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Hold-up, retour sur un chaos


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96 réponses à ce sujet

#81 Shivaya

Shivaya
  • Genre: Femme
  • Localisation:Sud est

Posté 04 dcembre 2020 - 15:25

Comme disait l'autre, plus c'est long, plus c'est bon, mais là, c'est surtout l'arroseur arrosé qui est bon :-D Un grand moment de "débunking" d'un "débunkeur" autoproclamé "voix de son maître", mais aussi "voix de l'Absurdistan"...
 

Le "Hold up" de l'AFP : "debunk" de leur "debunk"

C'est le documentaire dont tout le monde parle : "Hold Up", de Pierre Barnérias et Christophe Cossé. Sorti le 11 novembre, il a eu l'effet d'une bombe complotiste, y compris dans les services de vérification des différents médias français. Toujours enclins à distiller une vérité implacable et inattaquable, ces débunkers sont-ils néanmoins si rigoureux dans leur manière de vérifier l'info ? Pourraient-ils être tout autant coupables que ceux qu'ils cherchent à épingler ?

Préambule :
Avant toute chose, il convient de préciser que ce papier n'a ni vocation à encenser ni à dénoncer Hold Up. Ce texte ne vise pas non plus à faire la critique du film.

La condamnation unanime de la presse envers ce documentaire fut telle, qu'il est apparu intéressant de se pencher sur la manière avec laquelle les différents services de vérification des grands médias français ont choisi d'argumenter pour remettre en cause les informations présentes dans ce film.
Il est toujours fascinant de constater le pouvoir que ce type d'articles a sur l'opinion publique. Souvent considérés comme la source ultime d'information, parce qu'en bout de chaîne et donnés par des organes de presse réputés, il semble très difficile, pour ne pas dire impossible, de les contredire. Pourtant, force est de constater, démonstration à l'appui, qu'ils ne sont pas eux-mêmes exempts de tout reproche.
Concentrons-nous sur le travail de vérification réalisé par l'Agence France Presse, agence mondialement reconnue et référence absolue de l'information en France. L'article des Décodeurs du Monde ou celui du Nouvel Obs auraient également pu être pris comme exemples, mais le choix de ce temple de l'info apparaissait comme étant le plus pertinent, puisqu'il est systématiquement choisi pour référence par l'ensemble de la profession.
L'article qui va suivre n'entend pas trancher ni apporter, plus que nécessaire, un éclaircissement sur les sujets soulevés par l'AFP et par Hold Up. Celui-ci va se cantonner à user de l'exact même procédé que l'agence de presse utilise dans ses fact-checkings, à savoir : relever, puis démontrer pourquoi les affirmations contenues dans son article sont fausses ou trompeuses.
Et parce que personne en France n'a ni l'aura ni la crédibilité de l'AFP, chaque source et chaque information à laquelle cet article se réfère vous sera détaillée au fil de votre lecture, vous permettant alors de vérifier chaque point par vous-même.
Ainsi, si nous ne tombions pas d'accord sur les conclusions à tirer du travail effectué par l'Agence France Presse au sujet de ce documentaire, nous devrions au moins nous entendre sur la véracité des propos et des faits que nous aurons décidés d'opposer.
Pour cela, il nous faut en premier lieu nous accorder sur la viabilité de nos sources.
Si la démarche vise à démontrer que le débunker de l'AFP colporte des informations trompeuses et/ou erronées, quoi de mieux dans ce cas que de se baser directement sur les sources mises en avant par l'agence de presse elle-même ?
Ainsi, toutes celles que vous retrouverez dans ce papier proviendront soit de l'AFP, soit des plus grands médias français, soit directement des études scientifiques citées par l'Agence de presse, ou soit, encore, d'organisations mondialement reconnues, telles que l'OMS ou l'ONU.

Les postulats de départ posés, rentrons à présent dans le vif du sujet.
L'article de l'AFP pris ici pour référence a pour titre : « "Hold-up" : une vidéo truffée de fausses informations »
En regardant dans le détail les éléments apportés pour démontrer pourquoi et en quoi Hold Up était « truffé de fausses informations », on prend rapidement conscience que l'Agence France Presse va passer du costume de redresseur de torts en chef à celui d'arroseur arrosé. Si elle épingle bien le film sur plusieurs fake news (comme par exemple celle expliquant que le brevet du covid-19 aurait été déposé par l'Institut Pasteur en 2015), elle est toutefois loin, elle-même, de ne pas se rendre coupable de communiquer des informations erronées.

Ainsi, ce papier va se concentrer à décortiquer et à vous démontrer pourquoi les explications fournies par l'AFP au sujet de ces cinq affirmations vous induisent en erreur :
- L'Organisation Mondiale de la Santé recommande le port du masque généralisé par le grand public.
- Les masques sont très protecteurs et ne sont pas des nids à microbes.
- La Suède n'a pas été épargnée par la crise du Covid-19
- Le Rivotril n'a pas été utilisé dans les EHPAD pour achever les résidents faute de place dans les hôpitaux.
- L'hydroxychloroquine est inefficace pour traiter la Covid-19.
 
