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Semences paysannes


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57 réponses à ce sujet

#1 Johan de Dina

Johan de Dina
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Posté 17 septembre 2004 - 17:34

Compte tenu des modifications climatiques intervenues ces cinquante dernières années sur les zones de montagne du bassin nord méditerranée (à l’exception des pyrénéens).
Période de sécheresse de plus en plus importante et difficultés d’arroser, effet de brûlure du soleil sur les plantes, différence de température de plus en plus importantes entre le milieu de la nuit et le milieu de la journée etc…
Je recherche des semences paysannes rustiques en provenance de haute Kabylie où des montagnes du Riff Marocain.
- Variétés de blés à longue paille et blés barbus.(Blé à farine panifiable et blé dur)
- Lentilles (Grosses blondes).
- Seigle, Avoine.
- Maïs non doux.
- Fèves, Haricots.
- Pommes de terre.
- Tomates, poivrons, aubergines.
Du temps où mon père faisait le potager, il avait des contacts avec des familles paysannes qui lui procuraient plans et semences ; malheureusement tout cela s’est perdu.
Si vous avez des liens ou des contacts avec des paysans de ces contrées de zone de montagne séche qui pratiquent toujours l’agriculture vivrière sans traitement chimique ; cela m’intéresse.

#2 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 18 septembre 2004 - 06:22

Johan tu devrais (re)lire http://www.onpeutlef...-compostage.php

Le but du compostage est d'introduire la biomasse végétale et animale dans le processus de formation de l'humus. Ce dernier est « l'or brun de la terre ». Sans humus, nous avançons à grand pas vers la disparition des terres arables et la désertification. Ceci entraînera par voie de conséquences des changements climatiques et provoquera des pénuries d'eau de plus en plus grave. L'inverse de cette affirmation est heureusement vrai : la restitution de la teneur en humus régénère les terres, modifie le climat et rétablit le régime hydrique d'un terroir. Les problèmes d'eau se résolvent sans autre intervention. Il faut savoir que l'humus est capable de fixer 50 fois son poids d'eau. En présence d'humus la terre sablonneuse commence à tenir, tandis que le sol argileux et compact devient friable.


Sur plusieurs posts tu as écrit qu'il n'est pas possible de faire du compost quand on a des animaux (volailles, lapins, cochon...). C'est inexact car tu peux faire ton compost avec des végétaux qui ne sont pas mangés par tes bêtes : "mauvaises" herbes, feuilles d'arbres fraiches, copeaux de bois et surtout par la litière des toilettes sèches.

Ce compost est différent du fumier et appliqué en surface te permet d'augmenter tes récoltes en arrosant beaucoup moins.
D'autres couvre-sols peuvent aussi t'aider au potager et au verger en évitant l'évaporation de l'eau et en protégeant les plantes des écarts de température: écorces, copeaux, cartons, paille ou foin mouillés (impropres à la consommation des animaux).

Enfin sur des sols fragiles il est préférable de ne pas labourer et de ne pas mettre d'engrais chimiques mais d'utiliser plutôt les techniques de la permaculture et du compost de broussailles qui te permettront de régénérer tes sols et d'atténuer en grande partie les effets du climat. icon_cool.gif

Voir par exemple :
http://www.rama.1901...ermaculture.htm
http://www.inti.be/e...e/compbrou.html

Concernant les semences tu peux te renseigner auprès du Réseau Semences Paysannes et de l'Association Kokopelli qui ont toutes 2 des contacts avec des paysans en Afrique.


Modifié par Tis, 12 mai 2014 - 21:31 .


#3 Johan de Dina

Johan de Dina
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Posté 18 septembre 2004 - 08:31

Ce compost est différent du fumier et appliqué en surface te permet d'augmenter tes récoltes en arrosant beaucoup moins.
D'autres couvre-sols peuvent aussi t'aider au potager et au verger en évitant l'évaporation de l'eau et en protégeant les plantes des écarts de température: écorces, copeaux, cartons, paille ou foin mouillés (impropres à la consommation des animaux).

