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Les abus du Bio...


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59 réponses à ce sujet

#1 Airelle

Airelle
  • Genre: Homme
  • Localisation:Ain
  • Intérêts:Plein !

Posté 19 novembre 2003 - 12:27

Vu une pub sur les premières conserves de poisson Bio "Phare d'Eckmühl" :

Texte de la pub :

"Les truites bio sont élevées dans les eaux pures des grands lacs pyrénéens, garantissant l'absence de pesticides, dioxine, métaux lourds ou autres polluants. Leur la limentation se compose de poissons sauvages pêchés en haute mer et de céréales issues de l'AB. Les truites grandissent en semi-liberté dans des cages flottantes, les maintenant dans leur milieux naturel..." (je vous passe la suite. Les caractères gras sont dans l'annonce)

Passons rapidement sur l'alimentation de poissons carnassiers par des céréales, fussent elles bio et arrêtons nous sur la phrase précédente :

Ces truites sont nourries de poissons sauvages, parfait. Mais pourquoi des poissons de MER ??? On va chercher dans de l'eau SALEE des poissons qui ne demandaient rien à personne, et on les injecte dans une eau DOUCE pour nourrir des poissons d'eau DOUCE !!! Comment sera la chair de ces truites ? SALEE ??? Sans parler de l'introduction dans un biotope d'éléments extérieurs non contrôlés (les truites vont pas ramasser les miettes de thon, dauphins et autres espèces non précisées dans la mention "poissons sauvages", juste pour le plaisir de pas salir le fond des lacs... !)

Je veux bien manger bio mais faut pas pousser ! Y a des limites à ce qu'on peut faire avaler aux humains. Ce serait bien que ca profite aussi aux poissons !


;) ;) ;)

#2 lool

lool
  • Localisation:Bruxelles

Posté 19 novembre 2003 - 13:15

;) c'est le problème de la "mode" sans information.

une seule soluce ..refuser le bio pour le bio et priviégier le bio réflechi ...

Dans le cas des poissons de mer et des poissons sauvages ce sera non-bio pour longtemps, cela devrait nous interpeller plutôt que de tenter de faire du bio "a tout prix".

Cela me rappelle le problème de la marque de produits de soja "X" qui fait du bio mais dont les fonds dépendent de "Y" qui est un des leader du soja OGM ... est-ce encore du bio ???

#3 _Shivaya_

_Shivaya_

Posté 19 novembre 2003 - 13:56

Airelle : a mon avis ce qu'ils appellent "poissons sauvages de mer" sont les rebuts ou déchêts de la pêche industrielle en haute mer... d'où l'utilisation de "poissons de mer"... Je ne crois pas une seconde qu'ils pechent du poissons de mer specialement pour ces truites... donc cela ne peut etre que les surplus non valorisés de la pêche industrielle.
Le poisson bio... c'est un peu n'importe quoi car la pêche industrielle qui congèle et conditionne le poisson dans les bateaux de pêche pourrait aussi affirmer que son poisson est bio : pêché en haute mer et simplement congelé... En résumé : poisson bio ca ne veut rien dire.
C'est poisson d'elevage ou sauvage... après c'est sur qu'en élevage c'est plus facile de contrôler la qualité de l'eau dans lequel le poisson baigne et son alimentation... mais c'est de l'élevage en batterie... comme pour les poules... Reste le poisson sauvage ou de haute mer : mais souvent il s'agit de pêche industrielle qui le plus souvent épuise les ressources maritimes... Et quand on a fait le tour de ce raisonnement, on finit par ne plus manger de poisson !! ;)

lool : surtout genes toi pas pour donner les noms... Il s'agit du lait de soja et des produits bio de marque SOY qui appartiennent au groupe Novartis, un des plus gros groupe pharmaco-chimique du monde.... donc un gros pollueur... ;)

Shivaya

#4 cixi

cixi

    Architecte de ma vie

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  • Localisation:Là où il y a de la place pour mes chaussures

Posté 21 dcembre 2003 - 06:15

Bonjour,

Je suis 100% d'accord sur le contenu de votre discussion. J'en ajoute même un peu :

L'élevage en cages flottantes - même en milieu contrôlé sain et sans antibiotiques - est un énorme facteur de stress pour les poissons (tout autant que pour les poulets) car eux aussi se trouvent confinés en très grand nombre sur un tout petit volume. Ils perdent toute leur résistance naturelle et tombent malades, d'où le besoin de mettre des antibiotiques automatiquement dans leurs aliments.