Explications.
Débunkons les débunkers
Dans son article, le jugement de l'AFP sur ce film est sans appel et se résume ainsi : « argumentaire complotiste truffé d’au moins une trentaine de fausses affirmations ».
Afin d'étayer ses propos, l'Agence France Presse s'engage dans ce qu'elle considère être un rétablissement de vérités.
Reprenons-les donc une à une depuis le début en nous attachant uniquement à déceler les points où, n'ayons pas peur des mots, l'AFP se trompe.

Premier point : selon l'AFP, l'idée que : « l'OMS ne dit pas que tout le monde doit mettre un masque » est fausse.

Pourquoi l'AFP donne ici une information mensongère :
Rapidement dans son article, l'Agence France Presse aborde la question des masques.
On y lit : « Selon Astrid Stuckelberger, présentée  (ndla : dans Hold Up) comme une docteure en médecine : "l’OMS ne dit pas que tout le monde doit mettre un masque" ».
Interjection immédiate de l'Agence de Presse qui annonce : « C'est faux. », avant d'expliquer : « L'Organisation mondiale de la Santé préconise bien le port du masque pour le grand public dans une note diffusée en juin. » et d'ajouter un peu plus loin : « Les masques chirurgicaux permettent de limiter la diffusion du virus, surtout en protégeant les autres de nos propres postillons, selon plusieurs experts interrogés depuis mars. ».
Il est donc rapporté que l'OMS « préconise bien le port du masque pour le grand public », notamment pour « limiter la diffusion du virus, surtout en protégeant les autres de nos propres postillons ». Des propos visant à démentir la déclaration de Stuckelberger qui était : « l'OMS ne dit pas que tout le monde doit porter un masque ».
Afin d'étayer son propos, l'AFP nous renvoie donc à ce document officiel de l'Organisation Mondiale de la Santé daté de juin 2020.
On note au passage que l'agence de presse ne fait pas l'effort de nous aiguiller sur les pages du document sur lesquelles elle se base pour asseoir sa démonstration. Pas sympa l'AFP, elle nous force à chercher.
Que dit précisément cette note ?

Dans un premier temps, l'OMS explique, page 7, concernant ses « orientations pour le port du masque pour le grand public. » que « les études sur la grippe, les affections de type grippal et les coronavirus humains (autres que celui de la COVID-19) montrent que le port d’un masque médical peut éviter la propagation de gouttelettes infectieuses par un sujet infecté présentant des symptômes (lutte à la source) et la contamination potentielle de l’environnement par ces gouttelettes », avant de préciser : « Quelques données limitées montrent que le port d’un masque médical par des personnes en bonne santé, en particulier qui habitent avec un malade, ou par des personnes participant à des grands rassemblements, peut contribuer à prévenir la transmission ».
Si dans un premier temps l'OMS reconnaît que le port du masque par le grand public peut « éviter la propagation de gouttelettes » et ainsi « contribuer à prévenir la transmission », l'organisation mondiale de la santé prend néanmoins bien le soin de nous prévenir du caractère « limité » du nombre de données disponibles sur le sujet, cherchant par là à nous avertir de la fiabilité encore relative d'une telle information.
L'OMS poursuit : « Les résultats d’essais contrôlés randomisés par groupe sur le port du masque par les jeunes universitaires adultes vivant sur un campus aux États-Unis d’Amérique indiquent que les masques faciaux peuvent réduire le taux d’affections de type grippal, sans avoir cependant d’impact sur le risque de grippe confirmée en laboratoire ».
Là encore, l'OMS avertit qu'une étude conclut bien à l'intérêt du port du masque pour « réduire le taux d'affections de type grippal », tout en relativisant dans la foulée : « sans avoir cependant d'impact sur le risque de grippe confirmée en laboratoire ».
Jusqu'ici, même si la formulation de l'OMS est sujette à interprétation, on comprend ce sur quoi se base l'AFP pour affirmer que l'Organisation Mondiale de la Santé recommande bien le port du masque « pour tout le monde » afin de protéger « les autres de nos propres postillons ».
Le point qui va faire la différence, entre ce que dit l'OMS et l'interprétation qu'en fait l'AFP, se trouve toujours page 7. C'est même la première phrase qui suit le dernier passage mentionné ci-dessus.

Face à ces incertitudes scientifiques, l'Organisation mondiale de la santé va finaliser cette partie de son rapport par une formulation qui ne souffre d'aucun doute quant à sa position officielle sur le port du masque par le grand public : « À l’heure actuelle, il n’y a pas d’éléments directs (provenant d’études sur la COVID-19 et sur les personnes en bonne santé au sein de la communauté) sur l’efficacité du port généralisé du masque par les bien-portants en vue de prévenir les infections dues à des virus respiratoires, notamment celui de la COVID-19. ».
En prenant des précautions vis-à-vis du manque d'études disponibles, l'OMS conclut donc bien en écrivant noir sur blanc que le masque permettrait d'éviter de propulser des gouttelettes de sa bouche, et donc de potentiellement empêcher de contaminer son entourage par cette voie, mais qu'elle n'est pas en mesure de confirmer l'efficacité de son port de manière généralisée « par le grand public » - autrement dit par « tout le monde » - dans le but « de prévenir les infections dues à des virus respiratoires, notamment celui du COVID-19 ».
Le port du masque est peut être utile pour le grand public en permanence, ou non, il ne s'agit pas de trancher sur ce point, mais quand l'AFP écrit que « Selon Astrid Stuckelberger, présentée comme une docteure en médecine, "l’OMS ne dit pas que tout le monde doit mettre un masque". C'est faux. L'Organisation mondiale de la Santé préconise bien le port du masque pour le grand public dans une note diffusée en juin. », il s'agit bien là d'une fausse information divulguée par le débunker de l'agence de presse, puisque l'OMS ne précise nullement que « tout le monde » doit porter un masque.