Enfin sur des sols fragiles il est préférable de ne pas labourer et de ne pas mettre d'engrais chimiques mais d'utiliser plutôt les techniques de la permaculture et du compost de broussailles qui te permettront de régénérer tes sols et d'atténuer en grande partie les effets du climat.  8) 

Mon cher Tis, qui est un léve tôt. Moi, je jette un coups d'oeil à ce forum à ma premiére pause de la matinée.
En ce qui concerne le potager, il n'y a pas de probéme pour faire le compost nécessaire.
Celà fait des année que ma femme s'escrigne à pratiquer la permaculture; cette année elle s'est planté avec du mulch de feuilles de chêne (tanin), l'année derniére c'était avec du mulch de pin.
Moi, je reste traditionnel; une année la luzerne puis parcage des moutons, l'autre année je laisse reposer, je fait juste patûrer, et aprés avoir en novembre labouré et fumé, j'y mets les patates.
Faut faire tourner les surfaces, et ne jamais laisser les terres à nu.
Mais, ce n'est pas qu'une question d'arrosage, c'est aussi avec la recherche du rendement un affaiblissement des semences ou des plants à l'adaptabilité naturelle aux agressions ( soleil, delta de température, insectes, maladies...)
Maintenant pour les cultures de céréales ou de certaines légumineuses ou encore le fait de favoriser une prairie naturelle (ressources fouragères); tu ne peut obtenir la quantité de compost nécessaire à la constitution d'une couche d'humus.
question de surface.
Pour savoir si une technique agricole n'employant pas les moyens conventionnels modernes (traitements chimiques) est viable; il faut l'avoir expérimenté durant plus de 20 ans.
Il y a beaucoups d'ouvrages écrits sur la question; mais je remarque que la vie leurs auteurs ne dépendent pas des résultats de ce qu'ils écrivent. Mais aussi, qu'au bout d'une dizaine d'année, pour certains ils sont passés à autre chose que le domaine de l'autarcie vivriére agricole.

PS: nous sommes abonnés aux 4 Saisons du Jardinage depuis 1992.

J'ai envoyé mon message à Kokopelli.

#4 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 21 septembre 2004 - 16:14

Johan tu n'es pas seul !
A lire, une dépêche de l'AFP du 18 septembre 2004 :
"France : Les agriculteurs bios veulent s'affranchir des OGM et des semenciers"
http://www.chez.com/lautrinfo ( Octobre 2004)

#5 Johan de Dina

Johan de Dina
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Posté 21 septembre 2004 - 20:42

"Les initiateurs du programme butent cependant sur un problème de taille: la législation nationale ne leur permet pas de vendre ou d'échanger, comme ils le souhaitent, leurs semences.

Il faut en effet "qu'elles soient inscrites au catalogue commun des variétés" qui recense toutes les plantes pouvant être cultivées en France, explique Jacques Caplat, expert à la Fédération nationale de l'agriculture biologique (FNAB).

"Le souci, c'est que cette inscription est trop chère pour les petits producteurs", poursuit-il, avant d'ajouter: "Il faut créer un nouveau cadre légal et se battre pour trouver des espaces de libertés pour les paysans".

Soyons clair si tu cultive une espéce qui n'est pas inscrite au catalogue; tu peux sans probléme commercialiser ta récolte en vente directe. Le problème essentiel c'est que tu ne peux recevoir aucune aide où subvention en dehors d'un contrat avec un conservatoire botanique.
Il est à noter que les conservatoires botaniques vendent ( en vente libre) des semences et des plants à qui en fait la demande et à des prix trés inférieurs à Beaumaux.
Maintenant, j'attend le tribunal qui statuera sur " trafic de semence" entre deux jardiniers ou deux agriculteurs.
C'est par de petit geste simple et quotidien, que l'on rentre en résistance.