Quant aux poissons de haute mer - sauvages (et je pense en particulier au saumon car je vis en Norvège du nord où se trouvent d'énormes élevages de saumons), on ne peut plus s'y fier non plus comme étant des poissons sains, non nourris aux aliments imprégnés d'antibios, tout simplement parce que les saumons arrivent très souvent à s'échapper des cages et on ne sait plus ce qu'on ramasse dans un filet. C'est bien connu ici.

C'est écoeurant! Peu importe ce que les étiquettes affirment, on ne peut plus être sûr de rien - même quand on le pêche soi-même!

:idea: :idea:

#5 oplf82

oplf82
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  • Intérêts:l'Aide sous toutes ses formes :-)

Posté 21 dcembre 2003 - 15:08

Bonjour à toutes et tous !

Juste mon grain de sel !

Pour dire que j'ai contacté des entreprises dites "bio", au cours de mes recherches d'emploi, hé bien elles n'ont de bio que leur secteur d'activité !!!

Sinon pour le reste, elles sont aussi :D que les autres !

Donc attention, sur le marché bio, se positionnent beaucoup de :idea: !!!

Et encore plus que l'on se l'imagine !

donc au lieu de :D il faut être de plus en plus :idea:

Cordialement

Bernard :idea:

#6 Frido

Frido
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Posté 21 dcembre 2003 - 15:10

Bonjour à tous

La question de l’étiquette bio qui est utilisée à toute les sauces, me préoccupe aussi. Lorsque les méthodes de culture industrielle sont utilisées, même le bio laisse un goût amer, parce que le respect de la nature n’est pas considéré dans l’ensemble du processus. Ainsi la question des intrants utilisés (machinerie, pétrole etc) est rarement calculé dans l’ensemble du processus. Une analyse plus poussée montre à tout coup l’inefficacité de l’entreprise. (land institute)

La question des poissons qui s’échappent et la contamination des espèces sauvage ou le fait de prélever des poissons dans l’océan pour nourrir les élevages, mais surtout les concentrations de déjections qui créent des zones ou la nature ne peut s’adapter. Tout ces actes débalancent des écosystèmes et des répercussions à effet dominos on des conséquences ailleurs parce que tout est lié.



Je vous raconte une petite histoire vraie concernant des truites.

IL y à de cela 6 ou 7 ans, je décide tout à coup de mettre des truites dans un petit étang que j'avais fait creusé 2 années avant.
Je me rend dans une pisciculture non loin de chez moi et y achète 8 truites que je libère ensuite dans l'étang.
L'idée derrière ce geste était de libérer des êtres captif et destiné à être bouffé après avoir vécu une vie désolante, en leur offrant la liberté dans un milieu naturel. (fais aux autres ce que tu aimerais qu'il te fasse )

deux ans plus tard je m'apperçoit que les truites se sont multipliées et par la suite assiste l'automne venue à la fertilisation des oeufs par les mâles. J'ai toujours refusé que qui que ce soit pêche ans l'étang, voulant ainsi en faire un sanctuaire dédié à ces créatures longtemps abusées par l'homme. Les gens qui fréquentent le gîte sont par ailleurs ravis d'observer les poissons.
Mais voilà que le printemp dernier une surpopulation de truite me fait réfléchir sur une situation idylique de sanctuaire, se transformant en prison ou la famine les guette .

Un grand héron est alors venu vers la fin de l`été régler le problême de surpopulation laissant juste assez de truite pour assurer la survie de l'espèce en leur garantissant des ressources alimentaires suffisante.

