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Que peut on planter au Portugal arbres moins sujets à bruler

reforestation

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14 réponses à ce sujet

#1 Ricodusud

Ricodusud
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Posté 25 juin 2017 - 12:22

Bonjour Ola du Portugal

 

Je suis arrivé la semaine dernière au Portugal, je file bientôt un coup de main à mes premiers hôtes, là ou je devais aller, tout a brulé, les médias français en on parlé, je sais.

 

Du coup nous cherchons des essences de bois, utiles ou pas pour remplacer une partie des eucalyptus et pins du terrain.

 

Un portugais a planté de tels arbres je me renseigne dans ce sens.

 

On m'a parlé de niaouli aussi

 

Je précise je suis une bille en arbre et en culture en général j'ai tout à apprendre, mais le sujet me tiens à cœur bien sur.

 

Là ou nous sommes riviere pas loin sinon pas trop de pluie plutôt sec

 

Après j'écumerais à nouveau le forum, auto-construction, permaculture, comme d'hab lol.

Plein de questions.

 

Il y a de la place aussi comme on dit pour les aventurières et aventuriers

Là j'en suis à chercher aussi une caravane, pas trouvé de yourte au Portugal, bon je parle pas la langue encore, là c'est anglais tous les jours, pas de français à la ronde.

 

A bientôt merci de vos suggestions

Rico



#2 DzC

DzC

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Posté 25 juin 2017 - 12:57

bon choix, pays genial !

 

Le chataignier semble se plaire la bas donc en voila deja un. En plus il cumule nourricier + tres bon bois de construction (et chauffage ?) donc l arbre parfait en qqsorte.

Sinon il faut qu'ils arrêtent avec l eucalyptus !!!

 

Tu es dans quelle region ?



#3 _Bill Imbi_

_Bill Imbi_

Posté 25 juin 2017 - 12:59

Plus la structure du bois est dense, moins ça brule vite. Le chêne est très bien pour ça. Mais ça doit aussi supporter le climat. Pourquoi ne pas voir dans les espèces autochtones ? En Espagne, que je connais mieux, mais c'est pareil, il y a beaucoup de chênes lièges, et des oliviers bien sûr.


Modifié par Bill Imbi, 25 juin 2017 - 14:28 .


#4 Ricodusud

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Posté 25 juin 2017 - 13:14

Salut les amis et merci déjà des réponses

 

Là je suis à Fortios près de Portalegre, sinon je devais aller à Salaborda Velha, là ou je retourne bientôt

 

Ok je note le châtaigner, le chêne quelque chose qui pousse un peu plus rapide ?

 

Les espèces autochtones oui de l'olivier il y en a.

 

Après comme je disais je suis loin d'être un spécialiste, en plus ici les gens grognent il y a eu trop de morts et près de 300 blessés une vrai catastrophe, le feu a été fixé aujourd'hui je crois

 

Donc ils vont sans doute s'interroger sur la gestion de ces forets, trop d'eucalyptus et de pins, pas de débroussaillage, des coins un peu abandonnés.

 

Beaucoup de choses à faire

 

Sinon pays sympathique, les couleurs et l'ambiance me rappellent un peu la Grèce, les iles

 

La langue wow ! je vais devais prendre des cours lol mais c'est top !

 

A toute



#5 Tis

Tis

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Posté 25 juin 2017 - 13:48

Le plus logique dans un 1er temps serait de recenser à proximité les espèces d'arbres qui n'ont pas brûlé malgré l'intensité de ces incendies. Ils ont des chances d'être bien adaptés au sol et au climat :
 

1498394711.jpg

Miguel Riopa / AFP



#6 _Bill Imbi_

_Bill Imbi_

Posté 25 juin 2017 - 14:27


Ok je note le châtaigner, le chêne quelque chose qui pousse un peu plus rapide ?

 

Justement, ce qui pousse vite ne fait pas de bois dense...


Modifié par Bill Imbi, 25 juin 2017 - 14:28 .


