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[Article] L'accouchement à domicile


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243 réponses à ce sujet

#1 EcliptuX

EcliptuX
  • Genre: Homme
  • Localisation:sur Terre
  • Intérêts:la Vie et les gens :)

Posté 13 dcembre 2003 - 20:14

Venez réagir à l'article L'accouchement à domicile : mythes et réalités à la suite de ce topic.
Vous pouvez aussi lire l'info pratique La naissance à domicile

Voici ci-dessous une courte présentation de l'accouchement à la maison tiré du Guide des Alternatives, aux Editions du Fraysse :

En France le milieu médical y est très hostile, prétextant l'augmentation des risques. Aux Pays Bas où cette pratique est très courante (32 % des accouchements), le taux de mortalité infantile est tout de même deux fois moindre qu'en France.
L'accouchement à domicile évite de se déplacer, souvent en pleine nuit, dans un lieu moins convivial que sa maison. L'accouchement à la maison demande la même préparation que pour un accouchement en maternité, et la présence d'un médecin ou d'une sage-femme habitués à ces pratiques, avec la possibilité de joindre rapidement un service médical d'urgence en cas de problème (téléphone, ambulance ou voiture). L'accouchement à domicile est remboursé à 100 % par la Sécurité Sociale.


Modifié par EcliptuX, 14 octobre 2007 - 23:03 .


#2 Fabienne

Fabienne
  • Localisation:Rennes
  • Intérêts:La planète Terre et tout ce qui la peuple.<br>Les progrés qu'on peut faire en tant qu'être humain pour profiter de cette planète sans la bouziller.

Posté 02 mars 2004 - 20:20

Salut,
Ca fait des années que je m'intéresse à l'accouchement "naturel".
A l'étranger, c'est effectivement admis, mais pour la santé, en France c'est toujours le même problème. :cogite: On fout la pétoche à tout le monde, on fait croire qu'il faut 15 machines pour pouvoir accoucher et autres, et surtout: on ne laisse pas le choix d'une autre façon de faire. :wink:

Et pourtant, quoi de plus beau que de faire naître son enfant à la maison, avec l'aide du père, et d'une sage-femme, bien sûr? :sourire: ;)
Vraiment, je ne conçoit pas de rester couchée (quelle hérésie !), ficelée, à attendre que ça sorte, sans profiter de la gravité, sans gigoter.
:cingle:

Et comme disent beaucoup, la grossesse n'est pas une maladie. Notre pays est carrément obscurantiste face à la santé. Y'a qu'à voir l'homéopathie.

Mais bien sûr, des accouchements à la maison, ça ne rapporte pas d'argent aux labos, aux hôpitaux, aux docs. Et en plus, ça enlève l'aspect technique hyper complexe et lourde, et donc l'aura des médecins.
Reprenons en main notre vie, notre corps, tout quoi ! :bounce: :wink: :wink:

#3 Heïdi

Heïdi
  • Localisation:Canada

Posté 02 mars 2004 - 21:14

:cogite: kikou!

je crois que tout dépend de son anscestralité(nos mamans qui ont accouché sans problême) et de la possibilité qu'il y ait difficulté(bassin trop petit, bébé présenté autrement que la tête première...et encore!par le siège, c'est très faisable!!etc). :wink:

Donc, mis à part ces cas plus fragiles, une future maman qui désire accoucher naturellement à la maison avec une sage-femme, go! :wink:

le hic, c'est que l'aspirine n'enlève pas la...douleur...mais si on change le mot douleur par vague, et que chaque vague nous rapproche de l'enfant...m'enfin...pour l'avoir pleinement vécu, mais pas à la maison, je trouve qu'il y a de bonnes raisons aussi pour accoucher à l'hôpital:on ne salit pas nos draps!!! :sourire: si on veut, à un certain moment, faire une péridurale ou un bloc honteux(ça, c'est une piqûre qui insensibilise le nerf honteux, ce nerf de la paroi vaginale, s'il y a un médecin dans l'assistance, qu'il se lève pour me compléter!)
s'il arrive un grave manque d'oxygène à l'enfant, la sage-femme est je crois en mesure d'interférer à bon escient. mais il faut impérativement discuter avec elle pour avoir l'heure juste pour ces inquiétudes.

M'enfin, j'ai accouché naturellement(sans aucune :cingle: à l'hôpital, je ne regrette rien, sauf qu'il faut se battre avec les infirmières pour qu'elle ne lave pas le bébé illico, il faut que le vernix caseosa reste sur l'enfant, la peau absorbe cette précieuse matière. le bébé est lavé plus tard, ça peut attendre au lendemain...à 18 ans, il n'aura pas de tache indélébile si on ne le lave pas comme un sou neuf...et sa peau est rouge, très sensible après son accouchement...il a travaillé dur, on peut être doux, surtout avec sa peau! après la sortie d'hôpital on a gagné, il restait encore un tout petit peu de sang, dans l'oreille, mais on n'a pas frotté pour faire reluire...

On a demandé à ce que ce soit nous qui le lavions. Faites un plan de match par écrit et montrez-le au médecin, discutez-en: vitamine k dans les yeux(inoffensif), pas de prise de sang à outrance, une c'est déjà trop, pas laver le bébé tout de suite, pas couper le cordon ombilical s'il bat encore:attendre de 2 à 5 minutes après la sortie du bébé jusqu'à ce qu'il ne bat plus. Laisser si possible le bébé près de la mère, longtemps, une heure s'il le faut, qu'il prenne le temps de boire...il faut écrire ça si on va à l'hôpital. Tamisez les lumières...discutez à voix basse(ne criez pas trop fort! les voisins! mais non, je blague...)

