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190 réponses à ce sujet

#1 Johan de Dina

Johan de Dina
  • Localisation:Comtat de Nissa
  • Intérêts:Oeuvre du phylosophe Inuit : Apert SooN

Posté 15 juillet 2004 - 10:44

Attention c'est long. JdD

Économie
28/11/2003 o 19h19
Les réserves de pétrole sont dangereusement surévaluées, dénonce un groupe d'experts
Etats et grands groupes mentent sciemment sur l'imminence du "peak oil", prélude au déclin pétrolier
Dossier : "L'impasse énergétique"

L'affaire est entendue, le monde devra bientôt se passer de pétrole. Mais quand exactement ? Mystère... Voilà trois ans que BP Amoco a adopté son nouveau slogan : "Au-delà du pétrole". Pourtant, aucune donnée officielle sur la production pétrolière ne mentionne de déclin des extractions avant (au pire) 2030. Depuis quelques mois, un contre-discours officieux s'impose peu à peu de colloques spécialisés en sites web. Il est nettement moins optimiste. Le "peak oil" - c'est-à-dire l'instant à partir duquel la production pétrolière mondiale va commencer à s'effondrer irrémédiablement, faute de réserves suffisantes - ne serait pas pour 2030, mais juste là, "à portée de main". Le pic de production pétrolière pourrait même être déjà en cours sans que personne n'ait encore pu s'en apercevoir !
L'association qui, depuis 2001, tient ce discours pour le moins iconoclaste sur l'avenir du pétrole mondial s'appelle l'Aspo : Association for the study of peak oil. Elle rassemble plusieurs départements universitaires européens de géologie autour d'un noyau dur d'une dizaine de retraités bénévoles, tous anciens hauts responsables de la prospection de groupes pétroliers tels que Fina, Total ou Shell.
Vers un choc pétrolier permanent
Discrètement admise depuis toujours par les connaisseurs du monde pétrolier, la falsification des données officielles sur les réserves de pétrole encore disponibles est générale et systématique, dénonce l'Aspo. L'accusation concerne à la fois les Etats qui produisent le pétrole, ceux qui le consomment ainsi que les groupes privés qui le vendent.
Jean Laherrère est le seul français parmi les membres fondateurs de l'Aspo. Aujourd'hui retraité et bénévole, ce géologue a travaillé pendant trente-sept ans pour Total, et a longtemps été le patron des techniques d'exploration du groupe. D'après lui, les experts en prospective énergétique du ministère français de l'Industrie ne disposent pas de données fiables sur les réserves pétrolières. Leur niveau d'alerte vis-à-vis de l'imminence du peak oil est "nul", déclare-t-il.

L'Aspo met le monde en garde : le peak oil entraînera un choc pétrolier permanent aux conséquences vertigineuses. Seront touchés non seulement les transports qui, d'après l'OCDE, dépendent toujours à plus de 96% des hydrocarbures, mais aussi les grands équilibres géopolitiques, l'industrie, la production agricole et... la démographie planétaire.

"Pas de plan B"
"Aujourd'hui, je crois que le peak oil ne pourra être correctement prédit qu'une fois qu'il aura déjà eu lieu. Ce qui est certain, c'est qu'il va arriver. Et mon analyse personnelle me porte à croire que le pic est déjà là, à portée de main, et pas à plusieurs années devant nous. Si j'ai tort, eh bien j'ai tort. Mais si j'ai raison, les conséquences seront imprévisibles et dévastatrices. Si j'ai raison, malheureusement le monde ne dispose d'aucun plan B ( ?) A la fin des années soixante, les humanistes du "club de Rome" avaient raison de pointer du doigt les "limites de la croissance."

L'homme qui s'est exprimé ainsi le 27 mai dernier, lors d'une conférence de l'Aspo organisée dans les locaux de l'Institut français du pétrole (IFP), est tout sauf un écologiste confit de paranoïa. Matthew Simmons, un banquier d'affaires, a été l'un des conseillers clef du vice-président américain Dick Cheney au sein de la task force chargée en 2001 d'élaborer la politique énergétique de l'administration Bush. Les experts de ce groupe étaient pour la plupart issus des entreprises de l'énergie américaines, et leur partialité en faveur du lobby texan du pétrole est aujourd'hui vivement critiquée aux Etats-Unis.
Le débat sur l'imminence du peak oil n'est pas cantonné à quelques obscurs laboratoires de géologie indépendants. Jean Laherrère, passé de Total à l'Aspo, dit : "Cela fait 50 ans que les experts tentent d'anticiper le peak oil . Aujourd'hui, tout le landernau pétrolier connaît les thèses de l'Aspo. Mais le grand public, lui, ne les connaît pas encore. Les Browne (patron de BP, ndlr), Cheney (ancien patron du géant américain Halliburton) et autres Khodorkovsky (ancien patron du groupe russe Yukos, arrêté par le Kremlin en octobre) sont parfaitement au courant du problème. Voir naître un débat autour de l'authenticité des chiffres officiels sur les réserves de pétrole est sans doute la dernière chose au monde que souhaitent ces gens-là."
Laherrère précise : "Aujourd'hui, il est impossible pour un pétro-géologue de parler ouvertement du peak oil s'il n'est pas à la retraite." L'ancien responsable de la prospection de Total se refuse toutefois à parler d'"omerta" ou de "désinformation". Pourtant...

Des réserves "prouvées" bien subjectives
L'Aspo pointe du doigt des biais et des tricheries systématiques dans la mesure, le report et l'agrégation des réserves des champs pétrolifères de la planète.


Le "peak oil", bombe à retardement du XXe siècle

Dossier : "L'impasse énergétique"

Alors, le peak oil, c'est pour quand ? Ce moment à partir duquel la production de pétrole mondiale va baisser, faute de réserves, arrive mais à une vitesse encore inconnue : "Impossible de répondre avec précision", reconnaît Jean Laherrère, l'un des membres de l'association Aspo (lire notre article), qui dénonce les surévaluations des gouvernements et des grands groupes pétroliers.

"Le peak oil pourrait déjà être en cours. Au sein de l'Aspo, nous considérons tous qu'il est probable qu'il interviendra à un moment ou un autre au cours de la présente décennie, dit Laherrère, qui a été longtemps directeur des techniques de prospections du groupe Total, avant de prendre sa retraite. Compte tenu du flou savamment entretenu autour des réserves, on ne sera vraiment sûr qu'il a eu lieu qu'une fois que les prix de pétrole commenceront à augmenter de manière systématique (...) Je crois que d'ici là, nous allons connaître une dizaine d'années au cours desquelles la courbe de la production pétrolière va ressembler à un plateau bosselé, avant qu'elle ne commence irrémédiablement à chuter."

Reculer pour mieux chuter
Dans le milieu pétrolier, l'unique consensus sur le peak oil concerne les zones de production qui l'ont déjà dépassé : les Etats-Unis (depuis les années soixante-dix), le Canada, le Venezuela et la Mer du Nord.

Le problème, c'est qu'aucun des scenarii officiels ne fait apparaître explicitement le peak oil. Les grands pays producteurs du Moyen-Orient (Arabie Saoudite, Irak, Emirats arabes unis, etc.) ne devraient pas atteindre leur propre pic avant une trentaine d'années. Il suffirait donc qu'ils produisent plus pour compenser le déclin des autres régions pétrolifères.

"Ce raisonnement, tenu aussi bien par les pdg des principaux groupes pétroliers que la Maison Blanche est risqué à plus d'un titre", souligne Jean Laherrère. Le département américain de l'Energie a publié récemment un graphique indiquant une croissance de la production pétrolière mondiale de 2 % par an pour les prochaines décennies. Dans cette hypothèse, le peak oil n'apparaît pas avant 2037. Mais il est suivi par un effondrement brutal de la production, au rythme de -10 % par an !
"Cette façon d'envisager l'avenir est un crime contre les générations futures", s'emporte Laherrère. Le géologue français poursuit : "Certes, on peut continuer à raisonner à court terme encore pendant quelque temps en augmentant la production mondiale de 1 ou 2% par an. Mais plus on augmente le rythme des extractions pour repousser l'échéance, plus le choc post-peak oil sera dévastateur !"

Réserves "ultimes"
L'Aspo conteste l'argument développé par les industriels du pétrole, selon lequel la technologie va bientôt permettre de recourir à des réserves pétrolières jusqu'ici laissées de côté (aux Pôles et au fond des océans). Le Dr Colin Campbell, fondateur de l'Aspo, explique : "On ne peut pas faire appel à ces réserves dites 'ultimes' sans renchérir substantiellement le prix du baril. Le peak oil, ce n'est pas la fin du pétrole. C'est la fin du pétrole conventionnel pas cher. Mais la nuance ne change pas grand-chose : les conséquences économiques n'en sont pas moins redoutables."

Pour les transports, la situation actuelle est passablement délicate. Selon l'OCDE, plus de 96 % du trafic mondial de véhicules fonctionne encore grâce aux hydrocarbures.
La menace pourrait être encore plus grave pour l'agriculture intensive. Dans les textes de l'Aspo revient régulièrement la référence au lien entre l'explosion de la population mondiale et l'expansion de l'utilisation des engrais synthétiques à base d'hydrocarbures. "L'agriculture est devenue une filière de transformation du pétrole en nourriture, rappelle Laherrère. Après le peak oil, les prix du pétrole devraient augmenter inexorablement.
La 'révolution verte' des engrais chimiques est l'un des facteurs qui a permis de multiplier par quatre la population mondiale au cours du XXe siècle. Tous les pays dont la démographie repose sur une agriculture intensive (les pays développés et un grand nombre de pays en développement) ont quelque matière à s'inquiéter d'une augmentation séculaire et irréversible des prix du pétrole.
Les grands équilibres géopolitiques pourraient eux aussi être bouleversés par la crise énergétique et économique qui, selon l'Aspo, devrait succéder au peak oil. Selon les chiffres publiés par BP en 2003, les pays du Moyen-Orient disposent de 65,4 % des réserves "prouvées" de pétrole dans le monde (25 % reviennent à la seule Arabie Saoudite). Leur part dans le marché mondial est déjà de 28 %. Selon l'Aspo, elle pourrait dépasser les 40 % d'ici deux décennies. La seconde guerre du Golfe pourrait un jour s'avérer n'être que la "deuxième".
Matthieu Auzanneau



Le docteur Colin Campbell est le fondateur de l'Aspo. Après avoir soutenu sa thèse à Oxford en 1957, cet Anglais a passé près de 40 ans dans l'exploration et l'évaluation de champs pétroliers. Il dit : "La mesure de ce que contient un champ pétrolier est toujours en partie subjective. C'est un simple pari de géologue." L'expert anglais ajoute : "Pour parler de ce qui reste dans un champ en exploitation, on utilise l'expression "réserves prouvées" qui ne correspond en fait qu'à un calcul de probabilité dont les critères varient selon que l'on travaille pour les Etats-Unis, la France ou la Russie."

