mené depuis plus de 13 ans, a nécessité 2,8 milliards d’euros d’investissements. Selon le gouvernement provincial, 300.000 personnes ont pris part au programme local de transition énergétique, notamment en isolant leurs logements et en installant des panneaux solaires.
Et l’Autriche ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. D’ici 15 ans, le pays veut subvenir à la moitié de ses besoins énergétiques totaux (chauffage, transports et industrie compris) grâce aux énergies renouvelables.

http://www.20minutes...s-renouvelables

 

Et, étrangement, en Autriche, les gouvernements tiennent compte des résultats des référendums !