À la maison, à part les draps, on se chicane pas, mais il faut quand même se mettre d'accord avant, trouver des références...

oh, en passant, l'accouchement dans l'eau, je suis pas très pour...c'est agréable pendant,sûrement, mais même l'expulsion d'un bébé dauphin se fait à l'extérieur de l'eau ou presque...enfin la mère(et la sage-femme dauphin, oui oui!)accouche près de la surface pour que le petit respire vite de l'air...alors imaginez un bébé humain que sa première bouffée, c'est de l'eau...gloup, pas pareil cette eau là...chlorée en plus!!)

et en plus, si on fait le travail dans l'eau, mais que ça va vite(j'en connais, des comme ça!)essayez de sortir de l'eau avec un bébé entre les jambes et quatre personnes qui vous sortent! pas facile!

bon, on se reparle?!

à bientôt!

Heïdi :bounce:

#4 _Shivaya_

_Shivaya_

Posté 16 septembre 2004 - 22:12

Voici un extrait du livre "Excercice illégal de la guérison" de Sylvie Simon (ed Marco Pietteur)

Extrait du témoignage de Marie-Line Viven, sage femme :
----------------------------------------------------

Alors que je me formais en 1986 à l'obstétrique moderne, paraissaient déjà les témoignages des ses effets pervers. Michel Odent, médecin chirurgien obstétricien, publiait Santé Primale chez Payot. « La santé primale se construit pendant toute la période d'étroite dépendance à la mère, d'abord dans l'utérus, puis pendant le processus d'accouchement, et ensuite pendant la période d'allaitement ». Il y a bien un lien direct entre la période pré et postnatale et l'état de santé de l'adulte, les effets du stress autour de la mère pendant la grossesse, la naissance, l'allaitement.
En 1990, il publiait Votre bébé est le plus beau des mammifères chez Albin Michel. Il y rapportait les travaux de Niles Newton, de l'Université de Chicago, et les facteurs rendant les accouchements plus longs, plus difficiles et plus dangereux. Stupéfaite, j'y retrouvai tout ce qui m'avait choquée : placer la future mère dans un lieu qui ne lui est pas familier, la transporter d'un endroit à un autre pendant l'accouchement, l'exposer à la vue...
Devant interrompre son activité pour des raisons de santé, une collègue allait m'imposer la nécessaire mutation professionnelle : "Si tu veux faire des accouchements à domicile, il faut oublier tout ce que tu as appris pendant tes études !". Oublier, je voulais bien, mais j'avais le vertige. A quoi me raccrocher ? A son expérience, soit trente ans d'accouchements à domicile. Lors d'un compagnonnage précieux, j'ai ainsi reçu la transmission de sa pratique.
Je quittai donc le système hospitalier en 1993, pour m'installer en libéral. Naissance après naissance, l'enseignement classique universitaire, si fort de ses convictions bien établies volaient en éclats, pulvérisées par l'expérience des femmes.
À Toulouse, je rencontrai le Dr Wagner, médecin consultant de l'Organisation Mondiale de la Santé. Pour la première fois, j'entendais comparer l'épisiotomie à une mutilation sexuelle. Mon apprentissage fut interminable : je découvris la prévention de l'anémie, de l'hypertension, le massage du périnée, le travail d'ouverture du bassin, l'auscultation sans appareil électronique, la liberté de mouvement dans le travail lors de la naissance. Je me découvris maladroite, ne sachant pas examiner une femme à quatre pattes ni debout. Sorti de mes injections, je ne savais que faire avec une femme qui avait des contractions, debout, et qui manifestait aussi sa douleur sans retenue. La péridurale avait endormi ma pratique. Je n'étais qu'une infirmière obstétricale qui découvrait les effets pervers de notre politique d'accouchement.
Car, malgré le plus gros budget de santé de la Communauté Européenne, la France se situe au 13e rang mondial pour ses résultats périnataux et au 14e rang européen pour le taux de mortalité maternelle, soit 13 femmes sur 100.000 naissances, une centaine de femmes tous les ans qui meurent en France des suites de leur accouchements (cf.Maternal deaths, all causes, Organisation Mondiale de la Santé, bureau de la santé maternelle et infantile, 1990). Mais, selon une enquête détaillée sur le taux de mortalité maternelle réalisée dans les années 90-92 par une équipe de l'INSERM, les statistiques officielles seraient largement sous évaluées. Ce taux se situerait aux alentours de 18 pour 100.000 naissances (cf. Bouvier-Colle M.H., Varnoux N. et Bréart G., 1994, Les morts maternelles en France, Paris, Eds de l'INSERM).
Cette mesure de la mortalité maternelle est un indicateur important du développement humain et social, le révélateur de la condition féminine, de l'accès des femmes aux soins de santé et de la façon dont le système de santé répond à leurs besoins (O.M.S., estimations pour 1990 de la mortalité maternelle révisées en avril 1996).
Sur les questions du lieu d'accouchement, en France la controverse fait rage depuis quelques années à la suite d'une série de rapports demandés par le gouvernement à des comités d'experts. « Les instances gouvernementales constataient les mauvaises performances de la France en matière de périnatalité, si l'on compare ce pays aux autres pays développés, et demandaient aux experts de proposer des mesures propres à améliorer la situation » (M. Akrich et B. Pasveer Comment la naissance vient aux femmes page 49). Le plan de périnatalité d'octobre 1998 s'est contenté d'entériner la fermeture des maternités qui pratiquaient moins de 300 accouchements par an, mais le débat n'est pas clos.
Selon le docteur Michel Odent, à présent responsable du centre de recherche en Santé Primale de Londres : « Ce qui est vraiment particulier à notre époque en matière de naissances, c'est l'extraordinaire hiatus entre les données scientifiques publiées dans les journaux médicaux qui font autorité, et les méthodes utilisées en obstétrique ».
Il semble que l'incohérence de mesures gouvernementales, notamment françaises, en matière de maternité, proviennent de l'ignorance des études de l'O.M.S. Pendant cinq années, de 1979 à 1984, le groupe d'études périnatales du Bureau régional de l'O.M.S a mené des enquêtes dont la conclusion comporte trois grandes recommandations : combiner l'approche médicale et l'approche sociale des services de soins pendant la grossesse, l'accouchement et la période postnatale ; faire une évaluation scientifique sérieuse de tous ces services, à tous les niveaux : accroître le rôle des femmes dans la définition de leurs besoins sanitaires, dans la planification et dans le choix de la façon dont elles les utiliseront.