Les chiffres officiels sur les réserves "restant à découvrir" sont exprimés à travers trois valeurs différentes, appelées F95, F50 et F5. La première indique la quantité de pétrole disponible avec une probabilité de 95 %, la seconde avec une probabilité de 50 %, la troisième avec 5 %. Pour l'Algérie, les données de référence publiées par l'organisme officiel américain USGS (United States geological survey) indiquent que ce pays a :
- 95 % de chances de découvrir encore 1,7 milliard de barils de pétrole conventionnel ;
- 50 % de chances de découvrir 6,9 milliards de barrils ;
- 5 % de chances d'en découvrir 16,3 milliards.
Or dans les rapports sur lesquels s'appuient les gouvernements, les banques ou les actionnaires, on ne retient en général qu'une valeur médiane, appelée ("Mean"), entre les trois niveaux de probabilité. Pour l'Algérie, cela donne 7,7 milliards de barils. Peu importe qu'un rapport de presque 1 à 10 sépare F95 et F5. Et que le chiffre finalement retenu ait moins d'une chance sur deux de chances d'être atteint !
46 % des réserves du Moyen-Orient seraient "douteuses"
Outre les inexactitudes, les calculs sur l'avenir du pétrole sont l'objet d'une vraie gruge. En 1985, les pays producteurs réunis au sein de l'Opep ont pris la décision, jugée fort saine à l'époque, d'indexer leurs quotas de production de pétrole sur le montant des réserves déclarées par chaque pays membre. Mais des faits étonnent : d'après les données de référence reprises par le groupe anglais BP dans son rapport 2003 sur l'énergie mondiale, l'Arabie Saoudite est passée, entre 1985 et 1990, de 169 milliards de barils de réserves "prouvées" de pétrole conventionnel à... 258 milliards, soit 50% de plus ! Tous les principaux pays producteurs de l'Opep sont dans la même situation : Abu Dhabi (30 milliards de barils déclarés en 1985 contre 92 milliards en 1988), Iran (48 milliards en 1985, 92 milliards en 1988), Irak (44 milliards en 1985, 100 milliards en 1988), etc. Le tout sans qu'aucune découverte significative de nouveaux champ pétrolifère n'ait eu lieu dans ces pays au cours de la période...

Au total, selon Colin Campbell, de l'Aspo, 46 % des ressources actuelles déclarées par les principaux pays de l'Opep sont "douteuses, sinon fausses".

Laherrère décrit l'exemple du champ pétrolifère de Cusiana, en Colombie, découvert en 1988. Le géologue raconte : "Triton, la compagnie américaine qui s'est chargée de l'évaluation des ressources de Cusiana a commencé par parler de 3 milliards de barils, une valeur remarquable, qui n'a pas laissé Wall Street indifférente. Triton devait vraiment avoir besoin de l'argent de ses actionnaires, parce que lorsque BP a démarré l'exploitation de Cusiana, ils sont prudemment redescendus à 1,5 milliards de barils. Et je pense qu'au final, il y a à peine 800 millions de barils là-bas..."

Sous la pression financière
Si les pays producteurs exagèrent leurs ressources, c'est aussi parce qu'elles permettent d'obtenir plus facilement des prêts bancaires. Jean Laherrère commente : "Les chiffres officiels des réserves pétrolières, sont loin d'être des données purement scientifiques. C'est le reflet d'un patrimoine financier que les Etats valorisent ou déprécient selon leur intérêt du moment."
Pour l'Aspo, l'ensemble de ces sources d'exagérations contribuent à faire croire que le peak oil, et la flambée qu'il entraînera sur les prix, n'arrivera pas avant après-demain. La réalité pourrait être tout autre : "Compte tenu de l'opacité des données, il se peut très bien que le pic soit déjà derrière nous", prévient Colin Campbell.
L'expert fondateur de l'Aspo a publié un article dans lequel il estime à 1750 milliards de barils les réserves totales de pétrole conventionnel (déjà découvertes + probables). Côté USGS, le chiffre officiel est de 3000 milliards de barils, soit 1,7 fois plus.
L'USGS n'est pas un organisme indépendant : il dépend directement du département américain de l'Intérieur. Son rôle est très politique. En 2000, la publication des chiffres de l'USGS sur les réserves de pétrole a précédé d'une semaine seulement une importante réunion de l'Opep sur les quotas futurs de production
En 2002, la Douma a voté une loi d'après laquelle révéler les réserves de gaz et de pétrole russe est un crime passible de 7 ans de prison. Laherrère remarque : "Ces tripatouillages ne seraient pas graves si les pays industriels essentiellement consommateurs de pétrole, comme la France, n'avaient pas totalement renoncé à mettre en question les données qui leur sont fournies par les pays producteurs." Il affirme : "Aujourd'hui, l'Institut français du pétrole et la Direction générale des énergies et matières premières du ministère de l'Industrie se fient aveuglément à des données produites et trafiquées par d'autres. Il n'existe aucun travail de vérification." Et de conclure : "En France, la sensibilité de l'administration vis-à-vis de la question du peak oil est tout simplement nulle !"

#2 Johan de Dina

Johan de Dina
  • Localisation:Comtat de Nissa
  • Intérêts:Oeuvre du phylosophe Inuit : Apert SooN

Posté 15 juillet 2004 - 10:58

La suite:

Admettons qu’entre la fin du " pétrole pas cher " et la fin du pétrole tout court se passe une trentaine d’année.
Admettons qu’entre temps la bombe climatique que nous avons fabriqué (réchauffement de la planète etc…) ne nous pète pas à la gueule et que bien sûr la volonté de ne pas rompre avec la croissance, ne nous expose pas à un risque technologique majeur.
Nous allons passer par une importante phase de récupération.
En effet, beaucoup d’objets ou d’équipement qui n’auront plus d’utilité primaire (faute d’énergie ou de pièces détachées) vont se retrouver orphelins.
Ils vont donc pouvoir être détournés, ou cannibalisés pour donner naissance à d’autres objets ou équipement plus utiles dans les circonstances.
Certaines peuplades agricoles, ont profité du passage d’armée moderne, pour récupérer les vestiges de guerre abandonnée, et ont vécu parfois 20 à 30 ans sur le recyclage fait maison des déchets de guerre. Bêche d’ancrage d’artillerie transformée en soc de charrue, douille d’obus transformées en ustensiles de cuisines etc…Une partie de mon outillage à main est estampillée US 1944 ou du " moineau ", récupération d’époque par mon grand père.
A la campagne tout sert un jour, hier j’avais le regret d’avoir jeté une boîte de conserve qui aurait été ad hoc pour réparer un enfumoir.
Si les objets liés aux nouvelles technologies médiatiques et égocentristes (Téléphones portables, lecteur MP3, Scanner, imprimantes, lecteurs CD & CDV, ordinateurs divers etc…) auront de faible potentialité d’adaptation ; en ce qui concerne l’automobile et le gros électroménager (produits blancs), c’est une source quasi inépuisable pour une centaine d’année.
Le métier de récupérateur, forgeron, mécanicien a donc de beaux jours devant lui.
Certains me diront à quel moment faudra-il commencer à récupérer et à stocker.
Mais à tout moment ! Cela dit lorsque le manque de consommation se fera sentir et que les premières émeutes urbaines éclateront, il faudra peut-être en profiter…..
Ce n’est pas les consoles quincaillerie et outils manuel (bricolage et jardinages) qui auront été les premières vidées dans les grandes surfaces. De même qu’à la campagne, le résident secondaire (15 jours par ans) qui aura fait remplir sa cuve de fioul ou de gaz naturel, aura peut-être une mauvaise surprise en réoccupant les lieux. ( Cette situation s’est déjà produite en Juin 40 pour les caves à charbon).
Il y a une réflexion que je me fais souvent. Après tout cette ère de développement industriel (dont le pétrole aura été le vecteur) n’aura duré qu’un siècle, ce qui est peu dans l’histoire des civilisations et de l’humanité. Quant à la période d’abondance de biens de consommation et de l’utopie de l’égalité sociale devant l’offre de consommation, elle n’aura duré elle que moins de 40 ans. (moins que le règne de beaucoup de monarchie).
On récupérera peut-être les tôles des hypermarchés comme nos ancêtres avaient récupéré les pierres et les tuiles des thermes romains pour en faire des granges.
Une chose m’a troublé dans les propos de Geispe *, " Il ne faut pas être alarmiste et ne pas provoquer de panique ".
Je peux pendant des jours expliquer à mes poules le danger qu’elles encourent en s’éloignant de la maison. Si elles ont l’espoir de manger encore plus de sauterelles, elle s’éloignent et de temps a autre le renard en mange une.
Même si, toutes les chaînes de télévision se mettaient à assener un discours alarmiste ; ce qui se produit depuis un certain temps en ce qui concerne le climat et la pollution urbaine (résidus de combustion des produits pétrolier). La majeure partie des gens ne voulant pas remettre en cause, " leur niveau de vie " et espérant toujours dans la puissance de l’état et des savants pour assurer la continuité des choses de la vie, il n’y a aucune panique à craindre.
" Je prends une douche à la place d’un bain, je recycle l’eau de la piscine, je ne laisse plus le téléviseur, le lecteur de DVD, le décodeur Canal en veille (Conseil de L’ADEME) et je consomme du café éthiquement correct. Je prolonge donc l’Etat de la planète et ma bonne conscience. "
Quant à subvenir à un besoin essentiel, celui de manger, pour 80 % des habitants de notre beau pays, il n’y a aucun problème sinon celui d’acheter chez un broker de l’alimentaire (Ed, Leader etc…) parce que chez Auchan, Carrefour et Leclerc ça a augmenté.
Les résultantes de la sécheresse, de la canicule, des modifications climatiques sur l’agriculture de terroirs régionaux ; ils s’en foutent…..
Cette année, plus de 50 % des résineux situés à l’Ubac de mes montagnes sont grillés sur pied. Je ne parle même pas de l’herbe des estives qui n’a pas eu le temps de repousser après la fonte des neiges. Personne, n’en fait cas dans les médias. On en attendra tout juste parler quand il y aura des incendies ou quand les loueurs de quads protesteront contre la fermeture des massifs à la circulation.
Quant aux ressources en eau, leur état inspire la plus grande inquiétude, ce qui n’empêche pas les stations d’annoncer quelles doublent leurs installations en fabrication de neige artificielle. ( Jamais entendu un Vert protester). " Mon bonheur est de faire du Ski en station diront certain, car je n’ai pas de piscine chauffée ".
Lorsqu’on observe l’action combinée du soleil et de l’ozone sur les végétaux depuis quelques années, l’on pense aux millions de victimes innocentes (les enfants) que l’on va sacrifier encore cette année sur les plages. Tous les organismes de prévention sanitaire et les médecins sont d’accord et même les médias sont d’accord pour dénoncer…….. la pratique du bronzage en cabine UV. Quelle panique ?
Il n’est nullement question de remettre en cause l’expansion du transport de marchandise par la route (il faut désenclaver la moindre bourgade) et surtout il va falloir profiter des productions des nouveaux pays européens (pour un peu que la tomate de Roumanie soit moins chère que l’Espagnole - Déjà le mouton polonais est moins cher que le Néo-Zélandais). Et pendant ce temps-là, certains politiques avec l’aide des journalistes détournent l’attention de leurs Bobos locaux en proposant de surtaxer ou d’interdire…………………… la circulation des gros 4X4 en ville. Quelle panique ?
Quels que soient les arguments apportés :
Ceux concernant la fin du pétrole bon marché, ou la fragilité et la limitation des capacités en énergies fossiles,
Ceux sur le climat, ceux sur les écosystèmes indispensables à la vie,
Ceux enfin sur l’état suprême et finissant d’un système économique.
Personne ne tiens à remettre en cause son mode existentiel. Et tout le monde espère que les états, les gouvernements, les multinationales, ont toutes au fond d’un tiroir les solutions technologiques qui permettront de sortir de l’impasse. Et que si ça c’est pas fait jusqu'à présent c’est que c’était pas rentable etc…..
De toutes les solutions technologiques de remplacement aucune n’est généralisable à l’ensemble de nos sociétés actuelles et aucune n’est exempte de risque sur l’équilibre de la planète.
Et de toute façon en ce qui concerne une solution permettant l’interruption des phénomènes climatiques découlant du réchauffement de la planète, il est déjà trop tard.
La décroissance ou l’après développement (après Pétrole ?), ne se fera pas dans la douceur.
" Ce ne sera pas un dîner de gala ".**
Il ne sera pas possible aux états, aux institutions de continuer de garantir aucune restriction à ces citoyens électeurs.
L’accès aux soins, l’accès à l’instruction, l’accès aux produits alimentaires, l’accès à l’énergie, l’accès aux prestations sociales, seront compromis pour de larges secteurs de la population.
Il y a donc aucune illusion à se faire pour quelqu’un qui a aujourd’hui entre 30 et 50 ans sur le montant de la retraite .( Espérons toutefois que quelques ordres religieux rouvrent des hospices).
" Echange téléphone 5 ieme génération, Clio climatisé, ensemble home-cinéma avec décodeur universel, tondeuse à gazon, Think Pad + lot Console jeux Vidéo et canapé Ikéa contre couple de Lapins et clapier cage" . Je doute que cette offre trouve preneur à partir de 2020.
Le refrain, il faut prendre aux riches pour donner aux pauvres, n’aura plus gère d’utilité, sinon en parlant de propriétés récupérables en terres agricoles. On pourra toujours élever des carpes dans la piscine… .et faire du blé dur sur le green du golf.
Mais il va falloir réapprendre un savoir et acquérir l’expérience que possédaient nos ancêtres paysans de la fin du 19 ieme siècle. (voire pour certains pays pauvres de montagne réapprendre ce que nos pères avaient appris de leur père).
Dans certain coin, on aura peut-être assez de fioul pour récupérer les terres arables sous les parkings de Disney Word.
Il est possible que quelques petites communautés agricoles, non intégrés à l’agriculture concurrentielle et pratiquant la polyculture et le petit élevage et ne vivant ni de prime, ni de subventions (Agricole, Conseil Général, Conseil Régional, Contrat de ministère, Insertion Sociale, Loisirs, Création artistique, Pédagogies etc…), et ayant développé des technologies autonomes s’en tirent mieux que les autres. Mais encore, ce ne sera pas facile tous les jours.
Parce que même les plus rustiques et les plus frugaux auront des efforts à faire.

