Aller au contenu


Photo

Construire quoi ?


  • Veuillez vous connecter pour répondre
56 réponses à ce sujet

#21 roller06

roller06
  • Localisation:Alpes Maritimes
  • Intérêts:roller, moto, nature

Posté 17 aot 2004 - 07:25

Bonjour a tous et toutes,

je suis désolé lohey et johan, mais vous êtes hors sujet, si vous voulez parler échangez vous vos mails c'est plus simple ou vos tels :cogite:

a vos claviers :tss: bonne journée a vous tous et toutes.

#22 _Lohey_

_Lohey_

Posté 17 aot 2004 - 08:52

Salut Roller ! (c;

je suis désolé lohey et johan, mais vous êtes hors sujet, si vous voulez parler échangez vous vos mails c'est plus simple ou vos tels :cogite:

Jeu considère que nous parlions du "comment, et avec qui ?" (ok, mis à part nos respectifs derniers messages). Il y a le "comment" matériel et puis le "comment" relationnel. Pour moi ce dernier est plus fondamental, jeu te demande de le respecter. *c;

Quelles sont tes expériences sur le "comment, et avec qui ?", Roller ? (c:

Modifié par Shivaya, 28 janvier 2005 - 14:36 .


#23 milka

milka
  • Localisation:region ile de france
  • Intérêts:informatique, lecture, cinema, etc.

Posté 17 aot 2004 - 10:45

Au fait pourquoi tu écris : jeu

Ca vient du jour où j'ai écrit le premier paragraphe de ce texte (qui contient l'explication donc) :
http://etre-humain.n...er_choisir.html

Jeu suis un jeu... c'est significatif pour moi de m'exprimer et me penser ainsi. (c; Jeu cherchais une solution entre :
- les expressions déresponsabilisées, au sujet indéfini, des "on" ou "nous".
- les expressions moralisantes et parfois égotiques (prônées par les psy) du "je" systématique.
- et l'expression prétenduement non-duelle et pourtant duelle "krishnamurtienne" du "il" ou "nous"...

Pour l'instant, j'ai trouvé "jeu"... dc:

bonjour

la vie est plus simple que ça lohey...

#24 roller06

roller06
  • Localisation:Alpes Maritimes
  • Intérêts:roller, moto, nature

Posté 17 aot 2004 - 12:44

Bonjour à tous et toutes,

Merci milka, lohey le "comment, et avec qui ?" ne se pose pas.

restons tous sur le sujet. Construire Quoi ?

Il y a tellement de sollutions à cette question que nous sommes que 2 à y répondre :cogite: comprends pas ?

#25 _Lohey_

_Lohey_

Posté 17 aot 2004 - 13:10

la vie est plus simple que ça lohey...

re Milka ! (c;

Après ma réponse par message privé, m'est venue l'idée d'une réponse à ton affirmation qui permettrait de revenir au sujet de ce fil de discussion. Jeu la pose donc ici : (c;

Comme jeu le disais plus haut, j'ai vu beaucoup de projets alternatifs se prendre les pieds dans le relationnel. Ainsi, à mon sens, il est devenu une évidence que c'est le fondement de tout projet que de vivre concrètement des relations écologiques, et, pour ce faire, créer, en pratique, un savoir être global (donc respectueux des "savoir être" individuels) qui saura produire autre chose que les sempiternelles fractions relationnelles. C'est donc cette approche que jeu mets en avant dans tous les projets auxquels jeu participe en me posant la question du "comment et avec qui ?". Tant que "vivre ensemble" est un concept abstrait, il est très facile de poser des "comment" qui fonctionne très très bien en théorie. Aujourd'hui, jeu n'en ai pas vu marcher beaucoup concrètement. J'en ai vu marcher plusieurs cependant ! (c:

Milka, toi et moi semblons avoir le point commun de mettre la simplicité dans nos valeurs fondamentales. J'espère ne pas trahir ton propos. En tout cas, moi j'y mets la simplicité... aujourd'hui !

Ainsi ce qui m'a paru le plus simple (et donc le plus réaliste) dans le phénomène des conflits relationnels entre les êtres humains, c'est leur cause systématique : l'Ego. (c: Non pas que l'Ego soit une vilaine bête à abattre, il n'y a que l'Ego de toute manière pour vouloir une telle chose. Mais, à mon sens, c'est un fait qu'il y a un truc dans le fonctionnement humain, que l'on peut appeler Ego ou autre, qui permet à un être humain de se protéger, de se défendre contre ses peurs des choses extérieures (jeu veux rejoindre là un propos de Cixi qui m'a beaucoup plu). Ce bouclier devient rapidement un obstacle aux aptitudes de son possédant et un intermédiaire filtrant lourd à sa relation au monde.

Bref, ainsi, ce qui m'a semblé être la solution la plus simple aux conflits relationnels, c'est la conscience que jeu n'étais pas une identité fixe, un machin avec des qualités et des défauts qui ne peuvent pas changer et qu'il faut faire avec. La conscience que jeu suis bien un jeu et que, ma vie, jeu la joue comme un acteur joue sur scène. Cette vision simplissime du monde, concrètement m'a permis de ne plus vivre que de très rares conflits alors qu'ils étaient fréquents pour moi avant. Ainsi, jeu ne suis pas là en train de théoriser mais de témoigner de ma vie, Milka.

Tu sembles considérer qu'il existe "la vie" et que tu sais ce qu'elle est. Jeu respecte...

Dans ma vision, "la vie", c'est une abstraction, un machin mental complexe pour pas voir les choses en toute simplicité : il n'existe concrètement que ma vie, puis la tienne, puis celle de chacun et toutes sont différentes. C'est, du moins ce que jeu vois et jeu ne me permettrais pas de venir t'expliquer comment tu dois voir ta vie, encore moins poser devant toi une généralité abstraite comme si elle était une vérité absolue.

