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Faire reverdir le désert


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99 réponses à ce sujet

#21 FLOYD

FLOYD

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Posté 25 juin 2008 - 14:03

Même si elles sont conséquentes les réserves d'eau "fossile" risquent d'être un jour épuisées comme toutes les réserves non renouvelables. Plutot les réserver à des usages potables.

Pour amener l'eau potable dans tous les villages par de longs aqueducs il faut résoudre les problèmes de pompages, de géo-politiques et de solvabilité des clients car le déssalement de l'eau de mer peut contribuer à créer des emplois mais pas nécessairement dans les pays acheteurs.

Des canaux d'irrigation existent, on lira la complexité de la gestion de l'eau en Afrique sur cette page:
http://fr.allafrica....0804231036.html

Plutot que des cultures sous serres délicates, techniques et couteuses, l'emploi d'ombrières peut effectivement suffir pour les cultures vivrières. Reste la question du mulch d'origine végétale, le permaculteur australien indique une épaisseur de 0,50m pour des plantations d'arbres.

Des plantes qui peuvent directement absorber l'eau de mer? Peux-tu indiquer une source pour cette info?

#22 cidrolin

cidrolin

Posté 25 juin 2008 - 14:11

Merci pour ces liens, je n'avais encore jamais entendu parler des "swales"!

Pensez-vous que ce système puisse être réalisable en terrain pentu, pour humidifier le sol l'été (dans le sud de la france par exemple)?

#23 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 25 juin 2008 - 16:07

L'objectif c'est l'infiltration de l'eau dans un sol organique plutot que de la voir filer à grande vitesse vers la mer.
Là où un sol meuble peut être modelé pour créer des noues, il me semblerait intéressant d'en tester l'efficacité.
Jeandb, farouche partisan des biefs, confirmera je pense mes propos.
http://pagesperso-or...s/coupebief.jpg
swales = noues

#24 nidhalg

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Posté 26 juin 2008 - 02:33

Bon nombre de régions du désert s'étendent jusqu'à la mer, source d'eau illimitée. Malheureusement, le processus de désalinisation qui transforme l'eau salée en eau douce est extrêmement compliqué sur une grande échelle et nécessite d'énormes quantités d'énergie très coûteuse. Une solution consiste à cultiver des plantes pouvant absorber l'eau de mer. Ainsi, des scientifiques des États-Unis ont développé des plants de tomate pouvant être irrigués avec de l'eau salée. Il y a cependant un grand point d’interrogation concernant toutes ces recherches. L'irrigation des terres par eau de mer augmenterait les dépôts de sel dans le sol. Beaucoup de régions côtières sont déjà trop salines pour la plupart des formes de vie. Amener plus de sel sur la terre pourrait ne pas constituer la meilleure solution.

http://pagesperso-or...pitre/c6-2.html


Peutêtre qu'on peut éviter la contamination en cultivant hors sol mais ça reste à voir!

#25 nicole sa tribu et sa ménagerie

nicole sa tribu et sa ménagerie

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Posté 26 juin 2008 - 06:49

Les buttes en permaculture:c'est ça.
Pour mon micro-jardin, je creuse une tranchée, je place au fond des branches issues d'élagage(mis à tremper si c'est trop sec) recouvre de broussailles et ensuite je replace la terre par dessus, je mulche (parfois avec brf)et enfin je plante.
Avec ce système ma maison n'a plus été menacée par les fortes pluies.
Le brf fait comme une éponge.
J'ai prévu encore des buttes, mon olivier fournit la matière première.
En parlant de désert, regarder les bords de routes du sud l'été (pas cette annéeil a plu).

Modifié par nicole sa tribu et sa ménagerie, 26 juin 2008 - 06:50 .


#26 FLOYD

FLOYD

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Posté 26 juin 2008 - 08:28

Même si les noues sont issues du savoir faire d'un permaculteur, elles ont un rôle encore plus complexe que les buttes classiques. En particulier parce qu'elle tiennent compte des courbes de niveau et qu'elles sont établies à l'échelle du vaste territoire.
Je m'interroge sur le rôle de cette tranchée garnie de broussailles que Nicole propose à l'échelle de son micro jardin?

Qui y-a-t-il sur les bernes des routes du sud en été, sinon rien, pour un éventuel rôle coupe feu?