Dans la même veine, j'avais un sérieux problème de souris dans le gîte. Ne voulant pas mettre des pièges ou du poison, étant dans ma phase non violente je faisais des recherches pour des solutions alternatives. J'étais préoccupé par la situation, comme pour les truites. Un bon jour j'entend des bruits bizarre dans une des chambres et en entrant je vois la chatte qui confine un petit animal dans un coin. Malgré tout l'animal en question réussit à s'échapper et entre dans les murs. C'est une hermine qui s'est finalement chargée de la surpopulation de souris avant de disparaître tout à coup comme elle était venue.

Dans ces deux cas, une solution naturelle st venue régler un problème qui me tracassait. Est ce que je suis connecté avec l’esprit de la nature ? Peut être pas, mais c’est quand même étrange.

Je suis maintenant tracassé par les trop nombreux humains, ceux qui sont irrespectueux de la nature et des autres espèces. Y aura t-il pour eux aussi un prédateur qui surgira d’on ne sait où ?

#7 cixi

cixi

    Architecte de ma vie

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  • Localisation:Là où il y a de la place pour mes chaussures

Posté 21 dcembre 2003 - 16:07

Super tes histoires!!! :idea:

A voir comme t'es branché, moi j'ai un peu peur pour les humains, oui!!! Qu'est-ce que tu vas nous attirer là ???? Hihihihi!!! :idea: :D :idea:

Non, sans rire, la nature s'auto-équilibre et c'est merveilleux de voir ce qui se passe. D'ailleurs, tout est question d'équilibre et de remise en équilibre. Il n'y a pas à chercher bien loin pour trouver des centaines d'exemples.

En tout cas, j'ai bien aimé ces anecdotes sur tes truites et tes souris comme lecture du dimanche de passage sur le forum!

Merci et bonne fin de dimanche!

Cixi

#8 Airelle

Airelle
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Posté 22 dcembre 2003 - 02:46

... Shivaya.. je confirme : ils sont devenus fous... mais fous grave dans leur tête !!! :idea: :D :idea: :idea:

Airelle : a mon avis ce qu'ils appellent "poissons sauvages de mer" sont les rebuts ou déchêts de la pêche industrielle en haute mer... d'où l'utilisation de "poissons de mer"... Je ne crois pas une seconde qu'ils pechent du poissons de mer specialement pour ces truites... donc cela ne peut etre que les surplus non valorisés de la pêche industrielle.



Ils ont fait manger de la viande à des herbivores. On leur a dit que c'était pas bien ! Du coup, ils extrapolent !!!!

Lu dans le "Courrier International" de cette semaine (N°685 du 18-23/12/03)

Un article de Nature - Londres auteur : Kendall Powell :

Un régime végétarien pour les saumons d'élevage (remarque : le texte parle indifféremment de "végétarisme" et de "végétalisme")

Les poissons carnivores que dont le saumon ou la truite menacent la survie d'espèces sauvages comme les sardines ou les anchois, dont on les nourrit. La solution : les convertir au végétalisme.

Je vous en donne quelques extraits :
"De nombreuses espèces, comme le saumon, la truite ou la morue, sont nourries avec des poissons sauvages - beaucoup de poissons sauvages. Aujourd'hui, environ 11 millions de tonnes de poisson - 12% de la totalité des prises réalisées en mer et en rivière - sont pêchées chaque année pour nourrir les poissons d'élevage. Pour produire 1 kilo de saumon d'élevage, par exemple, il faut entre 2 et 5 kilos de poissons sauvages...."

"La carpe et le tilapia, les poissons d'élevage les plus répandus dans le monde, sont principalement végétariens... En Asie, où l'on réalise 90% de l'aquaculture mondiale, ces espèces sont très prisées alors qu'en Occident, où l'on considère que la carpe a trop d'arêtes et où le tilapia est relativement nouveau et peu connu, elles n'ont pas détroné les darnes de saumon grillé sur les menus des restaurants..."