* Pierre/ Geipse voir Forum l’éternel quotidien/autarcie sur Yahoo. Fin du pétrole.
** Celui qui trouve de qui est cette citation gagne 12 œufs bio à venir chercher sur place…..

Johan de Dina.

#3 _Shivaya_

_Shivaya_

Posté 15 juillet 2004 - 13:06

Dans la meme veine, je vous conseille la lecture du journal "La Décroissance" dont le numéro de mai était consacré à la fin du pétrole, et dont la plupart des éditions parlent de ce sujet.
Ce journal porte bien son nom et fait fi du discours politiquement correct des politiciens actuels et de leur "developpement durable". Ils sont dans la meme ligne que http://www.decroissance.org , c'est à dire : arretons de se mentir à soi meme et préparons la suite.
A lire aussi l'edition annuelle de Casseurs de Pub (meme équipe que La Décroissance) qui présentait aussi les chiffres du pétrole.

Shivaya

PS : jeter un oeil au "bétisier du développement durable" sur decroissance.org, histoire de lire le genre d'anerie que peut sortir un industriel. Ex :

« Le DEVELOPPEMENT DURABLE, c'est tout d'abord produire plus d'énergie, plus de pétrole, plus de gaz, peut-être plus de charbon et de nucléaire, et certainement plus d'énergies renouvelables. Dans le même temps, il faut s'assurer que cela ne se fait pas au détriment de l'environnement. »
dans le compte rendu des travaux des 4e rencontres parlementaires sur l'énergie, jeudi 11 octobre 2001 contribution de Monsieur Michel de Fabiani, président de BP France.



#4 EcliptuX

EcliptuX
  • Genre: Homme
  • Localisation:sur Terre
  • Intérêts:la Vie et les gens :)

Posté 15 juillet 2004 - 13:29

Vision très réaliste JdD
Y a vraiment de quoi s'inquiéter et se botter le c** pour lâcher ce qui nous retiens encore dans la "société".
Je comprends mieux ce que tu as voulu dire dans le topic d'à côté, "Salauds de pauvres".
Puisses tes interventions électrochoquer certains d'entres nous, moi y compris :cogite:

#5 coolnature

coolnature
  • Localisation:bordeaux

Posté 15 juillet 2004 - 14:42

Si vous voulez bien jetter un oeil au reportage sur la production pétrolière au Canada :

http://s.tf1.fr/manr...arge/tf1_ie.htm

#6 _Shivaya_

_Shivaya_

Posté 20 juillet 2004 - 18:35

Le news du pétrole dans la Décroissance de ce mois ci...
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Pétrole : seuls les prix n’ont pas de limites

A votre santé

Chaque jour l’économie mondiale ingurgite 80 millions de barils de pétrole. Un baril contient 159 litres. Rapporté à la population mondiale, cela fait deux litres par personne. Vu que 20 % des habitants les plus riches pillent 80 % des ressources de la Terre, nous arrivons au résultat suivant : un riche s’enfile 8 litres de pétrole par jour, un pauvre "sous développé", lui, n’en boit que 50 centilitres.

Une bonne question
Le lendemain du passage du prix du baril à 42 dollars, un journaliste du Figaro interviewe Matthew Simmons, membre de la commission d’enquête sur l’énergie pour le Pentagone.
Question : "La stabilité économique de la planète repose sur le fait que l’Arabie saoudite abrite dans son sous-sol au moins 260 milliards de baril. Est-ce un chiffre fiable ?" Réponse " En 1975, dernière année de publication de chiffres de réserves détaillées pour les sept grands saoudiens, le total était de 110 milliards de barils. En 1980, le total officiel passait à 180 milliards et à 260 milliards en 1988. Pourtant les Saoudiens n’ont trouvé aucun champ entre-temps". Voilà donc sur quoi repose l’économie mondiale : un mirage dans le désert . :tss:

Le baril ou la vie
Un journaliste a trouvé une image simple pour décrire l’envolée du prix du pétrole, qui dépasse les 40 dollars aux Bourses de New York et de Londres : "Les cours évoluent aujourd’hui comme en temps de conflit généralisé ". Le pétrole, c’est la guerre. Il serait temps de s’en apercevoir. Figaro-économie (06/05/04)

Pic d’aveuglement
Pour les médias, le pétrole naît dans les choux : on voit dans toute la presse des graphiques et des commentaires sur la "production" de pétrole actuelle et à venir. Bande de mules, quand donc direz-vous que l’on ne fabrique pas du pétrole, mais qu’on l’extrait ! Si vite que les hommes ont pompé en un siècle la moitié des ressources pétrolières de la Terre.

Petite annonce
"La demande (mondiale de pétrole) augmente de 1,8 à 2 % par an… Cela signifie qu’il faut trouver une Arabie saoudite tous les cinq ans ou bien qu’il faut un nouveau producteur de la taille de l’Algérie tous les ans ou encore l’équivalent d’un Irak ou d’un Iran tous les deux ans…" dixit Nicolas Sarkis, directeur général du Centre arabe d’études pétrolières. Recherche : Arabies Saoudites, si possible sans Ben-Ladens.

J’ai la croissance qui flanche
Le prix du pétrole s’envole, c’est la croissance qui tremble. Rodrigo Rato, le président du Fonds Monétaire International l’affirme : "Une augmentation de 5 dollars du baril sur douze mois aurait un effet (d’une baisse) de 3 dixièmes de point sur la croissance". Conclusion : la croissance fait monter le prix du pétrole, l’augmentation du prix du pétrole fait baisser la croissance : c’est le serpent qui se mord la queue. :cogite:

#7 Johan de Dina

Johan de Dina
  • Localisation:Comtat de Nissa
  • Intérêts:Oeuvre du phylosophe Inuit : Apert SooN

Posté 09 aot 2004 - 22:25

trouvé sur écoagir.


Je vous fait profiter d'un texte de Pierre sur l'après pétrole. Il soulève la problématique des conséquences que la raréfaction des énergies fossiles aura sur notre société. Cette réflexion, qui peut sembler irréaliste pour certains n'est pas dénuée de bon sens et met en perpective notre aveuglement face à  la réalité. Nous vivons au jour le jour, comme si de rien n'était dans une société d'abondance qui subsiste grâce à une énergie qui s'épuise. Un peu comme une personne qui dilapide son argent au casino, nous investissons de l'énergie qui existe en quantit limité, dans des activités inutiles et superflues.

Écoagir
 
 
 

Bonjour,

M. Bush va certainement mettre la main sur les dernières réserves sérieuses de pétrole pour assurer encore quelques années de "prospérité" à son pays...(n'oublions pas qu'à Kyoto les américains ont précisé "qu'il n'est pas question de réduire leur train de vie"...)

Il devient donc un peu plus utile de songer à ce que va être l'après-pétrole, et je vous soumets mon projet de plan ORSEC" à ce sujet.

Tous commentaires et idées bienvenues !

Pierre.
 

Projet d'un PLAN ORSEC APRES PETROLE
 
 

Avertissement au lecteur :

Ce plan et notre vision des choses peut paraître totalement irréaliste. Il s'agit néanmoins du fruit de longues années de réflexion.

Dans notre insouciance nous avons oublié que le pétrole est le sang de notre système actuel. Et nous avons oublié qu'il est présent en quantités limitées sur la planète, que tôt ou tard et c'est inéluctable, mathématique, il viendra à manquer, puis à tarir... Le pétrole est magique et nous oublions que si dans un organisme la pression sanguine vient à baisser. c'est la syncope.

Nous n'en sommes pas loin : les derniers barils sont à l'horizon que ce soit demain ou dans dix ou vingt ans ; à voir l'intérêtque leur portent les grands pays qui commencent à entrevoir le manque. et ne font plus de sentiments pour se les approprier. Tout çà pour le pétrole nous dit-on ? On oublie qu'il s'agit de faire un choix entre la poursuite de notre société moderne, et. sa disparition. En l'absence de pétrole nous n'avons même plus de structures qui permettraient de vivre comme au Moyen-âge, où existaient à travers les campagnes une myriade de petits paysans.

Or si l'on supprime un maillon de la chaîne, le système se rompt. Il suffit d'essayer de s'imaginer quelle partie de l'économie va être rationnée en premier, et de réfléchir aux conséquences économiques, sachant ensuite que le rationnement devra progressivement et probablement assez rapidement être étendu à d'autres branches de la société.

Dans notre plan, nous adoptons le scénario le plus probable, (absence totale de pétrole) car il se réalisera tôt ou tard. S'il reste un peu de pétrole disponible, ou si nous arrivons à " trouver autre chose " cela ne résoudra aucun problème: nous aurons à faire face à des questions de partage, de révoltes à la suite d'inégalités sociales, de pollutions, de maladies de civilisation physiques et mentales, de dérèglements climatiques, de guerres de plus en plus " efficaces ", etc..etc.. tout autant de menaces qui mettront en cause le système actuel.

Notre plan ORSEC comprend beaucoup de points : ils ne peuvent être que superficiellement abordés. Son but est de susciter la réflexion et la discussion. Chaque sujet mérite d'être développé très en détail par chacun, car les comportements, les réactions et les solutions vont beaucoup varier en raison de la multiplicité des situations qui vont de produire.

Il convient encore de préciser qu'on nous oppose souvent toute une série d'arguments plus ou moins " optimistes " ou dédramatisants sur lesquels nous ne revenons pas en détail ici : ce n'est pas l'objet et ce serait trop long. Nous les avons tous passés en revue " il y a encore assez de pétrole " " on en découvre tous les jours " "on trouvera bien autre chose " " il y a plein d'alternatives " etc..etc.. Nous avons passé tout çà en revue en avons conclu qu'aucune alternative n'est assez efficace ou suffisante pour se substituer au pétrole dont dépend directement ou indirectement TOUT ce que nous connaissons actuellement ; toutes les énergies alternatives modernes, sont elles aussi dépendantes du pétrole et ne peuventplus être mises en ouvre en l'absence de celui-ci.

SOMMAIRE
 
 

I ) Le pétrole devient rare et cher : d'abord, il est rationné, et un peu plus tard, il n'y en a plus.

II) Plus d'eau, d'électricité, d'approvisionnements.

III) Que faire ? aller où ? avec qui ? avec quoi ? avec quels moyens ?

IV) Villages débordés et surpeuplés.

