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Le poisson bio


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14 réponses à ce sujet

#1 _salmobio_

_salmobio_

Posté 10 juin 2004 - 16:58

Je vous joints ce document pour répondre aux différentes interrogations, sur les productions biologiques des poissons et afin d’apporter une plus large communication à votre forum.
Pour ma part, je suis salmoniculteur et je vais vous décrire nos méthodes de nos productions piscicoles issues de l'agriculture biologique , dans l'intérêt de l'aquaculture biologique et de mes confrères.

Origine de nos œufs de salmonidés
Comme le prévoit le cahier des charges biologiques, nos lots de truites issues de l’agriculture biologique sont exclusivement constitués de souches bisexuées diploïdes (mâle et femelle). Nous avons sélectionné comme truite arc en ciel, l’espèce dénommée Onchorhynchus Mykiss.
Les pontes de truites diploïdes bisexuées sont naturellement périodiques, sauf certaine sélection à maturation retardée.
Contrairement à la pisciculture conventionnelle, nos poissons ne sont issues d'aucunes manipulations génétiques, donc aucunes hormones et sujets dérivés.
Je vous fourni ces explications suivantes, dans l’intention de mieux vous informer et non pour dénigrer mes confrères. Aujourd’hui dans le cadre des objectifs de productivité, notre profession (la pisciculture conventionnelle ) a compris l’intérêt suscité par l’élevage de truites mono sexes de type femelle, d’une espérance de vie plus longue, une croissance meilleure, une meilleure qualité de chair et surtout une bien meilleure prise aux pigments synthétiques l’axthaxantine et la canthaxantine pour la saumonisation par rapport au mâle doté lui, d’une durée de vie plus courte.
En effet, l’obtention de poissons mono sexe femelle par l’utilisation d’hormones exogènes tel que la Méthyltestostérone ou pire l’Ocstradiol pour l’inversion sexuelle des lots de poissons est rigoureusement interdite par le cahier des charges biologique. Cette opération consiste à traiter par assimilation d’hormones un lot d’alevins femelle destiné à devenir des néomâles, des poissons aux stades géniteurs possédant les deux organes géniteurs, dont le fameux sperme XX pour produire du tout femelle exclue dans le cahier des charges également. Ces néomâles sont abattus et détruits après les opérations de fécondation. Actuellement, ces touts femelles constituent 95% du marché de la consommation national et voir mondial.
La saumonisation : à ce jour à notre grand regret, aucun fournisseur d’aliment ne dispose de pigment naturel biologique. En effet, l’axthaxantine et la canthaxantine sont des produits de synthèse rigoureusement interdits par les textes bio, nous ne travaillerons pour notre part que des truites à chair blanche dans l’immédiat.
En effet les méthodes de triploïdisation (ajout d’un chromosome supplémentaire) sont autorisées par choc thermique ou choc pression dans le cahier de charge bio. L’objectif étant de rendre stériles un maximum de poissons pour éviter les lourdes pertes subies lors de maturations sexuelles des truites, d’où un coût exorbitant pour produire des grosses truites si elles ne sont pas triploïdes. Néanmoins, sur les sites de production d’Oô et Abidos, nous avons exclu totalement, ces opérations sur nos truites, nous préférons par éthique conserver nos poissons le plus naturellement possible. Pour notre part, nous considérons que l’ajout d’un chromosome supplémentaire devrait être interdit dans le cahier de charges relatif aux élevages aquacoles issus de l’agriculture biologique.