En 1985, la publication de ces conclusions dans The Lancet a suscité des réactions enthousiastes chez les associations qui ont entrepris une disffusion de ces informations et de véhémentes protestations de la part des obstétricients européens : »A Copenhague, le bureau régional de l'O.M.S. Pour l'Europe reçut un appel du département de la santé du Royaume Uni, les informant que le collège royal d'obstétriciens et gynécologues britanniques était consterné par une série de recommandations de l'O.M.S. publiées dans unejournal médical prestigieux (O.M.S. 1985). Les obstétriciens de la République Fédérale Allemande envoyèrent une lettre de protestations en demandant à l'O.M.S. de désavouer publiquement ces recommandations. (...) La recommandation de l'O.M.S. stipulant que les femmes doivent participer aux décisions concernant leur accouchement a été rejetée pr le comité éxécutif del a société nationale d'obstétrique de Hongrie qui estime que seuls, les obstétriciens sont compétents pour prendre des décisions concernant la naissance. (...) En Autriche une importante émission télévisée hebdomadaire consacra une émission entière à un débat animé à propos des recommandations de l'O.M.S. (...) Alors que les regroupements professionnels luttaient contre les recommandations de l'O.M.S., celles-ci étaient favorablement reçues par les femmes à travers le monde, elles furent traduites par plus de 20 organisations de femmes en Italie, imprimées par milliers dans les centres de santé. De nombreuses associations concernées par la naissance en France, Etats-Unis, Brésil, Australie, Finlande, Grande-Bretagne, traduisirent elles aussi, des milliers de copies dans leurs pays respectifs. (...) Peu de recommandations officielles génèrent une telle approbation de la population » (cf. Mardsen Wagner, Pursing the birth Machin : The Search for Appropriate Birth Technology, ACE Graphics 1994).
En 1998, l'O.M.S. publia cette étude de référence : La Maternité en Europe, Rapport sur une Etude, O.M.S., 1988. Après avoir repris la même année ces conclusions, le Parlement européen à Strasbourg édicta la Charte des droits de la parturiente (Résolution, Doc B 2 712-86) présentée conformément à l'article 47 du règlement et votée par le même Parlement européen à Strasbourg en juillet 1988. Le premier aliné est on ne peut plus clair : « Considérant que, dans la plupart des cas, l'accouchement a perdu son caractère spontané et naturel, en raison souvent d'une médiacalisation inutile... ».
En 1996, le groupe d'études publia un guide pratique : Les soins liés à un accouchement normal : guide pratique ; Rapport d'un groupe de travail technique WHO/FRH/MSM/96.24. Ce guide, synthèse des études réunis en Europe sur l'obstétrique et ses pratiques, lance un défi de taille : la révision des habitudes et des traditions, et la démédicalisation de la naissance.
En 1997, le directeur de l'O.M.S. signa un éditorial dans le magazine Santé du Monde, dans lequel il déclarait : « On sait très bien pourquoi les femmes qui donnent la vie risquent de rester handicapées ou de mourir (...). Les personnes les mieux armées pour assurer des soins technologiques appropriés et rentables sont celles qui possèdent des compétences obstétricales et vivent près d'elles. Dans la plupart des cas : les sages-femmes. (...) Une faible mortalité maternelle ve de pair avec une forte proportion d'accouchements pratiqués par une sage-femme. (...)La sage-femme est surtout la garantie qu'une intervention inutile est évitée et la qualité des soins se maintient... ».
Cette déclaration venait confirmer les travaux de Marjorie Tew qui enseigne les statistiques aux étudiants en médecine : « Les statistiques de routine ne semblent pas soutenir l'hypothèse généralement acceptée, d'après laquelle l'augmentation des hospitalisations pour des accouchements ont fait diminuer le taux de mortalité des mères et des jeunes bébés » (cf. Safer Childbirth, 1990, Chapmann and Hall).
Comme par une curieuse coïncidence, la Suède, pays qui détient le plus faible taux de mortalité infantile, compte une sage-femme pour 1000 habitants, contre une sage-femme pour 6000 habitants en France.
Le rapport de l'O.M.S. sur la maternité en Europe nous signale que « Il ne faut pas oublier qu'il n'y a jamais été scientifiquement démontré que, pour une femme ayant eu une grossesse normale, l'hôpital offre une plus grande sécurité pour l'accouchement que le domicile. Les études sur les accouchements prévus à domicile dans les pays développés ont démontré qu'il y avait beaucoup moins d'interventions lors des accouchements à domicile que lors des accouchements à l'hôpital. » Seulement 0,5 % des naissances ont lieu à domicile en France.
Alors que l'accouchement d'une femme sur cinq est actuellement déclenché médicalement en France, « On trouve dans la littérature scientifique des études montrant qu'il y a une relation entre le travail provoqué par les médicaments et l'accroissement du travail avant terme, la détresse foetal, l'ictère néonatal et les infections maternelles. »
Tandis que toutes les femmes sont « monitorées » durant le temps de travail en France, « il est hors de doute que son utilisation pour surveiller le rythme cardiaque foetal au cours de l'accouchement a été partiellement responsable dans de nombreux pays d'une augmentation spectaculaire de la proportion de césariennes, passée de 5-10 % à 20-30% et plus ».
Le Lancet, journal médical prestigieux, a publié le 12 décembre 1997, une revue d'ensemble de quinze études prospectives randomisées controlées comparant le monitoring électronique foetal continu et l'auscultation intermittente. Toutes ces études sont arrivées aux mêmes conclusions : l'utilisation du monitoring électronique foetal n'a qu'un seul effet constant et significatif, celui d'augmenter le taux de césariennes.
Selon le docteur Wagner, consultant de l'O.M.S., la péridurale utilisée dans 70 % des accouchements multiplie par quatre le taux de césariennes, par dix le taux de forceps, et entraîne dans 10 % des cas une diminution de l'apport d'oxygène pour le bébé. Elle permet à l'enfant d'être déjà sensibilisé à des médicaments que l'ont peut considérer comme des précurseurs de certaines drogues, avec les conséquences qu'il est facile d'envisager à l'adolescence. La moyenne nationale des césariennes est de 15,87 % en France (cf. Sciences et Avenir d'octobre 1997) avec pour certains établissements un taux dépassant les 30 %, alors que « La césarienne est une opération de grande chirurgie qui comporte de vrais dangers. Danger pour la mère avec un taux de mortalité d'environ 1/1000 césariennes, ce qui multiplie d'au moins par 10 la mortalité des femmes aux cours de tous les accouchements ». Nouvelle coïncidence curieuse, les pays dont les taux de mortalité périnatale sont parmi les plus faibles du monde ont des taux de césarienne inférieurs à 10 %.
L'épisiotomie dite préventive n'est pas davantage exempte de critiques : « Alors que le but de cette incision est d'éviter une déchirure, les recherches semblent indiquer que les effets secondaires (douleurs, problèmes sexuels) peuvent être plsu important après l'incision qu'après une déchirure spontanée (...) ». Une femme sur deux en France en est tributaire.
Quant aux échographies, selon des études menées à l'université du Missouri, elle n'améliorent pas les résultats périnataux (cf. B.G. Evigman and col., New England J. Med. 16 septembre 1993 ; 329 (12):821-7)
Selon une autre étude randomisée et comparative menée par J.P. Nevham and col., la répétition des échographies entraînent un retard de croissance in utero (cf. The Lancet, 9 oct 1993 ; 342 (8876) : 887-91)
Comme le disait le Dr Kloosteman en 1994 à la conférence prérinatale de Barcelone : « Nombre de médecins occidentaux pensent que nous pouvons tout améliorer, y compris la naissance naturelle chez une femme en bonne santé. Cette philosophie est celle de ceux qui pensent qu'il est bien dommage qu'ils n'aient pas été consultés pour créer Eve, car ils auraient accompli un meilleur travail »