Continuons l'étude de ce passage de l'article de l'AFP.
L'agence de presse agrémente cette partie de son papier en proposant un lien sur lequel cliquer si l'envie nous en prend. «  Si l'envie nous en prend », car ce lien est situé sous une photo, un peu comme une légende, il n'est donc pas directement relié aux mots écrits dans l'article, contrairement aux autres sources externes proposées par l'AFP pour étayer ses propos. Comprenez par là, qu'il faut de soi-même vouloir se rendre sur cet article pour y lire son contenu.
Dans ce second papier de l'agence de presse, publié le même jour et à peu près à la même heure, le sujet est cette fois exclusivement consacré à la manière dont Hold Up traite les questions autour du port du masque.
Là où dans le premier article que nous venons d'étudier, l'AFP expliquait : « C'est faux. L'Organisation mondiale de la Santé préconise bien le port du masque pour le grand public », dans le second, l'agence de presse est moins affirmative. Elle tourne différemment son texte.

En effet, prenez le temps de constater comment la formulation et l'affirmation concernant le besoin que « tout le monde » porte le masque a évolué en : « L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ne recommande pas le port du masque pour la population ? FAUX. » (…) Et à partir de la note de juin, elle a suggéré "d’encourager le port du masque par le grand public dans des situations et lieux particuliers, dans le cadre d’une approche globale de lutte contre la transmission du SARS-CoV-2". ».
On passe donc d'une préconisation généralisée de l'OMS de porter le masque pour « tout le monde » dans le premier article, à, dans le second, l'idée de simplement suggérer d'encourager « la population » de le porter dans des « situations et des lieux particuliers ».
La nuance est de taille. L'interprétation possible tout autant. Entre « préconiser » (définition du Larousse : conseiller quelque chose, l'encourager vivement) le port du masque pour l'ensemble de la population et « suggérer d'encourager le port du masque dans des situations et des lieux particuliers », il y a plus qu'un pas.
La différence notable entre le premier article et le second, c'est que dans le second, l'AFP cite directement le texte du document de l'OMS qu'elle prend en exemple, ce qu'elle ne fait pas dans le premier. La phrase originale de l'OMS paraît ainsi beaucoup moins affirmative que l'idée que souhaite nous faire accepter l'agence de presse dans son premier papier.

Et si l'on souhaitait approfondir ce que l'OMS entend par des « situations et des lieux particuliers », on peut lire, page 8 sur sa note, que : « Sur la base de ces critères, le Tableau 2 offre des exemples pratiques de situations où le port du masque par le grand public devrait être encouragé, en indiquant les populations cibles spécifiques et le type de masque à utiliser en fonction du but visé. La décision des gouvernements et des autorités locales de recommander ou d’imposer le port du masque devrait être prise en fonction des critères présentés ci-dessus et à la lumière de la culture et du contexte locaux, de la disponibilité des masques, des ressources nécessaires et des préférences de la population »
 
tableau_page_9_note_oms_masques_juin_2020.jpg
Légende : Excepté lors de « rassemblements de masse », l'OMS ne cite, page 9 de sa note, aucun exemple de lieu extérieur qui pourrait nécessiter un port généralisé du masque par le grand public.
Pour résumé, dans cette note l'organisation mondiale de la santé ne fait en réalité qu'offrir des « exemples pratiques de situations où le port du masque par le grand public devrait être encouragé ». Elle précise même que les gouvernements qui le souhaitent peuvent recommander, ou imposer, le port du masque au regard des éléments rapportés (gouttelettes propulsés par des malades, lieux et situations particuliers), mais que cette décision devrait être prise en fonction entre autres « des préférences de la population ». De quoi bien appuyer sur le côté non impérieux de prendre une telle décision.

Contrairement à ce qui était avancé dans son premier article, ce second papier de l'AFP précise donc bel et bien que le conseil de porter le masque par l'OMS ne s'applique en réalité qu'à des situations particulières et n'est en rien donné comme une obligation s'appliquant à « tout le monde »,

L'affirmation d'Astrid Stuckelberger est donc bien confirmée par l’Organisation mondiale de la santé.
Ironie de l'histoire pour l'Agence France Presse, le document de l'OMS qu'elle présente comme une source censée authentifier la véracité de son argumentation s'est avéré être celui qui l'aura contredite.

