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[Article] Pour de l'Ethique sur l'Etiquette


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20 réponses à ce sujet

#1 EcliptuX

EcliptuX
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Posté 23 janvier 2004 - 16:52

Venez réagir à l'article Pour de l'Ethique sur l'Etiquette à la suite de ce topic.

#2 Miette

Miette

    Terrienne en période d'essai

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  • Localisation:vaucluse eheh

Posté 25 janvier 2004 - 21:03

Je voudrais en effet réagir et tout particulièrement sur Max Havelaar qui est donc une association à but non lucratif et dont les produit se vendent majoritairement chez "artisan du monde" faisant parti d'une éthique su l'étiquette.

Il semblerait que tout ne soit pas très clair à leur sujet. Une personne a passé commande de café Max havelaar pour son entreprise , et a désiré lié contact par courrier avec le village que les achats de café faisaient vivre. Il n'en a pas eu la possibilité. La personne de chez Max Havelaar, qu'il a eu par communication téléphonique, lui a dit que ce n'était pas possible parce que ça changeait souvent de village....:D

En allant sur le site de max havelaar je m'apperçois que :
dans le lien http://www.maxhavela...n/datescles.htm

Les chiffres données présentent, pour une partie des charges, 2 lignes qui disent :
- services extérieurs
- autres services extérieurs
cumulant un coup d'environ 438 717 euros, ce qui représente plus que les charges du personnel sur une année.
Je ne sais si vous faites la différence entre "services extérieurs" et "autres services extérieurs". Moi non.
Quelle somme pour la grande distribution, puisque 70% des produits max havelaar y sont vendus ?
Dans la définition de l'éthique Max Havelaar est dit je cite de leur site (mon option "insérer un panneau" ne marche pas) :

"Ces boutiques spécialisées, " alternatives " au commerce traditionnel,..."

Avec 70% de la marchandise vendu aux grandes surfaces !!!

Certes il y a les avantages sociaux : les petits producteurs ont une couverture sociale (mais le site ne détaille pas la nature de cette aide) , ils versent les salaires complets pour les arrêts maladies de courte durée et les demi salaires pour les malades longue durée, ils payent la totalité de certaines opérations.
Mais qu'en est t'il du coup réel de la vie dans ces pays et du minimal social ? Rien non plus sur leur site.

Alors j'aimerais connaitre votre avis :
En 2003 Max Havelar a fait 400 000 millions d'euros et, précise bien, je cite :
"* Attention : il s'agit du chiffre d'affaires de détail estimé des produits portant le label Max Havelaar et non du chiffre d'affaires de Max Havelaar."
La petite étoile que vous voyez ne se réfère à aucunes informations plus détaillées. Seriez vous quelle est la différence ?
Trouvez vous clairs les tableaux de compte énoncés ?

Max havelaar promet "une rénumération juste" ? Qu'est ce que cela veut dire ? Il se base vraissemblablement sur le minimum social du pays et se garde de dire de combien il est.

En voici quelque exemples pour les vendeurs de café auprès de Max Havelaar :

- au Cameroun : 520 F/mois donc 79.40 Euros.
http://www.izf.net/i...un/salaires.htm

- en Bolivie : 115 euros/mois à 45 heures http://perso.wanadoo...les/bolivie.htm

- En Indonésie : pas de salaire minimum pour les femmes
http://www.acdi-cida...penDocument#2.3

Alors pourquoi Max Havelaar n'a pas lui même établit un taux fixe pour les salaires ?

De plus sur le site : http://www.artisansdumonde.org/
ils ne parlent pas de Max Havelaar, alors que sur mes paquets de café "artisans du monde" il y a bien le logo Maw Havelaar.

Qu'en pensez vous ?


miette

#3 Miette

Miette

    Terrienne en période d'essai

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  • Localisation:vaucluse eheh

Posté 26 janvier 2004 - 08:25

bonjour,

j'ai oublié de préciser que je n'ai vu aucun lien su le site de "Max Havelaar", ainsi que sur celui d'"artisans du monde" permettant de contacter les producteurs.
Ayant une boutique artisans du monde à côté de chez moi, je vais essayer moi aussi d'écrire à un producteur d'Amérique latine.
Avez vous dejà eu contact avec l'un des producteurs ?