Inconvénients des productions par méthodes biologiques

-périodicité naturelle des œufs de truites, approvisionnement restreint.
-Au cas de mortalité excessive d’alevins, difficulté de régénérer un lot.
-Productivité restreinte à cause du pourcentage important de mâles sur les exploitations.
-Seulement autorisé, 2 traitements sanitaires par lots. (Risque important suivant les pathologies à soigner, d’autant plus que de nombreux antibiotiques et traitements standards sont interdits.
-Lenteur de croissance sur une qualité d’eau 1A, faiblement minéralisée avec peu d’oligo-éléments. La plupart des installations piscicoles conventionnelles sont présentes sur des qualités d’eau 1B, aux flux énergétiques mieux appropriés à la croissance et la productivité des poissons. La qualité d’eau 1B n’est pas autorisée sur le cahier des charges Bio.
-Mortalité excessive des truites diploïdes bisexuées lors de leur maturation sexuelle naturelle.
-Aucun moyen à ce jour de pigmenter naturellement la chair de nos poissons lié à une pénurie totale de pigment naturel sur le marché. Notre produit devra se différencier par une gamme à la couleur blanche, et heurter la traditionnelle image de la truite saumonée.
-Interdiction absolue, de se réapprovisionner en poissons ne provenant pas d’établissement biologique identiques aux nôtres.
-Plus de rigueur administrative sur la tenue d’un registre d’élevage informatisé certifié conforme par Qualité France et plus rigoureux que les établissements conventionnels. Suivie des lots, journalièrement conformément au cahier des charges biologique.
-Suivis rigoureux de la qualité d’eau 1A, par prélèvement pour analyses régulières de l’eau et des poissons. Coût plus élevé.
Avantages des productions biologiques
-La sécurité alimentaire avant tout, le consommateur pourra être assuré d’avoir acheté un produit issu d’une méthode d’élevage traditionnelle ou le respect de l’environnement rejoint celui de l’animal élevé en fonction des éléments suivants :
-Souches de truites élevées traditionnelles, n’ayant subies aucune manipulation génétique.
-Alimentation distribuée issue elle aussi de l’agriculture Biologique et dont certaines granulométries intègrent la maîtrise des risques O.G.M, pas de colorant.
-Pas ou peu de traitement sanitaire, tout au moins très contrôlés.
-Qualité d’eau 1 A, eau d’une pureté exceptionnelle qui confère à la truite une qualité de chair nullement comparable à un autre produit d’élevage.
-Densité des truites dans les bacs d’élevage inférieure à 35 kg / m3, ce qui permet au poisson de vivre sereinement son espace et de ne pas subir d’agression particulière de la part de ses congénères, donc une qualité de robe impeccable.
- Durée de l’élevage largement supérieur à de l’élevage conventionnel, pratiquement le double, ceci induit par deux facteurs, la qualité des eaux et la souche des truites standard utilisée qui demande des soins tout particuliers.
- Traçabilité, dans le cadre de l’agriculture Biologique, un registre d’élevage des plus rigoureux nous est demandé de tenir et de présenter à tout contrôle, celui-ci est chargé de répertorier le cycle complet d’élevage de la truite en partant de l’œuf jusqu’à la truite adulte commercialisée, celle ci vous sera de plus distribuée avec une bague l’identifiant comme étant une truite Bio, élément supplémentaire de sécurité pour vous et le consommateur.
-Voici,résumé notre déontologie, avec tous ces avantages qui sont aussi parfois des inconvénients.,j'espère que vous êtes persuadé que nos poissons bio , allient qualité et sécurité pour vous et le consommateur final de par la rigueur
-D’autre part, ce segment de marché de la truite Bio restera confidentiel car les contraintes d’élevage offrent peu de possibilité à la majorité de la profession, les inconvénients sont nombreux, une place plus importante est faite à l’éthique et non au profit.