Deuxième point : pour l'AFP, dire que « les masques chirurgicaux ne sont pas très protecteurs et que les masques en coton deviennent des nids à microbes en quelques heures » sont deux fausses théories.
Pourquoi c'est trompeur... voire complètement faux :

Afin de démentir l'idée que les masques puissent être des nids à bactéries, l'AFP écrit : « La dermatologue Claude Veres affirme (ndla : dans Hold Up) que les masques chirurgicaux ne "sont pas très protecteurs" et que les masques en coton deviennent des "nids à microbes en quelques heures", deux théories déjà contredites par des experts à l’AFP
(...) De nombreux autres spécialistes ont assuré que les masques dits "grand public" n’étaient pas dangereux pour la santé, quand ils étaient portés correctement. » 
L'agence de presse cite ici des experts, qu'elle avait précédemment interrogés dans le cadre d'un article au sujet du risque d'être infecté par le port du masque après « quelques heures ». Dans ce précédent papier, l'AFP y dénonce des fake news vis à vis de cette supposée dangerosité.

D'abord, elle démontre à l'aide de ces témoignages d'experts, pourquoi le port du masque ne représente ni de risque de manquer d'oxygène ni celui d'être intoxiqué au CO2.
Puis, dans un troisième temps, l'AFP nous détaille pourquoi les masques ne sont pas non plus un « nid à bactéries ». C'est donc ce passage qui nous intéresse et la raison pour laquelle l'article sur les fausses informations contenues dans Hold up nous y a conduit.

Françoise Dromer, responsable de l'unité de Mycologie moléculaire et du Centre national de référence des Mycoses invasives et des antifongiques de l’Institut Pasteur, y explique : « "Dans les conditions d'utilisation recommandées, il n’y a aucun moyen que des champignons se développent à l'intérieur d'un masque". (,,,) "Pour qu’un masque moisisse, il faudrait le laisser, par exemple, humide dans une pièce pleine de moisissure, ou dans un compost, pendant des semaines". Avant de conclure en « rappelant qu'un masque doit être changé toutes les 4 heures. »
Toujours dans cet article, Daniel Pahua, professeur de santé publique à l'Université nationale autonome du Mexique précise :"les humains ont des bactéries normales dans leur bouche et leurs fosses nasales", "quand nous parlons, nous expulsons des gouttelettes de salive. Il peut y avoir des champignons ou des bactéries qui restent sur le masque",
Pour autant, l'expert ajoute que "la plupart de ces agents ne produisent pas de maladie, parce que ce sont des bactéries que nous avons dans la bouche". ».

Pour saisir pourquoi la réponse de l'AFP sur la capacité des masques à ne pas être un nid à bactéries est ici trompeuse, il faut d'abord commencer par constater que l'objet du propos de ce passage de cet article tourne principalement autour de la question de la moisissure des masques. Or, nous avons initialement été renvoyés dessus pour comprendre pourquoi les masques ne peuvent pas être « un nid à microbes ».

Une partie du papier nous explique bien que nous avons des bactéries dans nos bouches, mais que, par conséquent, étant endogènes, elles sont inoffensives pour notre organisme. Et c'est tout. Aucun autre cas de figure n'est mentionné.

Convaincus ? Souhaitons que cette réponse vous aura satisfaite, puisque c'est sur cette base que vous devez accepter que les masques sont protecteurs et qu'ils ne sont pas un nid à microbes.

Cette légèreté dans la réponse apportée pose problème.
En effet, pour définir le caractère négatif et radical de la réponse de l'AFP quant à la possibilité de retrouver des bactéries exogènes sur les masques, il faut relire les mots de Françoise Doumer qui avaient bien tenu à préciser au sujet des moisissures « qu'un masque doit être changé toutes les 4h ». Sous-entendu que s'il n'était pas utilisé « dans les conditions recommandées », son caractère inoffensif devrait alors être remis en question.

L'AFP affirme donc en réalité qu'il n'y pas de moisissure ou de bactérie exogène dans les masques que vous portez si et seulement si vous vous pliez rigoureusement aux bonnes recommandations d'usage sur votre manière de le porter. C'est-à-dire que  : vous le changez toutes les 4h, vous laissez toujours votre masque soigneusement emballé avant son utilisation, vous ne le rangez jamais dans une poche ni ne le posez jamais sur aucun support non désinfecté avant de le réutiliser, et vos mains sont toujours elles-mêmes désinfectées avant quelconque manipulation de votre masque.
Bref, si vous suivez scrupuleusement ces recommandations, vous ne courez donc, selon l'AFP, aucun risque bactériologique au niveau de votre masque.
Vous conviendrez toutefois, que si l'on s'en tient au besoin de respecter parfaitement ce protocole pour ne courir aucun risque, un nombre certain de personnes n'ayant pas cette exemplarité n'a, si l'on se fie à cette seule réponse fournie par l'Agence France Presse, pas trouver dans ce nouvel article matière à être assuré que son masque ne dispose d'aucune bactérie exogène.
Et la question qui suit inévitablement est : si vous ne suiviez pas bien les recommandations sur le port du masque, celui-ci pourrait-il dès lors devenir un nid à bactéries ?
On peut le soupçonner à la lecture des témoignages des experts cités par l'agence de presse. Tâchons de le démontrer.
Visiblement, l'AFP part du principe que tout le monde est bon élève, mais même en partant de ce postulat, ce qu'elle ne précise pas, mais France 3 et Le Monde le font, c'est que peu importe si vous respectez parfaitement ces recommandations, les masques ne protègent de toute manière pas des bactéries à 100%,
 