Cette approche, à mon sens, est fort utile à tout projet alternatif s'il veut être alternatif autrement qu'avec une simple etiquette qui fait beau et donne un genre. Vivre autrement, c'est vivre autrement ! Ca commence donc pour moi par "être autrement". Que j'écrive "jeu" ou "je", en soit, ça n'est que de la forme. L'important, c'est sur quel fond repose cette forme. Et, pour ce qui me concerne, jeu n'envisage pas de démarche sociétale alternative qui, au minimum, ne respecte pas ceux qui se vivent eux-mêmes d'une façon alternative... et qui, comme depuis le début des temps, ne manquera pas de paraître tordu ou complexe à certains qui font de leur vie un espace de jugements et de leur moi un contenant de sagesses absolues.

Bien sûr, ce serait probablement encore plus fonctionnel si une telle société, au lieu de se contenter d'accueillir fraternellement des alternatifs de l'être, en était entièrement composée. (c: A mon sens, sortir des complexités des personnalités est une alternative évidente aux prises de têtes normales. En parler peut sembler complexe, dans la forme, tant nous nous sommes éloignés des évidences et tant il faut ramer pour revenir dans un courant naturel, mais il n'en reste pas moins que c'est là une possibilité radicale, simple et qui, en plus, ne commet pas l'erreur de chercher des problèmes ou des solutions hors de soi. (c;

Merci Milka et Johan de m'avoir donné l'occasion de préciser encore davantage ma façon de voir le "comment et avec qui ?". Vraiment, jeu ne souhaite pas vivre avec des êtres humains qui pensent comme moi, mais il est juste une lapalissade que jeu ne serait pas accepté par d'autres qui voudraient que jeu pense comme eux tout en prétendant faire autrement que ce qui se fait pourtant depuis si longtemps. C'est d'ailleurs une autre conscience fondamentale, à mon sens, pour batir une "communauté" : la distinction entre "l'union vers une pensée commune" et "l'unité des diversités". Il existe une infinité de formes à un même fond. Un jour, il deviendra intéressant d'arrêter de toujours repeindre différemment la même prison.

Un projet se fonde sur une culture et sur les croyances de ses membres, de fait. Jeu n'ai pas encore vu un projet loupant ceci et réussir ce qu'il voulait entreprendre... (c: Lorsque j'ai un idéal (ou simplement une idée fixe) de mon "je", jeu vois mal comment ne pas avoir d'idéal (ou simplement une idée fixe) d'un projet dans lequel jeu mettrais mon "je". Dans mon expérience, les idées fixes résistent très peu aux vastes et fréquents changements continuels autour de nous. Par contre, si jeu vis mon "je" comme un jeu, jeu ne peux pas rater, quelque soit le projet ; il y a toujours de quoi jouer. (c; Tout devient une expérience et cesse de se poser dans une problématique duelle "bon/mauvais". L'on ne peut perdre que quelque chose que l'on a !

Milka, jeu n'imagine pas que nos façons de voir soient très différentes. J'imagine que nos désirs de destination sont probablement très similaire.... Il arrive pourtant que cette évidence nous échappe simplement parce que nous ne prenons pas les mêmes chemins. :)

#26 _Lohey_

_Lohey_

Posté 17 aot 2004 - 13:13

Merci milka, lohey le "comment, et avec qui ?" ne se pose pas.

Heu Roller... tu devrais relire les toutes premières lignes de ce fil :

Bâtiment d’habitation, Construire quoi ? Pourquoi ?
Comment, et avec qui ?


Et de toute façon, peut-être laisser les autres libres de poser ce qu'ils souhaitent. Non ? :)

Modifié par Lohey, 17 aot 2004 - 13:13 .


#27 milka

milka
  • Localisation:region ile de france
  • Intérêts:informatique, lecture, cinema, etc.

Posté 18 aot 2004 - 00:25

bonsoir

lohey j'ai repondu dans le post "comment et avec qui"

roller, desolé pour ce detournement de post

cordialement

#28 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7 262 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 18 aot 2004 - 08:31

Bâtiment d’habitation, Construire quoi ? Pourquoi ?
Comment, et avec qui ?

Perso j'aimerais bien qu'on arrête de faire n'importe quoi.
Autrefois quand on allait d'un endroit à un autre on voyait immédiatement le caractère du lieu : l'architecture créée au fil des siècles par les habitants donnait une âme à chaque lieu. Il y avait une harmonie car les matériaux et les méthodes de construction étaient semblables et surtout parce qu'on respectait les traditions locales en sachant que les bâtiments étaient adaptés à la région et au climat.
Mais chaque maison était différente car elle était adaptée à la forme de la parcelle et à l'usage qu'on en faisait. Le forgeron et le sabotier ne se construisaient pas le même logis.
Maintenant on voit des lotissements où les maisons sont identiques de Lille à Pau et de Strasbourg à Bordeaux, des chalets savoyards en Auvergne, des mas provençaux à Limoges.... Et c'est moche.
A mon avis nos enfants n'auront bientôt qu'une envie : démolir tout ce que nous avons laissé construire. Et ils auront raison.