#6 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 23 septembre 2004 - 08:40

L'association la garance voyageuse édite une superbe revue illustrée avec des dessins et diffuse dans la rubrique "la toile botanique" de nombreux liens de sites consacrés aux plantes sauvages ou cultivées.

Peut-être pourront-ils t'aider à trouver des pistes pour ta recherche de semences ?

#7 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 16 octobre 2004 - 21:41

Johan, p'têt ben qu'elles sont là tes semences : http://www.inra.fr/a...realepaille.pdf

Y a plus qu'à les convaincre de t'en offrir !



#8 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 16 dcembre 2004 - 13:19

Durée germinative des semences

Heureusement que les semences peuvent germer d'une année à l'autre, et cela, même si elles sont entreposées pendant quelques années. Sinon, comment faire pour préserver tout notre héritage potager et florifère? Toutefois, plus le temps passe, moins elles conservent ce pouvoir de germination.

Voici un aperçu approximatif du nombre d’années où les semences conserveront leur capacité de germer. Elles devront être entreposées dans des sachets de papier ou des contenants de verre, à l'abri de la chaleur et de l'humidité.



Les artichauts 5 ans
Les asperges 5 ans
Les aubergines 5 ans
Les betteraves 5 ans
Les bettes à cardes ou poirées 4 ans
Les brocolis 4 ans
Les carottes 4 ans
Les céleris et les céleris-raves 7 à 8 ans
Les cerfeuils 2 ans
Les chicorées, les endives, les laitues, les épinards, les oseilles et autres verdures 4 à 5 ans
Tous les choux 4 ans
Les ciboules, les ciboulettes et les oignons 1 à 2 ans
Toute la famille des cucurbitacées (citrouilles, concombres, courges, melons, pastèques et potirons)  environ 6 à 8 ans
Les épinards et les tétragones 4 ans
Les fines herbes (basilic, marjolaine, origan, romarin, sarriette, thym, etc) 4 à 5 ans mais il est préférable d'utiliser les semences de l'année précédente
Les haricots, les fèves, les gourganes et petits pois 4 ans minimum
Les maïs 10 ans et plus*
Les navets et les rutabagas 5 ans
Les panais 3 ans
Les persils 4 ans
Les piments et les poivrons 3 ans
Les poireaux et les salsifis 3 ans
Les radis d'été et les radis d'hiver 2 ans
Les tomates Jusqu'à 6 ans, parfois plus
Les tournesols 3 ans


*Expérience personnelle menée le 1er mai 2002: il y a environ 10 ans, j'avais acheté un petit bouquet d'automne pour décorer ma table; ce bouquet était composé de différentes variétés de maïs et de graminées. La semaine dernière, à titre d'expérience, j'ai égrené deux de ces maïs: un aux gros grains multicolores rouge/beige/violet et un autre aux petits grains couleur framboise. J'ai fait tremper les grains dans de l'eau toute une nuit et le lendemain, les ayant égouttés, je les ai remis dans leur pot en fermant le couvercle pour conserver l'humidité. Hier après-midi, lors de ma vérification quotidienne, plusieurs grains de maïs avaient un petit germe!



Source : www.ifrance.com/louisequebec

#9 Mag

Mag

    Jardinière d'UN possible...

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Posté 16 dcembre 2004 - 23:07

:biglol: Salut les terriens,

Heureusement que les semences peuvent germer d'une année à l'autre, et cela, même si elles sont entreposées pendant quelques années. Sinon, comment faire pour préserver tout notre héritage potager et florifère? Toutefois, plus le temps passe, moins elles conservent ce pouvoir de germination.

Juste un petit a parté, connaissez vous l'histoire du Blé Egyptien, ou blé des Pharaons dont les semences trouvées dans les pyramides ont été semées dans les temps modernes, et ont données un blé extraordinairement intéressant tant comme plante que comme aliment.
J'ai tenu en main un épi de ce blé, l'épi mesurait plus de 30 cm de long, et était constiué de 4 ou 5 epis de blé accolés, il se cultive en jardinage car il faut le buter 3 fois, mais son gros rendement compense.