Je résume :
Derrière le tilapia, viennent le saumon et la truite, deux espèces en forte progression, comme le cabillaud, le flétan, le bar, la dorade et le thon.
En 2001, 600 tonnes de cabillaud d'élevage ont été produites dans le monde. Depuis, la Norvège c'est lancé sur le marché : Skretting, une fabrique d'aliments pour poissons d'élevage à Stavanger, pense d'ici 2008 produire 30 000 tonnes de cabillaud par an.
Problème : les apports vitaux en protéines et substances nutritives sont assurés en grande partie par des huiles et des farines de poisson faites à partir d'espèces bon marché : anchois, sardines, anguilles. Si l'aquaculture se développe comme prévu, la demande dépassera l'offre dès 2010.
Les solutions viennent de poissons plus gros : maquereaux, harengs, merlans bleus, tacauds norvégiens... donc menace supplémentaire pour les réserves naturelles, ou certains se tournent vers le krill : minuscules crustacés des mers froides.

La troisième solution, envisagée avec sérieux (!) est de convertir les poissons au végétalisme avec des apports complémentaires...

"Aujourd'hui, les régimes végétaliens des poissons sont faits à base de graines de soja, de maïs, de navette, de graines de tournesol, de graines de lin et de gluten de blé.... "
Un régime 1/2 végétalien 1/2 carnivore n'altère en rien la croissance ou la santé des poissons. Au delà, de sérieux troubles digestifs apparaissent. Il est possible d'y remédier mais c'est très cher.

Apparament, la différence de goût et de texture des filets de poissons n'est pas sensible entre des poissons d'élevage semi-végétaliens et carnivores.

Par contre, les régimes végétaliens réduisent la quantité d'acides gras omega3 -qui permettent de réduire les maladies cardiaques - présente dans la chair du poisson. Pour y remédier, il faut une "alimentation de finition" pendant 3 semaines à 3 mois - selon les experts - pour retrouver un taux satisfaisant.

Cela réduirait la quantité d'huile nécessaire à l'élevage de poissons d'environ 85%.
Les derniers obstacles techniques et financiers pour une alimentation à 100% végétalienne seraient résolus d'ici 5 à 10 ans.

"Trois grandes fabriques (Biomar, Skretting, Ewos à Bergen en Norvège) se sont engagées à remplacer au moins la moitié de leurs farines par une autre source de protéine avant 2010 et à trouver de nouvelles matières premières pour la fabrication de l'huile."



Moi j'vous l'dit : J'aime pas trop le poisson... et y a pas de raison que ca change !!!

Modifié par Airelle, 22 dcembre 2003 - 03:00 .


#9 Airelle

Airelle
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Posté 22 dcembre 2003 - 02:57

Et bien entendu, puisque ca va leur rapporter des sous (une campagne de récolte de graines de soja coute bien moins cher qu'une campagne de pêche en haute mer ! Surtout si le soja est transgénique !) il faut une justification écologique à ce merdier ! La voilà :

Toujours dans Courrier international, même édition :

"Les fabricants d'aliments pour poissons vantent les mérites écologiques d'une alimentation végétarienne.
L'entreprise BioMar s'est par exemple aperçue que les excréments de poissons nourris avec une bonne proportion d'huiles végétales contenaient moins de phosphores et d'azote. Or ces substances sont les principales responsables de la pollution de l'eau dans les bassins d'élevage : elles fertilisent les pousses d'algues, qui peuvent coloniser tout un écosystème, pomper son oxygène et asphyxier les poissons.
Les chercheurs qui travaillent sur la mise au point des aliments pensent qu'il est possible d'optimiser cette caractéristique des régimes végétariens afin de lutter encore plus efficacement contre la pollution."

:idea: :idea: :idea:

Moi j'vous l'dit... on est chez Ubu roi !!!

Les gars vont dépenser x milliers d'euro pour que des poissons qui n'en demandaient pas tant chient meilleur !

Feraient mieux de faire des poissons en chocolat pour Pâques !!!!