Même si tout ne me semble pas clair, je pense que les travailleurs chaperonnés par ce genre d'associations travaillent dans de meilleures conditions, et plus en respect également avec l'environnement.

Sauriez vous où est il possible de voir la liste complète des associations et syndicats étant dans "de l'éthique sur l'étiquette" ? même sur leur site je ne les ai pas trouvé :

http://www.ethique-sur-etiquette.org/


Pourriez vous aussi diffuser la conférence sur l'eau qu'il y a eu il y a 10 jours sur Paris ?
Je n'ai pas pu y assister et aimerais beaucoup savoir ce qu'il s'y est dit.

Merci

Bonne journée, bon courage, et bon boycote !

miette

#4 Miette

Miette

    Terrienne en période d'essai

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Posté 06 fvrier 2004 - 21:06

Concernant les associations existantes dans le commerce équitable, attaché directement et indirectement à de l'éthique sur l'étiquette, j'ai donc demandé à la boutique "des artisans du monde" pour pouvoir écrire aux producteurs.
Eux ne savait pas (j'y ai vu le lanceur de cette boutique).
Il faut appeler directement max havelaar pour se faire.
Sur leur site, pas de numéro de téléphone.

Pourquoi tout le monde reste sans écrit sur ce sujet ?
Savez vous plus sur ces associations ?

miette

#5 oplf82

oplf82
  • Localisation:Montauban 82
  • Intérêts:l'Aide sous toutes ses formes :-)

Posté 08 fvrier 2004 - 10:58

:D Miette !

Personnelllement, je connais peu cette société, cependant j'ai une approche prudente de telles sociétés qui se disent "équitables, bio, etc" !

Je l'ai signalé dans une autre discussion, étant en recherche d'emploi dans ce milieu "équitable, bio, etc" j'ai constaté qu'ils n'avaient de ces termes, justement que ces termes !!!

Autrement ils sont comme leurs autres copains, les dents longues, qui font de grosses rayures au sol, et pas de vaseline... :D :D

J'ai écouté 45'" de l'enregistrement de Jacquiau sur la grande distribution et c'est édifiant !!!
Bien sûr il faut prendre le temps de "tout" écouter !!! mais même déjà avec ces 45 premières minutes, tu as l'estomac qui fait des "huit" de colère ! (à maitriser ce brave moteur, sinon il claque :D )

Voilà, je t'ai rapporté mon "sentiment" afin que tu te "sentes" moins seule :D

Cordialement
Bernard
:D

#6 Miette

Miette

    Terrienne en période d'essai

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  • Localisation:vaucluse eheh

Posté 13 fvrier 2004 - 12:47

:D merci Bertrand, pour ton partage... oui pas simple de trouver des gens qui ne se sont pas fait gober par le rouage infernal de l'économie dévorante !
mais bon, ils existent tout de même, la preuve, on est là ! et en plus on peut le faire alors.... :D

alors on tiens le coup !

miette

ps : pas eu le temps encore d'échanger avec Maxx Havelaar, si ce n'est un mail auquel ils n'ont toujours pas répondu.

#7 EcliptuX

EcliptuX
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  • Intérêts:la Vie et les gens :)

Posté 01 juin 2004 - 10:38

Pétition en direction du Comité International Olympique

Dans sa charte, le Comité International Olympique fonde ses valeurs sur "le respect des principes éthiques fondamentaux universels", mais n'étend pas ces principes aux ouvriers de l'industrie du sport. Pourtant, il est responsable des conditions de fabrication des produits portant le logo olympique.
Notre campagne "Jouez le jeu pour les JO" a donc pour premier objectif d'inciter le CIO à reconnaître sa responsabilité quant aux conditions de travail dans ses filières d'approvisionnement. Ainsi, le Collectif lance le défi de réunir 200 000 signatures en France pour contribuer à la pétition internationale qui demandera au CIO de prendre des mesures concrètes, afin de favoriser la démarche qualité sociale des entreprises du sport.