#7 Ricodusud

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Posté 25 juin 2017 - 18:08

Exact Tis

 

Ils interdisent la plantation de nouveaux eucalyptus deja c'est pas mal

 

Pour le reste je ne retrouve plus la video ni les images d'une ferme qui n'a pas été détruite, le gars avait planté d'autres types d'arbre tout autour, bon a voir si c'est vraiment ces arbres différents qui ont eu ce résultat

 

On dirait bien car tout autour c'est calciné



#8 Tis

Tis

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Posté 25 juin 2017 - 20:32

Cesser d'en planter est en effet indispensable mais il faudra peut-être aussi éviter la régénération naturelle des essences les plus dangereuses :
 

Selon la police judiciaire, l’incendie aurait été causé par un orage sec, écartant l’origine criminelle. L’orage sec, un phénomène bien particulier: «La foudre précède l’orage, tape un endroit où il ne pleut pas ensuite. Même s’il pleut, la foudre peut rester dans le sol, sans oxygène, et se propage suivant une racine», explique Marco Conedera, responsable de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL) à Cadenazzo dans le Tessin. Un phénomène bien connu dans les montagnes suisses, moins dans les pays du Sud: «Dans les montagnes suisses, 30% des incendies sont d’origine orageuse en période estivale. En revanche, c’est de 2 à 3% des causes d’incendie sur les bords de la Méditerranée.» Les autres pour cent sont d’origine humaine.

Végétation très inflammable

Ce départ de feu a ensuite été propagé par la forêt portugaise, constituée de pins et d’eucalyptus. Le pin est une espèce très inflammable, notamment à cause de ses petites aiguilles très sèches. L’eucalyptus, c’est encore pire. «L’eucalyptus est constitué d’huile. Une fois en feu, elle explose et l’arbre devient une torche, détaille le chercheur. Une fois le feu allumé, il est très difficile de l’arrêter.»

Pourtant, si ces espèces sont présentes sur le territoire, c’est que le feu est aussi un atout pour leur reproduction. Les graines du pin sont entourées de résine qui fond lorsque l’arbre est en feu permettant la dissémination des graines lorsque le territoire est vierge d’autres espèces après un incendie. L’eucalyptus, lui, fonctionne par rejets: la souche est projetée et l'arbre repousse très vite après incendie. La forêt se régénère rapidement après le passage du feu si ce dernier n’est pas trop fréquent. Un sacré avantage quand on sait que l’eucalyptus a été introduit au siècle dernier au Portugal pour une raison commerciale: fabriquer de la pâte à papier.

https://www.letemps....defi-climatique



#9 Ricodusud

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Posté 26 juin 2017 - 12:43

Exactement

 

J'ai trouvé ça http://www.europarl....i/port-1_fr.htm

 

Rapport sur la forêt au Portugal, morcellée, propriétaire là pour la coupe uniquement et encore

 

C'est pas gagné mais ça bouge


  • Tis aime ceci

#10 Tis

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Posté 27 juin 2017 - 12:48

A voir les photos satellites il y avait une grande diversité végétale dans ce lieu situé à 400 m d'altitude au centre du Portugal.
 
Quelques informations utiles pour déterminer les essences d'arbres qui auront de bonnes chances de réussir :
 

Salaborda Nova possède un climat méditerranéen chaud avec été sec (Csb) selon la classification de Köppen-Geiger.
Sur l'année, la température moyenne est de 15°C et les précipitations sont en moyenne de 845.7 mm.
(A titre de comparaison à Paris, la température moyenne annuelle est de 12.3°C et les précipitations sont en moyenne de 475 mm.)

Voir les graphiques là : https://planificateu...va/2263645.html

 

 
Par ailleurs, une étude détaillée des forêts portugaises dans les années 30 précise ceci :
 

Parmi les feuillus : le Chêne sessile existe comme rareté en Traz-os-Montes; le Hêtre, le Charme, le Tilleul, l'Érable Plane, manquent complètement.
Il ne s'agit pas là d'arbres qui, chacun suivant ses exigences, ne trouveraient pas à prospérer dans certaines parties du Portugal. Il s'agit d'arbres que les vicissitudes de l'histoire de la flore n'ont pas amenés jusque dans ce Sud-Ouest européen.
Cette introduction, qui n'a pas été faite par la nature, a été maintenant réalisée par l'homme qui a aussi fait appel à des arbres beaucoup plus exotiques comme les Eucalyptus, les Acacias, les Araucarias venant souvent de l'Hémisphère Sud.

http://www.persee.fr...m_11_3_1159.pdf



#11 Ricodusud

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Posté 07 juillet 2017 - 14:10

Hello

 

Pour l'instant stand by car mon hôte n'a pas le droit de reconstruire apparemment, pourtant il est propriétaire.