V) " Pied à terre trouvé " - Quel programme, à présent ?

VI) Que pourrait-on faire préventivement ?

VII) Que faisons-nous, dès à présent, pour " expérimenter " ?

VIII) Qui est concerné ? Ce POAP s'adresse à qui ?

IX) " Avantages " et " inconvénients " de la fin du pétrole

X) Quelle société pour le futur ?

XI) Sites intéressants
 
 

I) Le pétrole devient rare et cher, il est d'abord rationné mais assez rapidement vient à manquer totalement.

Alors essayons d'imaginer ce qui se passe s'il n'y a plus de pétrole :

- les différents amateurs se sont battus pour les dernières ressources

- elles nous échappent, ou il n'en reste plus pour personne, en tous pas plus suffisamment pour la profusion dont nous avons besoin,

  a.. les possibilités de rationnement se terminent faute de ressources.
  b.. les alternatives tombent en panne
 

II) Plus d'eau, d'électricité, d'approvisionnements.

Or, dès qu'il n'y a plus de pétrole qui arrive, (et il va falloir l'oublier définitivement car il ne se reconstitue pas) :

- le courant électrique est coupé : les centrales s'arrêtent de fonctionner (nucléaires aussi)

dans nos appartements et nos maisons cela se traduit par : plus de lumière, plus d'appareils ménagers (radios, télés, ordinateurs = plus de médias - plus de communication possible)

plus de réfrigérateurs, congélateurs, lave-linge, lave-vaisselle, etc... plus de téléphone, plus de pompes (chauffage central p.ex.)

dans les entreprises et les usines c'est la même chose : toutes s'arrêtent, et le personnel ne peut de toute façon plus se déplacer, et il n'y a plus d'approvisionnement de matières premières.

- l'eau courante s'arrête : plus d'eau au robinet (boisson, cuisine, vaisselle, hygiène : bain, douche, chasses d'eau WC)

- plus de moyen de déplacement : particuliers et transports en commun tout s'arrête - sauf le contenu du réservoir, s'il a été rempli par précaution, ou le bidon de secours s'il y en a)

Reste la bicyclette : mais elle est fragile, pas faite pour durer, et aux possibilités très limitées (pratiquement pas de moyen de transport des biens matériels). Elle sera très vite éliminée, hors d'usage (pièces de rechange, pneumatiques)

- plus d'approvisionnement alimentaire : les camions sont définitivement arrêtés. Les stocks des magasins et grandes surfaces sont prises d'assaut et vidés en quelques heures. Plus de nourriture pour les humains et les animaux domestiques.
 
 
 
 

III) Aller où ? avec qui ? avec quoi ? avec quels moyens ?

Alors que va t'il se passer ?

- il est impossible de survivre en ville (selon la saison il peut faire très froid et il n'y a plus de chauffage, de lumière, de nourriture)

diverses solutions :

- en tous cas, probablement tout le monde quittera la ville...

- en voiture, (ou autres engins motorisés)

s'il reste des réservoirs pleins, (on roulera le temps du plein disponible)

- à vélo (tant que le vélo tient le coup, et pour ceux qui en ont - quasi impossibilité d'emporter bagages, vêtements, vivres) les bicyclettes modernes n'étant pas du tout prévues pour cela.

- à pied : avec valises, poussettes... et le maximum de biens et bagages, donc une quantité très limitée... compte tenu de l'état physique des humains, (adultes, mais aussi vieux, enfants) animaux domestiques et bagages, on marche à environ 2 à 3 km à l'heure...

- hôpitaux et services vont se vider - les vrais malades et invalides devront être transportés ou abandonnés - les autres partent... à pied ou par un autre moyen, selon le cas.

emporter quoi ? qui ? (humains+animaux domestiques+bagages)

Les plantes vertes... et la plupart des biens et objets, même de "valeur" (ils n'en ont plus) sont abandonnés.

On emène : adultes - enfants - vieux - chien - chat - éventl. poisson rouge et cobaye.

Alors il faut emporter : (et c'est un départ définitif, on n'envisage pas de revenir)

- des vêtements : les plus costauds et chauds (même en été - en prévision de l'hiver)

- sous-vêtements et chaussettes

- chaussures : grosses chaussures et bottes (pas de petites chaussures de ville - sauf si on n'a rien d'autre, bien sûr)

- bijoux ? à la limite ceux qui ont une valeur sentimentale ou de fétiche"et ne sont pas trop encombrants - inutile d'emporter des bijoux pour leur "valeur" monayable.

- briquets et allumettes : car il n'y en aura plus de neufs...

- lunettes de rechange : sont précieuses, puisqu'il n'y aura plus moyens d'en fabriquer de sitôt.

- outils manuels pouvant être utiles (s'il y a moyen de les transporter en sus de tout ce que l'on emporte)

- couchage : draps et couvertures, sacs de couchage.

pour aller où :

1) pour les voitures, le temps du plein, chez le cousin à la campagne,chez une connaissance à la campagne, un paysan que l'on connaît, un lieu où l'on était en vacances et où çà paraissait "bucolique" donc où on devrait pouvoir "tenir le coup"...

Ensuite la voiture est définitivement abandonnée et ne servira plus. Le plein a suffit pour arriver à destination - sinon on continue à pied.

2) pour les vélos : à la campagne aussi ; comme dit plus haut sans grand bagage, un vélo par personne, donc différents problèmes : enfants, vieux parents, animaux domestiques... on ne pourra donc aller bien loin. Si c'est en hiver il fait froid et il peut y avoir de la neige.

3) à pied... on sort de la ville, direction la campagne on fera combien de km avec bagages, enfants, parents, animaux ? éventuellement dans le froid ?(environ 2 à 3 km avons nous pensé, ce qui fait un rayon d'action en six heures de route, compte tenu des pauses, d'une vingtaine de km)
 
 

IV) Les villages sont débordés, surpeuplés.

Il n'y a plus de communication possible avec quiconque, sauf orale, avec les personnes rencontrées.

Arrivés à la campagne :

1) chez le cousin, le parent, chez une connaissance : on est en fait retourné à la case départ, car là également : plus d'eau, plus d'électricité, plus d'approvisionnements, plus de moyens de déplacement. Sauf qu'on est à la campagne.

2) tout le monde va chercher le ou les paysans, le ou les agriculteurs du village .
Comme en Juin 1941 ? note de JdD

: retour aussi à la case départ, car chez l'agriculteur c'est pareil : plus d'eau, plus d'électricité, plus d'approvisionnements, plus de moyens de déplacement.

En outre l'agriculteur va devoir faire face à des problèmes insurmontables :

- arrivée massive de citadins espérant aide, logement et nourriture

- il n'a plus aucun moyen de travailler : tracteurs et toutes les machines électriques ou au gasoil immobilisées.

- plus d'approvisionnement en engrais, produits de traitement, semences, médicaments et aliments du bétail...

- pour ceux qui ont des animaux, des élevages industriels : les animaux vont massivement mourir ou devoir être abattus : plus d'éclairage, chauffage, trayeuses, aliments, et systèmes automatiques en tous genres (alimentation, fumier, etc...)

3) tout le monde va trouver le maire du village : en lui demandant aide, logement et nourriture.

Celui-ci n'aura aucun moyen de donner satisfaction, si rien n'a été prévu.

Que va t-il se passer ?

- les échanges et les informations se font à pied et de vive voix, puisqu'il n'y a plus d'autres moyens. Aucune possibilité de voire arriver une aide quelconque de où que ce soit, puisque la situation est partout pareille : dans le tiers monde, les citadins vont aller solliciter les paysans déjà pauvres de leurs campagnes... !
 
 

V) Pied à terre trouvé - quel programme ?

Le Maire (où d'autres responsables) (ou personnes se sentant investis de responsabilité)

vont réunir tout le monde et faire l'inventaire de ce que l'on peut trouver dans le village :

- points d'eau

- stocks alimentaires dont dispose chaque habitant du village dans sa maison et ses réserves

- stocks vestimentaires et couvertures

- bâtiments disponibles (il faudra loger tout le monde, au chaud en hiver)

- outils manuels disponibles dans tout le village

- machines disponibles (manuelles, ou traction animale ou humaine)

- cheptel existant ainsi que ses possibilité de le nourrir... devra être abattu ou transmis à d'autres (là où il n'y en a pas) s'il y a trop d'animaux et pas assez de nourriture, économiser pour assurer la relève dans les temps à venir...

Les animaux sachant tracter ou travailler seront probablement absents ou rares.

- savoir-faire (artisans en tous genres)

- terres cultivables, prés, bois, arbres, vergers

- plantes sauvages comestibles (de très nombreuses le sont)

- situation de la faune sauvage (influence d'éventuels "nuisibles" pouvant détruire les récoltes)

- moulins : envisager leur transformation en hydraulique ou traction animale.

- carrières et autres ressources

Ensuite :

- répartition des rations : en admettant qu'il y en ait suffisamment, selon la saison il faudra attendre la récolte suivante pour renouveler les stocks. (récolter signifie cultiver - entretenir - récolter sans machines, sans engrais, sans produits de traitement, sans semences, avec une terre souvent "morte"...

(tout cela sera repris en détail et selon la saison, car si nous sommes au printemps, en été, en automne ou en hiver, çà varie du tout au tout...)

N'oublions pas qu'il y aura des problèmes d'allumage du feu (plus d'allumettes, et les briquets modernes ne durent qu'un temps), de bougies (les abeilles disparaissent peut-être sans la chimie), de rationnement sévère du bois (qui devra être coupé à la main, avec quoi) , absence de médicaments et d'hôpitaux, médecins et dentistes, etc... fin des loisirs modernes, des écoles, de l'argent, du commerce, du travail, de l'administration...

mais fin aussi des guerres modernes, des pollutions en tous genre (qui risquent d'être remplacés par d'autres)

- répartition des tâches : toute la main d'oeuvre sera disponible à 100 % (hommes, femmes, vieux et enfants) (plus de travail, d'écoles, de loisirs, de voyages.

- premières préoccupations :

  a.. manger : ce sera un point capital, car il faut arriver à nourrir tout le monde toute l'année : il y aura très certainement nécessité de rationner, voire des risques de famine selon le moment et si rien n'est prévu.
  b.. Le problème se pose tout à fait différemment selon que " l'exode urbain " et la crise se produisent
  c.. au printemps, en été, en automne ou en hiver. (voir ces titres)
- se loger : il y aura des regroupements pour loger tout le monde. (arrivée massive de citadins) Pas trop de problèmes en été, mais il faudra plus se serrer en hiver, pour se chauffer : il s'agira d'économiser au maximum le bois de chauffage qui servira en priorité à cuisiner plutôt qu'à chauffer des maisons. (Si par malheur on se rabat sur le bois de chauffage en le dilapidant faute de ressources pétrolières, ce serait la fin assez rapidement à la suite de la disparition des forêts de la planète) Il faudra s'habituer à la promiscuité : on peut s'étaler en été mais il faudra se serrer en hiver afin d'avoir à chauffer le moins de volume possible, et afin de se tenir chaud.

  a.. s'habiller : Il y aura probablement suffisamment de stocks de vêtements au début (pas forcément résistants, durables et chauds) Les problèmes se préciseront après une ou deux saison, selon le cas. lorsque les chaussures p.ex. commenceront à rendre l'âme : par quoi les remplacer ?
  b.. voir : laine, feutre, (rouets - métiers à tisser) lin, orties, chanvre, peaux, cuirs, sabots.
- se chauffer : comme précisé plus haut, les ressources en bois devront faire l'objet de rationnements draconniens : le bois servira en priorité à cuisiner. Il se posera le problème de couper le bois (plus de tronçonneuses) à la main avec quel outils ? scies, passe-partout, affûtés avec quelles limes, haches. tout cela en bon état et en quantité suffisante. Masses et coins. Le bois ne brûle que bien sec, dans des cuisinières et fourneaux adaptés, nécessitant des conduits de fumée dans les maisons.

