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Des points d’eau ont été effacés des cartes IGN


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17 réponses à ce sujet

#1 l'ombre

l'ombre

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Posté 07 juillet 2019 - 17:39

Des points d’eau ont été effacés des cartes IGN pour ne pas avoir à les protéger des pesticides

Des sources intermittentes ou petits ruisseaux, autour desquels il est interdit d’épandre des pesticides, ont été gommés à la faveur d’une révision du réseau hydrographique.

 

Des sources intermittentes ou petits ruisseaux, autour desquels il est interdit d’épandre des pesticides, ont été gommés à la faveur d’une révision du réseau hydrographique. Par Martine Valo

Redoutable pour la vie aquatique, dommageable pour la santé des humains et les coûts des unités de production d’eau potable, la contamination généralisée des cours d’eau par les pesticides est aussi embarrassante vis-à-vis de l’Union européenne. La France s’est en effet engagée à restaurer le bon état de ses ressources hydriques. Or non seulement le recours aux produits phytosanitaires ne baisse pas (sauf dans les parcs et jardins), mais il augmente (+ 12 % encore en 2017), essentiellement dans l’agriculture.

Un rapport sur la protection des points d’eau, commandé par le gouvernement en septembre 2018, publié sur le site du Conseil général de l’environnement et du développement durable le 1er juillet, lève une partie du voile sur les mécanismes qui conduisent à cette absence de progrès. Un nouveau moyen de réduire les superficies sans pesticides est en effet récemment apparu : recenser officiellement moins de points ou de cours d’eau.
Depuis 2005, en effet, rivières et ruisseaux sont protégés des pollutions diffuses par une zone d’au moins cinq mètres enherbée ou plantée de haies, exempte de tout pesticide. Actuellement, les autorisations de près de 500 produits exigent une bande sans épandage plus large (de 10, 50, 100 mètres ou plus). Mais les règles sont loin d’être respectées. De plus, à l’occasion d’une mise à jour du réseau hydrographique menée depuis 2015 sous la houlette des préfets, des sources intermittentes, des cours d’eau – même dotés d’un nom –, des rus de fond de parcelle ont été gommés ou requalifiés en fossés – qui eux ne nécessitent qu’une protection d’un mètre, voire de 30 centimètres par endroits.

Possibilité d’interprétations locales

C’est ce que constatent Bruno Cinotti et Anne Dufour, les deux inspecteurs mandatés par le ministère de la transition écologique et solidaire et par celui de l’agriculture et de l’alimentation pour prendre la mesure d’une situation particulièrement conflictuelle. En moins de deux ans, la nouvelle carte de l’eau a suscité des protestations dans 45 départements où les associations de défense de la nature ont formulé 38 recours gracieux, les organisations agricoles 14, les fédérations de pêche 6 ; de plus 39 recours contentieux ont été déposés devant les tribunaux administratifs de 28 départements.
Le travail de recensement a entraîné une mobilisation importante, « en particulier des services de l’Etat et des organisations agricoles », selon les deux inspecteurs. Mais « dans de nombreux départements, le jeu d’acteurs et les rapports de force locaux ont conduit à une réduction, parfois forte par comparaison au nouveau référentiel national, du réseau hydrographique protégé par des zones non traitées », observent-ils. Autrement dit, des cours d’eau figurant sur les cartes de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) ont tout bonnement disparu.