A l'attention de M. Jacques ROGGE,
Président du Comité International Olympique (CIO)



      Monsieur le Président,

Quand j'achète des vêtements de sport, je veux être sûr que personne n'a été exploité pour leur fabrication. Aussi, je suis choqué et déçu d'apprendre l'existence de violations massives des droits des ouvriers dans l'industrie des vêtements de sport, et que le CIO n'a pris aucune mesure pour empêcher de tels abus parmi ceux qui fabriquent des produits portant l'emblème olympique.

Dans sa charte, le CIO déclare que l'olympisme se fonde sur « le respect des principes éthiques fondamentaux universels », mais vous n'étendez pas ces principes aux ouvriers de l'industrie du sport. Pourtant, il est responsable des conditions de fabrication des produits portant le logo olympique.

Dans sa charte comme dans les actes, le CIO doit s'assurer que les droits des ouvriers sont respectés, et doit collaborer dans ce but avec des ONG et des syndicats. Merci de me faire savoir ce que vous comptez faire pour cela.


Pour signer la pétition : http://www.lapetitio....cfm?numero=843

#8 Corto

Corto
  • Localisation:Paris

Posté 01 juin 2004 - 10:55

Pour info:
J’ai assisté lors de la semaine sur le commerce équitable à un débat avec un représentant d'artisans du monde et le créateur de la boutique de Melun. Il s'agit avant tout de COMMERCE (dixit les deux personnes).Donc ils n'ont pas pour vocation de ne dégagé aucun bénéfice. D'ailleurs une partie de leurs employés travaillant en France le fait bénévolement!!!!!????
On peut donc se poser des questions sur le bien fondé d'artisans du monde (en tout cas c'est mon cas, car ils n'ont pas su me convaincre de leur efficacité). Mais n'empêche l'idée est belle et je la soutiens. Par contre je suis du genre a d'abord faire le ménage devant chez moi (en effet le commerce équitable se fait seulement dans les échanges entre les pays du nord et du sud) et je vais chez les petits commerçants du village faire mes courses (moins de pollution pour faire 30 bornes en voiture pour la grande surface) et en plus j'ai un accueil personnalisé et conviviale tout en sachant que les gros commerçant ne me verront plus gniakgniakgniak!!!!

#9 clay

clay
  • Localisation:yde

Posté 05 novembre 2004 - 13:27

Chers miette et Bernard s'lut !

Je voudrais juste apporter ma contribution en vous disant qu'avant tout il faut rester positif, par ce que si nous ne partons pas sur cette base, nous ne pourrons pas faire avancer les choses et pire encore nous serions amener à démissionner donc à ne pas contribuer au changement. Je suis d'accord avec vous qu'il faut faire attention à ces institutions qui font du commerce équitable, d'où l'éthique sur l'étiquette leur "fond de commerce" pour encore mieux dominer les plus faibles. Mais n'oublions pas que dans cette campagne importante qu'est l'institution du commerce équitable l'idée et l'objectif final est plus que vital, il ya parmi ces institutions celles qui oeuvrent vraiment pour un commerce équitable.

Je suis d'accord avec le fait que Max havelaar, ou quelques une des institutions que vous avez eu à contacter directement ou indirectement sont en train de passer à côter de ce que devrait être leur rôle. Car ils ont une mauvaise "stratégie de fonctionnement" si je peux parler ainsi, ils négligent une arme puissante qu'est l'information et c'est à mon avis l'information et la sensibilisation de la population qui pourront faire avancer le commerce équitable, c'est donc une erreur de ne pas mettre à la dispositions des consommateurs actifs et d'ailleurs et à d' autres simples consommateurs des informations de premières nécessité sur les bénéficiaires de ce geste équitable qui est celui de préférer un produit étiqueté équitable qu'un autre non étiqueté car il est dans la nature humaine de se rassurer qu'on a bien agi pour la bonne cause !...

Mais en restant sur une base positive, nous devons non pas nous méfiez de ces mouvements solidaires mais plutôt de se demander comment est ce que nous pouvons apporter notre contribution pour batir la cité humaine et je crois qu'en dépit de nos considérations et de nos démons intérieurs nous devons tous concentrer nos efforts à nous mettre à la disposition de l'humanité. C'est vrai que la première action est de dénoncer comme vous l'avez fait, mais le plus important est également d'agir activement pour l'amélioration des choses.