#27 cidrolin

cidrolin

Posté 26 juin 2008 - 08:36

Ca m'intéresse drôlement ces histoires de buttes.
J'ai un bout de terrain d'environ 2000 m2 pentu en pied de colline dans le sud, donc bien sec et rocailleux.
Comment reverdir tout ça, sachant que l'été les pluies sont... rares? :cpasmafaute:

#28 Tis

Tis

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Posté 26 juin 2008 - 08:53

M'étant trompée de lien, vous n'avez eu qu'une version tronquée de l'article sur la Jordanie.
Celui que je voulais mettre est celui-ci qui vous permet de voir la vidéo : http://www.arpentnou...erdir-le-desert

On voit ainsi que le creusement de la noue permet d'avoir une légère butte de chaque côté.

L'utilisation de l'acacia comme dans le Sahara européen, précédemment cité, me semble particulièrement judicieuse comme plante pionnière. Il combine en effet de nombreux avantages : il s'agit d'un feuillu, comportant plus de 1500 espèces, poussant vite et haut, fixant l'azote du sol et vivant en symbiose aves les fourmis. Certains ont des propriétés médicinales, alimentaires ou fourragères intéressantes.
Dommage qu'on ne l'ai pas choisi dans les Landes à la place du pin pour fixer les dunes; la biodiversité aurait été beaucoup plus importante.

Un autre point qui m'a particulièrement intéressée est leur système très économe en irrigation puisqu'ils utilisent 5 fois moins d'eau pour désaliniser le sol que par les méthodes habituelles.
Ce qui pourrait peut-être servir aussi pour la région de la mer d'Aral par exemple.

#29 FLOYD

FLOYD

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Posté 26 juin 2008 - 14:22

L'intérêt des noues c'est précisement de collecter les eaux de pluies hivernales et de retenir l'eau des orages violents de l'été. Le principe étant de creuser selon une ligne de niveau horizontale.

La noue est creusée sur les 20 à 30 cm de bonne terre. Les buttes de chaque côté ont un profil très "applati" qui limite l'érosion.

L'acacia; Robinia pseudoacacia a été introduit en France pour coloniser les talus des voies de chemin de fer lors de leurs construction. L'espèce s'est bien adaptée, elle est naturalisée et perçue comme envahissante dans plusieurs endroits où elle se développe au détriment de la flore locale. La rançon de ses trop nombreuses qualités. nb: ces épines sont assez "défensives"!
Il n'y a pas d'espèce miracle… Soltner a donné une liste possible pour ces climats.

5 fois moins d'eau pour désaliniser le sol:
• les arrosages contribuent à la percolation du sel vers le creux de la noue.
• le mulch limitent l'évaporation et donc la remontée du sel.
• les mycéliums sembleraient avoir un rôle de piège à sel.

Pour la mer d'Aral, un documentaire Thalassa indiquait les prélèvements excessifs dans les fleuves qui débouchent dans cette mer fermée.

#30 nicole sa tribu et sa ménagerie

nicole sa tribu et sa ménagerie

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Posté 27 juin 2008 - 05:05

Le rêve de Fukuoka, reverdir les déserts.

Quand on retrouve des peintures rupestre,dans le Sahara, on voit beaucoup de végétation.
Qu'est ce qui est naturel? Qu'est-ce qui est dégradé?
Le désert est-il naturel?
Je n'en sais rien.
Parfois, je me pose la question: si l'humanité disparaissait de la surface de la terre, comment serait notre planète?

Si tous nos immeubles étaient souterrains et qu'on laissait pousser naturellement au dessus de nos têtes...comment serait la terre?

Modifié par nicole sa tribu et sa ménagerie, 27 juin 2008 - 05:12 .


#31 Tis

Tis

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Posté 27 juin 2008 - 07:42

Nidhalg, irriguer à l'eau de mer ne me semble pas une bonne idée; par contre récupérer toute l'eau de pluie lorsqu'elle n'arrive qu'occasionnellement (même par trombes) me semble beaucoup plus judicieux.

Ce passage du lien que tu as mis me semble très pertinent :

Le désert est un environnement très dur où le plus petit avantage représente une différence cruciale. Un des objectifs de l'écologie est de voir comment opèrent ces avantages. Des études extensives ont été réalisées sur des arbustes sauvages dans le Sahara. Les recherches ont montré que plus de 90 pour cent des jeunes plants survivant au premier été prenaient racine à moins d'un demi-centimètre du bord d'un rocher. Lors d'une étude, seul un plant sur 400 croissait à plus d'un centimètre d'un rocher. Le rocher offre à la plante un microclimat frais et ombragé. Le taux d'évaporation y est plus bas qu'à quelques centimètres seulement de distance. Dans certaines régions du Sahel, des coopérants apprennent aux fermiers locaux que les pierres ne doivent pas être retirées des champs. Au contraire, elles peuvent être utilisées pour donner un meilleur départ à leurs cultures.
        À plus grande échelle, certains fermiers australiens utilisent de nos jours une méthode similaire pour ramener la végétation dans des régions argileuses exposées et dures. Les bulldozers creusent une série de sillons et de dépressions peu profonds dans le sol et la nature prend alors le relais. Ces espaces artificiels creusés dans l'argile servent à bloquer les graines emmenées par le vent ainsi que l'humidité. Les conditions de protection qui règnent dans ces cavités suffisent souvent pour donner aux graines le petit avantage dont elles ont besoin pour prendre racine et croître tout à fait naturellement.