Les services de l’Etat devaient tenir compte des documents de l’IGN, mais également d’autres cartes départementales établies à partir de 2015, en réponse aux « demandes insistantes » de la profession agricole qui voulait exclure de la réglementation les fossés creusés par l’homme, relatent les inspecteurs. Le gouvernement a alors arrêté une nouvelle définition légale du point d’eau. Il s’agit d’un « écoulement d’eaux courantes dans un lit naturel à l’origine, alimenté par une source et présentant un débit suffisant la majeure partie de l’année », sans être forcément permanent.
Depuis, l’arrêté interministériel du 4 mai 2017 a introduit la possibilité d’interprétations locales, ouvrant la voie à des pressions renouvelées sur le terrain. Cet arrêté, qui remplaçait un précédent de 2016 abrogé pour vice de forme, a lui-même été en partie annulé par le Conseil d’Etat le 26 juin, jugé insuffisamment protecteur à l’égard des riverains et des points d’eau…

Finalement, les rapporteurs soulignent la grande disparité des arrêtés préfectoraux départementaux. Au moins 44 départements ont à présent « une protection des points d’eau au moins équivalente » à celle d’avant l’arrêté de 2017, tandis que d’autres ont perdu 29 %, voire davantage, de leurs linéaires par rapport aux cartes IGN. Le Pas-de-Calais, Mayotte et la Réunion ne sont pas parvenus à accomplir ce travail. Les inspecteurs décernent, au passage, un bon point à la Bretagne pour le relevé très complet de son réseau hydrographique.

https://www.lemonde....85995_3244.html



#2 Tis

Tis

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Posté 07 juillet 2019 - 18:31

Thierry Uso avait publié un article très intéressant à ce sujet l'an dernier sur le site d'Attac :

Les cartographies des cours d’eau et des zones de non-traitement aux pesticides au service du système agro-industriel



#3 l'ombre

l'ombre

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Posté 07 juillet 2019 - 20:32

Merci -Tis

Mais cette administration est payer avec nos impôts :fumeur:

Ils doivent avoir un devoir de résultats  et respecter les citoyens , sachant que le principe de précaution est inscrits dans les tables de la loi



#4 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 07 juillet 2019 - 21:03

Le monde associatif, en particulier France Nature Environnement, est monté aux créneaux depuis longtemps.

A l'évidence un ruisseau déplacé, (oui, on peut le faire), et qui ressemble depuis à un fossé tout bête, peut si l'on tient à faire plaisir aux exploitants agricoles être oublié des cartographes.

 

C'est un combat pied à pied qu'il faut mener, avec heureusement l'aide parfois, des services de l'ONEMA, devenu agence française de la biodiversité et de la DREAL.

Mais comme dans le même temps des gens-citoyens-contribuables réclament moins d'impôts et donc moins de fonctionnaires… il est toujours évident que le pollueur en sort gagnant.

 

J'ai personnellement entendu en réunion officielle, en préfecture, des argumentations lamentables soutenues par un éleveur de porcs.

Celui-là s'est fait un peu sonner les cloches… mais rentré chez lui comment a-t-il agit ?

 

Ceci dit c'est certainement plus exaltant de se mobiliser contre l'élevage en cage du vison ou pour la sauvegarde des phoques en Alaska.  ;)



#5 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 08 juillet 2019 - 08:26

En fait cette situation ubuesque provient en grande partie de la méconnaissance abyssale du territoire de nos trop coûteuses "élites" citadines qui ne rêvent que de centralisation à outrance.
Les géographes Pascal Bartout et Laurent Touchart le démontraient déjà en 2013 dans les Annales :
 

L’inventaire des inventaires de plans d’eau a permis de mettre en évidence l’origine des lacunes numériques constatées actuellement en France, à savoir un petit nombre de sources avec des études aux méthodologies partielles, produisant des chiffres ensuite repris tels quels par les organismes officiels.
Afin de surmonter cet état de fait et dans l’intérêt du milieu, nous avons mis en place une méthodologie croisant un maximum d’informations pour parvenir à un référentiel fiable numériquement et surfaciquement pouvant permettre d’appréhender au mieux les milieux lentiques de l’hexagone. Pour cela, il a été nécessaire de visualiser et analyser les inventaires existants de plans d’eau en France, étudier les bases de données géoréférencées et critiquer les techniques permettant d’obtenir des données sur les plans d’eau. Ainsi, la France compte plus de 550 000 plans d’eau de plus de 1 are, chiffre bien plus important que ce que l’état des connaissances actuel à l’échelle de l’État français laisse transparaître, à savoir 34 000 plans d’eau.