#5 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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  • Localisation:Limousin

Posté 17 septembre 2004 - 07:17

Voir aussi l'intéressante analyse de la médicalisation de l'accouchement par Béatrice Jacques.
Il me semble que les deux raisons principales de l'augmentation des césariennes n'ont pas été évoquées :
d'une part les obstétriciens l'évoquent quasi systématiquement lors d'une première grossesse "pour se couvrir en cas de pépin" et, d'autre part, la césarienne est beaucoup plus lucrative pour le toubib en clinique ! 8)

#6 milka

milka
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Posté 17 septembre 2004 - 12:06

bonjour

l'accouchement a domicile sympa mais un peu dangereux tout de meme.

meme lorsque tout se presente bien, un bébé lors de l'accouchement peut mettre du temps à sortir : des difficultés respiratoires peuvent causer de graves degats : il vaut mieux etre à approximité d'un bloc de reanimation. Il vaut mieux que des chirurgiens soit à proximité afin d'extraire l'enfant en urgence en cas de difficulté.

sinon je signale au passage que l'accouchement est tres tres douloureux : bcp de femmes n'ont pas voulu de la peridurale et l'ont regretté

je precise au passage que s'il a moins de deces (maman inclus) c'est bien grace à cette technologie

cordialement

ps : daccord avec tis , les medecins abusent avec leur cesarienne c'est vraiment honteux

#7 _Shivaya_

_Shivaya_

Posté 17 septembre 2004 - 12:31

milka tu lis les articles et documents mis en ligne ou tu te contentes de réagir au titre du post ? 8)

De nombreux articles et etudes démontrent que les pays qui ont le plus fort taux d'accouchement à domicile ont le taux le plus faible de mortalité maternelle. La France c'est exactement le contraire : le plus faible taux d'accouchement a domicile et le plus fort taux de mortalité maternelle !!
Et même l'OMS (Organisme Mondiale de la Santé) écrit

Le rapport de l'O.M.S. sur la maternité en Europe nous signale que « Il ne faut pas oublier qu'il n'y a jamais été scientifiquement démontré que, pour une femme ayant eu une grossesse normale, l'hôpital offre une plus grande sécurité pour l'accouchement que le domicile. Les études sur les accouchements prévus à domicile dans les pays développés ont démontré qu'il y avait beaucoup moins d'interventions lors des accouchements à domicile que lors des accouchements à l'hôpital. »


Et là je ne fais que recopier le post qui est un petit peu plus haut... que visiblement tu as ignoré... donc je pense que tu n'as meme pas imaginé lire les autres documents ?
Donc c'est juste pour nous donner ton avis, non argumenté et non documenté, qui contredit les études faites par des professionnels et pour dire des contre vérités que tu interviens ici ?