#29 Miette

Miette

    Terrienne en période d'essai

  • Membres
  • 1 174 messages
  • Localisation:vaucluse eheh

Posté 27 octobre 2004 - 20:34

alors moi si je parviens à rassembler un maximum de mes miettes, le plus lointain souvenir que j'ai d'un espace dans lequel j'étais entièrement bien c'était en pleine nuit devant des murs ondulants d'eau salée dansant contre la falaise et le toit d'étoile au dessus de la tête. J'avais 4/5 ans et ma mère aimait bien raconter cette histoire en précisant que j'emportais régulièrement mes couches culottes pour mes escapes nocturnes (j'étais biensûr infoutue de me les changer ! quoi que je me rappelle pas avoir essayer) peu avant le levé du soleil, et au micro, chaque jour on annonçait que l'on cherchait la petite habituée...
evidement c'était les vacances.
la famille s'entêtetait à se réenfermée en banlieue parisienne le reste du temps.
Pendant un bon moment, si je trouvais que quelqu'un avait l'air sympa, je lui prenais la main, et je lui racontais des tas de trucs (3/4/5 ans). Ma maman heureusement, n'était pas trop cardiaque, car elle passait pas mal de temps à se demander où est ce que je pouvais bien être fourrée.
Je craquais également sur des animaux: camping en bretagne où il était difficile de me décoller du berger allemand sur lequel je fesait une sieste (un toutou d'une patience délicieuse), séjour en Normandie, je m'était trouvée une copine chèvre avec qui les contacts étaient riches et je ne me disais pas forcément : "tiens, il fait nuit va falloir rentrer" sauf si j'avais faim ou froid.
On a eu beau m'enfermer ensuite à la ville, les vacances on eu beau se stopper, pendant des années et des années, il a fallu peu de choses pour que le naturel revienne au galop et j'en suis bien contente : voir la tête de mon frêre s'allonger jusqu'à toucher le sol parce je marche pied nue en pleine nuit en Afrique, le voir a nouveau secoué la tête parce envie d'aller me foutre toute seule sur une île libre (ahhhh Yanooa...) en Australie parce que "vendredi ou la vie sauvage" m'avais trop marqué, où, pour les nuits sur le dos il y avait le hamac, et pour les nuits sur le ventre, je m'était confectionner un lit de sable, dans lequel j'enfonçais mes doigts en plein délir d'oreiller chaud et fluide ! Et ces 2 mois dans les pyrénées, sac à dos et revélation !...

Alors que construire ? Et avec qui ?
Je n'ai pas de préjugés sur les matières, celles qui sont disponibles c'est déjà énorme, qui blessent un minimum la terre, critère super important, que ce soit solide, démontable ou non, qui inclut lieu commun et lieu intime, de quoi cuisiner ce qui pousse, de quoi bouquiner, de quoi pas se cailler, de quoi se laver et de quoi créer, minou 'puisse t il être toujours là, de l'argile. Je connais si peu de matériaux, si peu de choses dans la confection fabrication que ça a le grand avantage de ne pas me donner d'idées trop arrêtées. Donc même pour la maison stroumph ben j'dis pas non, oui, pourquoi pas, j'aimerais bien qu'elle me fasse sourire ma maison tiens, qu'elle est une tête, une bonne tête qui me fasse bidonner ma maison ! De toute façon, je pense que si je me sent bien dans le milieu naturel, et que je suis aussi aimé de lui (merci Johan d'avoir souligné cette importance) et bien je me sentirais difficilement mal dans la batisse, pourvu que les gens avec qui je vais batir soient dans un état d'esprit proche et dans la non précipitation.
pour le moment, avec qui je ne sais pas, les gens qui vivent ainsi je les connais si peu. Et puis rien ne m'a encore réellement fait dire à l'intérieur un truc du genre : "là, tu vais pouvoir trouver une chouette tite place, même si c'est pas pour la vie."

Et pour le moment je me suis installée dans une boîte de sardines prise aux pièges de la pression ambiosphérique sécuritaire !
nomadisme solitaire c'est toi qui m'appelle ? besoin encore de m'alléger et de connaissance aussi, j'ai trop appris de trucs qui me clouent, m'ont déformé à la soumission catholicosocietaire...

#30 Johan de Dina

Johan de Dina
  • Localisation:Comtat de Nissa
  • Intérêts:Oeuvre du phylosophe Inuit : Apert SooN

Posté 27 octobre 2004 - 21:47



Alors que construire ? Et avec qui ?
Je n'ai pas de préjugés sur les matières, celles qui sont disponibles c'est déjà énorme, qui blessent un minimum la terre, critère super important, que ce soit solide, démontable ou non, qui inclut lieu commun et lieu intime, de quoi cuisiner ce qui pousse, de quoi bouquiner, de quoi pas se cailler, de quoi se laver et de quoi créer, minou 'puisse t il être toujours là, de l'argile.

Voilà, bien tu as dis l'essentiel .
Le lieu intime et personnel , mon chez moi , le pensoir comme ils disent à Jansiac , la cagna ou le gourbi , ma taniére.
A partir ou elle reste discrête dans le paysage, quelle est faite avec des matériaux issus du terroir (C.a.D) qui peuvent être produits sur place avec les moyens du bord. Pas de problème.
C'est un minimum , de quoi dormir (seul ou accompagné) , de quoi chauffer et se faire une tisanne, une grande fenêtre pour profiter de la vue ou de la lumiére du jour, des arbres ou de la végétation pour être au frais l' été.
Un coin pour mettre un matela par terre pour accueillir l'ami de passage. Mobilier réduit à l'essentiel: De quoi ranger les effets personnels, de quoi poser les 4 bouquins emprumté à la bibliothéque commune, un bon fauteuil pour lire à la lumiére du jour ou à la bougie et à la loupe à eau, une table pour écrire ou pour bricoler . (créer)
Une cabanne suffit. Pourquoi une maison.
La cuisine est un attelier commun , comme le forum-réfectoire, la bibliothéque, les celiers, les caves, les granges, l'auditorium ,la buanderie, la forge,Le four de boulanger, la menuiserie et pourquoi pas des bains ( comme aux temps des romains ou du moyen age ).
Pour en revenir aux cagnas, tout en établissant des régles égalitaires, POS, COS,hauteur, surface de façade visible. (chacun aide les autres et les autres aident chacun), elles peuvent toute être différentes et personnalisées.
En ce moment, je fais plein de crobard , une partie semi-enterrée fraiche l'été (pour faire la sieste) car l'été on peux dormir dehors , et un coin chambre mezzanine derriére une sorte de serre pour l'hiver. Selon le principe de la tranchée dans l'igloo, le froid s'accumule en bas.
Allez, à vos neuronnes.