Floyd, je ne crois pas non plus aux plantes miracles utilisées seules. Mais certaines associations de plantes, permettent d'obtenir des résultats dans des conditions difficiles. Comme celle du sorgo et de l'acacia albida dans le zaï forestier déjà évoquée ici.

#32 FLOYD

FLOYD

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Posté 27 juin 2008 - 09:04

Une autre utilité des cailloux, le vignoble des graves près de Bordeaux, à consommer avec modération;
http://membres.lycos...33/fcivb110.htm

Pour rétablir un couvert végétal, la pratique de certains fermiers australiens qui creusent à l'aide de bulldozers une série de sillons et de dépressions peu profonds dans le sol des régions argileuses exposées et dures, rejoint effectivement la liste encourageante des savoir-faire destinés à faire reverdir le désert.

Ces sillons, que j'appelerais volontiers des noues, sont donc des pièges à eaux et à matière organique, qui concentrent la fertilité au profit d'espèces végétales pionnières qui trouvent donc à s'installer dans le creux.
Le sous-solage pourrait, à mon avis, être un bon complément.

La pratique des swales, décrite pour les sols salés, supposent un terrassement identique mais suivi d'une plantation sur les buttes avec un très sérieux apport de mulch.

Quant au Zaï, si j'ai bien compris, les termites sont d'un puissant secours.

En zone désertique, l'autre gros problème c'est le vent de sable, séchant et abrasif; Les plantations isolées et sans protection sont "laminées".

Pour nos dunes atlantiques c'est une succession de plantes qui doivent être plantées pour briser le vent, faire tomber le sable et le fixer sur place, accroitre sensiblement la hauteur du couvert végétal. (oyat, atriplex, chene vert, pin, acacia…)

Les ganivelles disposées en casiers contribuent elles, à protéger les jeunes plantations des touristes…
A chacun son désert! Hélas personne n'est privé de désert…

#33 cidrolin

cidrolin

Posté 27 juin 2008 - 09:18

Hélas personne n'est privé de désert…

:D

Le temps de "reverdissement" était de quel ordre au fait? Ca n'était pas précisé dans la vidéo il me semble

#34 nidhalg

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Posté 27 juin 2008 - 13:17

un exemple de ce qu'il ne faut pas faire

Faire reverdir le desert



Il y a peu de temps le problème de l’eau se posait en Arabie Saoudite car ce pays presque totalement désertique,était en complète dépendance alimentaire des autres pays.L’afflux de travailleurs étrangers nécessaires à l’économie pétrolière, le mouvement d’exode vers les villes, la très forte augmentation du revenu par habitant ont considérablement gonflé la demande.
(JPEG)
Le désert d’Arabie

Quelques solutions ont été mises en oeuvre :l’agriculture irriguée avec d’immense bras d’irrigation de 400 mètres de long qui effectuent une rotation complète autour d’un pivot et dessinent de grands cercles.Mais d’où vient l’eau ?Elle provient d’immenses nappes fossiles qui fournissent l’eau nécessaire à un arrosage quotidien de 16 heures d’affilée.

Il y a beaucoup d’avantages pour ce projet :depuis 1985 l’Arabie assure une très grande partie de sa consommation de légumes,fruits,poulets,produits laitiers, elle est même devenue exportatrice de blé à destination des autres pays du Golfe.
(JPEG)



Mais elle présente aussi beaucoup d’inconvénients :la technologie est entièrement importée,la main d’oeuvre est à 80% étrangère,le prix de revient est très élevée :la tonne de blé revient actuellement à 600 dollars alors que le cours du blé importé varie autour de 100 dollars,les investissements consentis par l’Etat sont considérables pour soutenir la production.Surtout cette "agriculture minière" repose sur le recours massif à des eaux d’irrigation fossiles (les nappes ne se renouvellent pas),en plus des milliards de m3 sont consommés à très grande vitesse :en 1980,2,4 milliards de m3 et 13 en 1990.A ce rythme,les risques d’épuisement,et aussi de pollution de la nappe sont réels.