J'espère que j'ai pu être utile. En tout cas avec le temps je pourrai vous donner les adresses des institutions où vous pouvez avoir accès au informations sur les bénéficiaires de ce geste de solidarité.

Merci bien,

Une citoyenne du monde.

#10 lool

lool
  • Localisation:Bruxelles

Posté 05 novembre 2004 - 18:32

Que pensez-vous de l'initiative Transparent-Trade ?

Transparent-Trade, un label clair

Publier l'entièreté de ses comptes et de ses démarches : que demander de plus à une société ?

J'ai particulièrement apprécié l'onglet Situation politique au Népal sur le site de Transparent Trade.

#11 Johan de Dina

Johan de Dina
  • Localisation:Comtat de Nissa
  • Intérêts:Oeuvre du phylosophe Inuit : Apert SooN

Posté 05 novembre 2004 - 19:48

Le commerce équitable ou ethique est une imposture, à partir du moment où celà consiste à faire produire par des "Pays Pauvres" des objets, où des produits agricoles bruts ou transformés qui correspondent à nos "besoins" ou à nos envies.
Les mono-cultures se fond au détriment des cultures vivriéres qui seules apportent indépendance et autonomie aux paysans. Quant aux produits ou objets issus de l'artisanat, ils sont frabriqués en fonctions de nos envies de riche; ce qui plait en boutique, au détriment des objets necessaires à la vie quotidienne du paysan.
Le paysan local n'étant pas à même de rémunérer l'artisant au même taux que le réseau commerce étique ou équitable.
Le reste, les critéres sociaux, l'aspect protection de l'environnement, produits bio, etc..ne sont que des prétextes à justifier un échange inégal à son origine.
Sans parler que dans le cadre de commerce d'importation où est la transparence sur les moyens de transport et l'étiquette bilan écologique du produit arrivé sur l'étal.
Un pays qui n'exporte que son superflux, une fois les besoins locaux des populations couvert ferait du commerce équitable. Il commencerait d'ailleur pas forcément par le voisin le plus solvable.
En dehors des échange de proximité à l'échelle locale, le commerce dit étique ou équitable est du même ressort que la guerre propre à O mort. (Dans notre camps bien sûr).
Maintenant si quelqu'un dit:" Le commerce étique participe au développement des pays pauvres".
C'est un autre débat: Le dévellopement des pays pauvres sur notre modéle de civilisation sert surtout nos intêrets de riches.
Comment concillier notre niveau de vie et nos priviléges avec notre bonne conscience: Il n'y a pas de solution sinon défaire notre développement.

#12 cugel

cugel
  • Localisation:lille
  • Intérêts:economie alternative, science, diversité

Posté 07 novembre 2004 - 09:03

Je partage ton point de vue johan .
Que chacun s'occupe d'abords de produire ce dont il a besoin (à l'echelle personnel ou d'une nation) avant d'exporter des biens.
Le commerce equitable n'est qu'un commerce comme un autre c'est à dire dissocier le travail des besoins locaux.
A quoi rime de faire des plantations de café pour acheter du poulet européen surgelé ? N'est-il pas plus simple de faire tous de suite des poulets, et tans pis pour les europeen avide de café ;)

#13 clay

clay
  • Localisation:yde

Posté 10 novembre 2004 - 14:32

Je vois, mais je crois que je vais être le trouble-fête !

Le commerce équitable ou éthique n’est pas une imposture, ce n’est pas par ce qu’il y a des défaillances dans le système qu’automatiquement ce concept doit être une imposture. Ce concept est né d’une volonté de voir les choses changer dans le bon sens ! Le monde va comme il va et on doit s’adapter et vivre à son époque. C’est à cause des dysfonctionnements qui existent entre les échanges commerciaux internationaux en particulier entre les pays du sud et ceux du nord que les gens on voulu se mobiliser, les contractants n’étant pas au même pied d’égalité. Un pays ne peut pas vivre en autarcie et les politiques commerciales internes n’ont rien à voir avec celles extérieurs car plusieurs autres paramètres entre en jeux (les frais de douane, les quotas et autres). On ne peut comparer ces 2 situations car les enjeux ne sont pas les mêmes.