Shivaya

#8 milka

milka
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Posté 19 septembre 2004 - 11:08

shivaya

les cesariennes sont dues aux nombreuses heures de travail des medecins. ils sont epuisés, ils veulent terminer vite. qq minutes de cesarienne valent peut etre mieux que de longues heures d'attente.. sans compter que la demande est souvent effectuée par les mamans qu ont peur de souffrir , etc. si, si , veridique.

qu'ils commencent par changer les horaires des medecins. qu'ils favorisent les conditions d'etude des medecins, etc. ça changera bcp de choses..

le monitoring est absolument necessaire. c'est lui qui informe des difficultés.

sinon, ce n'est pas une contre verité , je ne fais qu'exposer mon cas perso

à savoir que lors de l'accouchement de mon fils j'ai eu une difficulté alors que tous les examens assuraient que j'allais bien.

mon fils est resté coincé dans le bassin alors que d'apres la radio il yavait largement de la place.

il a commencé à manquer d'air ..la sage femme est sorti precipitamment et qq minutes plus tard une equipe envahissait le bloc. 3 min sans air et c'est terminé ..

extraction avec forcep pour eviter une cesarienne. c'est ça la realité de l'accouchement

qu'est ce que j'aurai fait si j'avais eté chez moi ?

lors de mon 2eme accouchement, ça c'est bien passé. l'equipe medicale a pris en charge ma douleur (morphine + peridurale si bien dosé que j'ai tout senti , tout vecu, sans douleur) c'etait un moment fabuleux alors moi je dis : vive l'hopital ! vive les anti douleurs !

as tu dejà eu des enfants shivaya ?

Modifié par milka, 19 septembre 2004 - 11:38 .


#9 jai

jai

Posté 19 septembre 2004 - 15:38

mon fils est resté coincé dans le bassin alors que d'apres la radio il yavait largement de la place.

Si tu lis bien les témoignages de sages-femmes, elles expliquent assez clairement que la position allongée utilisée en salle d'accouchement ne favorise pas du tout l'acouchement, et provoque un trvail long, douloureux qui n'aide pas du tout le bébé à sortir de sa tanière. Donc pour répondre à ta quesiton "qu'est ce que j'aurai fait si j'avais eté chez moi ?", la réponse pourrait être : tu aurais accouché à 4 pattes, à genoux où assise, et tu n'aurais pas été charcutée parceque ton bébé serait né sans problème.
Ce n'est qu'une possibilité bien-sûr.

Je suis persuadée que la douleur que l'on ressent lors de l'accouchement en maternité n'est pas la douleur de l'enfantement à proprement parler ; c'est la douleur de l'acte médical.


Lis les témoignages de parents qui ont donné vie à leur enfant chez eux; ils sont boulversants. Ces femmes n'accouchent pas : elles accueillent réellement leur enfant, c'est une arrivée, pas un acte médical.

Et autre chose : ne balance pas comme vérité absolue tes propres vérités : "sans compter que la demande est souvent effectuée par les mamans qu ont peur de souffrir , etc. si, si , veridique." ; "le monitoring est absolument necessaire. c'est lui qui informe des difficultés." ... Ca c'est ta vision de femme persuadé que la grossesse et l'accouhement sont avant-tout des situations dangeureuses. Ce n'est pas l'opinion de tout le monde, et en plus, apparement, ça ne colle même pas avec les statistiques.

#10 milka

milka
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Posté 19 septembre 2004 - 16:35

bonjour,

l'accouchement n'est pas douloureux d'apres toi ce sont les medecins qui sont responsables de la douleur ?

as tu des enfants ? as tu dejà accouchée ?

la douleur est entre autre provoquée par ce qu'on appelle des contractions (l'ouverture progressive du col de l'uterus)tout à fait naturelles : debout , allongé ou assise les contractions sont les memes. supportables au debut puis de plus en plus intense...

Aucune position ne soulage les contractions : seule la morphine le peut.

la verification du rythme du coeur de bébé lors de l'accouchement est essentielle à mes yeux. ainsi formulé ça devrait mieux passer lol-

dans le passé, La femme enceinte accouchait en position assise, non déshabillée. c'est seulement au XVIII° siècle que les femmes accouchent allongées.

à cette epoque, les accidents etaient fréquents et provoquaient souvent des hécatombes de mères et d'enfants (Le taux de mortalité des femmes âgées de vingt à trente cinq ans etait supérieur à celui des hommes du même âge).

les jumeaux et leur mère étaient presque toujours condamnés d'avance puisqu'à cette epoque là la cesarienne etait interdite par l'eglise.

le naturel c'est bien mais une assistance medicale c'est mieux (encore une fois à mes yeux)

#11 jai

jai

Posté 19 septembre 2004 - 19:57

bonjour,

l'accouchement n'est pas douloureux d'apres toi ce sont les medecins qui sont responsables de la douleur ?

as tu des enfants ? as tu dejà accouchée ? 