Quand on parle de masque, on parle duquel ? 
Si vous le voulez bien, relisons ce que l'Agence France Presse écrivait dans son débunker sur Hold Up : « La dermatologue Claude Veres affirme que les masques chirurgicaux ne "sont pas très protecteurs" et que les masques en coton deviennent des "nids à microbes en quelques heures", deux théories déjà contredites par des experts à l’AFP
Les masques chirurgicaux permettent de limiter la diffusion du virus (…). De nombreux autres spécialistes ont assuré que les masques dits "grand public" n’étaient pas dangereux pour la santé, quand ils étaient portés correctement. ».
On distingue donc deux types de masques dans le discours contenus dans cette phrase, les « chirurgicaux » et ceux « en coton » selon le vocabulaire employé par la dermatologue, et les « chirurgicaux » et les « grands publics » selon celui employé par l'AFP.

En marquant que selon Claude Verres : « les masques chirurgicaux ne "sont pas très protecteurs" et que les masques en coton deviennent des "nids à microbes en quelques heures", deux théories déjà contredites par des experts à l’AFP», la réponse de l'AFP ne laisse planer aucun doute quant au fait qu'elle réfute les deux « théories ». Tant celle concernant les masques chirurgicaux que celle sur ceux en coton.

Fouillons un peu pour voir ce que relate la presse concernant ces masques chirurgicaux. France 3 nous explique qu'ils sont seulement hermétiques aux bactéries à hauteur de 95% - 98% (voir chiffres en fin d'article), laissant donc potentiellement passer entre 2 et 5% de particules et de bactéries.

La chaîne du service public ajoute: « Les masques chirurgicaux sont destinés à éviter la projection vers l’entourage des gouttelettes émises par celui qui porte le masque. Ils protègent également celui qui le porte contre les projections de gouttelettes émises par une personne en vis-à-vis. En revanche, ils ne protègent pas contre l’inhalation de très petites particules en suspension dans l’air. »
Traduction : Les masques chirurgicaux protègent contre les gouttelettes, mais pas contre les « très petites particules ». Comprenez par là, ils ne protègent pas parfaitement contre les bactéries et les microbes qui passent à travers eux à hauteur de 2 à 5%.

Les Décodeurs, le service de vérification du quotidien Le Monde, anglent l'un de leurs papiers sur les raisons poussant les fabricants de masques à noter sur leur boite que ces-derniers ne protègent pas contre les bactéries et les virus.
 
photo_boite_masques.png

Photo d'illustration du Monde légendée ainsi : « Cette publication, très populaire, prétend dévoiler la preuve de la supposée inutilité des masques. CAPTURE D'ECRAN FACEBOOK ».
Le journal écrit : « les masques antiprojections, dits « chirurgicaux », conçus pour un usage médical, qui ont pour vocation principale d’éviter que ceux qui les portent ne rejettent des sécrétions dans l’air et contaminent les autres. (…). La pénurie de masques chirurgicaux a poussé les autorités à réserver ces derniers en priorité au personnel soignant et à favoriser l’émergence d’un troisième type de masques : le « masque barrière » destiné au grand public (...) Ces derniers ne respectent pas, pour l’heure, de normes à proprement parler (contrairement aux masques à usage médical). ».

Le Monde confirme le consensus général trouvé autour du fait que les masques servent avant tout à protéger de nos postillons les personnes présentes autour de nous, mais à la différence de France 3, le quotidien traite cette fois de ces fameux masques qu'il nomme, à l'instar de l'AFP, « grand public » et que Claude Verres, la dermatologue interrogée dans Hold Up, qualifiait « d'en coton » (auxquels on pourrait également ajouter ceux confectionnés en tissu, en soie ou avec tout autre textile).

Pour autant, la conclusion du journal à leur sujet est claire et concise : « Ces derniers ne respectent pas, pour l'heure, de normes à proprement parler (contrairement aux masques à usage médical) ».
C'est à dire que selon les Décodeurs du Monde, tout autre masque qu'un masque chirurgical ne vous protège pas (en juillet 2020, date de parution de l'article) contre les bactéries et autres particules circulant dans l'air.
Fatalement, votre masque « grand public » peut donc potentiellement contenir des « microbes », même si vous le manipuliez parfaitement et même si vous le changiez toutes les 4h (ce que l'on fait rarement avec des masques lavables).
Les Décodeurs poursuivent et s'interrogent sur l'objet initial de leur article : « Pourquoi, alors, lit-on sur des boîtes de masques qu’ils ne protègent pas contre le SARS-CoV-2 ? Tout simplement parce qu’ils ne sont pas conçus pour offrir une protection individuelle à leur porteur, mais pour contribuer à des mesures collectives visant à limiter la propagation du virus responsable du Covid-19. ».
Le journal ajoute : « Une simple recherche en ligne donne d’autres exemples du même type. Par exemple, un vendeur de masques médicaux précise que « ces masques d’hygiène ne protègent pas contre l’inhalation de bactéries, particules fines ou encore de virus, ils servent à protéger les autres des postillons du porteur du masque ». Un vendeur de masques barrières grand public précise, quant à lui, que son produit filtre plus de 70 % des particules « émises » par le porteur et pas celles inhalées. Et ainsi de suite. »
Rappelons que la question que nous soulevons ici ne porte pas sur l'utilité du port du masque par le grand public, mais bien sur l'éventualité que le masque que vous portez puisse contenir des bactéries.