Le problème ne se situe donc pas au niveau du fait que ce « commerce équitable sert les intérêts des pays riches » si vous jetez un coup d’œil sur l’historique de ce concept vous verrez bien au contraire que c'était pour essayer de créer un certain équilibre par rapport au commerce traditionnel (restons toujours sur l’échelle international, car sur le plan local le problème ne se pose pas de cette façon). Et en ce qui concerne les mono-cultures qui se fond au détriment des cultures vivrières, je peux dire que sur le plan purement commercial (du rendement) dans certaines régions ces cultures rapportent plus de la moitié des revenus des paysans pourquoi ? (Au Cameroun, région du centre et du sud) Parce que ce sont les produits qui sont vendus à l’export et rapporte donc plus alors que les cultures vivrières s’écoulent plutôt sur le marché interne.

Les échanges commerciaux multilatéraux sont donc pour ma part normaux car j’estime que si nous partons du fait que nous sommes tous citoyen du monde, car nous avons tous une même destinée quelque soit nos différences. Le vrai problème à mon avis c’est de trouver la meilleure façon dont le commerce équitable doit faire pour mieux servir les intérêts des moins nantie et surtout avant tout de l’effort fourni c'est-à-dire rémunérer le travail fourni à sa juste valeur, car le malaise est parti aussi du fait que les prix qui se fixent sur le marché mondial proviennent des spéculations à la faveur des pays riches puisque que c’est eux qui fixent ces prix. Alors dites moi donc pourquoi est ce que je ne peux pas faire confiance à un concept qui me permettra (moi paysan) d’être payé en considération de l’effort que j’ai fourni, de me permettre de mieux vivre, ou par exemple de scolariser mes enfants et de leur éviter donc le travail des champs ?

Dénonçons les failles du système, mais encore plus cherchons aussi à préserver ce qui est bien pensé qui, bien orienté peut se réveler efficace et salutaire. Car il n’y a pas de faux prétextes à ce genre de changement, les critéres sociaux, l'aspect protection de l'environnement, produits bio et..., ont bel et bien leur place : s’il n’y avait pas eu des manifestations pour la protection de l’environnement sait-on dans quelle situation nous serions aujourd’hui, c’est vrai que celle actuelle n’est pas idéale mais çà aurait pu être pire !

Je vais vous raconter une petite anecdote qui n’a rien à voir avec le commerce équitable mais devrait vous édifiez sur ce qui ne va pas. Dans le cadre du respect des droits de l’homme, l’ex-président Mobutu (ex Zaïre)ayant été interpellé par le Gouvernement belge pour rendre des comptes (à la communauté internationale) lors d’un massacre qu’avait occasionnée une guerre tribale dans son pays a retourné la question en demandant lui aussi une permission de faire une commission d’enquête sur un incident qui avait opposé 2 communautés dans une région belge estimant que les 2 situations étaient identiques… A dire : « que chacun s’occupe de ses affaires » ? Non pas quand la dignité de l’homme est en jeux et c’est à mon avis le cas du concept de commerce équitable.

Une citoyenne du monde.

#14 cugel

cugel
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Posté 10 novembre 2004 - 14:47

Bonjour Clay,

Je m'excuse si je t'ai paru un peu vindicatif dans mon poste precedent.
Bien sur, une rémunération plus juste des produits agricoles est une bonne chose et je ne voulais pas me moquer de ceux qui oeuvre dans ce sens.
Ce que je voulais dire est que dans une situation economique normale un peuple produit d'abord ce dont il a besoin avant de penser à vendre sur le marché international.
Tu me dis que les cultures d'exportations fournissent deux fois plus de revenu que les cultures vivrières. Mais revenu pour quoi faire, acheter des produits importés qui auraient pu etre produit sur place ?
La specialisation d'une economie est toujours nefaste (quoi qu'en dise les theories farfelues de smith et ricardo (reste de cours d'economie)).