 
L'article complet (passionnant) : https://www.cairn.in...-3-page-266.htm


Modifié par Tis, 08 juillet 2019 - 08:39 .


#6 Shivaya

Shivaya
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Posté 08 juillet 2019 - 08:39

Ceci dit c'est certainement plus exaltant de se mobiliser contre l'élevage en cage du vison ou pour la sauvegarde des phoques en Alaska.   ;)

 

Non, l'un n'empêche pas l'autre et c'est pour ça qu'il y a autant d'associations avec des buts différents et des combats différents.

De la même façon qu'il n'y a pas d'échelle de valeur entre les êtres vivants, il n'y a pas d'échelle de valeur dans le combat contre la connerie...

Et ne pas te laisser distiller tes petites phrases malsaines pleines de sous entendus en fait partie...



#7 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 08 juillet 2019 - 09:28

Je suis d'accord Shivaya, l'un n'empêche pas l'autre et réciproquement, mais je ne vois pas souvent ces autres associations se mobiliser pour soutenir ou défendre la qualité des territoires et plus généralement de la trame verte et bleue au pied de chez eux, ou de chez leurs voisins.

 

Ceci dit les associations fédérées par FNE sont prêtes à accueillir toutes les bonnes volontés; on peut ainsi se former, s'informer, informer et même plaider en justice contre les pollueurs. Elles fonctionnent avec des salariés qualifiés et des bénévoles passionnés pour une meilleure efficacité sur les différents terrains.


Modifié par FLOYD, 08 juillet 2019 - 09:29 .


#8 l'ombre

l'ombre

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Posté 08 juillet 2019 - 15:12

En fait cette situation ubuesque provient en grande partie de la méconnaissance abyssale du territoire de nos trop coûteuses "élites" citadines qui ne rêvent que de centralisation à outrance.
Les géographes Pascal Bartout et Laurent Touchart le démontraient déjà en 2013 dans les Annales :
 

 
L'article complet (passionnant) : https://www.cairn.in...-3-page-266.htm

Pour faire barrage a ton propos, je peux te garantir preuve a l'appui que l'IGN a dans ces serveurs de quoi te faire peur :fumeur:  sur la précision de chaque parcelle de terre avec des données incroyable :hum:



#9 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 08 juillet 2019 - 17:13

Je n'en doute pas, je suis certain que l'imagerie aérienne parvient à nourrir la cartographie avec une grande précision.

Il y a parfois quelques difficultés pour ajuster l'image et le plan cadastral, qui est le document qui détermine les limites et les propriétaires. Bref des sources de contestation parfois!

 

Il n'en reste pas moins que la visite de terrain par un personnel qualifié et agréé, permet seule de relever avec précision les caractéristiques physiques qui déterminent légalement le statut de ruisseau, pour le distinguer d'un fossé.

Une activité passionnante mais tellement chronophage.

 

Je me demande bien qui est qualifié de "trop couteuse élite citadine", ce qui me semble bien sévère!



#10 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 08 juillet 2019 - 18:08

Que l'IGN, comme bien d'autres administrations,  regorge de données c'est évident depuis bien longtemps (et je n'ai aucune illusion sur le flicage généralisé dans notre pays).
Mais que ces informations soient prises en compte par les incompétents qui nous gouvernent rien n'est moins sûr.
Et qu'ils soient bien trop payés pour ce qu'ils font c'est une évidence :
 

110 mesures, aucun effet : les ratés du plan santé environnement
Deux rapports dressent chacun un bilan accablant du troisième plan national santé-environnement, en vigueur entre début 2015 et fin 2019.
Par Stéphane Foucart Publié aujourd’hui à 05h45

En France, il arrive que la discrétion soit la contrepartie de la liberté. Rendus en décembre 2018 et publiés quatre mois plus tard sans tambour ni trompette, deux rapports – l’un de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS), l’autre du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) – dressent chacun un bilan accablant du troisième plan national santé-environnement (PNSE), en vigueur entre début 2015 et fin 2019. Ces évaluations seront examinées, mardi 9 juillet, pour l’élaboration du futur quatrième PNSE, dit-on à la direction générale de la santé.