Mon voisin de la ferme de Grignon à l'époque où j'habitais dans la Drôme Provençale en à fait un essai commandité par l'INRA, qui a abandonné cette semence et je ne sais pas si pas plus, parcequ'elle est trop particulière.
Certains particuliers avaient fait une chaîne de cultivateurs de ce blé et s'échangeaient semences et conseil, j'ai perdu la piste, et j'aimerai en retrouver la trace.

Salut Joan, ta femme elle vient pas sur le forum? parceque j'aimerai bien causer jardin avec elle, j'ai cultivé dans la montagne du Jabron et j'ai encore mon terrain sauvage là bas, je n'y suis pas retournée depuis 2 ans, mais j'ai vu le changement de climat à l'oeuvre, j'ai quand même cultivé cette terre plus de 10 ans, j'ai donc des points de comparaison.

Je rejoint l'appel à l'urgence de reconstituer la capacité de la terre à se consituer une couche de terre assez souple pour supporter les excès actuels et futur.
J'ai fait un jardin au mois d'Avril ici d'un tas de terre apporté et étallé par un tracto-pelle, et j'ai passé mon temps à mettre en pratique tout ce que j'avais lu et ce qui me restait en mémoire de mes expériences passées et je me suis consacrée pratiquement uniquement à apporter à la terre quelque chose à manger, elle s'occupant de mes légumes que j'avais associéx entre eux et ...
:roll: mais c'est hors sujet là je crois peut être y a t-il un sujet humus terre et urgence...

;) ;)

#10 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 28 dcembre 2004 - 15:02

Mag si tu retrouve la piste de ce blé cela m'intéresserait beaucoup de le découvrir et éventuellement d'essayer d'en faire pousser un peu dans mon jardin.

Pour le sujet humus, terre et urgence je ne crois pas qu'il existe sur le forum mais ce serait une bonne idée de le lancer.

#11 api38

api38
  • Localisation:Chartreuse

Posté 23 fvrier 2005 - 09:54

Le Réseau semences paysannes, présidé par Guy Kastler, fait circuler actuellement une pétition exigeant la libre diffusion des semences. En effet, l'Europe n'autorise que la commercialisation des semences figurant dans un Catalogue des variétés. Or l'inscription est payante et ... chère. L'inscription au Catalogue officiel coûte ainsi 15 000 euros pour une céréale et 4 000 euros pour une potagère ! Les multinationnales ont les moyens de payer l'inscription des semences F1 et OGM, mais un paysan qui sélectionne ses propres semences beaucoup moins. Il existe bien un autre catalogue plus réduit dit "amateur" au coût d'inscription beaucoup moins élevé, de l'ordre de 200 euros, qui permet la diffusion de quelques variétés anciennes de potagères et fruitiers...mais à condition qu'elles ne soient cultivées que pour la propre consommation du jardinnier, sans vente de la récolte. Résultat de cette réglementation : trois ou quatre variétés seulement couvrent 80 % de l'assolement annuel en blé et 80 % des légumes cultivés il y a cinquante ans ont disparu en France. Pour s'opposer à cette menace pesant sur la biodiversité semencière et sur les petits producteurs, on peut se procurer et signer la pétition, auprès de Réseau semences paysannes, Cazalens, 81 6000, Brens. Ce Réseau propose également un dossier explicatif de cent pages sur les semences (9 euros).
Autres initiative : l'association Kokopelli présidée par Dominique Guillet défend la biodiversité semencière à un niveau mondial. Elle diffuse sur catalogue de plus de 500 pages 2500 semences biologiques dont 400 variétés de tomates !