#15 Miette

Miette

    Terrienne en période d'essai

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Posté 29 novembre 2004 - 19:19

Un réseau francilien des achats éthiques

né à l'automne 2003 d'un rapprochement du collectif de l'éthique sur l'étiquette et de collectivités locales, un groupe national fédère aujourd'hui des collectivités souhaitant travailler sur la dimension éthique de leurs achats. Cités Unies France structure ce groupe national et coordonne les réseaux régionaux, existants ou en formation. Véritable locomotive, celui du nord pas de calais vient d'éditer un guide sur les achats éthiques. Le réseau francilien réunit, à raison d'une séance toutes les 6 semaines environ, des agents de collectivités aussi différents que les conseils de l'Essonne, et de Sine Saint Denis, les villes de paris, champigny sur marne, saint denis, alfortville, fontenay sous bois, montreuil, versailles, , pontault combault... Ces premières réunions donnent lieu à un défrichage de ce qu'il est possible de faire au niveau de chaque collectivité et à un échange d'expériences. Deux domaines d'achats, offrant un dénominateur commun, sont d'ores et déjà ciblés : le jouet et les vêtements. Le groupe francilien réfléchit à la façon d'inclure des clauses sociales dans les appels d'offres et d'en suivre l'exécution. En la matière champigny sur marne est déjà passée à l'action. L'idée à terme est d'élaborer une sorte de marché commun entre les collectivités qui favoriserait des commandes groupées. Mais bien des obstacles restent à surmonter ! La position du groupe vis à vis des fournisseurs n'est pas le boycott, mais plutot une volonté de les accompagner dans une démarche éthique : suivre et remonter les filières, repérer les dysfonctionnements....

contact : Anne Delacquis, directrice générale adjointe de la ville de Champigny sur marne. anne.delacquis@marie-champigny94.fr

lettre trimestrielle de l'ARENE n°10 novembre 2004


Ce qu'ils ne précisent pas c'est que leurs achats se dirigent beaucoup vers la norme NF, qui pourrait se comparer à l'agriculture raisonnée, dans ce domaine.

Reste, aux personnes en charge des choix d'achats, d'approfondir la démarche en favorisant des achats locaux, et étant plus exigeant que ce qu'impose la norme NF.

Si ça continue comme ça, on devrait être bon pour les environs de 2012 ! :bravooo:

Bon aller, c'est une blague !

La collectivité dans laquelle je travailles est ouverte à approfondir et déjà notre prochaine commande de peintures pour concevoir des jeux sera de la marque biofa, pas local, mais biofa sont vraissemblablement ceux qui ont réfléchis le plus à l'impact de leurs produits (sur l'eau, l'air, et l'énergie nécessaire pour leur conception)

Le poid de commande des collectivités en France étant évalué à 15% du PIB, ça vaut le coup de pousser un peu les gens charger de ces choix !

#16 tocyob

tocyob

Posté 29 novembre 2004 - 23:05

lu sur le net :

La distribution des produits issus du commerce équitable se fait de plusieurs façons
* Par des boutiques indépendantes comme Artisans du Monde.
* Par la grande distribution qui s?approvisionne auprès de labels comme Max Havelaar.
* Par le biais de nombreux sites Internet qui proposent des catalogues de produits équitables en ligne. Liste à l?adresse suivante :
* Et la nouveauté concerne les fast-foods : Mc Donalds en Suisse se met au commerce équitable en servant du café et du thé Max Havelaar. Cela pourrait s?étendre à tous les restaurants et cafés.

(business is business) le commerce équitable est trop ancré dans une logique de croissance, et rien ne vaut une bonne décroissance.

#17 Johan de Dina

Johan de Dina
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Posté 30 novembre 2004 - 09:51

(business is business) le commerce équitable est trop ancré dans une logique de croissance, et rien ne vaut une bonne décroissance.

La croissance et le développement sont pavé de bonnes intentions.

#18 Miette

Miette

    Terrienne en période d'essai

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  • Localisation:vaucluse eheh

Posté 01 dcembre 2004 - 11:48

l'idée serait d'acheter le plus possible en local et en techniques de production/transformation respectant la terre.
Le problème, c'est que tout cela a fichtrement diminuer, surtout par ici, et que les élus veulent bien réorienter leurs achats, mais de la à mettre des carottes et des choux fleurs pour leur buffet, à tremper dans leur champagne, je ne crois pas...
Faudrais que je pose la question tiens...