#31 Miette

Miette

    Terrienne en période d'essai

  • Membres
  • 1 174 messages
  • Localisation:vaucluse eheh

Posté 28 octobre 2004 - 19:40

et si les grands parents ne sont plus autonomes, où les acceuillir ?

#32 Johan de Dina

Johan de Dina
  • Localisation:Comtat de Nissa
  • Intérêts:Oeuvre du phylosophe Inuit : Apert SooN

Posté 28 octobre 2004 - 20:19

et si les grands parents ne sont plus autonomes, où les acceuillir ?

Je suis grand père et encore bien autonome.
Et bien c'est simple; pour les plus vieux, dont nous ferons partie tot ou tard, tu prévois (avec eux) une cagna à l'usage des gens a autonomie réduite avec un passage couvert pour se rendre au forum réfectoire.

Il pleut des trombes, et il y a une fuite dans ma cagna. Heureusement moin du lit et de l'ordinateur.

#33 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7 262 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 01 novembre 2004 - 17:27

Histoire d'aider à la réflexion sur ce que nous souhaitons comme cagna je vous suggère ce texte de Jacques Pochoy que j'aime beaucoup :
 

De la tresse comme un art d'habiter!
Ou l'apparition de l'angle droit dans la construction...
Jacques Pochoy

Au début des temps humains, nous apprennent les paléontologues, l’ homo "quelquechose" et ses cousins, les grands singes, quittent la forêt primordiale pour les joies du jogging en savane. Quelques têtes brûlées s’étaient déjà risquées dans ces grands espaces infinis et ceux qui n’avaient pas été tués par quelqu’autre prédateur en étaient revenus auréolés de prestige. La tribu, l’esprit encore enflammé par la harangue musclée du chef de groupe finit par adhérer dans un enthousiasme modéré à ce déménagement plus ou moins forcé (météo oblige).
Après quelques nuits à la belle étoile, avec moult ponctions des prédateurs locaux, la plupart commençait à regretter leur arbre.
C’est que c’est pratique un arbre, les grosses bêtes ont du mal à y grimper, le feuillage tendre est prétexte à une salade apéritive et surtout, la fourche d’une branche haute permet de se faire un nid douillet, facile à monter en un clin d’oeil, pour qui possède des mains et le savoir des noeuds... (N’en déplaise au paléontologues, je suis persuadé que les "chevelures" de nos aïeux étaient tressées en mille motifs, indiquant entre autres, la position sociale dans le groupe etc... La civilisation du noeud en quelque sorte!).

Dans la savane, les arbres sont plus rares et sans doute déjà réservés à la caste dominante. Le bon peuple, lui, se retrouvait au sol, parmi les hautes herbes. Puisqu’on manquait d’arbres, on ferait "comme si" avec ce qu’on avait sous la main, arbustes et grandes herbes.
De tresse en tresses, apparut la première paillote (toute ressemblance avec des évènements récents ne serait que fortuite). Par rapport au nid dans l’arbre, c’était beaucoup plus fatiguant à faire. Les hommes selon le trait de caractère qui leur est propre, décrétèrent qu’il ne referaient pas ça tous les jours.. (air connu) et qu’y avait intérêt à y passer un nombre de nuits certain...

Etonnamment, la paillote durait dans le temps instantané des premiers hommes. De petits malins s’étant vite rendu compte que certaines variétés d’herbes "vieillissaient" mieux que d’autres une fois sèches et que, ma foi, la science des noeuds en tension, acquise dans les arbres, s’appliquait fort bien sur terrain plat.
Fidèles à leur parole et leur flemme, les hommes, épuisés par cette "création" ne modifièrent plus le "modèle de base" avant quelques millénaires. Les femmes par contre, plus subtilement et sans modifier le "modèle type", apportèrent un grand nombre d’améliorations quotidiennes. La paillote était partie pour durer.. (Elle dure toujours !)

C’est que dans les herbes nouées ou tressées on donne de la rigidité à un matériau qui n’en possède pas intrinsèquement (tôle ondulée ou capot de 2 CV). Le panier d’osier de la grand-mère accepte des contraintes étonnantes sans céder ou se déformer exagérément, et ce, que les efforts soient issus du contenu du panier ou de l’extérieur. Aujourd’hui encore, en Asie, les objets fragiles devant être expédiés sont installés dans des panières en osier. De même, les nacelles d’aérostats qui malgré les technologies nouvelles restent en panier d’osier... Irremplaçable.

L’image d’Epinal du Robinson Crusoë de Defoe, tout de vert vêtu, n’est pas sans évoquer le paysan japonais du siècle précédent. Cape imperméable en fanes tressés et chapeau de paille de riz, jusqu’au chaussures d’hiver, véritables chaussons de paille (encore des "déchets" de l’agriculture locale, on peut dire aussi dans le monde des technocrates des "sous-produits").
Il y a fort à parier que les premiers objets manufacturés permettant de contenir un produit non-cohérent (eau, farine, feu, etc...) devaient être des "paniers" avec un "doublage" étanche de glaise (procédé encore employé par tous les alcooliques grands voyageurs, mais depuis on a remplacé la glaise par de l’étain..).
Cette notion "d’armature" souple et résistante, légère et peu coûteuse, est présente sous toutes les latitudes dés les origines de l’humanité souffrante ( souffrance d’avoir quitté l’Eden, la forêt d’origine devenue mythique!).