Passés inaperçus lors de leur publication, les deux rapports concluent en substance que le PNSE en vigueur n’a eu aucun impact sanitaire positif mesurable. « Le constat tiré par les inspecteurs est particulièrement affligeant, estime l’épidémiologiste William Dab, professeur au Conservatoire national des arts et métiers et ancien directeur général de la santé. Il est très rare que, sur un sujet aussi important que l’impact de l’environnement sur la santé, une politique publique se situe à un tel niveau de défaillance. »

Institué par le code de santé publique, le PNSE est un plan national de prévention des risques sanitaires liés à l’environnement, censé tenir compte des effets « des agents chimiques, biologiques et physiques présents dans les différents milieux de vie, y compris le milieu de travail, ainsi que ceux des événements météorologiques extrêmes ». Le PNSE-3 est constitué de cent dix actions, soit plus de deux fois plus que sa version précédente.
 

Des mesures qui relèvent surtout de la communication

Ces mesures sont très diverses : « élaborer et mettre en œuvre une feuille de route interministérielle “amiante” », « mettre en œuvre la protection des captages utilisés pour l’alimentation en eau potable contre les pollutions accidentelles et diffuses », « soutenir les travaux liés à la substitution des substances perturbateurs endocriniens », « résorber les points noirs du bruit »… A lire les rapports d’inspection, cette inflation de mesures relève surtout de la communication. L’action réellement mise en œuvre est « très relative », selon l’IGAS.

https://www.lemonde....86708_3244.html


Modifié par Tis, 08 juillet 2019 - 18:18 .


#11 DzC

DzC

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Posté 08 juillet 2019 - 19:24

et bcp de choses sont à l avenant...

Avec une telle equipe de bras cassés, pas etonnant que nous soyons (en France) souvent tres mal classés dans de nombreux domaines...


Modifié par DzC, 08 juillet 2019 - 19:25 .


#12 FLOYD

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Posté 08 juillet 2019 - 21:37

Un certain journalisme d'investigation tend à accréditer cette triste idée de l'incompétence des services et des administrations.

 

Pour avoir régulièrement l'opportunité de rencontrer les fonctionnaires de la Dreal, de l'ARS, du SDAPT, de la DDT… dans mon département, je dois m'inscrire en faux contre certaines allégations.

Ces gens font face à des dossiers complexes. S'ils étaient plus nombreux ils ne seraient pas obligés de travailler dans l'urgence, comme des pompiers appelés lorsque la maison brule.

 

Au sein des administrations départementales et des collectivités locales, je sais aussi l'engagement de fonctionnaires et de contractuels. Les recrutements sont exigeants, les compétences pointues. Il n'est pas rare que d'anciens salariés du monde associatif, celui que je connais, trouvent à valoriser leurs premières expériences du terrain, des dossiers et de la médiatisation.

 

J'en viens à me demander si vous n'auriez pas intérêt à mieux connaitre les équipes et les personnalités qui œuvrent réellement pour mettre en place les programmes ministériels, régionaux, départements et locaux.

 

Enfin, Tis, la collecte de données pour établir cartes, plans topographiques, inventaires écologiques ne sont en rien du flicage. Là encore je trouve le terme sévère, désobligeant même pour tous ceux dont  la mission consiste porter à connaissance de faits et des constats tant à l'administration, qu'aux exécutifs nationaux et locaux et aux populations.



#13 l'ombre

l'ombre

    Summum jus, summa injuria.

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Posté 09 juillet 2019 - 10:30

Un certain journalisme d'investigation tend à accréditer cette triste idée de l'incompétence des services et des administrations.
 