- L’élevage en mer :
la particularité physico chimique de l’eau de mer, avec des PH très acides et une conductivité de l’eau très élevée implique une saturation forte en sel minéraux et alcalins( métaux lourd). De ce fait, l’élevage biologique en mer, offre vraiment peu d’implantation géographique propice aux élevages biologiques. En effet, la majorité des métaux lourds et alcalins précipitent à l’état soluble dans l’eau à partir d’un PH < 5,5 et sont ensuite assimilables par les organismes vivants. L’eau douce d’un PH neutre et une conductivité très faible, ne permet pas aux métaux lourds de passer à l’état soluble. Comme exemple, la particularité minéralogique, de la chaîne des montagnes des Pyrénées est sa forte richesse en zinc. Lors de l’érosion des sols et des fortes crues se sont successivement des tonnes de particules solides de ce minéral et autres, qui sont emportés à l’état solide vers la mer et arrivés en eau saumâtre avec un pH < 5.5, ce solide passe à l’état soluble. La plupart des poissons prélevés en mer à proximité de la confluence des fleuves ou du continent, après l’ analyse de leur muscles ont s’aperçoit du dépassement trois fois supérieur du seuil autorisé en zinc en vue de la consommation humaine. Je ne parlerai pas de l’apport de produit chimique, véhiculé par la plupart des fleuves. En effet,la convergence de la plupart des fleuves avec les eaux de mer, apporte son lot de minéraux nocifs suivant la constitution géologique des sols qu’il traverse (les régions riches en fer, plomb…). Donc, le facteur, qui déterminera l’implantation d’un site de production de poissons de mer biologique, c’est l’éloignement des eaux d’écoulement des fleuves, donc la haute mer, si possible à l’écart des courants des effluents contaminants de nos fleuves. La maîtrise idéale, d’un poisson de mer bio, passe inévitablement par le développement de l’aquaculture en circuit d’eau fermé. Mais les coûts de production reste vraiment encore excessifs. Les zones de haute mer, à l’écart des courants polluants, sont rares sur notre littoral, et même si il en existe aucune cage ne résistera aux caprices de l’océan. Ceci dit, l’élevage en eau douce à PH neutre reste la meilleure garantie alimentaire pour les consommateurs contre les métaux lourds et autres. En France, on recense seulement un seul élevage biologique en mer, dans la manche, qui répond aux critères du cahier de charge respectif des productions issues de l'agriculture biologique en mer.

-Si vous avez des questions supplémentaires, c’est avec un grand plaisir, que je vous répondrai.

#2 Miette

Miette

    Terrienne en période d'essai

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Posté 10 juin 2004 - 18:34

Merci pour ces informations et vivent les truites et leurs couleurs naturelles ! Je ne savais pas que les truites saumonées étaient shootées au pigment...

Cette explication tombe relativement pile poil avec une de mes expériences récentes :
j'ai fait une interview, il y a peu, du petit producteur bio chez qui j'achète mes légumes (je la mettrais en ligne prochainement) et ai appris :
1°) Que les traitements chimiques anti rats étaient authorisés car il n'existe vraissemblablement pas d'autres solutions
2°) Ecocert ne fait aucune analyse de l'eau d'arrosage, alors qu'il semble être très rigoureux envers la qualité de cette dernière pour l'élevage de poisson.
Y'a t'il une faille ou avez vous les mêmes informations quant à ces critères ?

merci, ainsi que pour votre éthique de respect de l'environnement. C'est si important de s'y tenir et d'y évoluer sans cesse !...

miette
  • ronnykingfew aime ceci

#3 _salmobio_

_salmobio_

Posté 10 juin 2004 - 21:24

Tous les cahiers de charges applicables aux productions issues de l'agriculture biologique ne se ressemblent pas. En Aquaculture les exigences sur la solubilté des alcalins ou mineraux est vraiment trés stricts y compris sur les dérivés chimique (DDT, landale....). En revanche, pour les productions végétales plus friende en mineraux et alcalins, ces contrôles sont moins stricts, d'autant que la plupart des sols sont acide, mais je ne preferre pas en parler sur ce sujet,qui va facher tout le monde.Prospecter sur inthernet, vous trouverez des réponses.