Publié le vendredi 23 juin 2006

par Camille, Marlène


Cet exemple est intêressant car il montre également un autre aspect du capitalisme. Ici, même si les investissements sont très lourds. Et même si cela coûte plus cher de produire que d'importer, le projet à quand même été mis en place alors que sa rentabilité économique n'était pas évidente. Nous avons toujours tendance à croire que le capitalisme ne fait que ce qui est rentable. Or je crois que ce n'est toujours aussi évident. Bien des projets capitalistes sont extrèmement coûteux. Et on ne les fait pas toujours par souci d'argent mais aussi tout simplement parce qu'on peut le faire. Je ne le fait pas par utilité, ni parce que j'en ai envie; mais parce que j'en ai les moyens.. Bon bref, c'etait surtout un mauvais exemple de reverdissemnt du desert qui risque en fait si on épuise les ressources en eau, d'agraver la desertification..

#35 nidhalg

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Posté 27 juin 2008 - 13:30

un autre exemple de projet dont je me méfie

Noël 2007 : un sapin pour reverdir le Sahel
SENSIBILISATION - 23/08/2007

Agrandir la police Réduire la police Imprimer l'article Recommander l'article : envoyer par email Réagir à l'articleS'abonner à la Newsletter S'abonner au flux RSS
Pour la 2e année, Jardiland soutient l'association SOS Sahel pour reverdir le désert avec l'opération : ''1 sapin acheté = 3 arbres plantés au Sahel''*. Pour chaque sapin Nordmann ou Nobilis vendu (coupé), 3 arbres d'espèces particulièrement bien adaptées au climat sec et aride de la région (acacias, filaos ou neems...), seront plantés au Sahel afin de lutter contre la désertification. Déjà 300.000 arbres ont été plantés cette année au Niger dans la région de Tillabéry, a indiqué Jardiland. Ces nouvelles plantations permettent de répondre aux besoins vitaux des villageois, de lutter contre l'avancée du désert, de fournir une alimentation à forte valeur nutritive, de créer des activités génératrices de revenus, de faciliter l'accès à la nourriture du bétail, a précisé Jardiland.

* www.sossahel.org

Bonne intentions? Je ne veux pas porter de jugement hatif, mais Je ne suis pas sûr que couper des arbres en Europe soit la meilleure façon de reverdir le desert au Sahel. Je me demande quel est l'impact sur l'envirronement de la sylvicuture des sapins. Surtout si ceux ci sont vendus sans racines et ne peuvent être replantés après Noêl! Etant un ferveur du capitalisme je suis peutêtre partisant du "achetez un arbre pour planter un arbre", mais j'ai quand même des doutes. J'ai peur que le côté BA ne soit là uniquement que pour camoufler un gros gaspillage et redonner du doré au blason des entreprises de sapin qui ont une mauvaise image.

En tout cas moi j'en acheterai pas, je déteste les sapins coupés. En fait ça me fait mal au coeur de les voir comme ça, accrochés aux goutières dans les rues! Je trouve que couper les pied des sapins c'est l'antithèse de l'esprit de NoËl. Je n'arrive pas à conçevoir qu'on puisse faire la fête autour d'un arbre mort..

#36 FLOYD

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Posté 27 juin 2008 - 13:41

Etre riche à milliards grace au pétrole permet d'être acheteur de tout et n'importe quoi. Mais cela permet aux vendeurs d'équilibrer leur balance commerciale. L'envolée du prix du baril accélère ce comportement.

Graves problèmes que les conséquences de cette agriculture de haute technologie.

Les pratiques de reverdissement dont nous avons parlé ne sont hélas "pas assez chères mon fils" comme disait fort justement la pub de Renault pour sa voiture Clio, il y a quelques années déjà.

#37 Tis

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Posté 28 juin 2008 - 07:09

D'après un article d'Abdelaziz Barrouhi de 2002 intitulé "Faire fleurir le désert",dont voici la conclusion, il s'agit plutôt d'avoir actuellement une auto-suffisance alimentaire et de maintenir des savoir-faire pour l'avenir :