Extrait de l'édito "L'écologiste" No 14 (dec 2004)

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Aprés avoir abordé ce sujet avec un membre actif de Kokopelli l'an dernier, je peux vous assurrer des grandes difficultées que l'association rencontre devant la dite "loi", puisque aucune (je crois !) de ces semences n'est inscrite au plus petit catalogue européen de recensement des semences. 2500 semences à 200 euros, c'est pas rien !!
Leur présence sur les marchés reste confidentielle car ils sont sans cesse coursés par les instances officielles...



< api38

#12 Maryse

Maryse
  • Localisation:Bouches du rhône

Posté 05 mars 2005 - 17:20

Bonjour, :o

De retour de la foire bio de Nîmes, je vous transmets une partie de la plaquette actuelle de Kokopelli.

Bonne lecture, bien à vous...

La bise

Maryse

:-(


L’Association Kokopelli
“Pour la Libération de la Semence et de l’Humus”
Avec Kokopelli, le Semeur de Vie, partageons les semences du devenir.

Les Semences sont notre héritage, elles sont la voix de nos ancêtres, elles sont un bien inaliénable que nous devons transmettre, à notre tour, à nos enfants.

Perte de la biodiversité, confiscation du vivant, privatisation de l’héritage de l’humanité... disent certains !

Depuis le début de l’année 2004, les visites des agents de la Répression des Fraudes s’intensifient et la pression augmente parce qu’une grande partie des semences de plantes potagères que nous distribuons sont des semences de variétés anciennes non inscrites dans le catalogue officiel. L’Association Kokopelli n’est pas le seul semencier harcelé : l’offensive est généralisée contre les semences libres.

Le catalogue officiel aurait-il été érigé non point pour la protection des jardiniers mais pour la protection des intérêts financiers des grands groupes et multinationales qui ont racheté la quasi-totalité du secteur semencier depuis 40 années. Ces mêmes groupes ont systématiquement remplacé les anciennes variétés par des hybrides F1 stériles ou dégénérescents. D’ailleurs la Répression des Fraudes nous interpelle suite à une plainte déposée par une certaine fédération de semenciers.

Que pouvons nous faire? Nous lamenter, ou...
- dénoncer l’hypocrisie du système qui harcèle les petits semenciers bios alors que les saigneurs et pollueurs en tout genre détruisent inexorablement la planète et produisent des aliments-poisons en toute impunité et avec moult subventions;
- remercier les dizaines de milliers de jardiniers, qui nous soutiennent ainsi que les très nombreuses mairies (Mairies de Paris, Mairie de Poitiers, Mairie de Tours, etc), les conseils généraux, les parc nationaux, les conservatoires, qui sont nos partenaires privilégiés dans notre oeuvre de protection et de remise en valeur de la biodiversité alimentaire;
- dénoncer l’hypocrisie d’un système qui se gargarise de grands concepts humanitaires, protection de la biodiversité, sécurité alimentaire, éradication de la faim dans le monde et qui, par ailleurs, réprime ceux là même qui cherchent à protéger la diversité alimentaire;
- remercier le Conseil Général du Gard et le Conseil Régional du Languedoc-Roussillon pour leur soutien financier à l’impression de nos brochures.
Sauvegarde de la biodiversité, libération du vivant, conservation de notre héritage.., dit Kokopelli!

Nous convions tous les jardiniers à semer encore plus de semences interdites, à les donner, à les échanger. Nous les convions à produire de jeunes plants de variétés interdites afin de les distribuer dans leur entourage. Nous les convions à produire de la semence non certifiée pour le don aux pays les plus pauvres.
Nous convions les jardiniers les plus audacieux à disséminer des semences de tomates, de courges, de laitues interdites dans les terrains vagues, le long des voies de chemin de fer, le long des talus, dans les friches...

Résistons fertilement sinon, dans quelques années, il n’y aura plus de semences libres mais seulement des organismes génétiquement modifiés et des hybrides F1. Résistons fertilement sinon, dans une dizaine d’années, le jardinage familial sera interdit pour cause d’homogénéisation: il sera devenu une activité à haut risque bactérien et sociologique. Une mission d’avenir.., disent des Institutions internationales.