L’homme des glaciers, retrouvé il y a quelques années, gardien de troupeau ou chasseur, était mieux équipé que Rambo ! Chapeau , cape, chaussures, veste, chemise, pantalon, havresac, étui pour le couteau en silex, trousse à pharmacie, sac à provision, le tout en herbes tressées ou en écorces diverses...
Quand on constate le "raffinement" de ce "pauvre berger", on a du mal à croire aux illustrations usuelles des cités lacustres de l’époque, gros rondins bruts de "décoffrage", intérieur remarquablement pauvre et frustre. Alors qu’aujourd’hui, la plus misérable des Favela regorge de "couches" diverses, tapis, nattes, cartons, papiers, qui différentient les fonctions intérieures, assurent l’isolement et l’intimité et parfois même viennent en doublage thermique !
Je ne reviendrai pas non plus sur les boutons, fibules, crochets, utilisés par l’homme des glaciers pour fermer sa veste, sacs et autres attributs. Les portes, gonds, volets, crémaillères et autres fermetures et articulations diverses existaient dans ces intérieurs lacustres...

Le problème posé par l’emploi de matières organiques dans l’habitat, est sa décomposition rapide dans les éons. En archéologie, seul le minéral est "pérenne". La vannerie ? Beurk! Ca ne "tient" pas 500 ans, ça disparaît sans laisser de traces...!
Pas de traces physiques certes, mais dans la culture, dans l’art ? Que penser de l’art Celte, véritable culte voué aux entrelacs et autres "grecques" ?
N’est pas "primitif" qui veut, et de l’Etrurie à Hallstatt, leur mode de vie devait être bien plus moderne qu’on ne le pense (saviez -vous que les Celtes vendaient du savon au Grecs en échange, il faut bien l’avouer, de vin ! )
L’organique n’étant pas "historique", il nous reste que notre seule imagination pour décrire des habitats dont il ne reste que quelques trous dans le sol pour toute trace...

Entre temps, l'homme passe de la tribu au clan, la maîtrise du feu, l’organisation de la chasse et de la cueillette, les corvées diverses, ont fini par structurer socialement le groupe toujours plus important (essayez de vous reproduire dans un arbre et sur terrain plat, vous verrez tout de suite la différence...)
Les hommes qui commençaient à avoir mal aux pieds à force de changer de territoire, ont finalement optés pour le développement de l’agriculture, ainsi, les femmes pouvaient faire les travaux les plus pénibles sans danger, les hommes se contentant de faire le guet en se racontant des histoires de chasse...
L’inconvénient de la sédentarisation, c’est qu’il faut très vite aller chercher les "bonnes" herbes de plus en plus loin, l’accroissement d’une population mieux nourrie étant exponentielle (histoire des nénuphars).

Finalement, l’agriculture, c’est retourner la terre et l’arroser ? Alors, glaise, cailloux, galets, liés aux "déchets" de l’agriculture, la paille et ce sont les premiers murs en pisé (Adobe pour les anglophones). Certains vont même innover en se débarrassant du sempiternel chaume en couverture pour "retourner" le pisé en voûte - Il Duomo, avant la lettre !
Pourquoi toute cette énergie dépensée? L’homme, comme ses cousins de tout poils, est très sensible aux parasites, moins il y en a, mieux il se porte, et le chaume humide... D’autre part, la jeune agriculture lui fournit son aliment de base essentiellement sous la forme stockable de farine... Poudre très sensible aux courants d’air. Avec les premières poteries, la "maison" n’était elle pas une "poterie géante"?

L’essentiel est là, et pour longtemps. Après, ce n’est qu’une affaire de dosages. Un peu plus de galets et moins de glaise et c’est déjà l’Opus Incertum. Plus de forêt et moins de terre arable et c’est "ma cabane au Canada"!
Et s’il n’y a ni l’un, ni l’autre, et qu’en plus l’agriculture est remplacée par l’élevage comme dans la steppe d’Asie centrale ? Qu’a cela ne tienne, on remplace la paille par le poil ... C’est "l’aggloméré" de poil, le premier "non tissé" humain. Il trône encore sur nos têtes sous la forme de couvre-chefs divers et, sous sa forme bitumeuse, dans la plupart de nos étanchéités modernes. J’ai nommé le feutre (roulement de tambour).

Paillotes, Yourtes, Cahutes, ces maisons qui ont survécu jusqu’à nous ont une particularité formelle, elles sont rondes !
Tout au moins, l’angle droit n’y apparaît pas de façon formelle. Dès le 4ème millénaire pourtant, on commence à trouver des "maisons" basées sur l’angle doit! Quel intérêt, quel motivation a poussé ces hommes du rond à passer au carré ?
Plusieurs hypothèses peuvent être envisagées (l’imaginaire est au pouvoir) je ne citerai que les principales et encore, elles n’engagent que moi...

1) La thèse de la poutre sur deux appuis.

Parmi les végétaux lui servant à construire, l’homme pratique avec bonheur le bois. Branche, tronc, écorce, morceau d’arbre en tous genres, le bois est rigide de lui-même (on économise le tressage) il peut être poteau ou poutre avec la même facilité.
Notre "Homo" est devenu "Sapiens". Il devient "Sapiens" une seconde fois en comprenant la grande loi du "moindre effort" associée à la non moins célèbre loi de "l’offre et de la demande".

La vie de l’homme antique est courte, de l’ordre d’une trentaine d’année. Les espèces d’arbres donnant un bois "utile" en construction, eux, mettent autour d’une centaine d’années pour atteindre leur maturité. L’infini du temps pour ces hommes de l’époque du "carpe diem". Il pille donc les ressources sans souci du lendemain (déjà!). Le bois devient rare à proximité des premiers groupements humains (n’oublions pas que le bois sert aussi au feu, cuisine, chauffage, éclairage...). Une belle pièce de bois devient assez vite une "valeur" (comme sous d’autres horizons la plaque de tôle ondulée!). Elle devait faire partie des héritages, de la tractation de la dot! Plus récemment, dans les vieilles constructions Parisiennes, il est fréquent de retrouver des pièces de bois "récupérées" de constructions plus anciennes.