#19 _Shivaya_

_Shivaya_

Posté 07 janvier 2005 - 20:42

Dans la même veine que l'Ethique sur l'Etiquette, d'autres petites infos sur les méthodes de la mondialisation.

Ne jamais oubliez que le pouvoir du consommateur c'est nous qui l'avons et que nous pouvons l'utiliser comme bon nous semble.

Derrière les cadeaux aux enfants, se cache très souvent le pire des systèmes... quand la souris se fait rat...

Shivaya

Soirée-débat animée par les associations «Les Actiphages» et «Réseau solidarité» : La responsabilité sociale des consommateurs

Si les chiffres suivants vous écoeurent, vous pouvez réagir
Le vendredi 14 janvier 2004 à 19h 30

Les chiffres qui suivent ont été communiqués par « Réseau Solidarité » à propos de l'entreprise Shah Makhum sous-traitant au Bangladesh de Disney dans la fabrication de vêtements destinés à alimenter les rayons de Disney en Europe.

1) Le salaire d'une ouvrière est de 0.34 euros de l'heure,
2) Ce salaire représente 0.7 % du coût de la chemise payée à Disney par le consommateur,
3) Disney dépense 25 fois plus en publicité qu'en salaire pour l'ouvrière,
4) La même ouvrière devrait travailler 210 ans pour gagner ce que Michael Eisber, président de Disney, gagne en une heure,
5) Le budget annuel de Disney est quatre fois et demi plus important que celui du Bangladesh,

Soirée-débat animée par les associations «Les Actiphages» et «Réseau solidarité»

Aujourd'hui, les consommateurs sont de plus en plus conscients de leur responsabilité et exigent de la part des entreprises des garanties sur le contenu social des produits qu'ils achètent. De leur côté, les entreprises, soucieuses de renouveler l'identification du consommateur à leurs produits, surfent sur la vague du commerce éthique. Le battage médiatique qui a accompagné la publication des codes de conduite ces 10 dernières années, pourrait laisser penser que les conditions de travail dans les pays du Sud se sont améliorées, grâce à une soudaine volonté des multinationales de se préoccuper des répercussions sociales de leurs activités.

Mais que cachent réellement ces codes de conduite ? Que peut-on attendre des promesses des multinationales ? En fait, quels contre pouvoirs existent-ils face à ces multinationales?
Difficile de parler de multinationales sans parler de mondialisation libérale et financière et par conséquent de société civile et d'altermondialisme.

Adresse : Salle UVA &nsbp; &nsbp; 9, rue Duc 75018 PARIS
M° Jules Joffrin

Entrée : 5 euros, avec boissons et petits salées.
Adhérents "Les Actiphages" et "Réseau solidarité" : 3 euros

Renseignements : 01 43 67 79 42 ou Pierreetactiph@free.fr

#20 _Shivaya_

_Shivaya_

Posté 14 mars 2005 - 00:45

N'oubliez pas vérifier les étiquettes sur ce que vous achetez...

Shivaya

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Thaïlande - Decathlon doit jouer le jeu

Premier distributeur français d'articles de sport, quatrième au niveau mondial, Décathlon fait partie de ces géants de l'industrie textile qui ont le vent en poupe. Mais qu'en est-il du respect des droits fondamentaux ? En 2004, son Directeur Général écrivait une réponse rassurante aux personnes qui l'avaient interpellé, par le biais d'une campagne du collectif De l'éthique sur l'étiquette (1), sur la qualité sociale des produits Décathlon : "Décathlon s'est engagé sur deux codes de conduite : un code de conduite interne (...), et le code de conduite de la FNCASL, Fédération Nationale du Commerce des Articles de Sport et de Loisir (2)". La lettre faisait ensuite référence à l'engagement de l'entreprise sur le “respect de droits fondamentaux”, aux audits réguliers effectués par des "organismes externes indépendants" et au contrôle permanent des 2500 fournisseurs par les 400 "Responsables sous-traitant" qui sont sur place. A y regarder de plus près, tous ces "dispositifs" sont néanmoins très insuffisants. C’est malheureusement ce que constatent les ouvriers de l'usine thaïlandaise MSP Sportswear Co. Ltd., qui fabriquent des produits pour Décathlon. Victimes de répression syndicale, ils en appellent à la solidarité internationale pour que les principes publiquement affirmés se traduisent dans la réalité.