#10 Miette

Miette

    Terrienne en période d'essai

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  • Localisation:vaucluse eheh

Posté 22 dcembre 2003 - 19:33

En effet, moi aussi, cette notion de bio me turlupine correctement.
Le bio ne devrait pas exister, c'est plutôt la culture et l'élevage "traditionnel" présent à plus de 90% sur notre planète qui devrait s'appeler :"culture aux pesticides" ou "élevage aux antibiotiques" ou je ne sais quoi encore.

Ce n'est pas l'appelation "bio" qui importe mais l'organisme certificateur : ecocert, bonneterre... Ce sont ces organismes qui déterminent un cahier des chartres et donc les conditions à remplir pour pouvoir rentrer dans la case "bio".
Mais ce n'est pas si simple car un agriculteur biologique d'île de france certifié par écocert à eu un carotage de 10m de profondeur fait dans la terre de ses cultures et plusieurs années après ils ont découvert un pesticide interdit à la vente pour des raisons d'importante toxicité. Pesticide découvert en surface, alors qu'ils ont estimé son ancienneté à 15 années !!!
En outre, ce que j'apprécie chez ecocert, c'est que, jusqu'à preuve du contraire, ils annoncent la couleur, tout comme ils ont publié un article annonçant qu'ils avaient découvert des traces d'OGM dans un des produits qu'ils certifiaient.

Etant donné que nous ne pouvons jamais être sur à 100%, j'opte pour développer un commerce le plus sain possible et le plus proche possible. Mais ce n'est, pour le moment, pas possible pour chaque produit.

Alors, pour les autres, je me dis qu'il faut que je réussise à avoir un petit réseau de producteurs, les plus proches possibles tout de même pour pouvoir les rencontrer, ou à défaut les appeler ou leur écrire, pour savoir dans quel état d'esprit ils sont, savoir pourquoi ils font du bio et de quelle façon. Puis, une fois découvert des gens en qui j'estime pouvoir avoir confiance, m'y tenir, en acceptant de ne pas consommer tous les produits possibles et imaginables car il faut toujours garder présent à l'esprit que les transports d'importation et d'exportation de la nourriture sont responsables d'une énorme pollution par le biais de leur carburant.
Alors même si ils sont certifiés bio, mais qu'il viennent de l'autre bout de la planète, et bien j'y croirais si les carburants sont bio aussi !

Autre chose : vu la dose de pollution que l'on a crée en l'espace de 40/50 ans, je pense qu'il faut que nous acceptons d'en consommer une partie, car, de toute façon, nous n'avons pas le choix, la pollution est là, et il faudra des nombreuses années à la terre pour la digérer. A conditions évidement qu'elle cesse...
Nous pouvons donc bien lui filer un coup de main ! voir même 2 !!! non ??? :idea:

miette

#11 lool

lool
  • Localisation:Bruxelles

Posté 24 dcembre 2003 - 10:24

Ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain non plus ...

Le bio reste la seule solution pour un consommateur de faire pression lors de ses achats alimentaires.

A moins de pouvoir tout produire de façon autonome ( écovillage ??) je pense qu'il est utile de ne pas alimenter avec son pognon les Union Carbid, Monsanto et autres autres Dow Chemical ...

#12 _Shivaya_

_Shivaya_

Posté 29 mars 2004 - 20:10

Je suis tombée sur une interview qui m'a fait penser à toi Airelle :sourire:
--------------------
"Les poissons bio nagent en eaux claires"
Entretien avec Olivier Rooryck, éleveur de truites bio du Lac d'Arjuzanx dans les Lande.
L'élevage des poissons biologiques passe par le respect d'un cahier des charges très strict. Limitation des médicaments, contrôle de l'alimentation, respect du rythme de croissance des animaux, on favorise le naturel au maximum.

L'environnement d'un élevage de poissons est-il un critère important pour recevoir le label "bio" ?
Olivier Rooryck : Un élevage de poissons biologiques de rivière se fait en "première eau" et ne doit recevoir de l'amont ni eaux usées ni rejets de produits chimiques issus d'installations industrielles ou municipales. Il s'agit souvent d'une pisciculture de montagne pour les poissons d'eau douce.