#4 _salmobio_

_salmobio_

Posté 11 juin 2004 - 07:38

Dans l'agriculture biologique, suivant les espèces vivantes ou végétales, la garantie fondamentale, c'est la commercialisation de produits sans produits chimiques.
En autre, le règne végétal a de surcroit absorbe le plus large éventail de mineraux, dont les métaux lourds. La contanimation des poissons aux métaux lourds, se fait en particulier en mer au travers d'une chaine ichtyologique.
C'est donc le phytoplancton (végétal), qui absorbe ces métaux lourd et les propagent au travers de cette chaine alimentaire: Ci dessous le descriptif vite établi de la propagation des charges polluantes.
Le phytoplancton est consommé par le zooplancton, le zooplanton est consommé par les organismes benthiques(invertébrés et autres), celui ci est consommé par les poissons pélagiques,qui sont consommés par les poissons ichtyophages..
A l'heure actuel, l'agence de l'eau, pour déterminer ces seuils de contamination de l'eau aux métaux lourds, prélève souvent les algues du milieu aquatique et analyse la composition minérale de celle-ci pour mettre en évidence la présence de ces métaux. Je ne puis vous parler davantage des seuils de dépassement de tous les alcalins nocifs à notre santé, cela représente beaucoup trop de travail en écrit, et je nai pas forcément ce temps devant moi.
Il faut savoir tout de même, que la plupart de ces mineraux sont bénéfiques à notre santé, si effectivement leur teneur n'excède pas les seuils fixés à nos besoins.
Conclusion, les cahiers de charges des productions biologiques des végétaux sont plus souples sur les minéraux et alcalins, que celui établie pour les poissons.
Autrement dit les végétaux nous apportent des minéraux tel le fer,le zinc... et les poissons Le poisson sont trés riche en calcium, phosphore, sodium et l'iode............ .
Visitez le site http://www.salmobio.new.fr si vous souhaitez en savoir plus sur les vertus des poissons.

#5 _salmobio_

_salmobio_

Posté 11 juin 2004 - 13:14

Je tiens à apporter plus d’explications sur les spécificités des élevages mono sexe.
Pourquoi autant de manipulations génétiques sur les animaux élevées ?
Pourquoi toute l’agriculture raisonnée utilise que des sujets femelles ?
Nombreux d’entre vous, on pu constater dans des champs, des sélections d’animaux (vaches, moutons, poissons et autres) sont composées essentiellement de sujets femelles.
En pisciculture conventionnelle, la pratique courante de l’inversion sexuelle par les néomales pour obtenir des sujets tout femelle, est liée au fait que l’on ne peut pas identifier et sélectionner les sujets femelles sur les alevins comme sur des veaux ou des moutons.
Si tous les élevages ont opté leurs choix sur la production de sujet femelle, de toute évidence c’est pour des raisons économiques dictées par tous les consommateurs, du moins leur porte monnaie.
La particularité génétique des sujets femelles issues d’élevage (porc, vache, poissons…) contrairement aux sujets mâles, elles stockent plus facilement les graisses et rapporte un indice de consommation nettement plus faible que les mâles.
L’indice de consommation en agriculture, c’est le rendement calculé par rapport à la distribution alimentaire aux sujets et leur prise de poids. Ainsi, étant aquaculteur, je vais vous parler de ces indices sur les poissons. Une pisciculture conventionnelle élevant du tout femelle, pour produire un kilo de chair, on distribue 1.1 kg d’aliments.
Dans le cadre de mon élevage comportant autant de sujets mâles et femelles, je distribue 1.5 kg d’aliment pour produire un kilo d’aliment, la faute aux mâles.
Pour toutes les autres espèces élevées, c’est pareil, les femelles ont de meilleurs rendements.
Qui dit meilleur rendement, dit meilleur coût et profits. (Les profits en général, c’est la grande distribution qui les accumule autre sujet).
D’où pourquoi Mesdames, vous soignez mieux vos équilibres alimentaires par rapport aux hommes, vous en connaissez la raison.
Mais, si les sujets femelles sont plus propices au grossissement, cela comporte aussi une fragilité naturelle sur d’autres substances, qu’elles ont tendances à fixer plus naturellement.
Les toxines, les alcalins, les métaux lourds, les produits chimiques, tandis que les sujets mâles les éliminent plus facilement. Donc, j’aurais tendance à affirmer Mesdames, le bio est pour vous une garantie supplémentaire de santé.
Malheureusement, en France, la DGAL prélève seulement 10 sujets sur les élevages pour analyser les toxines contenu sur leurs muscles suivant 10 critères de contaminants variables chaque année, aux vus d’une liste de je ne sais combien d’agents chimiques ou minéraux toxiques. Ces recherches coûtent chers. Les spécificités des installations issues de l’agriculture biologique, vous garantissent la qualité du milieu de production par des contrôles et analyses fréquentes, et écartent la majorité des éléments toxiques à votre santé.
Conclusions
Malheureusement, la science connaît cette vérité et l’incidence des matières toxiques sur la santé, mais malgré cela, l’hygiène alimentaire reste accroché aux facteurs économiques, dictés par la grande distribution et vous les consommateurs. Alors, je recommande aux gens et surtout aux femmes, qui ont les moyens financiers de manger bio, aidez nous à développer cette agriculture non agressive sur notre environnement et notre santé. Si l’agriculture biologique ne peut plus survivre et se développer, croyez moi toutes les chartes de qualité seront appelées à disparaître, et des agents chimiques vous en aurez plus que jamais, dans la compétitivités des principaux groupes agroalimentaires, qui se développeront aux détriments des petits exploitations.
Vous pouvez affiner vos recherches sur inthernet sur les principales maladies allouées à une mauvaise hygiène alimentaire, je pense que vous trouverez tous les éléments nécessaires à votre réflexion. A moi tout seul, je n’ai pas le temps de vous écrire un livre. A méditer.
Cordialement,