On peut même imaginer dans des cultures semi-sédentaires que le groupe voyage avec ses pièces de bois. Ainsi les indiens des plaines d’Amérique, comme leurs cousins des steppes d’Asie centrale voyagent avec ces "bâtons" qui forment leurs traîneaux puis, à l’arrêt, ossature de Yourte ou Wigwam. Dessus sont sûrement gravés des "marques" identifiant le propriétaire, la tribu, le clan, etc. Liant les occupants aux autres cieux Chamanes (retour du mythe de l’arbre transformé en échelle dans le chamanisme de "base")

Et l’angle droit dans tout ça ?

Imaginons des poutres permettant de franchir une portée de 4 mètres utilisées pour constituer une "charpente" d’une maison ronde. Nous retiendrons la distance de 2,47 mètres maximum pour les pannes ou chevrons (encore une fois le bois est rare et cher). Dans le cas d’une charpente extrêmement "plate", nous pouvons résumer celle-ci à un cercle de rayon de 4 m. avec des cordes de 2,47 m. (cf schéma 1).
Nous aurons donc besoin de 10 poutres de 4 m. pour "couvrir" ce cercle de 50,32 m2 de surface.

Imaginons maintenant une structure rectangulaire, en fait deux murs porteurs espacés de 4 mètres, sur lesquels nous espaçons nos 10 poutres tous les 2,47 m (cf schéma 2). Nous "couvrons" alors une surface de 24,70x4= 98,80 m2 soit environs 1,96 fois plus de surface qu’avec une forme ronde....
 


imgtresse.gif

L’homme étant toujours aussi "flemmard" qu’aux origines, on comprend aisément le "succès" de l’angle droit dans la réalisation de bâtiments... Et de l'invention de la "caserne" autrefois appellée "Case longue"...

Signalons au passage, que même les "fauchés" ou ceux qui voyageaient légèrement, avaient toujours la ressource de tresser des cordelettes et de les arrimer au sol avec des poids équivalents à la charge à supporter (cf schéma 3) (Aujourd’hui, on dirait que c’est une structure tendue!). Principe ayant le même défaut que certaines "maisons de constructeur", il faut retendre régulièrement les câbles. Avantage du système, il s’adapte aux différents volumes selon le principe du "filet de pèche", quelques points d’appui et "Hop", une superbe "nappe informatique" qui ne fascine plus guère que les étudiants! ( on est toujours entre -4000 et -3000 avant JC.)

Et les "autres" hypothèses ?

2) La "force" est avec toi.

Fortement inspirée par Arthur Clarke: Un beau jour, un monolithe façon pierre tombale est découvert au petit matin planté au milieu de la place du village. Ses proportions contiennent le "savoir" de l’univers. C’est la table d’émeraude qu’Hermès Mulder et sa copine Athéna Scully passeront leur vie à élucider en l’éludant (la vérité est ailleurs.. Très Zen). Le grand Abbé Moreux lui-même en fit le tour avec son pendule et sa calculette. Les autochtones très embêtés par cette publicité qui n’arrangeait pas leurs trafics bovins, décidèrent de dissimuler la ?chose? en construisant leurs maisons sur le même modèle selon le principe désormais classique de la "lettre volée" cher à Poe.
Depuis, les maisons et les poissons panés ont des coins carrés....

3) De l’influence de l’alimentation chez le conscrit.

Devenus sédentaires, mieux nourris par une agriculture à haut rendement, nos aïeux ont commencé à grandir ( il suffit de regarder une armure dans un musée pour se demander si Bayard n’était pas un nain de jardin!). A force de se cogner la tête contre les poutres, les hommes décidèrent de faire des murs plus hauts ( et si possible avec la même quantité de matière que précédemment, ils étaient devenus un peu "tatecul de polaille" à force d’être paysan). C’était sans compter avec la gravitation universelle qui, c’est vrai, ne fut inventée que bien plus tard ( à ce propos, saviez vous que le correcteur et conseiller de Newton était un architecte ?).

Les murs se mirent à "verser" pour un souffle d’air, un gamin turbulent, un vautour de plus sur le toit. Bref, il fallait rigidifier l’ensemble, le "chainer" (attacher avec des chaînes), le "contreventer" en un mot ( contre le vent). Ce qui "allait de soi" dans une forme auto-stable comme la demi-sphère, ne convenait plus du tout à "l’agrandissement" de la maison. La reprise des efforts la plus efficace était "normale" (perpendiculaire).
(Cf schéma 4). Avantages: un mur "contreventait" l’autre et inversement (à condition de les "ancrer").

Encore une fois, l’économie de moyens donnait la solution "élégante"!

4) De l’influence de la culture sur le foncier.

Comme on le verra dans un chapitre concernant le "Seuil", l’habiter ne commence pas avec la porte d’entrée. Dans un groupement d’habitats, la plupart des fonctions autre que le sommeil, la reproduction, la prise des repas, se déroulent "à l’extérieur". Selon la disposition des "maisons" (rondes) (Cf schéma 4) on dispose toujours de zones "résiduelles" plus ou moins "communes" à plusieurs maisons. Une graduation d’intimité de ces "espaces extérieurs" s’instaure. Le "planté-mangé" à la manière de nos îles sous le vent, mais également le "foyer", les "cuves" de tri du grain, les lieux de fabrication des milles et un objets "ménagers".

Ces façons de "cours" se recoupent et se distribuent parfois collectivement, cour des femmes, territoire de hommes. Bref, autant d’interstices préfigurant la Ville à venir, entrelacs labyrinthique de la stratification sociale.
Dans le "hameau" classique tribal, l’échelle sociale de tout membre est annoncé par sa "filiation" que chacun connaît ( hormis l’étranger, c’est pour cela qu’il est "mal vu"!). L’implantation "géographique" de l’habitat n’est pas primordiale. Par contre, dans un petit "bourg?, la notion de clan commence à se diluer, les "étrangers" sont presque aussi nombreux que le clan d’origine, le statut social se détermine alors par une "situation" privilégiée de la "maison", proximité du puits, de la maison du chef, de la clôture du bourg, du "foirail", etc.