 

Et je cherche toujours un interprète lol

 

Il faut qu'il parle anglais français et portugais naturellement :P

 

A plus



#12 kingzcq

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Posté 07 aot 2017 - 09:26

Olivier, je pense qu'il peut être considéré comme :sleep:



#13 MakeLoveNotWar

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Posté 07 aot 2017 - 09:56

Pour information, le problème a déjà été rencontré dans les mêmes zones et les mêmes conditions lors de la sécheresse de 2003 :

http://www.institutd...lina_Varela.pdf

 

Manifestement, les préconisations de l'étude ci-dessus n'ont pas été suivies !

 

Pourtant, dans certaines régions, on commence à y penser sérieusement :

http://www.francetvi...es_2302337.html



#14 Tis

Tis

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Posté 25 dcembre 2017 - 18:25

Depuis 25 ans, pour lutter contre les incendies, une association a entrepris des plantations et des semis de feuillus en Provence avec de très bons taux de réussite. Cet extrait d'un texte de Michel Thinon résume les buts et méthodes employés :
 

Malgré ses dangers, le stade pinède est souvent considéré comme étant l'optimum économique de la forêt méditerranéenne. Bien qu'il n'existe pas d'arbre miracle incombustible, l'étude du comportement des diverses formations ligneuses face à l'incendie montre qu'il existe, même en Provence, des milieux forestiers moins combustibles ou naturellement résistants ; ce sont les forêts de type caducifolié, à sous-bois difficilement inflammable. Chacun peut constater que les peuplements de chênes de Sainte-Victoire ont résisté au feu. Ce phénomène peut être étendu à de nombreux points de la région et peut être vérifié par qui sait observer la nature. La dynamique naturelle actuelle de la végétation montre généralement les prémices d'une évolution conduisant à ce type de forêt originel. Ce phénomène doit être favorisé et accéléré. Les forêts de demain naissent dans le sous-bois, évitons les interventions visant à maintenir un stade actuel, plaisant mais dangereux, au détriment d'un futur plus serein, car le feu n'est pas dans notre région une composante naturelle de l'écosystème.
Pour rompre avec la logique de la plantation du combustible de l'incendie de demain, il faut s'orienter vers la (re)création de formations boisées moins sensibles et, si le fléau frappe à nouveau, ne nécessitant pas de nouveaux investissements en plantations. Seuls des reboisements rationnels, intégrant les impératifs écologiques parviendront au double but recherché: prévention des incendies et constitution d'une véritable forêt au sens biologique du terme, garantie d'une pérennité économiquement viable. Nous étions arrivé à cette conclusion il y a près de 20 ans, sans rencontrer grand intérêt auprès des reboiseurs ancrés dans la tradition. Par hasard, l'incendie du Cengle de 1986, puis celui de 1989 ont permis de jeter les bases d'une expérimentation par les bénévoles de l'A.R.P.C.V. Rappelons l'essentiel.

*  Choix des espèces :
Les essences choisies sont indigènes, adaptées aux conditions du milieu, capables de rejeter de souche, caducifoliées et à litière de feuilles facilement altérable (favorables à la formation d'un humus biologiquement actif), introduites en peuplements mixtes. Une espèce pionnière colonisatrice, se développant rapidement et fructifiant tôt, à dispersion par le vent : le frêne à fleurs (Fraxinux ornus). Une espèce héliophile intermédiaire à fruits charnus dispersés par les animaux : le cormier (Sorbus domestica). L'espèce du stade de maturité, longévité, à croissance plutôt lente nécessitant un abri latéral : le chêne blanc ou pubescent (Quercus pubescens). Quelques espèces accessoires comme l'alisier blanc, l'érable de Montpellier. Sur les versants nord ou dans les terrains bien alimentés en eau d'autres essences moins rustiques peuvent être employées.