#6 _salmobio_

_salmobio_

Posté 11 juin 2004 - 13:54

Réponse à Miette
Merci Miette,
Sincèrement, je ne connais pas suffisamment le cahier de charges des productions céréales pour répondre à votre question.
Avant de s'avancer, il vaut mieux consulter le cahier de charges de ces productions sur le site Légifrance.
Pour ma part, je trouverez plus réfléchi, que ce producteur bio, se débarasse des rats à l'aide de pièges ou cages mécaniques, qui sont tout aussi efficaces, que les poisons.
L'utilisation de poisons peu avoir une répercussion importante sur la régulation de la chaine alimentaire locale.Cela n'est pas trés bio.
Dans ma commune, il y a quelques années,suite à des empoisonnements à l'auctopucine des rats et autres, nous avons ramassé des sacs entiers de rapaces, corbeaux, pies et autres animaux qui ont consommées ces rats empoissonnés. Il a fallu pas moins de trois ans, pour revoir l'apparition d'autour des palombes et éperviers. Dans le bio, le bon sens, me dicterait d'interdire les poisons et favoriser le piégeage mécanique, plus efficace que le poison.
Malgrés le renforcement des lois sur le piégeage, pour des rats n'étant pas une espèce protégée, la législation n'impose pas une certification de piégeur et même si c'était le cas, nul producteur à ce jour, n'a été condamné pour poser illicitement des pièges à rats.
Voici mon avis.

#7 Miette

Miette

    Terrienne en période d'essai

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Posté 11 juin 2004 - 18:01

en effet, des pièges mécaniques seraient moins nocifs.
Merci pour ta remarque, je viens de lui envoyé un mail afin de lui demander pourquoi il n'utilise pas cette méthode....