Chacun voulant être au meilleur emplacement, la "densité" augmente considérablement, entraînant une ?mitoyenneté? des cours comme des murs séparatifs.
D’où des parcelles étroites et longues constituées de grands murs radiants d’abord, juxtaposés ensuite. De nouveau la "simplicité" fait prévaloir l’angle droit. La densification progressive "récupère" l’espace des cours, réduisant celles-ci à des passages plus étroits, premières "ruelles" à tout faire ( pour les égouts, il faudra attendre encore un peu...).

En résumé, nos techniques high-tech pour passionnantes qu’elles soient, ne sont pas sans "histoire". Il est parfois plus utile de connaître cette histoire que de "reproduire" à la façon d’un "copier-coller" le dernier cri en la matière. Cela permet surtout, lorsqu’on est confronté à un "vrai" problème, un "imprévu" de revenir légèrement en arrière dans le temps des idées pour mieux franchir l’obstacle.

***

 

http://archivue.page...eur-tresse.html


Modifié par Tis, 30 mai 2014 - 13:01 .


#34 chico

chico

    né pour survivre

  • Membres
  • 368 messages
  • Localisation:la boule

Posté 21 dcembre 2004 - 15:03

Bonjour tout l'monde,
je lis :

Bâtiment d’habitation, Construire quoi ? Pourquoi ?
Comment, et avec qui ?


J'imagine depuis qq mois comment serai ma prochaine piaule et pour être déjà passé par là, je jette quelques idées sur le tapis :

comment ; catégorie indispensables :
- une citerne(au moins, et pas cher à la casse) pour récolter l'eau de pluie et arroser les plantations. L'avantage d'un terrain en "bancaou" c'est qu'il offre déjà la déclivité naturelle et il n'y a qu'à pousser la terre du dessus pour l'enterrer (penser à isoler pour la rouille ou jeter qq brouettes de béton pour garder la forme du contenant)
- la cheminée, avec le conduit qui chauffe un max de pièces attenantes et au dessus (attention pas de coudes trop raides), et foyer fermé pour faire durer la combustion + longtemps avec autant de matériau. Palettes, carton et bois sont généralement gratos
- bien isoler du sol avec un bon vide sanitaire (en plus qd c'est haut on s'emmerde moins pour passer l'electricité et la plomberie (alim + évac)
- les plantations bien placées outre l'aspect brise vue, permettent aussi de briser le vent et de ramasser du bois à chaque coupe. l'idéal serait de profiter du tracto pour planter en même temps que la coulée des fondations, en comptant deux ans pour finir la baraque, ça laisse pousser les boutures et c'est tjs ça de gagné
- un espace vitré entre deux murs permet de profiter de la lumière jusqu'au dernier moment du jour, de vivre avec son environnement, d'utiliser le principe de la serre quand il caille l'hiver...et surtout peut se concevoir après le passage des "don salustre" de la mairie
- un coin compost pour retourner ses feuilles et récupérer les asticots
- un bon point de vue sur les 4 cotés (dans les combles) pour avoir un bon angle de tir :D

contruire en pierre, comme j'ai pu le lire est excellent d'un point de vue esthétique, totale intégration au paysage et livraisons d'agglos (pollution) en moins, maintenant il faut soit habiter à coté d'un pierrier pour remplir les seaux, soit creuser profond et tamiser (sur de la terrre à vigne compter 10 ans pour avoir le volume :D ), soit se taper des kilomètres avec la brouette depuis la colline (tu me diras, à la longue t'aura peut-être creusé la tranchée pour amener l'eau :D )
Reste encore à démonter le dernier muret en pierres de bormes du rond point(10ème fois qu'ils le refont cette année) histoire de leur éviter de le casser à chaque fois ("faire et défaire c'est tjs travailler", "tant que la mairie te paye" disent les gars :D )
Je laisse cette dernière option à l'appéciation des plus affamés (ou pragmatiques :D )

Pourquoi ?
Ce type de construction doit me permettre
- d'y loger ma douce et le loustic(minimum de confort sinon divorce) que j'amène doucement aux réalités futures,
- d'évoluer : y penser lors des plans et de l'implantation (d'où besoin de superficie) pour cohabiter à 3 ménages sans se voir (volumes indépendants en condamnant just'une porte) au cas où la famille serai dans la cata (probable pour nous tous) ou vieillissante (inéluctable, devoir des enfants envers les parents)
- de stocker : "jeter c'est péché !" :D en plus tout sert, et si l'on veut être autonome...

Avec qui ?
dégun, personne, nada, que moi, tout juste le beau frère ou un étranger et encore seulement si c'est trop lourd tout seul ! (il y a les palans aussi)
Il est déjà assez dur de trouver qq'un pour partager sa vie (chacun son caractère) alors mener un chantier avec deux cerveaux, on n'est pas là pour discuter ou se plaindre, tout au plus aller voir ceux qui savent, d'autres chantiers, les vieilles baraques autour (sens des tuiles) qui sont encore sur pied ou s'informer comme je le fait ici avec vous

et vous, avez vous d'autres idées d'équipement/aménagements indispensables ?