Je suis désole de devoir me citer :

Je suis persuadée que la douleur que l'on ressent lors de l'accouchement en maternité n'est pas la douleur de l'enfantement à proprement parler ; c'est la douleur de l'acte médical.

Où tu lis que les médecins sont responsable de la douleur dûe à l'accouchement ????
Je dis que je pense que lorsqu'on accouche à la maternité, branchée, allongée, la douleur n'est pas/plus celle de l'accouchement : c'est celle dûe à la position qu'on nous impose.
J'ai déjà donné la vie, oui, à la maternité même, et c'est certain que les prochains bébés naitront à la maison.


Et à mon avis, la position allongée n'a rien à voir avec la baisse de la mortalité lors de l'accouchement.


la douleur est entre autre provoquée par ce qu'on appelle des contractions (l'ouverture progressive du col de l'uterus)tout à fait naturelles : debout , allongé ou assise les contractions sont les memes. supportables au debut puis de plus en plus intense...

Aucune position ne soulage les contractions : seule la morphine le peut.

Les contractions sont douloureuses, certes, ce que je te dit c'est qu'elle le sont plus à la maternité (lieu froid, inspirant la peur) que chez toi, tranquillou dans ta baignoire.

Voici un extrait du fil de discution sur onnouscachetout.com :

La raison principale de la douleur dans un accouchement normal est [...] le syndrome peur-tension-douleur. [...] Notre organisme nous fournit de puissants instincts durant l'accouchement. Le premier est le besoin de se sentir en sécurité et protégé. Tous les mammifères cherchent instinctivement un endroit sombre, retiré, et le plus important, sécuritaire, pour accoucher. Durant l'accouchement, les mammifères semblent dormir et ferment les yeux pour tromper des prédateurs potentiels. Ils respirent normalement, et certains (qui ne transpirent pas) peuvent haleter pour se refroidir. Les humains pourraient atteindre plus facilement un stade de relaxation en fermant les yeux et en faisant des respirations abdominales. Cette relaxation ralentit aussi les ondes du cerveau de la femme accouchante dans ce qu'on appelle un état alpha, état dans lequel il est virtuellement impossible de relâcher de l'adrénaline, l'hormone de la peur. Le besoin de confort physique devient critique, comme celui d'avoir un "nid" prêt pour le bébé. L'environnement hospitalier provoque souvent de nombreuses intrusions non-intentionnelles dans l'atmosphère de la naissance en imposant un éclairage excessif, beaucoup de monde, du bruit, des examens, et des machines suscitant la peur.

la suite ici...

Et dans le même fil de discution, tu pourras lire le texte d'une sage-femme qui explique pourquoi la position allongée est la pire pour accoucher : la femelle humaine est la seule à avoir un bassin qui se trouve dans la droite prolongation de sa colonne vertébrale (homo erectus), et non un bassin articulé en angle par rapport à cette colonne vertébrale.

#12 cixi

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Posté 19 septembre 2004 - 22:48

Je suis tout à fait d'accord que l'accouchement médicalisé est la cause de bien des problèmes qui n'existeraient pas si la femme qui accouche pouvait prendre une position naturelle et faire ce que son corps lui dicte de faire au lieu de répondre aux désirs des accoucheurs qui ne s'occupent que de leur confort à eux.

En Norvège, il y a en hôpital (pour celles qui ont un peu trop peur d'accoucher chez elle) des salles d'accouchement qui ressemblent à une chambre ordinaire avec lit, fauteuils, chaises, et une baignoire, sans aucun ameublement qui ne rappelle un hôpital, et où les membres de la famille dont la future mère désire la présence sont bien accueillis.

D'autre part, j'ai eu deux enfants il y a 26 et 23 ans et aucune aide anti-douleur (mon désir personnel), et je ne peux pas dire qu'un accouchement soit douloureux. Cela donne du boulot pour pousser, oui (c'est pas pour rien qu'on l'appelle "travail"), mais douleurs? Pas du tout! Je me suis moi-même préparée, avec l'aide de mon mari, par la méthode Lamaze, chez moi, juste avec un bouquin, car cette méthode était inconnue en Norvège à cette époque.

Je crois que la peur y est pour beaucoup lorsqu'un accouchement est douloureux. Et la peur de la douleur multiplie cette douleur et ne permet aucunement la détente absolument nécessaire pour un accouchement réussi.

J'ai eu de la chance? Ou sont-ce celles qui éprouvent tant de douleur qui n'ont pas de chance?

Cixi 8)

#13 milka

milka
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Posté 20 septembre 2004 - 00:42

En Norvège, il y a en hôpital (pour celles qui ont un peu trop peur d'accoucher chez elle) des salles d'accouchement qui ressemblent à une chambre ordinaire avec lit, fauteuils, chaises, et une baignoire, sans aucun ameublement qui ne rappelle un hôpital, et où les membres de la famille dont la future mère désire la présence sont bien accueillis.