Si l'on reprend ce que nous venons de lire dans les décodeurs du Monde :« un vendeur de masques barrières grand public précise, quant à lui, que son produit filtre plus de 70 % des particules « émises » par le porteur et pas celles inhalées. », on en conclue donc à nouveau que le masque « grand public » ou « en coton » ne protège pas contre les inhalations de particules, de virus ou de bactéries.
Soit, peu ou prou, ce que disait Claude Verres lorsqu'elle affirmait que les masques « en coton sont des nids à microbes en quelques heures ».

Plus étonnant encore dans ce passage, Le Monde explique, et toujours en se fondant sur l'avis d'un fabriquant, que même le masque médical « ne protège pas contre l’inhalation de bactéries, particules fines ou encore de virus ».
Autrement dit, quand Claude Verres affirme que les masques chirurgicaux « ne sont pas très protecteurs » et que l'AFP la contredit, si l'on prend en compte les conclusions exprimées par Le Monde, celles de France 3 et que l'on part du principe qu'une partie certaine de la population utilisant ces masques chirurgicaux ne respecte de toute manière pas scrupuleusement les recommandations d'usage, on peut alors, sans craindre d'être à son tour contredit, affirmer que l'AFP donne ici une information erronée, ou à minima infondée.
Au final, tant au sujet des masques chirurgicaux que ceux « grand public », il est impossible de dire, comme le fait l'AFP, que « ces 2 théories sont fausses ».
 
Troisième point :.... la suite (et les images) par ici : http://www.francesoi...p-debunk-debunk



#82 supertomate

supertomate

Posté 04 dcembre 2020 - 16:54

Un béni non-non est aussi con qu'un béni oui-oui.

 

 

Supertomate, démasqué



#83 l'ombre

l'ombre

    Summum jus, summa injuria.

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  • Intérêts:Summum jus, summa injuria.

Posté 04 dcembre 2020 - 17:54

AFP, Radio France, LCP: Macron place-t-il ses pions à la tête des médias
publics?
17:57 17.04.2018(mis à jour 11:52 19.04.2018)
Par Louis Doutrebente

Des énarques et des proches d’Emmanuel Macron prennent les commandes de l’Agence France Presse et de Radio France. Dans une lettre à la ministre de la Culture, trois administrateurs de l’AFP dénoncent le rôle joué par l’État lors de l’élection de leur patron... Faut-il craindre pour la liberté de l’information?

Une valse de nominations à la tête des médias, sous influence de l'Élysée? L'hypothèse a fait couler beaucoup d'encre. Après la nomination de Sibyle Veil, une camarade de promotion d'Emmanuel Macron à l'ENA, c'est au tour de Fabrice Fries, magistrat à la Cour des comptes et ancien dirigeant de Publicis Consultants, de prendre la tête de l'Agence France Presse (AFP). Un candidat sans concurrent, entré en lice après le retrait-surprise d'Emmanuel Hoog, qui avait subitement renoncé à briguer sa propre succession, faute d'obtenir «les soutiens nécessaires et indispensables de l'État».

«Il faut voir que cette nomination s'inscrit dans une séquence, qui a commencé le 14 mars, avec la nomination de Bertrand Delais à la tête de la chaîne parlementaire, LCP-Assemblée nationale», relève Claude Chollet, président de L'Observatoire des journalistes et de l'information médiatique (OJIM). Il est surtout pour avoir fait un documentaire extrêmement élogieux d'Emmanuel Macron», poursuit-il.

Communication ou journalisme? Pour Macron, la frontière est floue Que leurs liens avec la présidence soient avérés ou non, les dernières nominations de patrons de presse ont soulevé beaucoup de questions, certains s'étonnant même du «triomphe des énarques»: «Est-ce donc un hasard? Une tendance historique? Le résultat d'une volonté politique ? Même dans l'information, l'État Macron est dirigé par des membres des grands corps». Car Sibyle Veil, nous l'avons évoqué, est issu de l'ENA, ce qui est aussi le cas de Fabrice Fries.

Seul candidat, élu peu après que le personnel de l'Agence France-Presse ait débrayé pour réclamer que le Conseil d'administration sursoie au vote le temps de trouver un second candidat, sa nomination ne fait pas l'unanimité. Il faut dire que sa carrière, entre la Cour des comptes ou la direction de l'agence de communication Publicis, connue pour avoir organisé les campagnes de nombreux hommes politiques, l'homme n'a pas un profil de journaliste, affirment ses détracteurs. Pourtant, il sera directeur de la stratégie puis directeur général adjoint de Havas, le pôle presse du groupe Vivendi de 1997 à 2002, supervisant des magazines comme L'Express, L'Expansion, L'Étudiant ou L'Usine nouvelle.