Quelle est la densité de poissons dans un élévage bio ?
O.R. : L'élevage bio fixe pour la truite une densité maximum de 35 kilos par mètre cube. Certaines piscicultures familiales se limitent à ce taux. Dans l'industrie conventionnelles, on atteint 70 kg/m3. D'autres vont jusqu'à 100 kg. Dans mon élevage, on avoisine les 25 kg/m3.

Vos truites reçoivent-elles une alimentation particulière ?
O. R. : Les farines alimentaires utilisées dans nos élevages sont fabriquées à partir de céréales biologiques et de farines de poissons. Ces dernières doivent être fabriquées à partir de poissons dont la pêche respecte des critères de pêche durable et ne met pas en danger les espèces marines et leur diversité. Même si c'est difficile à vérifier.

La façon de préparer les aliments compte également ?
O.R. : Nos aliments pour poissons sont pressés et non pas extrudés. L'extrusion est un procédé de cuisson qui permet la gélatinisation des amidons crus et le conditionnement de mélanges très variés de matières premières. Ce mode de fabrication permet l'enrobage avec de l'huile ou de la graisse. L'aliment obtenu contient jusqu'à 20 % de matières grasses. L'élevage biologique préfère utiliser des aliments pressés et élever les truites plus longtemps, au delà de 12 mois, plutôt que de les "pousser" artificiellement à grand renfort de matières grasses.

Utilisez vous des médicaments ?
O.E. : Dans l'élevage bio, les médicaments ne sont pas interdits mais seulement sous couvert de l'avis d'un vétérinaire. Les désinfectants doivent être naturels, soit reconnus sans danger. Le sel est aussi un excellent désinfectant pour les poissons d'eau douce.

Pourquoi les élevages intensifs rendent-ils les poissons triploïdes ?
O.R. : La triploïdie est un procédé destiné à rendre les poissons stériles pour qu'ils grossissent plus vite. Cette technique permet d'obtenir des truites de plusieurs kilos, afin d'approvisionner les ateliers de fumaison en filets qui concurrence le saumon. Notre approche bio nous conduit à préférer des truites de taille normale, entre 250 g et 500g maximum.

Ces poissons triploïdes présentent-ils des dangers ?
O.R. : Aucun risque n'a été constaté chez les poissons triploïdes obtenus. Mais les géniteurs, ces fameuses femelles dont on fait des néo-males, sont dangeureux et interdits à la vente. On les jette donc à la poubelle. Les vrais consommateurs bio, favorables au respect de l'animal et de la vie, nous reprocheraient de nous engager sur cette voie.

Propos recueillis par Richard Belfer pour Alternative Santé n°310 d'avril 2004
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Les mises en gras dans les réponses sont de moi... :bounce:
Je trouve cet éleveur bio plutot lucide sur l'origine des farines de poissons par contre ce qu'il raconte sur la "triploïdie" m'a donné la nausée...
Je connaissait la castration des bovins, des ovins et des volailles pour les engraisser plus vite mais je pensais que le poissons y avait échappé (castrer un poisson... :cingle: ) mais visiblement ils ont trouvé un autre procédé pour obtenir la stérilité des truites... Cette notion de "femelles néo-males" vient de me dégoutter définitivement du poisson d'eau douce industrielle...
Le tripatouillage biologique au service de l'industrie de la bouffe semble sans limite.

Shivaya

#13 Airelle

Airelle
  • Genre: Homme
  • Localisation:Ain
  • Intérêts:Plein !

Posté 30 mars 2004 - 00:05

beurk....

De toutes façons, j'ai un a-priori défavorable sur manger du poisson... j'en ai été un autrefois ?...

Mais là, il semble vraiment responsable cet Olivier.

Reste à espérer que son vétérinaire le soit tout autant :sourire:

Bon appétit, je retourne à mes carottes et mes courgettes ! faut que je sème : le printemps est là !