Chez MSP Sportswear, les conditions de vie et de travail correspondent hélas aux "standards" de l'industrie du sport : en plus des cadences intenables et des heures supplémentaires qui leurs sont imposées, les ouvrières subissent les insultes de l'encadrement, des fouilles au corps quotidiennes (qui s'apparentent parfois à du harcèlement sexuel), et boivent de l'eau de mauvaise qualité. En novembre 2003, des travailleurs créent une section syndicale pour être en mesure de défendre leurs droits. Dans un premier temps, la direction refuse le dialogue et licencie deux des responsables, mais la mobilisation des ONG locales et la Commission nationale des droits de l'Homme obligent la direction à faire marche arrière quelques mois plus tard. Dès lors, un processus de discussion commence et des améliorations sont obtenues. Cependant l'entreprise va à nouveau rompre le dialogue. En octobre 2004, le syndicat qui vient d'obtenir son enregistrement officiel se lance dans une campagne de recrutement. La direction n'apprécie pas et licencie brutalement trois dirigeants syndicaux le 29 du même mois. Les ouvriers sollicitent alors l'appui d'une ONG locale, le CLIST (Center for Labour Information Service and Training), et le soutien d'organisations internationales pour faire pression sur les deux principaux clients internationaux de MSP Sportswear. C'est ainsi que le réseau européen Clean Clothes Campaign entre en contact avec Nike dès le mois de novembre, tandis que le collectif français De l'éthique sur l'étiquette - membre de ce réseau - interpelle Décathlon pour en savoir plus.

Un manque manifeste de volonté

Les responsables de Nike acceptent de rencontrer les ouvriers, puis participent le 14 décembre à une réunion avec des représentants de MSP Sportswear et un conciliateur du Ministère du Travail. Mais le résultat n'est pas au rendez-vous : la direction refuse la réintégration des trois syndicalistes licenciés et manie la carotte et le bâton pour les réduire au silence. Elle leur propose par exemple une indemnisation pour qu'ils renoncent à leurs droits, puis licencie la mère de l'un d'entre eux ! Face à ce blocage, Nike choisit finalement la passivité et s'en remet à la procédure locale, alors que les principes de son code de conduite devraient l'obliger à faire tout ce qui est en son possible pour que son fournisseur respecte les droits syndicaux. Décathlon, quant à lui, a fait mener un audit chez MSP Sportswear en décembre2004. Cet audit a été suivi en janvier 2005 d'une mission en Thaïlande de la Responsable de la qualité sociale, durant laquelle une rencontre a eu lieu avec le CLIST. Mais les informations issues de cette mission restent confidentielles et il semble bien qu'aucune suite favorable ne soit donnée aux revendications des ouvrières et de leurs partenaires internationaux.

Pressions internationales concertées

Principaux donneurs d'ordres de MSP Sportwear, Nike et Décathlon sont conjointement responsables de la situation sociale chez ce sous-traitant. Encore faudrait-il qu'ils consentent à agir dans ce sens. Face à leurs tergiversations, une campagne internationale est lancée. Une plainte a été déposée aux Etats-Unis contre Nike devant la Fair labor association (FLA), un organisme multipartite de "vérification de la qualité sociale" dont la multinationale est partie prenante. Cette possibilité n'existe pas pour Décathlon, qui n'appartient à aucun organisme de ce type(3). Dans le même temps, une mobilisation est lancée auprès des consom'acteurs pour qu'ils interpellent les deux compagnies. Tandis que les organisations basées aux Etats-Unis se focalisent sur Nike, nos partenaires thaïlandais et internationaux comptent sur la mobilisation européenne - et en particulier française - pour faire bouger Décathlon. Afin que le n°1 du sport français ne se contente plus de déclarations de principe mais joue concrètement le jeu des droits de l'Homme.

(1) Campagne "Jouez le jeu pour les JO" 2004
(2) Aujourd'hui FPS, Fédération
Professionnelle du Sport
(3) Cf. Collectif de l'éthique sur l'étiquette, Entreprises et qualité sociale, Dossier 2004, janvier 2004, 55 p.

http://www.cyberacte...ction.php?id=48