Dans une lettre adressée à la ministre de la Culture, François Nyssen, trois administrateurs de l'Agence France Presse ont dénoncé l'attitude de l'État et les conditions de son élection. Ce courrier se veut «une alerte», note le quotidien La Croix, qui se l'est procurée. C'est une «mise en garde vis-à-vis d'une gouvernance qui n'assure pas selon eux "une réelle indépendance de l'agence vis-à-vis de l'État" et soulève des questions de "conflits d'intérêts"», relate le quotidien. Faut-il pour autant craindre une mainmise du pouvoir sur l'AFP?

«L'indépendance de l'AFP est un mythe! L'AFP est financée à au moins 50% par l'État, elle est la propriété de l'État. D'une certaine manière, c'est la voix de la France… Donc cette indépendance, elle est fictive», déplore Claude Chollet, qui ne voit cependant pas d'impact sur l'indépendance rédactionnelle de l'agence:

«Pas plus qu'avant, pas moins qu'avant. Ne nous faisons pas d'illusion, les présidents des grandes sociétés publiques d'audiovisuel ou de l'Agence France Presse ont toujours été nommés avec l'assentiment de l'Élysée, que ce soit sous Sarkozy, Hollande et maintenant Macron», poursuit-il, espérant juste que les journalistes soient «un peu plus ouverts au pluralisme idéologique!» Le politologue Eric Verhaeghe, diplômé de l'ENA, émet pour sa part un constat plus sévère :
«Il y a un problème grandissant, de moins en moins compris de l'opinion publique, c'est l'intervention de l'État dans le domaine de l'information. […] L'État, à travers le ministère de la Culture, est à la recherche d'une présence dans les médias […] Je ne vois pas pourquoi ce qui est condamné en Russie ne le sera pas en France», poursuit le politologue, en faisait référence aux accusations régulières d'ingérence du Kremlin dans les médias russes en France. Un Soft-Power russe qui passe mal en France, alors que l'AFP, présente dans 151 pays avec 201 bureaux, ne cache rien de ses objectifs:
«Avec nos 1.500 journalistes, nous sommes un actif stratégique du "Soft-Power" français», déclarait Emmanuel Hogg aux Échos en juillet 2017. Il demandait alors à l'État d'investir «60 millions d'euros pour les cinq années à venir, pour poursuivre et accélérer sa transformation».

Le Syndicat national des journalistes, majoritaire chez les journalistes de l'AFP, s'inquiète par ailleurs d'un changement de statut de l'agence, qui accompagnerait l'arrivée de son nouveau président. Le syndicat prévient qu'il «n'acceptera pas que son "statut de la liberté" soit sacrifié au profit de la mise sur pied d'une société à capitaux "publics demain, privés très vite" qui menacerait gravement son indépendance». Indépendance vis-à-vis de qui au juste? Rappelons que c'est l'agence de presse Havas, nationalisée par le gouvernement de Vichy, qui deviendra l'AFP à la libération en 1944.

«Il ne faut pas que l'agence devienne le énième organe d'une grande fortune française, qui en fait sa danseuse», commente Eric Verhaeghe, qui ne se dit pas contre une privatisation, mais «tout dépend des conditions, il ne faut pas que ce soit un prétexte pour faire rentrer l'agence dans un capitalisme de connivence.»

Dans son discours à Albi, en mai 2017, Emmanuel Macron, dans le cadre de la «composition du gouvernement et dans les investitures aux élections législatives», déclarait «nous recomposerons jusqu'au bout, nous renouvellerons jusqu'au bout! Nous tiendrons la promesse de la recomposition et du renouvellement jusqu'au bout!»… Entendait-il par là aussi renouveler les pratiques de l'audiovisuel public et pas uniquement ses têtes? C'est peu probable, estime Eric Verhaeghe:
«Le renouvellement, il faut voir de quoi il est l'alibi: une recomposition du paysage? ou on reparle de la réalité? Si c'est un gadget pour continuer cette espèce de doctrine permanente du consensus obligatoire sur tout, de l'étouffement systématique des débats, c'est en effet ce qu'il est en train de faire.»


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#84 DzC

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Posté 08 dcembre 2020 - 13:24

Quel scoop !
A part qq ilots de parole à peu près libre (cellule investigation de Radio France par ex.) l'audiovisuel public est sous la tutelle du pouvoir politique depuis ...toujours.
Macron ne fait que perpetuer le travail de ses prédecesseurs, et dans son interêt bien évidement.



#85 Shivaya

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Posté 08 dcembre 2020 - 14:58

Quel scoop !
A part qq ilots de parole à peu près libre (cellule investigation de Radio France par ex.) l'audiovisuel public est sous la tutelle du pouvoir politique depuis ...toujours.
Macron ne fait que perpetuer le travail de ses prédecesseurs, et dans son interêt bien évidement.

 

L'article date de 2018...



#86 DzC

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Posté 08 dcembre 2020 - 16:54

L'article date de 2018...

euh oui et ça change quoi ?



#87 Shivaya

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Posté 08 dcembre 2020 - 18:02

euh oui et ça change quoi ?