#35 roller06

roller06
  • Localisation:Alpes Maritimes
  • Intérêts:roller, moto, nature

Posté 28 janvier 2005 - 09:11

bonjour a tous et toutes,

en bambou.... ;)

http://bellaciao.org...3?id_article=76

génial non ?! ;)

#36 nomade

nomade

    Rongeur de frein, rongeur de chaîne, dormeur en réveil

  • Membres
  • 909 messages
  • Localisation:belgique

Posté 28 janvier 2005 - 09:48

Sympa... mais encore faut il avoir du bambou dans le secteur. Autant dire qu'en europe c'est pas gagné

#37 charlyvale

charlyvale

    Relayeur de la vie

  • Membres
  • 602 messages
  • Localisation:Territoire de Belfort

Posté 28 janvier 2005 - 15:39

Allez, je ne pouvais pas résister à vous faire partager cela :

La maison du futur existe déjà !
L’aventure de la famille Steiner près de Zurich en Suisse est peu commune. Ils ont été sélectionnés pour vivre dans une maison équipée des dernières technologies. La famille qui travaille en étroite collaboration avec les grandes marques du high-tech et de l’électroménager comme Compaq, Thomson, Cisco et Microsoft, a déjà testé 2 ou 3 générations de produits en 4 ans. Les tâches ménagères sont largement déléguées : l’aspirateur (Trilobite 2 d’Electrolux en vente depuis avril 2004), la tondeuse, l’arrosage et les courses au supermarché sont complètement automatisées. La biométrie permet d’identifier les individus de la famille et de paramétrer différents éléments de la maison comme la porte d’entrée, la vidéo, la lumière ou encore l’ordinateur. Une petite faim ? Après la sélection d’une recette le four se met en marche à la bonne température et les appareils de la cuisine sont réglables depuis chaque pièce. Plus étonnant encore, les fenêtres s’ouvrent et se ferment automatiquement en cas d’intempéries, pour aérer ou maintenir la température choisie. En l’absence des propriétaires, les webcams sont connectées aux téléphones portables et préviennent de toute intrusion. Malgré tout, quelques bugs subsistent : la chatière n’arrive toujours pas à reconnaître le chat et la machine à café se met en route quand une porte claque… Toutes ces nombreuses innovations devraient petit à petit se généraliser d’ici 2050 et d’ici là le plombier devra devenir à la fois mécanicien, ingénieur et informaticien !


(Source : Management Février 2005)


C'est pas sérieux... je préfère ta version Chico !!!

#38 taoupet

taoupet
  • Localisation:aveyron

Posté 28 janvier 2005 - 15:55

Sympa... mais encore faut il avoir du bambou dans le secteur. Autant dire qu'en europe c'est pas gagné


Il existe une bambouseraie dans le Gard à Anduze, depuis 1855!!!!

http://www.bambouseraie.fr/

#39 nomade

nomade

    Rongeur de frein, rongeur de chaîne, dormeur en réveil

  • Membres
  • 909 messages
  • Localisation:belgique

Posté 28 janvier 2005 - 16:43

Allez, je ne pouvais pas résister à vous faire partager cela :

La maison du futur existe déjà !
L’aventure de la famille Steiner près de Zurich en Suisse est peu commune. Ils ont été sélectionnés pour vivre dans une maison équipée des dernières technologies. La famille qui travaille en étroite collaboration avec les grandes marques du high-tech et de l’électroménager comme Compaq, Thomson, Cisco et Microsoft, a déjà testé 2 ou 3 générations de produits en 4 ans. Les tâches ménagères sont largement déléguées : l’aspirateur (Trilobite 2 d’Electrolux en vente depuis avril 2004), la tondeuse, l’arrosage et les courses au supermarché sont complètement automatisées. La biométrie permet d’identifier les individus de la famille et de paramétrer différents éléments de la maison comme la porte d’entrée, la vidéo, la lumière ou encore l’ordinateur. Une petite faim ? Après la sélection d’une recette le four se met en marche à la bonne température et les appareils de la cuisine sont réglables depuis chaque pièce. Plus étonnant encore, les fenêtres s’ouvrent et se ferment automatiquement en cas d’intempéries, pour aérer ou maintenir la température choisie. En l’absence des propriétaires, les webcams sont connectées aux téléphones portables et préviennent de toute intrusion. Malgré tout, quelques bugs subsistent : la chatière n’arrive toujours pas à reconnaître le chat et la machine à café se met en route quand une porte claque… Toutes ces nombreuses innovations devraient petit à petit se généraliser d’ici 2050 et d’ici là le plombier devra devenir à la fois mécanicien, ingénieur et informaticien !


(Source : Management Février 2005)


C'est pas sérieux... je préfère ta version Chico !!!

Mouarf!
Bonjour les virus informatiques avec ces engins là!
imaginez...

-helpdesk Microsoft Toutautomamaison Inc, bonjour
-bonjour monsieur, j'ai un probleme avec ma maison
-je vous écoute, madame, quel est le probleme?
-ben mon frigo ne va plus et mon four non plus!
-quels sont les symptomes?
-euh... mon frigo affiche 250°c et le four -14... comment je prépare mon roti moi? déja que la mère de mon mari est difficile...
-oh je vois c'est un virus qui circule en ce moment, avez vous mis votre anti virus à jour?
-euh... oui au début du mois...
-ah ben voila vous n'avez pas la mise à jour 2608.215.230.1.2 béta, tout vient de là! sans cette mise à jour votre maison est vulnérable.
-et je fais quoi moi alors?
-aucun probleme je me connecte sur votre systeme et...
-ca marche plus non plus!
-ne vous en faites pas, c'est fréquent avec ce virus. Faites jouer la chattière en même temps que le grille pain et la radio de l'aspirateur.
-...
-voila j'y suis, ca va etre vite réglé. Rappelez moi votre numéro de carte de crédit?
etc...

Je savais pas que le bambou poussait en europe... il a été importé et traité ou il vivre naturellement chez nous?

#40 taoupet

taoupet
  • Localisation:aveyron

Posté 28 janvier 2005 - 16:51

extrait de la FAQ du site bambouseraie.fr

....Les bambous ne résistent pas au froid ?

Faux, 90 % des variétés de bambous proposées sont rustiques, elles supportent des températures négatives (-20 degrés en moyenne). Les feuilles des bambous sont persistantes, vous permettant d'obtenir une haie compacte toute l'année.