... Shivaya.. je confirme : ils sont devenus fous... mais fous grave dans leur tête !!!
Airelle : a mon avis ce qu'ils appellent "poissons sauvages de mer" sont les rebuts ou déchêts de la pêche industrielle en haute mer... d'où l'utilisation de "poissons de mer"... Je ne crois pas une seconde qu'ils pechent du poissons de mer specialement pour ces truites... donc cela ne peut etre que les surplus non valorisés de la pêche industrielle.
Ils ont fait manger de la viande à des herbivores. On leur a dit que c'était pas bien ! Du coup, ils extrapolent !!!!
Lu dans le "Courrier International" de cette semaine (N°685 du 18-23/12/03)
Un article de Nature - Londres auteur : Kendall Powell :
Un régime végétarien pour les saumons d'élevage (remarque : le texte parle indifféremment de "végétarisme" et de "végétalisme")Les poissons carnivores que dont le saumon ou la truite menacent la survie d'espèces sauvages comme les sardines ou les anchois, dont on les nourrit. La solution : les convertir au végétalisme.
Je vous en donne quelques extraits :
"De nombreuses espèces, comme le saumon, la truite ou la morue, sont nourries avec des poissons sauvages - beaucoup de poissons sauvages. Aujourd'hui, environ 11 millions de tonnes de poisson - 12% de la totalité des prises réalisées en mer et en rivière - sont pêchées chaque année pour nourrir les poissons d'élevage. Pour produire 1 kilo de saumon d'élevage, par exemple, il faut entre 2 et 5 kilos de poissons sauvages...."
"La carpe et le tilapia, les poissons d'élevage les plus répandus dans le monde, sont principalement végétariens... En Asie, où l'on réalise 90% de l'aquaculture mondiale, ces espèces sont très prisées alors qu'en Occident, où l'on considère que la carpe a trop d'arêtes et où le tilapia est relativement nouveau et peu connu, elles n'ont pas détroné les darnes de saumon grillé sur les menus des restaurants..."
Je résume :
Derrière le tilapia, viennent le saumon et la truite, deux espèces en forte progression, comme le cabillaud, le flétan, le bar, la dorade et le thon.
En 2001, 600 tonnes de cabillaud d'élevage ont été produites dans le monde. Depuis, la Norvège c'est lancé sur le marché : Skretting, une fabrique d'aliments pour poissons d'élevage à Stavanger, pense d'ici 2008 produire 30 000 tonnes de cabillaud par an.
Problème : les apports vitaux en protéines et substances nutritives sont assurés en grande partie par des huiles et des farines de poisson faites à partir d'espèces bon marché : anchois, sardines, anguilles. Si l'aquaculture se développe comme prévu, la demande dépassera l'offre dès 2010.
Les solutions viennent de poissons plus gros : maquereaux, harengs, merlans bleus, tacauds norvégiens... donc menace supplémentaire pour les réserves naturelles, ou certains se tournent vers le krill : minuscules crustacés des mers froides.
La troisième solution, envisagée avec sérieux (!) est de convertir les poissons au végétalisme avec des apports complémentaires...
"Aujourd'hui, les régimes végétaliens des poissons sont faits à base de graines de soja, de maïs, de navette, de graines de tournesol, de graines de lin et de gluten de blé.... "
Un régime 1/2 végétalien 1/2 carnivore n'altère en rien la croissance ou la santé des poissons. Au delà , de sérieux troubles digestifs apparaissent. Il est possible d'y remédier mais c'est très cher.
Apparament, la différence de goût et de texture des filets de poissons n'est pas sensible entre des poissons d'élevage semi-végétaliens et carnivores.
Par contre, les régimes végétaliens réduisent la quantité d'acides gras omega3 -qui permettent de réduire les maladies cardiaques - présente dans la chair du poisson. Pour y remédier, il faut une "alimentation de finition" pendant 3 semaines à 3 mois - selon les experts - pour retrouver un taux satisfaisant.
Cela réduirait la quantité d'huile nécessaire à l'élevage de poissons d'environ 85%.
Les derniers obstacles techniques et financiers pour une alimentation à 100% végétalienne seraient résolus d'ici 5 à 10 ans.
"Trois grandes fabriques (Biomar, Skretting, Ewos à Bergen en Norvège) se sont engagées à remplacer au moins la moitié de leurs farines par une autre source de protéine avant 2010 et à trouver de nouvelles matières premières pour la fabrication de l'huile."
Moi j'vous l'dit : J'aime pas trop le poisson... et y a pas de raison que ca change !!!
Modifié par Airelle, 22 décembre 2003 - 03:00 .