#8 _salmobio_

_salmobio_

Posté 13 juin 2004 - 06:49

Réponses à miettes
Dans le cas de l'irrigation des cultures biologiques, les exploitants utilisent de l'eau douce de ph entre 7 à 9.
Dans ces conditions, il est impossible de trouver à l'état soluble des sels minéraux lourds(plomb, zinc,....). Un contrôle à mon avis sur les métaux lourd contenu dans l'eau n'apporterait aucun résultats.D'autant que ces analyses sont coûteuses.
Les points d'irrigations sont des points de renouvellement d'eau, par les principes de dilution il est rare de retrouver des proportions importantes de produits chimique.
Par précaution, à mon avis, une simple mesure de la conductivité de l'eau et une analyse portant sur la DCO(demande chimique en oxygène) devrait être effectuée sur chaque nouveau point d'irrigation avant les autorisations de pompage. Là l'Agence de l'eau, ne sont pas inactifs, chaque bassin versant des cours d'eau, dispose d'une station de contrôle et suivie des effluents polluants.L'irrigation étant soumise à une règlementation, la DIrection de l'Agriculture(DDAF) avant toute autorisation ,dispose de la suivie de la qualité d'eau des ces stations,et en conséquent autorise ou non le pompage. A l'heure actuelle, un compteur d'eau est délivré aux exploitants irrigants sur lesquels s'applique différentes taxes parafiscales, dont celle de l'agence de l'eau pour la suivie des qualité d'eaux. Alors, pourquoi payer plus cher, lorsque on paie des taxes à l'agence de l'eau pour la suivie et le maintien des qualités d'eau.
En pisciculture Miette, le cahier de charges biologique est plus strict sur l'eau, car nous restituons l'eau dans les cours d'eau, avec les émissions polluantes de nos poissons et la règlementation fixe les seuils à ne pas franchir dans ces émissions.Comme tu te doutes Miette, chaque vie végétal ou animal, apporte ses charges polluantes par le biais de l'oxydation. Je me propose de te décrire plus en détail, l'impact des rejets des piscicultures, l'importance de la qualité d'eau et les grands principes de minéralisation de ces effluents, mais plutard. Je n'ai pas le temps aujourd'hui. Tu peux retenir, si effectivement moins de contrôle sont opérés chez les irrigants, c'est qu'en fait par le principe d'évapotranspiration des plantes, cette irrigation n'apporte aucunes toxixité sur le milieu .
Mais, si tu as visité mon site, l'irrigation artificielle engendrant une hygrométrie trop excessive, dans ce cas peu nuire à la propagation des noyaux de condensation( poussières, pollen,microbes...) et donc au cycle naturelle de l'eau. Là encore, en matière de préocupation de gestion de ressources des eaux pluviales, il reste à faire beaucoup de progrés et une irrigation raisonnée pour ne pas alterner les cyles de l'eau. Explications, plutard.
Ou voir sur mom site http:www.pisciculture-abidos.new.fr , consulte la page ICHTYOLOGIE.

#9 _salmobio_

_salmobio_

Posté 13 juin 2004 - 07:13

Si, je ne réponds pas à vos interrogations, n'hésitez pas à formuler votre question plus précisement.
Pour ma part, je dispose de quelques notions en hydrologie, hydrobiologie et ichtyologie.
Dans ces domaines, je puis vous répondre,selon mes connaissances.
Si parmi, les lecteurs, une personne est susceptible de me renseigner sur l'existence d'un élevage de truites Kamloops diploïdes, je l'en remercie d'avance.
Cela fait des années que nous recherchons cette espèce ancienne.
Ne me renvoyer pas au géant américain TROUTLODGE, elles sont mono-sexe, donc elles ne rentrent pas l'éthique du bio.Merci.

#10 _salmobio_

_salmobio_

Posté 14 juin 2004 - 20:26

Une information rapide

Etant producteur bio, je ne suis pas concerné.
Les produits de synthèse l'axthanxatine et la canthaxanite peuvent selon des études scientifiques provoqués des troubles de la vue.
Si certaine personne ont consommé nos produits, Pisciculture d'Oô, je souhaiterais connaître leur avis sur nos produits.
Merci

#11 _salmobio_

_salmobio_

Posté 15 juin 2004 - 17:55

Sur le forum Manger sain, équilibré et éthique, c'est quoi ?
Pour les personnes intéressés, j'ai répondu sur les vertus apportés par les poissons.
Veuillez consulter cette page, si vous souhaitez en savoir plus.
Merci

#12 _salmobio_

_salmobio_

Posté 16 juin 2004 - 07:42

J'ai répondu sur les règles de calcul de la biodégradabilité des matières organiques et inorganiques par rapport aux caractérisques physico-chimique DCO et DBO5, et leurs interprétations. Vous trouverez la réponse, sur le forum les abus du bio.
D'autre part, sur le forum Manger Sain, j'évoque l'apparition des Omega 3 dans les produits laitiers, en substitution aux vertus des poissons.