Le gouvernement s'est alors rendu compte que poursuivre les subventions de la production de céréales sans contrôle équivalait à subventionner non seulement la consommation locale, mais aussi le blé exporté. Comme l'irrigation intensive qui couvre les zones céréalières était en train d'épuiser les réserves des nappes phréatiques, il a fallu limiter la production de blé au niveau nécessaire à la consommation nationale, de façon à mettre un terme aux exportations. Il faut dire que l'État voulait faire des économies budgétaires rendues nécessaires après la perte de quelque 60 milliards de dollars dans le financement de la guerre du Golfe. Depuis 1995, chaque agriculteur ne peut bénéficier du « prix de soutien » pour le blé que dans les limites des quotas fixés par la GSFMO, qui a payé la tonne de blé autour de 1 000 dollars dans les années quatre-vingt, et a ramené ses tarifs à 400 dollars pendant la période 1996-1999. Ce prix est actuellement inférieur à 300 dollars la tonne. La part de l'agriculture dans le PIB, insignifiante il y a vingt ans, est maintenant estimée à 9,4 %. Ce secteur emploie environ 16 % de la population saoudienne. Les esprits « rationnels » auraient donc tort de se gausser de ce blé revenant plus cher que s'il était importé. Après tout, les subventions budgétaires massives aux produits agricoles sont monnaie courante dans les pays dits développés comme ceux de l'Union européenne ou les États-Unis. Ils oublient aussi que le pétrole n'est pas inépuisable. Et qu'en l'absence d'une source de revenus autre que celle du pèlerinage, les Saoudiens finiront par retourner à l'agriculture pour survivre. « Mon père se déplaçait à dos de chameau. Moi, je conduis une voiture et mon fils voyage en avion. Mais le sien se retrouvera avec un chameau », aiment-ils répéter pour décrire un cycle selon lequel les Saoudiens n'auront finalement d'autre choix que de compter sur le monde rural. Alors ils ne regretteront pas d'avoir payé chèrement cet attachement à la terre.

http://www.jeuneafri...082fairetresde0

#38 nidhalg

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Posté 28 juin 2008 - 13:42

quels savoir faire?

Le savoir gaspiller? Il suffirait simplement de changer le mode d'irrigation affin d'apporter l'eau sous les racines au lieu de la balancer dans l'air et qu'elle s'évapore, cela diminuerai déjà considérablement la consommation. Je penses que reverdir l'arabie saoudite est une bonne idée mais pas comme il le font. Il faudrait dévelloper une agriculture moins coûteuse et moins gaspilleuse d'eau. Je ne suis pas sûr que la culture de céréales soit une très bonne idée dans le desert. Surtout si c'est pour en exporter une partie. Il vaudrait mieux que les saoudiens reviennent à une agriculture plus vivrière. Pas que les saoudiens d'ailleur! Ce serait aussi valable en europe. Je penses qu'un retour à la paysannerie ne serait pas une mauvaise chose. Moins de surfaces, Moins de subventions, moins de machines, plus de mains d'oeuvre, plus de travail, moins de chômeurs.. En tant que libertarien j'ai toujours été contre les subventions européenes à l'agriculture. C'est une intervention de l'état dans l'économie et la politique agricole européenne est une catastrophe à la fois pour les paysans européen et pour ceux des pays en voie de dévellopement dont les marchés sont innondés par les produits européens.

L'arabie saoudite a encore beaucoup de pétrole dans son sol. Ce n'est pas demain la veille que ses reserves serons vides, mais elle devrait quand même déjà commencer à investir dans l'energie solaire. Avec sa surface et son ensoleilement je pense que l'arabie saoudite pourrais y trouver un bon secteur economique..

#39 komj'peu

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Posté 28 juin 2008 - 19:27

http://fr.youtube.co...feature=related

ce serait vraiment génial si quelqu'un pouvait donner une transcription des paroles en anglais ....

ce serait aussi vraiment génial si on savait faire des animation pour présenter l'action des brf par exemple ....

you tube a beaucoup de vidéos sur la permaculture mais aussi souvent des paroles plutôt que des croquis ....

!!!!!!!!!
cet après midi sur la 5 dans l'émission des passeurs d'espoirs on rencontrait les acteurs au Rajasthan
de la mise au vert d'une région en voie de désertification et d'exode rural....
sur le site "on peut le faire on peut lire l'article de journaliste datant de 2004 ....

je ne sais pas comment revoir cette séquence autrement qu'en achetant le dvd

c'était formidable !!!!

http://www.france5.f...16769376-fr.php

#40 FLOYD

FLOYD

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Posté 29 juin 2008 - 06:56

3 arbres d'espèces particulièrement bien adaptées au climat sec et aride de la région (acacias, filaos ou neems...), seront plantés au Sahel selon la campagne marketing de Paradiland…
Mais il ne faudrait pas croire que l'afrique ne sait rien faire seule…
Des recherches sur les semences d'espèces locales sont menées au Burkina.
http://archive.idrc....997/23-01f.html