  a.. se soigner : il y aura des problèmes graves pour les malades sérieux. car les hôpitaux s'arrêtent de fonctionner et sont désertés, faute d'approvisionnement, eau, électricité, faute de personnel. faute aussi de médicaments.Désormais, il faudra faire avec ce qu'on a : produits naturels, plantes, argile, eau, etc..
  b.. Il y aura par contre, par la suite, de grands changements dans l'état de santé des personnes : les gens cessent d'être sédentaires et s'activent ; ils mangent beaucoup moins en quantité et certains produits ont disparu ou sont rares : sucres, graisses, viande, alcool, tabac, etc. Tout ceci devrait contribuer à faire disparaître les " maladies de civilisation " cancers, maladies cardio-vasculaires, diabète, obésité, calculs rénaux et biliaires, etc. (c'est ce que l'on a constaté pendant la dernière guerre)
cultiver - selon la saison, cela donne des scénarios tout à fait différents : Il ne faut pas oublier par contre que tout le monde sera disponible à 100% : adultes, jeunes, enfants, et vieux. pour cent pour cent du temps. car des activités comme sport, vacances, ciné, resto, jeux vidéo, télé, etc..etc.. n'existeront plus. (Les loisirs seront d'un type nouveau.et à inventer) voir chapitre X) quelle société future.

au début du printemps :

que manger ? il faudra des stocks car il n'y a pas de nouvelle récolte avant un moment.

que faire ? labourer, herser, semer, planter, désherber - d'où viennent les semences ? les engrais ? s'intéresser aux plantes sauvages comestibles : pissenlit, ortie, ail des ours, mouron, etc.. voir ordre d'apparition - de nombreuses sont comestibles -

productions animales : oufs, viande (animaux en surnombre à sacrifier) possibilité de pâturage - répartition des animaux en surnombre au profit d'autres villages, pour faire de l'élevage (pour les sous-produits et non pour la viande)

planter le " sûr " et " l'urgent " ou le " rapide ".: céréales, pommes de terre, topinambours, navets, rutabagas, etc.

à la fin du printemps :

au début de l'été : foins (faux, pierres à faux, enclumes, râteaux, toiles, charrettes)

à la fin de l'été : penser à sécher fruits et plantes que l'on peut manger en hiver.

Récolter céréales, pois, haricots.

en automne : récolte des fruits : pommes, poires, noix et noisettes

en hiver : artisanats - bois de chauffage (outils ?)

- il faudra ramasser du bois toute l'année puisqu'il en faudra pour cuisiner quotidiennement. et se chauffer en hiver.

VI) Que pourrait-on faire préventivement ?

  a.. planter noyers, noisetiers, fruitiers. : un noyer met 15 à 20 ans à produire des noix, un taillis met 10 ans à produire du bois de chauffage.
  b.. économiser le bois
  c.. ne pas jeter ce qui peut être utile
  d.. conserver les variétés anciennes et résistantes, fruits et légumes, suffisamment de semences pour cultiver la terre
  e.. - ne pas jeter tous outils et machines manuelles et traction animale
  f.. entretenir harnachements et animaux de trait
  g.. fabriquer des charrues, herses, et autres machines agricoles à traction humaine ou animale, fabriquer des millions d'outils manuels (il y a des usines qui savent faire et qui ferment)
  h.. prévoir et organiser l'abandon des points dangereux tels centrales nucléaires, laboratoires de recherche avec stocks dangereux de produits chimiques ou bactériologiques : ils seront ensuite livrés à eux-mêmes sans plus de possibilité technologique pour les entretenir ou " tenir en respect ".
  i.. ne pas jeter les cuisinières à bois - prévoir une réserve de conduits de fumée (tuyaux de poêle)
  j.. réfléchir à la situation : essayer de s'imaginer ce qui se passe en l'absence de pétrole, et dans les circonstances que nous décrivons ici. quel sera notre comportement, personnellement ? s'entraîner à ne pas paniquer. à économiser, à jeûner, à travailler physiquement
VII) Que faisons-nous dès à présent ?

  a.. consommer le moins possible et " analyser " toute consommation pour voir dans quelle mesure elle est réalisable et " viable " dans les conditions de l'après-pétrole
  b.. Réfléchir à tous types de scénarios :
  c.. A titre d'exemple, admettons le début de la journée d'un " français moyen " : le réveil sonne (plus besoin de réveil) on se lèvre avec le jour (inutile de se lever avant) on n'y verrait rien et il faut économiser les bougies (s'il y en à) ou l'huile) Ensuite on prend sa brosse à dents et son dentifrice (il n'y en aura plus) on va se laver ou on prend sa douche (plus de douche et pas d'eau chaude) (pas de savon, ni de produits de toilette ou de beauté) pas d'électricité pour se raser, ni de rasoir à long terme, On s'habille (avec quels sous-vêtements-vêtements-chaussures- car il faudra que nous les fabriquions nous-mêmes) On va " prendre le petit déjeuner (pas sûr du tout) car il n'y a pas de chocolat, pas de café, pas de sucre. il y a ce que nous avons organisé la veille et produit au courant de la dernière saison.
  d.. Plus besoin d'aller au boulot. nous sommes tous redevenus paysans et allons devoir organiser notre vie comme si c'était des " vacances à la ferme ".
  e.. Noter les notes des musiques que l'on aime bien et apprendre à en jouer - prévoir des instruments " unplugged "(sans électricité)
  f.. Inutile d'acheter fusil et munitions : c'est en effet une réaction à laquelle pensent beaucoup de personnes qui songent à s'armer pour défendre leurs biens et provisions.C'est inutile : soit il y aura une ruée, des scènes de panique et de pillage, soit de la résignation et de la paralysie, suite à l'immense choc psychologique que va représenter la fin du pétrole : après avoir atteint des sommets en matière de technologie, de sciences, de confort.nous aurons compris que nous retournons au néolithique. en raison de notre insouciance et de notre imprévoyance.
  g.. S'intéresser à tous les artisanats utilitaires, dans leur version manuelle, bien sûr
  h.. S'intéresser au jardinage (apprendre à faire ses semences pour l'année suivante) et jardiier sans artifices engrais chimiques ou produits de traitement)
VIII) Qui est concerné ?

Tout le monde, bien sûr, sur toute la planète.

Chacun individuellement : à chacun de réfléchir ce qu'il peut faire, ce à quoi il peut être utile.

Les agriculteurs, tout d'abord : ils sont parmi les premiers concernés, car ce sont eux qui verront déferler directement chez eux, les citadins en recherche de nourriture. les citadins qui vont leur demander ce qu'ils ont fait pour ne pas en avoir. alors qu'ils sont agriculteurs. Ils ont intérêt à conserver les machines d'antan, ainsi que suffisamment de semences.

Les artisans : ce sont eux qui seront sollicités pour leur savoir-faire. il faudra qu'ils sachent instantanément revenir aux méthodes anciennes, d'avant les machines électriques.D'où l'intérêt de ne pas oublier, d'entretenir le savoir-faire manuel et de garder des panoplies complètes et nombreuses d'outils manuels. (Je pense aux charrons, aux forgerons, aux sabotiers, tonneliers, etc.etc. à la multitude de petits métiers qui redeviendront d'actualité..)

Aussi les écomusées et fêtards d'antan.les éleveurs de chevaux de trait,

Les jardiniers : semences et toutes variétés anciennes - .apprendre à jardiner " utile : le gazon, les rosiers, et les fleurs seront de moindre importance sur le moment.

Les jeunes : s'intéresser aux choses et métiers " traditionnels " inventer de nouveaux jeux et activités "unplugged " - s'imaginer comme Robinson Crusoe sur une île déserte et se dire : " par quoi je commence ?" " qu'est-ce-que je fais en premier pour survivre ? "

Les maires et politiques : qui devront faire face à l'exode urbain.

Les associations en tout genre : chacune peut réfléchir, selon son activité, à ce que peut être son rôle préventif et pratique le moment venu, dans une situation d'après pétrole.

IX) "Avantages "et " inconvénients " de la fin du pétrole idées en vrac.(Nous verrons que selon le point de vue un inconvénient peut éventuellement devenir un avantage et vice versa.)

  a.. fin des gaz à effet de serre : il y aura peut-être des pertubations climatiques à attendre, si la société industrielle s'arrête brutalement de tourner et d'émettre tous les gaz et toute la pollution qu'on connaît.
  b.. fin des maladies de civilisation : il faudra apprendre à se soigner avec des méthodes simples et naturelles. avec ce que l'on a sous la main. mais pour l'essentiel par la suite, avec la routine et le changement du mode de vie, on ne devrait plus être malade, ou arriver à se soigner comme il faut .
  c.. fin des pollutions : les cours d'eau, la terre et l'air redeviendront propres.
  d.. - fin de la circulation automobile : fin des accidents de la route, de l'alcool au volant, des hécatombes quotidiennes d'animaux sur la route - fin des nuisances sonores et pollutions
  e.. fin des consommations de drogue (après dur réveil) (café, chocolat, sucre, tabac, alcool, télévision, jeux vidéos)
  f.. la nature (plantes et animaux) et l'humain, reprennent leur place
  g.. fin du travail, tel que nous le connaissons actuellement  : tout le monde est libéré du travail - nous nous activerons pour nous mêmes, pour ce dont nous avons besoin et plus guère pour un patron ou pour de l'argent ou du superflu ou de l'inutile, ou encore pour des privilégiés.
  h.. fin de l'argent qui sera superflu : il faudra cultiver un nouvel état d'esprit pour ne pas monnayer ce que l'on a en trop alors que l'autre n'en a pas assez ou en a besoin.
  i.. fin de l'enseignement - tel que nous le connaissons actuellement : les enfants seront libres. L'enseignement se fera sur le tas. il sera réellement utile.
  j.. fin de l'agriculture industrielle et de toutes les nuisances, destructions et pollution qu'elle engendre : renaissance des chemins, haies et fossés, bocages, et petites parcelles travaillées par les hommes et les animaux ; fin des élevages industriels et des usines à viande.
  k.. fin du travail des enfants pour notre compte, dans les pays du tiers-monde.
  l.. fin du travail des " esclaves " modernes des pays du tiers-monde et redécouverte des cultures vivrières
  m.. fin du pillage et saccage du tiers-monde
  n.. fin des guerres modernes au moyen d'armes destructrices modernes..
  o.. fin de la chasse facile au moyen d'armement moderne, et de la pêche aussi.
  p.. fin de la publicité (incitation à consommer alors qu'on n'en a pas envie)
  q.. fin de tous les gaspillages
  r.. travail de la terre : ce sera un retour généralisé à la terre, la priorité étant de produire de quoi manger. et s'habiller.
  s.. - famines : il y a de très grand risques selon le moment auquel se produira la crise, selon l'état d'insouciance, ou d'inconscience, dont nous auront fait preuve, selon les mesures préventives prises largement à temps.
  t.. faire simple en tout : de nombreux aliments, par exemple, vont disparaître faute d'artifices possibles pour les produire, et de moyens de transport
  u.. - maladies : le sujet a été abordé un peu plus haut - au moment de la crise il y aura probablement et hélas une forme de sélection naturelle, puisque avec tout le reste, le système de soins va disparaître ;
  v.. - rationnement : forcément si rien n'a été prévu, il y aura des dégats sur le moment, qui devront se résorber avec le retour d'une agriculture efficace.
  w.. -froid et manque de confort et biens matériels : ce n'est qu'une question d'habitude de ne pas surchauffer les locaux dans lesquels on vit - et de toute façon le bois sera à économiser de façon draconienne.
  x.. -sédentarité : forcément il ne sera plus question de vadrouiller autour de la planète au moyen de voitures et d'avions - restent les pieds pour les " vrais " vadrouilleurs ou nomades . dont nous aurons d'ailleurs grand besoin (échanges et transports) Ils seront d'autant plus motivés.
  y.. - promiscuité : il ne sera plus possible de chauffer des maisons entières où ne logent que deux personnes, ou encore une chambre par enfant. ce sera probablement un mode de vie plus " groupé " avec forcément une promiscuité à laquelle il faudra s'habituer, notamment en saison froide, sous nos latitudes.
  z.. disparition des contraceptifs modernes : comme toutes les autres questions, il faudra revoir entièrement le sujet de la sexualité.
 