Pour avoir régulièrement l'opportunité de rencontrer les fonctionnaires de la Dreal, de l'ARS, du SDAPT, de la DDT… dans mon département, je dois m'inscrire en faux contre certaines allégations.
Ces gens font face à des dossiers complexes. S'ils étaient plus nombreux ils ne seraient pas obligés de travailler dans l'urgence, comme des pompiers appelés lorsque la maison brule.
 
Au sein des administrations départementales et des collectivités locales, je sais aussi l'engagement de fonctionnaires et de contractuels. Les recrutements sont exigeants, les compétences pointues. Il n'est pas rare que d'anciens salariés du monde associatif, celui que je connais, trouvent à valoriser leurs premières expériences du terrain, des dossiers et de la médiatisation.
 
J'en viens à me demander si vous n'auriez pas intérêt à mieux connaitre les équipes et les personnalités qui œuvrent réellement pour mettre en place les programmes ministériels, régionaux, départements et locaux.
 
Enfin, Tis, la collecte de données pour établir cartes, plans topographiques, inventaires écologiques ne sont en rien du flicage. Là encore je trouve le terme sévère, désobligeant même pour tous ceux dont  la mission consiste porter à connaissance de faits et des constats tant à l'administration, qu'aux exécutifs nationaux et locaux et aux populations.

 
Tu semble connaître que des gens bien c'est tant mieux pour ma part j'ai une autre approche du personnel . :fumeur:
Du propre personnel de L'IGN
 
Nos cartes au 1:25000 sont révisées en moyenne tous les 5 à 10 ans selon l’évolution du terrain et l’importance économique ou touristique de la zone.
A ce jour, le territoire français est couvert par environ 2000 cartes 1:25000. Pour des raison techniques, nous ne pouvons réviser chaque carte chaque année.

Nous vous informons qu’actuellement, l’IGN met à jour les cartes de base 1:25000 avec un nouveau type cartographique et un nouveau découpage, sur l’ensemble du territoire français.
A ce jour, seule une partie du territoire a été révisée dans le cadre de la nouvelle carte de base. La diffusion de la première édition de la nouvelle carte de base devrait se dérouler sur plusieurs phases, jusqu’en 2020.

Nous vous remercions de l'intérêt que vous portez à l'IGN et ses produits.
 
 
Le gros soucis actuel de l'IGN, est qu'il n'y a plus vraiment beaucoup de monde qui y travail en titulaire.
Ceux qui y sont encore ne sont pas aussi bien formés que ceux ayant commencés sur le terrain.
Et maintenant la majorité du boulot est fait par des prestataires.

J'ai passé 15j dans le Vercors en aout... et les cartes IGN sont complètement dans les choux.
Que ce soit la version papier ou la version sur visorando (pourtant datée de 2016 pour cette dernière).

Essayez de descendre de la grande moucherolle par le côté ouest en suivant la carte IGN pour rigoler (fond 25.000 ou bdd idem).
Il faudrait passer par une barre rocheuse, infranchissable sans matos d'escalade et un bon niveau (terrain d'aventure, donc pas d'équipement).
Il n'y a jamais eut de chemin passant par là... en vrai, le sentier fait un gros crochet par le nord pour revenir ensuite.
Bref, même pas un soucis de mise à jour, c'est foireux depuis le départ.

 
https://www.visorand...gn-1-25000.html ( la source )



#14 FLOYD

FLOYD

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Posté 09 juillet 2019 - 11:16

Je crois avoir souligné déjà le soucis récurent du manque de personnel dans tous les services ou établissements publics.

J'ai renoncé à lister tous les effets pervers des programmes de réduction des personnels!

 

Il ne faut non plus s'en étonner quand on peut, grâce à la "paire de lunettes de protection", trouver des images et des vues à la précision incroyable.

Voilà bien un moyen de savoir ce que fait son voisin.