#14 NicoM

NicoM
  • Localisation:Indre

Posté 19 avril 2004 - 22:31

Bonjour à tous,

Dans les abus du bio, j'en ai une toute simple mais bien explicite sur les dérives des biocoop.
Samedi, je fais mes courses à Ales dans la biocoop local. Je m'intéresse aux pommes de terre, elles vennaient d'Israël !!!

C'est pas du tout dans la démarche bio à mon sens car :
1 - impact écologique du transport
2 - le bio c'est consommer local
3 - C'est manger les fruits et les légumes de saison (il n'y a pas de pattates nouvelles en avril en France on les plante à cette époque de l'année !!!

Salutations écologiques et sociales
:sourire:

#15 _salmobio_

_salmobio_

Posté 10 juin 2004 - 22:07

Je vous invite l'ensemble des mécontents du poissons bio, à répondre à vos questions.
Il semblerait, que certains des propos d'Olivier Roorick, que je connais révolte certaines personnes. Pour ma part, j'ai quelques notions d'hybiologie et autres, et j'essairai au mieux de mes connaissances de vous répondre . Mais, l'histoire des poissons de mer, que l'on rapatrie dans nos bassins. C'est trés farfelu.
Vous pouvez si vous le souhaitez, découvrir la composition des aliments, que nous employons sur mon site http://www.pisciculture-abidos.new.fr, vous trouverez les informations sur la page nommée ICHTYOLOGIE.

#16 _salmobio_

_salmobio_

Posté 11 juin 2004 - 07:53

Pour infos, Olivier Roorick a cessé la commercialisation de poissons biologiques et ses dérivés, car dans le bio, le profit a trés peu de place et l'image du bio est trés mal perçu encore par le grand public, tels que je vois par rapport à vos commentaires sur cette page.

#17 Miette

Miette

    Terrienne en période d'essai

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  • Localisation:vaucluse eheh

Posté 11 juin 2004 - 07:55

Mes questions auraient été plus approprié dans cette rubrique je pense.
Et les questions ne sont pas posées içi pour fâcher ou ne pas fâcher, mais pour connaître la vérité.
Je ne pense pas qu'un sujet comme "les coulisses de la grande distribution" soit un sujet qui fasse plaisir à tout le monde, et ce n'est qu'un exemple parmis une multitude d'autres sur ce site.

Lorsque je me demande :

- comment cela se fait il que les empoisonnements chimiques soient authorisés pour tuer les rats dans l'agri bio ?

et

- Pourquoi n'existe il aucun contrôle de la qualité de l'eau d'arrosage des cultivateurs bio

Ce n'est pas pour casser du sucre sur le bio, puisque je continues tout de même à acheter mes légumes chez ce petit producteur qui a eu l'honnêteté de me dire la vérité, mais pour savoir si d'autres organismes certificateurs (qu'Ecocert) n'ont pas les mêmes exigences et font des contrôles minimums concernant l'eau d'arrosage, ou si ils existent des producteurs bio qui ont trouvé un autre moyen de réguler la population de rats.

C'est aussi pour que les personnes achetant du bio et ayant contact avec les producteurs, directement ou indirectement puissent se renseigner.

Bref, c'est totalement dans un état d'esprit de faire avancer les choses.

Comme je le disais précédement, je ne m'arrête pas à cela, tant que c'est voué à évoluer, et je sais que les choses ne se font pas en 1 jour.

Donc, pas de paniques pour les succeptibles, et les personnes trop irritables, il n'y en a pas sur ce site ! :) Et il n'y a pas de taboo içi non plus, juste des sujets chauds !!!

miette

#18 Corto

Corto
  • Localisation:Paris

Posté 11 juin 2004 - 08:28

Salut,
pour ma part je consomme du bio, cela va de paire avec mon ecocitoyenetée ecolo.Et je me dit que même si le bio n'est pas parfait, c'est tout de même mieux de manger 90% de produit sain que rien du tout comme la plupart des produits non bio. Et ce qui me plait aussi dans l'achat du bio, c'est d'encourager l'EFFORT du producteur.
Alors merci à tous, les contradicteurs ou non du bio, d'éclairer ma lanterne pour me faire ma prope idée.
Cordialement.