X) Quelle société future ?

Il faudra faire attention de ne pas " retomber dans le système " qui a fait tout couler. : tous les scénarios restent ouverts.

Il y aura d'abord le chaos. le temps de se réorganiser, avec certainement des dégats inévitables.

Par la suite il s'agira au maximum d'améliorer la vie quotidienne, et de la rendre agréable.

Il faudra tout d'abord " faire avec ce qu'on a " Les améliorations viennent ensuite au fur et à mesure de la réorganisation.

Il sera bon de se fixer certaines règles " éthiques " pour ne pas retomber dans le système passé " : notamment le respect d'autrui et de l'environnement.la coopération, la solidarité. les activités ne doivent nuire à personne ni à la planète. et il est tout à fait possible d'obtenir un optimal qui devrait permettre une vie intéressante et agréable pour tous : nous avons oublié (ou on nous a fait oublier) qu'à l'échelle de l'humain, un siècle de pétrole, c'est certes extraordinaire pour nous, mais cela ne représente qu'une étincelle dans le temps, des milliers d'années. et que l'humain vivait bien et heureux avant l'avènement du pétrole (quoiqu'en disent certains pour vanter les mérites de la société moderne), et qu'il en sera autant les milliers d'années qui vont suivre. C'est l'une des principales raisons de ne pas céder à la panique et d'aborder la fin inévitable du pétrole avec sérénité.

Il suffit de penser qu'à l'époque où une écrasante majorité de la population était rurale, autarcique, agricole, artisanale, ces petites gens étaient en mesure de produire tout ce qu'il leur fallait pour vivre, et en plus il a été possible de les mobiliser pour fournir un énorme surplus, comme d'entretenir les seigneurs et privilégiés avec leur train de vie fastueux, de fournir toutes les armées : armes et armures, engins de guerre et uniformes, munitions, nourriture, contingents de soldats et millions de chevaux. et aussi la construction des bâtiments publics, monuments, cathédrales, pyramides, routes, navires par milliers, temples et châteaux.etc.

Cette étonnante capacité de production et de surproduction devrait nous rassurer.
 
 


 
 

#8 milka

milka
  • Localisation:region ile de france
  • Intérêts:informatique, lecture, cinema, etc.

Posté 10 aot 2004 - 01:24

bonsoir

le scenario de pierre est catastrophique

sincerement je ne pense pas que ça se passera ainsi ..

on ne se reveillera pas du jour au lendemain sans petrole. les entreprises qui font fonctionner tout le systeme tiront rapidement le signale d'alarme : ça ne sera pas peut etre pas suffisamment tot mais ça laissera le temps au gouvernement de s'organiser..

de plus, tout ne fonctionne pas au petrole. le nucleaire a comme energie l'uranimum il me semble ..quel rapport avec le petrole ? eclairez moi si je me trompe...il ya pleins d'autres alternatives au petrole. l'hydrogene, l'eau , le vent le soleil, etc.

on va certainement connaitre une decroissance terrible mais pas le chaos decrit ci dessus ..c'est mon avis je me trompe peut etre ...

qu'en pensez vous ?

johan, partages tu l'analyse de pierre ?

cordialement

#9 Johan de Dina

Johan de Dina
  • Localisation:Comtat de Nissa
  • Intérêts:Oeuvre du phylosophe Inuit : Apert SooN

Posté 10 aot 2004 - 09:21

bonsoir

le scenario de pierre est catastrophique
sincèrement je ne pense pas que ça se passera ainsi ..
Chère Milka,

JdD " Franchement, je ne souhaite pas que cela se passe ainsi. "

on ne se reveillera pas du jour au lendemain sans petrole. les entreprises qui font fonctionner tout le système, tireront rapidement le signale d'alarme : ça ne sera pas peut être pas suffisamment tôt mais ça laissera le temps au gouvernement de s'organiser..

JdD " Entre la fin du pétrole pas cher, et la fin du pétrole tout court, il peut se passer entre 30 et 50 ans. Je ne connaîtrais donc pas la fin du pétrole. Mais je souhaite alors que l’Oasis que j’aurai contribué à créer profite aux générations qui connaîtront l’après-pétrole. Après tout la société d’abondance d’énergie bon marché et du pillage du Tiers Monde n’aura duré qu’un siècle.
En ce qui concerne le signal d’alarme, il a déjà été tiré, mais le conducteur de la locomotive à décider de ne pas s’arrêter, aussi les passagers se rendent compte de rien.
Le fait que les entreprises ou les gouvernements soient capables de mettre en place des solutions palliatives est de l’ordre de la ligne I-Maginot. Suite à un monôme étudiant à Nanterre, la France s’est retrouvée dans une situation où tout pouvait arriver, et où l’Etat a eu une absence qui a bien duré 2 semaines. Quant aux retombées de Tchernobyl, tout le monde sait qu’elles se sont arrêtées aux pointillés de la frontière. Quel homme politique n’aurait pas fait le choix entre désordre et nombre de morts immédiats suite à panique : et pas de panique, pas de désordre et ainsi tripler le nombre de mort à long terme (plusieurs mandatures électorales, plusieurs alternances).
Sans parler des 15000 morts (en 20 jours) des conséquences de la canicule l’année dernière.
Citoyens dormez tranquille, l’Etat, les Institutions, le Gouvernement, veillent sur vous "


de plus, tout ne fonctionne pas au petrole. le nucléaire a comme energie l'uranimum il me semble ..quel rapport avec le petrole ? eclairez moi si je me trompe...il ya pleins d'autres alternatives au petrole. l'hydrogene, l'eau , le vent le soleil, etc.

JdD " Regardez la petite publicité AVIVA (ex.cogéma) à la télé :
Un, c’est à l’autre bout du monde que l’on extrait le minerai.
Quels sont les équipements nécessaires à son extraction : Des engins de terrassements qui fonctionnent au pétrole.
Avec quoi transporte t-on le minerai jusqu’au port, avec des camions.
Avec quoi le transporte-t’on, du port de chargement au port de déchargement avec un bateau minéralier qui fonctionne au pétrole.
Quelle est la part de produit pétrolier nécessaire à la maintenance d’un réseau de distribution Haute et Basse Tension : L’ensemble des isolants.
Quant à la solution Hydrogène, on en parle depuis 1924. Mais quel est le bilan énergétique de la production d’Hydrogène ? "


on va certainement connaître une décroissance terrible mais pas le chaos décrit ci dessus ..c'est mon avis je me trompe peut etre ...
qu'en pensez vous ?
johan, partages-tu l'analyse de pierre ?

JdD " Pour avoir dans les années 80, travaillé sur des programmes de simulation de gestion de crise en fonction de l’identification de la menace de l’époque*, Pierre est un optimiste.
* Accidents Technologiques Majeur, Risques Naturels Majeur, jusqu’à Conflit Armé avec emploi d’Arme Nucléaire Tactique. "

#10 _Shivaya_

_Shivaya_

Posté 10 aot 2004 - 12:42

Suite à un monôme étudiant à Nanterre, la France s’est retrouvée dans une situation où tout pouvait arriver, et où l’Etat a eu une absence qui a bien duré 2 semaines.

:cogite: j'adore cette définition de la chose ! :tss:

Bref... je ne connais pas Pierre, mais je veux bien te croire quand tu dis qu'il est optimiste... ou du moins il fait abstraction de toute une partie du chaos : la violence, le pillage et l'absence d'entraide. (ex : ceux qui ont une voiture se feront attaquer par ceux qui n'en ont pas)
Il part du fait que les gens vont s'entraider... je ne le crois pas : ils n'ont deja pas l'habitude de le faire en temps d'abondance, mais en temps de crise ce sera pire... (je parle de majorité, pas de ceux qui ont refléchi un minimum).
Au départ, je vois plutot la situation comme dans "Ravage" de Barjavel...
De plus, assistée comme elle est, la population va compter sur le(s) gouvernement(s) comme s'il(s) avai(en)t la solution miracle... et le temps qu'elle comprenne que la solution vient d'eux, la crise et le chaos seront en place. Je crois que le plan de Pierre viendra après, et il y aura moins de monde, les morts se compteront par milliers.
Désolé d'etre aussi crue mais je ne fais d'illusions ni sur ceux qui nous gouvernent ni sur ceux qui sont gouvernés.

Shivaya

#11 milka

milka
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Posté 10 aot 2004 - 16:06

bonjour

Johan ,

Mais d’ici 30 ou 50 ans les gouvernements se seront organisés. La France cherche à atteindre les 20% d’indépendance au pétrole ces prochaines années…c’est donc bon signe.. peut être atteindra t elle un pourcentage bcp plus important d’ici 30 ou 50 ans..le gouvernement aide les entreprises à équiper leur bâtiment en energie solaire éolienne etc. le font ils également pour les particuliers ? parce que franchement c’est hyper cher !

Concernant le signal d’alarme, je sais que raffarin a fait pression sur les groupes automobile et qu’un prototype de voiture a hydrongene verra le jour d’ici 2007 maximum. le japon vient de créer un ordinateur a hydrogène également ainsi qu’un fauteuil roulant qui sera exposé à un salon international.

Concernant le nucléaire, je ne suis pas calée mais si ils ont besoin d’engins fonctionnant au pétrole pour extraire l’uranium on est mal parti ..d’un autre coté s’ils ont mis en place des voitures à hydrogène ils sont capables de mettre en place des machines à extraire l’uranium avec le même procédé, non ?

Concernant l’hydrogène :

L'hydrogène est essentiellement obtenu à partir d'hydrocarbures – gazéification (résidus pétroliers, charbon, biomasse) - ou encore par électrolyse de l'eau.

Reste donc à savoir ce qui est utilisé actuellement par les français et les japonais : hydrocarbures ou eau. ? Ça serait trop beau que ce soit de l’eau …

L'électrolyse industrielle est réalisée généralement à partir d'une solution aqueuse d'hydroxyde de potassium dont la concentration varie en fonction de la température (typiquement de 25% en masse à 80°C jusqu'à 40% à 160°C). La potasse est préférée dans ce domaine, essentiellement pour des raisons de conductivité supérieure à niveau de température équivalent et de meilleur contrôle des impuretés chlorures et sulfates.
Pour les électrolyseurs de petite capacité, il existe de nombreux fournisseurs, proposant des technologies très diversifiées, notamment en terme de nature de l'électrolyte et de technologie associée à la fourniture finale directe d'hydrogène sous pression.

Je n’y connais rien en hydroxyde de potassium mais je sais qu’il a des effets nocifs par modification du pH. Corrosif même dilué
Ne pas évacuer dans les eaux naturelles, les eaux d'égoût ou le sol !

on assiste aujourd'hui à l'essor des électrolyseurs de petite capacité, typiquement de 1 à 100 kW [3].
L'alimentation minimale en eau d'un électrolyseur est de 0.8 L/Nm3 d'hydrogène. En pratique, la valeur réelle est proche de 1 L/Nm3. L'eau introduite doit être la plus pure possible car les impuretés demeurent dans l'équipement et s'accumulent au fil de l'électrolyse, perturbant ainsi les réactions électrolytiques par:
- formation de boue
- action des chlorures sur les électrodes

Le problème reste l’eau. Comment purifier l’eau ? Les chercheurs doivent cibler leur recherches sur l’eau, le soleil, le vent : c’est obligatoire pour notre avenir

En ce qui nous concerne, il faut nous documenter au maximum…

Il existe des forums scientifiques avec bcp de bricoleurs : il faudrait leur poser des questions : comment faire fonctionner des eletrolyseurs de petite capacité ? Comment purifier l’eau ? Comment bricoler des modules photovoltaïques sans se ruiner ? Etc.