 

Quant au randonneur qui veut le frisson sans le risque, il peut se faire accompagner par un guide, au lieu de se plaindre d'un défaut de la carte qui concerne chaque année si peu de personnes.

D'ailleurs sur chaque carte, l'IGN mentionne qu'on peut l'informer des erreurs constatées.



#15 l'ombre

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Posté 09 juillet 2019 - 14:30

Je crois avoir souligné déjà le soucis récurent du manque de personnel dans tous les services ou établissements publics.

J'ai renoncé à lister tous les effets pervers des programmes de réduction des personnels!

 

Il ne faut non plus s'en étonner quand on peut, grâce à la "paire de lunettes de protection", trouver des images et des vues à la précision incroyable.

Voilà bien un moyen de savoir ce que fait son voisin.

 

Quant au randonneur qui veut le frisson sans le risque, il peut se faire accompagner par un guide, au lieu de se plaindre d'un défaut de la carte qui concerne chaque année si peu de personnes.

D'ailleurs sur chaque carte, l'IGN mentionne qu'on peut l'informer des erreurs constatées.

Ou comment payer des centaines de personnes qui ne vont pas sur le terrain et travaille derrière un clavier .

Réduire la masse salariale est une obligation > la cause aux doublons qui sont en nombre .

Pour le manque de personnel , j'ai cru avoir lut cela :rolleyes:  au-dessus :fumeur:

Je vais te conter une histoire que j'ai vécu personnellement dans une foret de 87408 Km² ou l'ont devaient faire des repérages , figure toi que les logiciels fournis par cette belle boite était faux ( nous avions payer fort cher ce monopole étatique ) toutes les données étaient fausses a 200 mètres prêt pour nous :grognon2:

Mais pour le système Régalien les données sont bien plus précises

 

http://ign.fr/instit...tut-et-missions

 

https://fr.wikipedia...e_et_forestière

 

https://www.legifran...ature=null&g=ls

 

Le rapport de la députée LREM Valéria Faure-Muntian sur l’IGN et sa transformation doit être présenté ce jeudi au conseil d’administration
Le 19 septembre 2018 à 18h37

Nouveau coup de gueule annoncé, ce jeudi après-midi, pour les personnels de l'IGN, l'institut national de l'information géographique et forestière, dont le siège social est à Saint-Mandé. Ils s'opposent à la réduction d'effectifs annoncés et entérinés dans le rapport de la députée (LREM) de la Loire Valéria Faure-Muntian. Celle-ci a été chargée d'une mission parlementaire sur « la transformation de la production, de l'entretien et de la diffusion des données géographiques souveraines » et « l'identification des améliorations susceptibles de renforcer la coopération entre les administrations ».

Selon un représentant de la CGT de l'IGN, le rapport, qui doit être présenté ce jeudi au conseil d'administration de l'institut, entérine les 124 postes supprimés d'ici la fin 2019, sur les dix sites de l'IGN qui compte 1 617 personnes. « En 2017, 42 départs à la retraite n'ont déjà pas été remplacés. Aujourd'hui, pour répondre à la demande, on passe par des contrats de mission temporaires, des CDD ».

Dans ce rapport, la définition de la « donnée géographique souveraine » est mise à mal. « On va vers des données récoltées par des entreprises privées », regrette le représentant syndical. Autre inquiétude : la constitution topographique du cadastre qui serait désormais réalisé aussi par l'IGN. « Ce qui impliquerait des fusions entre certains services du cadastre et l'IGN, affirme la CGT. C'est, entre autres, une erreur politique car nous n'avons pas à faire partie de la levée de l'impôt. (NDLR : le cadastre fournit au fisc les données nécessaires à l'établissement de la taxe foncière notamment). »

La Direction de l'IGN évoque, elle une « hypothèse » de réduction de 124 postes, mais signale qu'en termes d'emplois à plein-temps (ETPT), « le schéma de réduction d'effectif imposé à l'IGN est de 35 emplois en 2018 et 35 emplois en 2019. »

Au début de cette année, l'IGN avait été sommé par Nicolas Hulot, alors au ministère de la Transition énergétique, de participer à « l'effort de maîtrise du déficit public par des économies structurelles de fonctionnement ».