*  Méthodes de plantations :
Le but est d'obtenir assez rapidement un couvert dense qui doit éliminer le sous bois héliophile très combustible. Au cours du temps, ce dernier sera naturellement progressivement remplacé par d'autres espèces adaptées aux conditions d'éclairement réduit.
La densité de plantation est dès le départ nécessairement forte, 5 000 pieds à l'hectare semblent être un bon compromis entre le but recherché et le coût (environ un plant tous les 1,5 m). Si le sol est profond et à faible déclivité, un labour selon les lignes de niveau est recommandée afin de limiter la végétation spontanée, augmenter les capacités hydriques et faciliter le creusement des potets. Si le sol est superficiel ou en pente accentuée, des potets seront creusés manuellement ou à l'aide d'un engin approprié (pelle « araignée»).
La protection des plants par un manchon permet une meilleure reprise, une protection contre le vent, la prédation et les végétaux concurrents. Elle favorise également la croissance verticale.
L'espèce pionnière qui doit assurer dans un premier temps l'essentiel du couvert et protéger les essences à croissance lente intervient au moins pour moitié dans la plantation. Les autres, notamment les chênes, sont disséminées. Pour cette dernière espèce, on pourra effectuer des semis de glands prégermés abrités de la prédation animale par les manchons, car le pivot racinaire très développé des plantules est mutilé chez les plants élevés en godets.

* Suivi et entretien :
Les manchons sont enlevés lorsque les végétaux les dépassent, ou bien lorsqu'ils sont altérés par les éléments naturels. Les dépressages ultérieurs devront être modérés de façon à éviter un retour des végétaux héliophiles. L'aspect ordonné des plantations doit normalement s'estomper au cours du développement.
Pendant une trentaine d'années, la plantation risque de rester encore sensible au feu, notamment les frênes dont l'écorce est mince. Si le peuplement est suffisamment dense et étendu, les incendies ne devraient en affecter que les lisières. En tout état de cause, la régénération après incendie devrait s'effectuer rapidement après un simple recépage des individus dont les parties aériennes ont été détruites.

http://arpcv.free.fr/reboise.htm



#15 Tis

Tis

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Posté 24 juin 2018 - 20:17

Une fois encore un gouvernement prouve son incompétence :
 

Suite au bilan dressé, plusieurs mesures ont été prises. Le gouvernement a fait de la prévention sa priorité. Et puis, les particuliers et les entreprises ont dû débroussailler leurs parcelles de terrain : "La loi sur le débroussaillage a été revue. Tous les propriétaires ont eu jusqu’à la fin du mois de mars pour défricher leurs espaces boisés, et ce sous peine d’amendes très corsées pouvant atteindre 60 000 euros. Mais tout cela a été fait un peu dans la précipitation, parce que les propriétaires n’ont eu qu’un mois pour appliquer cette mesure".
Concrètement, ils ont dû couper tous les arbres dans un rayon de 50 mètres autour des maisons, des usines, des chantiers, avec une priorité : les pins maritimes et les eucalyptus, qui sont hautement inflammables.

https://www.rtbf.be/...-ete?id=9953441
 

La loi sur le débroussaillage existe depuis 2006, mais elle n’était que rarement appliquée. Cette année, un décret l’a rendue obligatoire sous peine d’amendes corsées. D’ailleurs c'est l'Autorité tributaire et douanière qui a envoyé une lettre d’information aux administrés, avec obligation de nettoyer les parcelles d’ici au 15 mars.
Confuse, l’information a provoqué la panique de certains propriétaires qui se sont mis à couper tout y compris les arbres fruitiers ou les feuillus plus résistants au feu.
D’autres sont face à des coûts difficiles à supporter. De pseudo bûcherons ont flairé le filon, proposant moins cher mais moins bien. Le Premier ministre a dû faire marche arrière: un nouveau décret donne jusqu’à juin aux propriétaires pour faire le ménage.

http://www.rfi.fr/em...orets-incendies