Concernant le photovoltaique il y’a un livre qui se vend à 45 EUR comment équiper soit même sa maison en énergie solaire …il faudrait que certaines personnes tentent de le faire , réalisent des fiches techniques pour les autres, un forum dans lequel nous puissions poser des questions etc.

Ça nous permettrait d’avoir un peu plus d’indépendance..

Personnellement , je sensibiliserai mes enfants à l’ecologie mais également à tous ces problèmes liés à fin du pétrole. Ils seront avisés et libre à eux d’apprendre des métiers utiles pour le futur. Probablement dans la physique, la chimie, la climatisation, la médecine, etc. certains métiers contemporains tels charpentiers, maçons, etc seront également très utiles..

Concernant la médecine j’ai différents livres à la maison relatifs à la médecine par les aliments et les plantes. Il serait intéressant de créer des huiles essentielles bio très concentrées et efficaces ( la lavande : anti-inflammatoires, cicatrisante etc.) biensur il faut des quantités importantes de plantes et certaines ne poussent pas partout…

Concernant les aliments nous connaissons tous les valeurs antiseptique de l’ail, les vitamines C contenues dans le citron et le kiwi , etc. nous devons transmettre cette science à nos enfants : mettre en place des ateliers au sein d’associations par exemple.

la médecine classique ne doit pas être négligée non plus ..j’ai un certificat de secouriste et croyez moi réduire des fractures, réanimer, faire accoucher, c’est pas un luxe . d’ailleurs ce type de certificat devrait être inclus dans les programmes scolaires…

Enfin bref, rien ne nous empêche de créer nos associations avec divers ateliers : (selon les goûts de chacun) atelier d’initiation aux 1er secours, atelier d’initiation au jardinage, etc.

donc nous avons une responsabilité sur notre avenir également et sur celui de nos enfants…

Sinon johan, tu as parlé d’un oasis ..pourrais tu nous en dire plus ? Comment devenir complètement indépendant ? Tu as des idées ? Ça serait sympa de les partager afin que chacun y apporte ses idées

Cordialement

personnellement j'aimerai continuer à vivre dans ma region parisienne et trouver parallellement un terrain constructible en france avec pas mal de terre et de l'eau. je sais que dans certains secteurs c'est pas cher du tout mais l'eau est rare...enfin bref un petit coin que je pourrai entretenir et preparer pour mes enfants petits à petits ( plantations d'arbres, etc.) voyez le genre ? un pied à terre entretenu par moi meme et ma grande famille toute l'année à tour de role :cogite: un endroit pareil serait tres utile à mes enfants et à leur enfants à eux ...mais bon entre le reve et la realité ya tout un monde lol

#12 milka

milka
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Posté 10 aot 2004 - 18:17

ENVIRONNEMENT Une autorisation de prospection vient d'être délivrée à une société britannique spécialisée
Un gisement de pétrole pourrait se trouver au large de la Corse

Ajaccio : Dominique Costa
[10 août 2004]


Du pétrole bientôt exploité par les compagnies pétrolières au large de la Corse ? Ce scénario encore inédit pourrait bien devenir réalité. En délivrant le 20 juillet dernier à une société britannique, la TGS-Nopec Geophysical Company Limited, «une autorisation de prospection préalable d'hydrocarbures liquides ou gazeux», le ministère de l'Industrie a créé les conditions, à terme, d'une exploitation industrielle des ressources d'hydrocarbures dans le canal de Corse. Ce n'est certes pas la première fois que le bassin méditerranéen fait l'objet de telles convoitises. Mais l'originalité de la démarche tient cette fois-ci dans la situation du gisement.


Il s'étend en effet sur la côte orientale de la Corse dans une zone de prospection allant du large de Lavasina dans le cap Corse jusqu'au large de Poggio Mezzana, près de la limite de la Corse du Sud, sur une superficie de 4 170 km2, riche de sa biodiversité marine. Ce gisement dont l'ampleur reste inconnue, reposerait par près de 6 km de fond dans les abysses méditerranéens, sous une couche de sel épaisse de 1 000 mètres. «Lorsque des bateaux ont percé cette couche saline, il y a eu à chaque fois des remontées d'hydrocarbures», atteste Jean-Pierre Suc, directeur de recherche au CNRS, interrogé par Fréquenza Mora, la station locale de Radio France en Corse.


Cette croûte de sel appelée évaporite se serait formée il y a quelque 6 millions d'années lors d'un assèchement total de la Méditerranée, piégeant par la même occasion la matière organique dans les roches, propice au développement des hydrocarbures.


L'enjeu technique est de taille car pour envisager une exploitation industrielle de ces ressources, il faut aujourd'hui atteindre un fond situé sous 2 500 mètres d'eau, puis traverser 2 000 mètres de sédiments et enfin percer l'évaporite. Avec à la clé des risques importants de pollution marine : «Les forages en mer Méditerranée se sont portés jusque-là dans des zones où le risque de percer la couche saline était écarté, comme dans le golfe du Lion. Là, la difficulté consiste à forer sans risque de fuite des hydrocarbures dans la mer, alors que cette couche d'hydrocarbures est soumise à des pressions extrêmement élevées», explique Jean-Pierre Suc. Or, si les compagnies pétrolières sont capables techniquement de réaliser des forages à de telles profondeurs, aucun bateau n'était en mesure jusqu'à présent d'empêcher la contamination de la mer par le pétrole.


La solution pourrait provenir du Japon, qui vient de finaliser la construction du Ckikuyu, un bateau spécialement équipé pour limiter ces risques, qui permet au fur et à mesure de la réalisation du forage de colmater les brèches faites tout autour dans les couches de sédiments et de sel traversées. Bientôt, le Ckikuyu sera à la disposition des membres du programme Eclipse, dirigé par Jean-Pierre Suc, chargé de comprendre les conditions de formation de ce sel et d'évaluer l'importance de la couche d'hydrocarbures.


Des recherches fondamentales prévues pour s'étaler sur quatre à six ans, préalables à toute exploitation industrielle : «Nous n'intervenons ni en complément ni en concurrence de cette compagnie britannique. Notre travail consiste à savoir quand et comment la mer Méditerranée s'est asséchée», se défend Jean-Pierre Suc.


Mais sans attendre l'arrivée du Ckikuyu, la TGS-Nopec Geophysical Company Limited procédera quant à elle, dès l'année prochaine, à des relevés par sondages «sismiques». Cette technique permet de détecter par réflexion des ondes dans le sous-sol la présence éventuelle de gisements d'hydrocarbures. «Nous ne sommes pas une compagnie pétrolière. Notre métier consiste à évaluer les opportunités. Cette autorisation est une licence qui nous donne l'occasion de regarder s'il peut y avoir des hydrocarbures dans cette zone. Si nous pensons qu'un potentiel existe, nous le ferons savoir aux autorités et à l'industrie pétrolière», souligne Stein Ove Osaksen, vice-président de la société, en charge des nouvelles opportunités.


Nul doute que la découverte d'or noir au large de la Corse aurait des conséquences de premier plan : l'île ne serait plus seulement belle, elle serait aussi riche, avec toutes les implications politiques que cela ne manquerait pas d'entraîner.

#13 Johan de Dina

Johan de Dina
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Posté 10 aot 2004 - 21:32

Ben voilà une bonne nouvelle pour les journées nationalistes de Corté.
A besogna.

#14 _Shivaya_

_Shivaya_

Posté 10 aot 2004 - 22:30

Ben voilà une bonne nouvelle pour les journées nationalistes de Corté.
A besogna.

:cogite: c'est clair... pis ca va leur faire plein de nouveaux amis...
La Corse etant réserve naturelle maritime, qui c'est qui va encaisser le pot de vin nécessaire à la lever de cet empechement de polluer tranquille ?
:tss:

Shivaya

#15 Johan de Dina

Johan de Dina
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Posté 10 aot 2004 - 22:31

Sinon johan, tu as parlé d’un oasis ..pourrais tu nous en dire plus ? Comment devenir complètement indépendant ? Tu as des idées ? Ça serait sympa de les partager afin que chacun y apporte ses idées

être indépendant, ne me parais pas envisageable; il n'est plus possible non plus de créer des zônes libérées.
Nous ne sommes plus maître de la qualité de l'eau qui tombe du ciel, ni de l'air que nous respirons, ni des rayons du soleil qui nous brule la peau, quant aux terres préservées ; elles sont de plus en plus rares.
A partir de quel moment l'Etat ne sera plus en mesure d'assurer la sécurité du site de traitement des déchets radioactif de la Hague. Durée prévue de refroidissement de certain déchets 150 ans!
Par contre, il est possible de viser des objectifs tel que l'autosuffisance alimentaire.
Où bien encore l'autosufisance énergétique pour entretenir l'autosufisance alimentaire.
Mais aucune solution technique n'est généralisable pour maintenir la société de croissance que nous avons connu.
Des idées, tous le monde en as.
Le probléme est une question de temps...
De combien d'année disposons-nous avant....
Parce que pour faire un simple parquet de poules, assurant un bon taux de reproduction, se nourissant avec frugalité, et n'ayant plus besoin de traitement anti-biotique, anti-cocidiose, vermifuges etc... Bref, des galinacées fermiéres des année 1930. Il faut 7 ans.
Pour faire un troupeau de mouton où de chévres dans les mêmes condition, il faut 10 à 12 ans.
Pour sélectionner des semences naturelles qui se passeront de traitements chimiques et se suffiront de traitement issu des ressources locales, il faut aussi une bonne dizaine d'année.
Pour gérer les ressources en bois d'une forêt, ce sont des cycles de 5, 7, 20 , 30, 50 ans et plus.
Combien de temps met un chêne avant de donner des glands, combien de temps met un chataîgner avant de porter ses fruits ?
Idem, il va faloir apprendre à gérer les ressources cynégétiques et halieutiques des milieux naturels, là aussi ce sont des cycles long et fragiles.
Sans parler qu'il faudra être sacrément bricoleur ( savoir tourner, fraiser, rectifier, aiguiser et entretenir les outils de coupe, forger, fondre etc..) pour entretenir le matériel agricole à partir de piéces de récupération.
Mais tu pose la bonne question: quel niveau de santé sommes nous capable de maintenir et de quelle façon.
Plusieurs communautés agricoles et quelques communautés de bricoleur seront-elle en mesure d' entretenir et de fournir une communauté médicale en l'échange de soins et de services.
Cela c'est déja produit dans les temps médiévaux avec les hospices.
Il y aura t'il des corporations de métier au seins des communauté, ou des corporations se formeront en communauté échangeant service et savoir faire contre de la nouriture ou des matiéres premiéres.
Mais, tu réfléchis toi aussi Milka, et tu commence à apporter des éléments de réponses.

#16 MakeLoveNotWar

MakeLoveNotWar
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Posté 11 aot 2004 - 11:01

Mais d’ici 30 ou 50 ans les gouvernements se seront organisés. La France cherche à atteindre les 20% d’indépendance au pétrole ces prochaines années…c’est donc bon signe.. peut être atteindra t elle un pourcentage bcp plus important d’ici 30 ou 50 ans..le gouvernement aide les entreprises à équiper leur bâtiment en energie solaire éolienne etc. le font ils également pour les particuliers ? parce que franchement c’est hyper cher !


L'indépendance au pétrole, ce n'est pas gagné puisque les lobbies pétroliers font tout pour l'empêcher (voir l'exemple de valenergol) ou pour mettre la main sur le système (exemple du diester).

Quant aux aides pour l'équipement en solaire, elles existent, y compris pour les particuliers (jusqu'à 80% dans certaines régions pour le photovoltaïque) mais sont très limitées en volume (maximum 2 KW crête pour un particulier). Ces aides viennent de 3 sources:
- ADEME,
- région (pas toutes, et pas au même niveau),
- rachat par EDF à un tarif préférentiel (diminuant de 5% chaque année, en fonction de l'année de la demande : dépêchez-vous!).