#13 DYves

DYves
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Posté 06 juillet 2007 - 20:36

De l'urine humaine pour faire grandir les poissons

L’écologie poursuit sa progression, et sous toutes ses formes ! Exemple : l’urine humaine, qui aurait pensé à en utiliser pour « booster » la croissance des poissons ? L’aquaculture comme vous n’avez jamais osé l’imaginer…

Cette idée de recyclage plutôt surprenante est l’œuvre de Bara Bihari Jana et de ses collègues de l’Université de Kalyani en Inde. Elle est exposée de manière plus précise dans la revue Ecological Engineering. Les ingénieurs ont en effet constaté que l’urine humaine, liquide parfaitement naturel, riche en substances azotées et disponible à souhait, pouvait alimenter le plancton utilisé dans les fermes aquacoles !

La recette ? Un soupçon d’urine dans beaucoup d’eau contenant de minuscules crustacés de l’espèce Moina micrura (un « classique » en aquaculture). Le résultat ? Une bonne soupe hyper concentrée en délicieux zooplancton dont raffolent les poissons. Les chercheurs ont bien testé d’autres ingrédients - de la bouse de vache, de l’urine de vache, des crottes de volailles, etc. - et toujours selon les mêmes volumes - un demi-litre pour 4500 litres d’eau - mais c’est bien l’urine de l’homme qui s’est montrée la plus efficace.

La preuve, dans le réservoir testé avec l’urine, les crustacés planctoniques commencent à se reproduire quatre jours plus tôt que dans les autres réservoirs tests. Ils vivent aussi plus longtemps et se reproduisent davantage. Bref, la recette du succès car fertiliser le plancton destiné aux poissons avec de l’urine humaine est moins polluant et bien moins coûteux qu’avec des produits chimiques classiques. Reste à obtenir l’urine de gens en parfaite santé et qui ne prennent aucun médicament, histoire de ne pas retrouver de résidus dans le précieux liquide. Les chercheurs approfondissent donc le sujet…

Source : Ecological Engineering

Modifié par DYves, 06 juillet 2007 - 20:37 .


#14 naturel

naturel

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Posté 20 mai 2013 - 12:26

Manger du poisson est-il écolgique?

 

Sitation "Si les Francais ne consommaient que les poisons pêchés dans les eaux européennes,ils auraient mangé les derniers de l'année hier.

 

http://lesbrindherbe...-il-ecologique/


Modifié par naturel, 20 mai 2013 - 12:43 .


#15 naturel

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Posté 08 aot 2017 - 09:47

Je ne savais pas...

 

Chaque Français mange en moyenne 34,2 kilos de poisson par an. Tandis que les habitants du reste du monde en consomment 17,1 kilos. Nous sommes l'un des plus gros consommateurs de poisson au monde ! Du coup, les stocks de poissons pêchés par les Français, dans les eaux européennes, sont épuisés depuis le 13 juin 2011, selon une étude menée par les associations européennes de défense de l'environnement. Par conséquent, le poisson que tu manges provient des côtes africaines, du Pacifique ou de Chine.

http://www.1jour1act...-que-tu-manges/

 

 

 

Aujourd'hui, en France, un tiers des produits de la mer proviennent de l’élevage. :???:

 

La Chine est le pays qui pêche de loin le plus...mais comme ont leur demande de pêcher pour nous le graphique est faux....http://ici.radio-can...es-alimentation

 

 

 

Du saumon transgénique est maintenant vendu au pays, sans étiquetage....http://www.ledevoir....esse du Devoir)


Modifié par naturel, 08 aot 2017 - 09:55 .