#19 _Shivaya_

_Shivaya_

Posté 11 juin 2004 - 11:07

Le problème de la certification par Ecocert, et qui est dénoncé par de nombreux producteurs, c'est qu'elle est payante, et plutôt chère. Donc cela favorise plutot les gros producteurs, bio, que les petits.
De plus les contrôles ne se font souvent qu'une fois par an, ce qui laisse la porte ouverte à des abus le reste de l'année.
C'est pour cette raison que de nombreux petits producteurs ne sont pas certifié AB (Ecocert) et prefère passer par le label Nature et Progrès. C'est moins cher mais par contre les controles sont plus nombreux et précis.
C'est une explication en gros : en effet, chaque domaine a ses propres reproches à faire à cette organisme :)

Shivaya

#20 _salmobio_

_salmobio_

Posté 12 juin 2004 - 07:40

Réponses à miettes
Dans le cas de l'irrigation des cultures biologiques, les exploitants utilisent de l'eau douce de ph entre 7 à 9.
Dans ces conditions, il est impossible de trouver à l'état soluble des sels minéraux lourds(plomb, zinc,....). Un contrôle à mon avis sur les métaux lourd contenu dans l'eau n'apporterait aucun résultats.D'autant que ces analyses sont coûteuses.
Les points d'irrigations sont des points de renouvellement d'eau, par les principes de dilution il est rare de retrouver des proportions importantes de produits chimique.
Par précaution, à mon avis, une simple mesure de la conductivité de l'eau et une analyse portant sur la DCO(demande chimique en oxygène) devrait être effectuée sur chaque nouveau point d'irrigation avant les autorisations de pompage. Là l'Agence de l'eau, ne sont pas inactifs, chaque bassin versant des cours d'eau, dispose d'une station de contrôle et suivie des effluents polluants.L'irrigation étant soumise à une règlementation, la DIrection de l'Agriculture(DDAF) avant toute autorisation ,dispose de la suivie de la qualité d'eau des ces stations,et en conséquent autorise ou non le pompage. A l'heure actuelle, un compteur d'eau est délivré aux exploitants irrigants sur lesquels s'applique différentes taxes parafiscales, dont celle de l'agence de l'eau pour la suivie des qualité d'eaux. Alors, pourquoi payer plus cher, lorsque on paie des taxes à l'agence de l'eau pour la suivie et le maintien des qualités d'eau.
En pisciculture Miette, le cahier de charges biologique est plus strict sur l'eau, car nous restituons l'eau dans les cours d'eau, avec les émissions polluantes de nos poissons et la règlementation fixe les seuils à ne pas franchir dans ces émissions.Comme tu te doutes Miette, chaque vie végétal ou animal, apporte ses charges polluantes par le biais de l'oxydation. Je me propose de te décrire plus en détail, l'impact des rejets des piscicultures, l'importance de la qualité d'eau et les grands principes de minéralisation de ces effluents, mais plutard. Je n'ai pas le temps aujourd'hui. Tu peux retenir, si effectivement moins de contrôle sont opérés chez les irrigants, c'est qu'en fait par le principe d'évapotranspiration des plantes, cette irrigation n'apporte aucunes toxixité sur le milieu .
Mais, si tu as visité mon site, l'irrigation artificielle engendrant une hygrométrie trop excessive, dans ce cas peu nuire à la propagation des noyaux de condensation( poussières, pollen,microbes...) et donc au cycle naturelle de l'eau. Là encore, en matière de préocupation de gestion de ressources des eaux pluviales, il reste à faire beaucoup de progrés et une irrigation raisonnée pour ne pas alterner les cyles de l'eau. Explications, plutard.
Ou voir sur mom site http:www.pisciculture-abidos.new.fr , consulte la page ICHTYOLOGIE.