L’Association Kokopelli oeuvre dans le sens du Traité sur la biodiversité et la sécurité alimentaire co-signé par 48 pays au printemps 2004 sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture. “Le Traité garantira que les ressources génétiques des plantes pour l’alimentation et l’agriculture, qui sont vitales pour la survie de l’humanité, seront conservées et utilisées de manière durable et que les avantages qui en découlent seront répartis de manière juste et équitable.”… ... “L’accès à une large variété de ressources génétiques rendra possible le développement d’une plus grande variété de produits alimentaires, qui amélioreront la vie et le régime alimentaire des consommateurs aussi bien en milieu rural qu’urbain.” M. Jacques Diouf, Directeur général. L’Association Kokopelli oeuvre dans le sens de la directive de la Communauté Européenne (98/951CE, considérant 17) portant sur la conservation de la biodiversité in situ.

Simple lecteur,, sympathisant, ou mieux, adhérant de l’association Kokopelli, reproduisez et diffusez largement cette brochure, ensemble nous serons plus forts et plus fertiles. Si vous souhaitez adhérer au delà de l’adhésion à 20 euros, nous proposons, pour les jardiniers aux petits moyens financiers, une adhésion symbolique et socialement innovatrice à I euro minimum (en timbres-poste).
A l’opposé du modèle stéréotypé et stérile que l’on entend nous imposer, nous pouvons et devons oser Rêver d’une planète avec des semences libres cultivées dans le respect de l’environnement, avec des enfants qui ne meurent plus de faim, avec des jardins et de champs source de vie et de diversité.

Pour les commandes, renseignements et demandes de documentation :

Association Kokopelli. Oasis. 131, imp. des Palmiers. 30100 Alès
Tel : 04 66 30 64 91 ou 04 66 30 00 55
E-mail : kokopelli.semences@wanadoo.fr
Site : http://www.kokopelli.asso.fr



#13 aigleenvol

aigleenvol
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Posté 05 mars 2005 - 18:11

mon premier message sur ce forum :un grand salut teinté de respect et de tendresse pour tous vos efforts, vos idées, votre enthousiasme contagieux, bref votre humanité!
aigleenvol

#14 _Shivaya_

_Shivaya_

Posté 12 mars 2005 - 21:22

Premier maillon de la chaîne alimentaire

Parce qu’ils n’ont pas le droit d’en échanger les semences et les plants, les paysans ont de plus en plus de mal à cultiver les savoureuses variétés anciennes ou de terroir, ou celles qu’ils mettent au point pour se passer de pesticides. Les consommateurs se trouvent ainsi la plupart du temps face à des légumes, fruits, céréales et autres aliments issus de variétés standards, de plus en plus insipides, déséquilibrés et souvent chargés de résidus de pesticides.

La réglementation, telle qu’elle s’applique en France, interdit aux paysans d’échanger, de donner ou de diffuser leurs propres semences et plants. Un agriculteur (un pépiniériste ou un semencier) ne peut diffuser ou échanger des semences ou des plants que si la variété est inscrite sur le « catalogue officiel ». Or, cette inscription, outre un coût élevé inaccessible pour un paysan, exige de la part des variétés concernées une uniformité et des caractéristiques techniques qui ne sont pas adaptées à la diversité des terroirs ni aux modes de production écologiques. Ces contraintes s’opposent à l’indispensable préservation de la biodiversité.

Certes, une liste réduite dite « amateur » permet la diffusion de quelques variétés anciennes de potagères et fruitiers... mais à condition qu’elles ne soient cultivées que pour la propre consommation du jardinier, sans aucune vente possible de la récolte.