Mais les démarches administratives sont complexes, même avec l'assistance d'un installateur agréé...

#17 Johan de Dina

Johan de Dina
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Posté 11 aot 2004 - 11:44

Peak-oil les avis contraires : Ceux qui n’y croient pas !
Trouvé sur Forum FS (Jarod connaît).

Re : Fin du pétrole AVANT 2037, canular ou vérité ?
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Comme il l'a été dit, l'évaluation des réserves est difficile. J'ai récemment eu droit à l'avis du père d'un ami, qui a fait sa profession dans la chose. Il a écrit un petit texte, qui outre son avis contient surtout des précisions techniques sur le phénomène général.

Actuellement, la personne qui a écrit le texte est conseiller auprès du ministre du pétrole d'un pays africain (je ne sais pas lequel) après avoir été DG d'Elf Gabon.(1) En d'autres termes, c'est une personne dont l'activité professionnelle est de se renseigner.(2) Ca me parait crédible, et à défaut intéressant. Je fais un copier coller ici, le texte se trouve au bout du lien suivant : http://www.gargote.c...p?showtopic=341 (forum privé, mais tout le monde y est le/la bienvenu(e))

JdD "1) Effectivement Elf Gabon est une référence pour toute la barbouzerie française. Tendance Papa m’a dit (le fils Mitterrand) ou tendance Charlie Pascua (Jeannou Laccase, Marciani et consort).
2) Je n’en doute pas, 2/3 pour " le service ", 1/3 pour le business.
Ah le bar du Club Bagheera."

Citation:
" Resource depletion "

Voilà un sujet sur lequel j’ai eu à lire pas mal d’articles, et je me suis souvent étonné qu’ils soient écrits par des économistes et des politologues plus que par des géologues.
C’est pour cela que l’on y trouve pas mal d’inexactitudes, qui peuvent conduire à des conclusions fausses et dangereuses, et parfois même de belles sottises.
Je me réfère à des travaux faits par des professionnels (Society of Petroleum Engineers, SPE) géologues et ingénieurs réservoirs (mon premier métier), qui définissent ce que sont les réserves prouvées, probables, possibles et les ressources. Ce travail est une référence reconnue dans le monde entier, ce qui n’empêche pas les Etats, les Entreprises et les Universitaires de continuer à faire un somptueux mélange. (je peux les envoyer à ton amie, ou elle peut aller sur le site spe.org)

Ce que l’on trouve dans la plupart des banques de données (style BP), les publications et articles, sont les réserves prouvées.
A l’origine, cette notion a été suscitée par la SEC (le gendarme de la bourse américaine) pour protéger les petits actionnaires des déclarations trop optimistes des Compagnies Américaines Indépendantes (les Indies, par opposition aux Majors).
Ce sont des réserves plus comptables que naturalistes : ce sont des PI90, c’est à dire que la probabilité de faire mieux est 90%, et moins 10%. L’ingénieur qui les calcule suit un certain nombre de règles prudentielles édictées par la profession, mais qui sont vraiment très conservatives d’un point de vue technique géologique, géophysique et réservoir.
Ce sont ces réserves prouvées qui sont estimées aujourd’hui à 1000 milliards de barils (Gbbls), chiffre retenu par l’article de ton amie.

Lorsque les pétroliers préparent une campagne d’exploration, ou un développement de gisements, ils se servent des réserves probables. Ce sont des PI50, 50% de probabilité de faire mieux, 50% de faire moins. Les références historiques montrent d’ailleurs que statistiquement, ce sont ces réserves probables que les pétroliers finissent par produire. Elles ont un sens plus technico-économique que les prouvées dans leur mode d’évaluation. Peu de calculs à l’échelon mondial sont publiés (dictature de la SEC et des marchés financiers), mais chaque Compagnie, chaque Etat connaît ses réserves probables. Elles peuvent être estimées à environ 30% de plus que les réserves prouvées. Soit des réserves prouvées + probables de l’ordre de 1300 Gbbls. C’est sur cette marge de 300 Gbbls que s’amusent parfois certains états en faisant passer en peu de temps du probable en prouvé (alors qu’il faut théoriquement un programme d’appréciation de la réserve dûment contrôlé, ou contrôlable).

Il y a aussi les possibles, qui sont des PI10, mais elles présentent peu d’intérêt a mon avis, et tiennent plus du fantasme de géologue que de la réalité de la nature.

Par contre, la notion de ressource est importante. Nous ne venons de parler que de réserves découvertes, c’est à dire pour lesquelles au moins un puits a prouvé le gisement. Or l’exploration pétrolière et gazière continue, et découvre dans le monde de nouveaux gisements, et même parfois de nouvelles provinces pétrolières. Je citerai l’offshore profond qui, complètement négligé dans les années 1990 (pour des problèmes de technologie, mais aussi de concept de dépôts) est aujourd’hui un des thèmes les plus porteurs de la profession pour les 20 années qui viennent. Les ressources sont donc des réserves que la profession pétrolière pense pouvoir raisonnablement découvrir, dans un certain contexte de prix, et avec des extrapolations de progrès technologiques raisonnables. On peut les estimer, avec un brut à 20-25 $/bbl, à 700 Gbbls.

Conclusion : sans augmentation notable de prix, et avec une technologie qui évolue normalement, le monde a devant lui environ 2000 Gbbls de réserves probables + ressources conventionnelles.
Si l’on ajoute à cela que les réserves non conventionnelles pointent de plus en plus leur nez, y compris avec des économies compatibles avec des prix de 20 $/bbl (sables du Canada, huiles lourdes du Venezuela), et grâce à des progrès technologiques constants (les ingénieurs ne s’arrêtent jamais d’inventer !), on voit que la limite physique est bien plus loin que ce qu’on dit.
En outre, dans un scénario de plus grande rareté, les prix augmenteront et les ingénieurs (toujours eux) pourront alors mettre en œuvre des techniques de récupération assistée, dites tertiaires, déjà bien maîtrisées mais non rentables aux prix actuels, et qui seront en mesure d’extraire de gisements déjà découverts plusieurs dizaines de % supplémentaires (on laisse actuellement 75% du pétrole en place, et on sait que techniquement, en y mettant le prix, on doit pouvoir n’en laisser que 50%).
Tout ceci doit pouvoir, avec un brut à 50$/bbl, rajouter encore 1000 Gbbls.

La déplétion existe, car les quantités sont finies (quoiqu’il se forme encore un petit peu de pétrole chaque jour, mais l’humanité n’aura pas la patience de l’attendre quelques centaines de millions d’années), mais l’échéance est plus lointaine qu’on ne veut bien le dire. C’est probablement pour cela que les politiques de substitution ont beaucoup de mal à se mettre en place ; les 40 années de réserves au rythme actuel de consommation se réfèrent aux réserves prouvées. Si tu as réussi à me suivre, tu peux multiplier par au moins 3.
Je ne crois donc pas du tout au pic de 2010.

La problématique pour le gaz est la même : les définitions de réserves prouvées, probables, possibles et ressources sont identiques. Les publications ne concernent que les réserves prouvées, auxquelles le prospectiviste se doit de rajouter les probables, les ressources, et les potentialités de non conventionnelles (gaz d’hydrates en quantité considérables, posant de gros problèmes d’exploitation, mais déjà sujets de recherches importantes des Japonais).

Sur la répartition géographique des réserves de pétrole, on peut raisonnablement penser que le ratio des prouvées (70% dans un rayon de 1500 km autour de Ryad) se retrouve plus ou moins homothétiquement dans les probables, les ressources, la récupération tertiaire, voire les non conventionnelles. L’Occident dépendra donc tôt ou tard du bon vouloir des bédouins (ce qui me remplit de joie !).
Pour le gaz, la part du Moyen-Orient est notablement sous-estimée : en effet, calculée sur les réserves prouvées (donc découvertes), cette part favorise l’ex URSS, largement explorée, au détriment du Moyen-Orient que le gaz intéressait peu et qui donc ne l’explorait pas. L’exemple le plus parlant est l’Arabie Saoudite : en général, le gaz se trouve dans des couches plus profondes que le pétrole (donc plus coûteuses à atteindre). Les puits s’arrêtent la plupart du temps dans les couches à pétrole. Or, les rares qui sont allés plus profond, dans le Khuff, ont quasiment tous trouvé du gaz. Le jour où le Moyen-Orient fera vraiment de l’exploration gaz, je pense que le ratio tendra vers celui du pétrole (70% dans notre fameux rayon de 1500 km qui inclut, outre la péninsule arabique, l’Irak et l’Iran). Cela aussi me remplit de joie !

Voilà en vrac ce que je pense de la " resource depletion " ; ce sont des concepts bien connus des techniciens du pétrole, mais qui montent rarement au niveau des CEO des Compagnies et des Ministres du Pétrole (trop à long terme, la vision de ces gens est de plus en plus le prochain trimestre).
J’ai relevé dans l’article de ton amie quelques autres inexactitudes, mais très mineures.
En matière de politique de substitution, ce n’est pas parce que je vois le point d’inflexion plus lointain que ton amie que je pense qu’il faut se croiser les bras. La quantité d’énergie à déplacer à échéance d’un gros siècle est telle qu’il faudrait effectivement se lancer dès maintenant dans des politiques de recherches et d’incitations des alternatives(sans parler du problème du rejet des gaz à effets de serre). Souhaitons que l’Europe donne l’exemple, car je pense que les Américains seront durablement culturellement incapables d’une telle démarche (je suis un peu anti-américaniste primaire).

Chamonix, août 2002, un jour de pluie.

JdD " Juste un doute sur la date Août 2002 ? Sacrément bien renseigné à l’époque ! "

#18 Jarod

Jarod
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Posté 11 aot 2004 - 15:23

Les apparences sont trompeuses Johan, faut pas te fier à ce que tu lis :cogite:
Je connais Futura-Sciences, je connais même ce post du forum pour l'avoir lu, mais n'y ayant jamais participé j'étais étonné que tu dises que je connaissais, "quoi ? y'a des caméras chez moi ?" :tss:
Je rappelle que j'ai 23 ans et non 17 comme le Jarod du forum en question, je n'utiliserais jamais ni msn ni aol messenger :D et Jarod y'a quand même quelques personnes qui ont pris ce nom, pour ma part c'est en référence à la série "Le Caméléon" lol.

Sinon pour parler du sujet, qui m'intéresse mais sur lequel je ne m'étais pas encore exprimé, voilà mon avis:
Le pic de hubert est une réalité et y'a pas d'énergies alternatives pour remplacer le pétrole, et c'est pas avec du solaire ou de l'éolien qu'on fabrique des engrais.
Donc quoiqu'il arrive et que ce soit dans 5,10 ou 50 ans, une grosse majorité de l'humanité va mourir de faim si les gens n'apprennent pas à jardiner sans engrais.
Après je sais pas trop, y'a tellement de choses, puce sous cutanée, fin du pétrole, conflits nucléaires, et pour mon coté parano: 2012, illuminatis, les reptiles.
Je me sens très seul face à tout ça, des amis qui me trouvent parano et qui veulent même plus m'entendre parler de ces sujets.
Bon je vous laisse je pars hors sujet.

Jarod.

#19 milka

milka
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Posté 15 dcembre 2004 - 02:25

salut tout le monde

5 mois dejà ...

quoi de neuf ?

#20 Johan de Dina

Johan de Dina
  • Localisation:Comtat de Nissa
  • Intérêts:Oeuvre du phylosophe Inuit : Apert SooN

Posté 15 dcembre 2004 - 11:25

salut tout le monde

5 mois dejà ...

quoi de neuf ?

Rien chaque mois qui passe la capacité de la demande dépasse la capacité de l'offre des réserves prouvées.