D'autre part, j'ai eu deux enfants il y a 26 et 23 ans et aucune aide anti-douleur (mon désir personnel), et je ne peux pas dire qu'un accouchement soit douloureux. Cela donne du boulot pour pousser, oui (c'est pas pour rien qu'on l'appelle "travail"), mais douleurs? Pas du tout! Je me suis moi-même préparée, avec l'aide de mon mari, par la méthode Lamaze, chez moi, juste avec un bouquin, car cette méthode était inconnue en Norvège à cette époque.

bonsoir

tu n'as jamais ressenti de douleur cixi ? aucune douleur ? 8)

c'est bien la 1er fois de ma vie que j'entends ça par ce que vu la dilatation extraordinaire de l'uterus puis du vagin ça me semble incroyable

sinon les filles :

le periné est une zone tres sensible qui necessite presque toujours un acte chirurgicale (une incision de qq points pratiquée proprement par l'equipe soignante afin d'eviter une dechirure du periné)

l'incision n'entame pas que la peau mais aussi les nerfs et les muscles. ça doit etre recousu par la suite. on ne peut pas pratiquer cet acte si la femme est assise.

le periné etant la zone qui soutient bébé lors de l'accouchement ne risque t elle pas d'etre largement plus sollicitée si la femme accouche assise ? il serait interessant de connaitre les statistiques la dessus


jai,

l'avis de la sage femme x ou y ne peut remettre en cause l'avis de la majorité des medecins plus qualifiés. les contractions sont mecaniques à mes yeux et non psychologique. l'ambiance d'une piece ne changera rien à ma douleur.

cela dit l'idée d'une piece un peu froide n'est pas mauvaise bien au contraire. je suis totalement favorable à une ambiance chaleureuse et intime tant que le bloc est à proximité.

sinon les filles, franchement peu importe l'avis de chacune d'entre nous l'essentiel c'est que chacune vive sa grossesse comme elle le desire

cordialement

Modifié par milka, 20 septembre 2004 - 00:54 .


#14 jai

jai

Posté 20 septembre 2004 - 07:21

le periné est une zone tres sensible qui necessite presque toujours un acte chirurgicale (une incision de qq points pratiquée proprement par l'equipe soignante afin d'eviter une dechirure du periné)

l'incision n'entame pas que la peau mais aussi les nerfs et les muscles. ça doit etre recousu par la suite. on ne peut pas pratiquer cet acte si la femme est assise.


Ca ça s'apelle une episiotomie, et contrairement à ce que tu dis, ce n'est pas un acte qui est censé être banal.
C'est encore un exemple de la médicalisation à outrance de l'accouchement : l'episiotomie n'est pas un acte bénin, loin de là.
Personellement, c'est ce qui m'a fait le plus mal : pas moyen de m'assoire sans avoir mal pendant plusieurs mois, je te parle même pas d'avoir des relations sexuelles...
Pendant ce temps, dans d'autres pays européens, l'épistiotomie n'est quasiment pas pratiquée et les femmes ne meurent pas plus.... loin de là.

"La majorité des medecins qui sont plus qualifiés".... arrête, tu me fait trop rire !!!
Personne n'est plus qualifié que toi pour connaitre ton corps et ses réactions.
Les textes que j'ai posté ne sont pas issus de cerveaux malades ou isolés, ce sont des études scientifiques.
Quand on 'texplique scientifiquement que la forme de ton bassin n'est pas compatible avec un accouchement allongé, ça ne te fais pas tilt ??

sinon les filles, franchement peu importe l'avis de chacune d'entre nous l'essentiel c'est que chacune vive sa grossesse comme elle le desire

Ce n'est pas une question d'avis sur l'accouchement, c'est bien plus important que ça : en France aujourd'hui, si tu choisis d'accoucher chez toi, non seulement tu es considérée comme une dangeureuse dingue, mais en plus, accroche toi pour trouver une sage-femme qui t'accompagne ! Je suis ravie que certaines aiment accoucher à l'hopital, le probleme c'est que moi qui justement"désire" accoucher la maison, je dois me battre et dépenser de l'energie pour trouver quelqu'un qui m'accompagne dans cette démarche.... Ca ce n'est pas normal.

#15 Tis

Tis

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Posté 20 septembre 2004 - 07:53

Pour avoir accouché 6 fois dont 1 à la maison, je confirme que si c'était à refaire mes enfants naîtraient tous à la maison.

D'une part, quelque soit la durée du "travail" et le lieu (5 endroits différents) les obstétriciens sont toujours arrivés après l'accouchement. L'un deux, en clinique, a même engueulé la sage-femme qui, dixit, "n'avait pas su retarder la naissance jusqu'à son arrivée" !

D'autre part les 2 seuls accouchements pendant lesquels j'ai beaucoup souffert ont eu lieu à l'hôpital.

Le 1er, pour lequel je suis restée 7 h immobilisée sur la table d'accouchement, ce qui m'a épuisée et a provoqué une douleur aux reins insoutenable. Je précise que c'était un déclenchement, programmé par le toubib, qui m'avait dit qu'il faudrait sûrement une césarienne parce que mon bassin était trop étoit et qu'il n'est pas venu une seule fois pendant toute la journée. Comme j'étais "fille-mère", comme on disait encore à l'époque, il avait refusé qu'une femme de ma famille m'accompagne, et je me suis retrouvée seule avec une élève qui débutait sa formation et une sage-femme qui venait quand elle pouvait car elle avait 3 accouchements en même temps. Le tout dans une célèbre maternité parisienne où mon fils a attrapé un virus à la naissance ce qui lui a permis de passer 3 semaines en soins intensifs et de ne rattraper son poids de naissance qu'à la 5ème semaine !

La 2 ème fois j'ai accouché à la maison: 1h10 de travail seulement et je n'ai pas ressenti de douleur intenable car j'ai marché jusqu'à la naissance qui a eu lieu dans mon lit. C'était génial, le bébé et la maman n'ont pas souffert et ont eu le temps de vivre cet évènement à leur rythme. Il fallait juste que je rassure mon entourage qui s'inquiétait. Mais le toubib étant arrivé une heure après avoir été prévenu (c'était un dimanche et il taillait sa haie), c'est mon mari qui m'a aidée. Et, comme il a eu peur après coup des complications qui auraient pu avoir eu lieu, il n'a pas voulu recommencer. Dommage !