 

En général un "scoop" est quelque chose de nouveau ou récent... c'était juste sur ce mot que je plaisantais ;)

 

Sinon pour le reste, il n'y a pas de différence entre l'ORTF, l'AFP ou France-média. C'est juste la couleur et le logo qui ont changé.



#88 DzC

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Posté 08 dcembre 2020 - 18:19

2018 ou 2020, ça ne change rien, on sait depuis longtemps que l'information est largement aux ordres (publique ou privée), c est pas nouveau...donc c est pas un scoop !  ;)
Bon après, on peut effectivement s inquieter que ça empire encore...



#89 michmuch80

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Posté 13 dcembre 2020 - 08:51

L'habit ne fait pas le moine « Hold-Up » : Oui, le professeur Jean-Bernard Fourtillan a bien été hospitalisé en psychiatrie, mais après avoir été interpellé (20minutes.fr)



#90 Shivaya

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Posté 13 dcembre 2020 - 10:47

 

Depuis quand on interne en psychiatrie quelqu'un qui est interpellé dans le cadre d'une affaire ? Interpellé ne signifie pas coupable. Jusqu'à preuve du contraire, il est innocent. C'est à la justice de décider s'il est coupable ou non. Et toi, tu trouves NORMAL d'interner quelqu'un contre son gré ??? Ou c'est que tu acceptes sans broncher la version du Préfet qui ne va surtout pas dire le contraire ??? Tu es définitivement un bon collabo, il n'y a pas de doute. C'est avec des gens comme toi qu'on bâtit une dictature.



#91 michmuch80

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Posté 16 dcembre 2020 - 01:23

Et toi, tu trouves NORMAL d'interner quelqu'un contre son gré ??? Ou c'est que tu acceptes sans broncher la version du Préfet qui ne va surtout pas dire le contraire ??? Tu es définitivement un bon collabo, il n'y a pas de doute. C'est avec des gens comme toi qu'on bâtit une dictature.

As-tu lu l'article ?

L’arrestation du médecin a eu lieu dans le cadre d'une information judiciaire ouverte notamment pour « tromperie » par le parquet de Paris en septembre 2019, à la suite d’essais cliniques « sauvages » pratiqués sur 350 malades de Parkinson et Alzheimer dans une abbaye située près de Poitiers. Ces faits avaient également valu à Jean-Bernard Fourtillan d’être poursuivi par l'Ordre des médecins pour «charlatanisme».



#92 Shivaya

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Posté 16 dcembre 2020 - 13:59

Oui, j'ai lu l'article et c'est une version des faits qui correspond à l'accusation, mais ça ne veut pas dire que c'est vrai. Tout traitement fait en dehors des protocoles est traité de "charlatanisme" par l'Ordre ou par d'autres. C'est exactement ce qui se passe avec l'hydroxychloroquine : ceux qui l'ont interdit et continuent d'en décrier l'utilisation en première intention ont presque 600 000 morts sur la conscience et ça ne les empêche pas de dormir. Mais un jour ils en répondront devant la justice. Un préfet n'est pas un juge et ce n'est pas à lui de rendre la justice, sinon ça devient un régime totalitaire. Ah mais oui !!! En effet, depuis 8 mois, on est dans un régime totalitaire. J'avais oublié. Heureusement que les collabos tel que toi sont là pour me le rappeler.



#93 Panthera Pardhus

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Posté 17 dcembre 2020 - 09:21

https://valentonine....-fr/pr-jbf.html

 

Le droit de réponse du Professeur Fourtillan (entre autres, il y a aussi, ses découvertes, des témoignages de malades, etc...)


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#94 naturel

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Posté 19 dcembre 2020 - 07:46

Fortillan Libre https://www.youtube....h?v=et3U3DK9ZlI

 

 

 

 

 

 

 

Professeurs Jean-bernard Fourtillan et henri joyeux sur la decouverte de la valentonine https://www.youtube....h?v=3PkX8boc4RU


Modifié par naturel, 19 dcembre 2020 - 08:01 .


#95 DzC

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Posté 31 dcembre 2020 - 12:55

Et ça c'est du complotisme ?

 

https://www.gavi.org...iles/mastercard

 

+

 

Scenario elaboré en 2009/2010 et presenté par la Rockfeller Foundation :
 

In 2012, the pandemic that the world had been anticipating for years finally hit. Unlike 2009’s H1N1, this new influenza strain — originating from wild geese — was extremely virulent and deadly.

 

https://www.nommeraa...oundation.pdf  (aller à Scenario narratives/Lock Step)

 

(les politiques etaient donc forcément au courant de ce qui risquait d'arriver).



#96 naturel

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Posté 31 dcembre 2020 - 18:49

la Bonne Année de l'équipe Média Hold-up https://crowdbunker.com/channel/holdup



#97 DzC

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Posté 12 janvier 2021 - 19:30

Il est tjrs bon de rappeler qu'une des plus célèbres théories du complot a été orchestrée par les USA dans le but d'envahir l'Irak :

 

https://fr.wikipedia...massive_en_Irak

 

De plus, elle a été relayée complaisement (ou en tout cas sans beaucoup de réactions...) par de nombreux medias de masse.

 

Combien de morts suite à cette conspiration ???