L'Etat a également bloqué les crédits nécessaires à la rénovation de trois bâtiments anciens au siège saint-mandéen. :fumeur:

http://www.leparisie...018-7895010.php



#16 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 09 juillet 2019 - 16:31

Perso ce n'est pas après les salariés que je suis en colère mais envers les politiques et décideurs divers (patrons des grandes entreprises d'Etat, par exemple) qui n'agissent pratiquement plus jamais dans l'intérêt commun de tous les habitants de ce pays (actuels et à venir).

Ils sont bien trop occupés à s'en mettre plein les fouilles.

 

1617 employés à l'IGN cela ne me semble pas beaucoup pour effectuer un travail de qualité dans un pays aussi vaste (Dom-Tom inclus) qui compte plus de 36000 communes.

Combien d'emplois y ont disparu au cours des dernières décennies ?

Et quelle ambiance y règne-t-il au quotidien ?



#17 l'ombre

l'ombre

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Posté 10 juillet 2019 - 09:59

 Pour en revenir au sujet cette boite ne fait pas ce que pourquoi elle est payer ....fournir des données fiables et consultable en ligne en accès libre :sleep:

Les 2.063 satellites opérationnels étaient en orbite autour de la Terre au 1 avril 2019. 

Ceux de la france : une 100 centaine >>>>> Certains ne sont pas compter > Secret Défense

https://fr.wikipedia...llites_français


Modifié par l'ombre, 10 juillet 2019 - 10:00 .


#18 Tis

Tis

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Posté 10 juillet 2019 - 17:06

Comme tous les salariés, ils font ce qu'on leur demande de faire... quand on leur en donne les moyens, ce qui est de plus en plus rare.
Et les satellites ne peuvent pas tout voir, en particulier sous les arbres, comme tu as pu le constater.
Rien ne vaut en effet un travail de terrain pour vérifier sur place comme le montre cet article suisse :
 

Les sources d'eau inquiètent
03.07.2019
 
La moitié des sources d'eau du canton sont détruites ou fortement dégradées dans le Jura, selon un inventaire réalisé par l'Office de l'environnement et publié ce mercredi

Les sources d’eau du Jura sont dans un état préoccupant. Le canton a réalisé un inventaire complet des sources sur son territoire. Quelque 1'750 ont été répertoriées et analysées. Le canton a transmis les résultats ce mercredi.

La moitié des sources en mauvais état

50% des sources d’eau du canton sont détruites ou fortement dégradées. C’est le constat principal qui ressort de l’inventaire finalisé fin 2018 par l’Office de l’environnement jurassien, en collaboration avec le Parc naturel régional du Doubs. L’ancien inventaire datait des années 80 et ne permettait plus de remplir les principaux objectifs : gérer les ressources en eau de manière durable et préserver et restaurer les écosystèmes aquatiques et terrestres.

Le rapport montre aussi qu’un cinquième des sources possèdent encore une structure naturelle ou partiellement naturelle. 16% sont taries ou n’ont simplement pas pu être localisées. L’Office de l’environnement pointe du doigt la pression des captages d’eau potable, l’utilisation à des fins agricoles, l’urbanisation ou encore le changement climatique.

Le Jura participe à un projet intercantonal

Le Jura participe au projet « sources et climat » avec les cantons de Vaud et des Grisons ainsi qu’Armasuisse, qui agit sur les terrains de l’armée. Le projet vise à revitaliser les milieux et à recenser les enseignements récoltés dans un « guide de bonnes pratiques ». Ce projet intercantonal bénéficie du soutien de la Confédération. /mmi

https://www.rfj.ch/r...inquietent.html