Pour les autres, à chaque fois que je voyais les murs de l'hôpital ou de la clinique cela bloquait le travail pour plusieurs jours. Même bien dilatée je n'avais plus de contractions efficaces. Donc, je repartais chez moi. J'ai donc pris l'habitude d'arpenter le parking jusqu'à ce que je ne puisse plus marcher.

Le 4ème accouchement a été atroce car le bébé se présentait par la face et que la sage-femme n'a pas osé repousser la tête* pour qu'il se présente mieux. Cela a été très dur et nous avons beaucoup souffert toutes les deux, ma fille et moi. Elle a mis longtemps à s'en remettre, était très apathique et nous a quittés d'une mort subite à 3 mois.

tu n'as jamais ressenti de douleur cixi ? aucune douleur ?

Au total mes 6 enfants sont passés par les voies naturelles, sans anesthésie ni péridurale. En ce qui concerne la douleur, elle existe mais dans des conditions normales reste supportable si tu la contrôle en pensant à autre chose, jusqu'au moment de l'expulsion où en s'intensifiant elle t'oblige à accélérer l'effort pour que le bébé ne reste pas coincé.

Je n'ai eu qu'une seule épisiotomie qui m'a empêchée de m'asseoir pendant 10 jours et provoqué des brûlures aigües à chaque miction. Par la suite j'ai eu des déchirures en "étoile", beaucoup moins profondes, presque indolores et cicatrisant beaucoup plus vite.

Au total je n'ai rencontré chez les obstétriciens que des êtres imbus d'eux-mêmes, caractériels, cachant leurs peurs sous un masque de mépris et incapables d'écouter ce que savent et ressentent leurs patientes. Par contre la plupart des sages-femmes alliaient patience et compétence mais craignaient trop souvent les réactions de leur patron.
Mon mari, qui était éleveur, prenait plus de soins de ses brebis pendant la mise-bas que tous les obstétriciens que j'ai rencontrés de leurs patientes.

* Je signale qu'autrefois les accoucheurs aidaient ainsi les enfants qui se présentaient par le siège à se retourner et évitaient de nombreuses césariennes.

#16 jai

jai

Posté 20 septembre 2004 - 08:14

Comme j'étais "fille-mère", comme on disait encore à l'époque, il avait refusé qu'une femme de ma famille m'accompagne, et je me suis retrouvée seule avec une élève qui débutait sa formation et une sage-femme qui venait quand elle pouvait car elle avait 3 accouchements en même temps.

Tis, moi ça a été pareil : j'étais seule (de nos jours on ne dit plus fille-mère, on dit mère célibataire :)) et personne de mon entourage n'était là pendant l'accouchement. Quelques minutes après la naisssance de Jules, la première personne qui est arrivée est ma petite soeur, qui n'a pas eut le droit de rentrer en salle d'accouchement pour voir le bébé et moi.... parcequ'elle était mineure (17 ans !).
8)

Modifié par jai, 20 septembre 2004 - 08:17 .


#17 Tis

Tis

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Posté 20 septembre 2004 - 08:29

La mienne avait 7 ans de plus que moi, m'avait élevée et avait accouché plusieurs fois... mais n'a pas eu l'autorisation de rentrer avant la naissance ! 8)

Modifié par Tis, 20 septembre 2004 - 08:31 .


#18 milka

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Posté 20 septembre 2004 - 11:14

Le 4ème accouchement a été atroce car le bébé se présentait par la face et que la sage-femme n'a pas osé repousser la tête* pour qu'il se présente mieux. Cela a été très dur et nous avons beaucoup souffert toutes les deux, ma fille et moi. Elle a mis longtemps à s'en remettre, était très apathique et nous a quittés d'une mort subite à 3 mois.

tis

je suis desolée tis pour ce drame : tu as subis une cesarienne ?

il n'ya pas pire douleur que le deces de son petit bout

ça m'attriste enormement 8)

puisse son âme reposer en paix

cordialement

#19 Tis

Tis

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Posté 20 septembre 2004 - 11:28

Pourrais-tu relire mon post pour trouver la réponse à ta question ?

Quand à l'âme je n'y crois plus depuis belle lurette... et ne t'attriste pas trop c'est une vieille histoire.

#20 _Shivaya_

_Shivaya_

Posté 20 septembre 2004 - 13:22

as tu dejà eu des enfants shivaya ?

La réponse à cette question ne servirait à rien car je ne considère pas mon cas comme universel.

Tu ignores des études faites dans de nombreux pays par des organismes internationaux pour nous asséner ta vision des choses comme une vérité.

Je n'irai pas plus loin, les autres ont déjà répondu : il est clair que tu n'as lu aucun des articles qui a pu être cités.
Les témoignages de chacune sont passionnants et sont souvent la confirmation de ces articles.

Le problème n'est pas de "supprimer" l'hopital : c'est de faire comprendre qu'il est évitable dans tous les cas de grossesse normale et que chacune devrait pouvoir choisir, or ce n'est pas le cas, car comme le dit Jai, décider d'accoucher à domicile est un parcours difficile en France. Non seulement trouver le personnel necessaire est difficile, mais les médecins ne concoivent pas cet acte naturel autrement que comme une pathologie, et tant qu'on leur enseignera que c'est une pathologie dangeureuse, il y a peu de chance que les choses changent.

Shivaya