Les semenciers et pépiniéristes industriels préfèrent multiplier leurs quelques variétés sélectionnées pour les besoins d’une agriculture industrielle de plus en plus dépendantes de la chimie. Ce sont souvent des hybrides dont le paysan ne peut pas ressemer la récolte, demain ce pourrait être des OGM. Les variétés paysannes, traditionnelles ou de terroir, pourtant mieux adaptées aux conditions spécifiques et locales de culture, ne les intéressent pas.

Les consommateurs ont de moins en moins accès aux fruits, aux légumes ou aux céréales issus de cette biodiversité. On leur impose à leur insu des variétés sélectionnées d’abord pour leur stockage dans les supermarchés et pour les transformations industrielles.

Il est urgent de changer cette réglementation qui détruit la biodiversité des espèces cultivées et concentre la production et la consommation autour de quelques variétés industrielles standards.

- Pour préserver la biodiversité,
- Pour une agriculture riche et variée,
- Pour le droit à une consommation libre et saine
- Exigeons la liberté de diffuser les plants et semences paysannes !

Organisée à l’initiative du Réseau Semences Paysannes, cette Campagne est soutenue par (liste au 25/08/04) :

Action Consommation, Afrique Verte, ASPAARI, Association pour la Régénération de la Vigne, ATTAC, BEDE, Bio d’Aquitaine, Civam Bio 06, Civam Bio Corse, CNDSF, Confédération Paysanne, Coordination Rurale, CRIIGEN, FNAB, Fondation Sciences Citoyennes, FRAPNA-Ardèche, FRAPNA Rhône Alpes, Fruits Oubliés, Gab Ile-de-France, Germinance, Geyser, GIET, GREENPEACE, Kokopelli, Le Biau Germe, MCBD, MDRGF, Nature&Progrès, OGM-danger, RAD, RFJAE, Semailles, SIMPLES, SABD, SPBio-LR, Terra Bio Corse, VSF-CICDA, WWF-France.

Multipliez, signez, faites signer et renvoyez-nous la pétition jointe ! Pour nous aider à organiser cette campagne, vous pouvez aussi envoyer vos soutiens financiers à :

SAUVONS LES SEMENCES PAYSANNES ! Premier maillon de la chaîne alimentaire Réseau Semences Paysannes, Cazalens 81600 Brens Tél. 05 63 41 72 86

Pétition à télécharger ou à remplir sur le site : http://www.confedera...?id_article=385

#15 _mirza_

_mirza_

Posté 13 mars 2005 - 09:20

Mag si tu retrouve la piste de ce blé cela m'intéresserait beaucoup de le découvrir et éventuellement d'essayer d'en faire pousser un peu dans mon jardin.

J'ai vu du "blé des pharaons" en vente dans mon magasin bio habituel, et surtout j'ai vu qu'il provenait d'un producteur situé pas loin de chez moi, à Bras je crois. Si tu veux la prochaine fois Tis je relèverai son adresse sur le paquet pour que tu puisses prendre contact avec lui au sujet de cette plante.

La réglementation, telle qu’elle s’applique en France, interdit aux paysans d’échanger, de donner ou de diffuser leurs propres semences et plants.

Tu veux dire que la paysan qui m'a vendu des courges cet hiver il aurait d'abord du les vider de leurs graines pour que je ne puisse pas les récupérer? Ou alors m'obliger à les cuire sous peine de poursuites? :sourire:

Bon en tout cas ce que je ne comprends pas, c'est que d'après ce que tu dis là, mon paysan en question doit être dans l'illégailté la plus totale, et pourtant franchement ça m'étonne.

Sinon je suis bien d'accord, ce principe d'interdiction d'une part (de conserver la biodiversité locale), et d'obligation d'autre part (de cultiver du prêt-à-tranfsormer) me rend dingue. Mais je ne sais pas, comme je viens de le dire si tout cela est complet (je dis "complet" parce que je ne doute pas que ça soit "vrai") je ne comprends pas comment font les paysans tels que ceux qui sont à côté de chez moi. Il faudra que je leur demande à l'occasion.

#16 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 13 mars 2005 - 17:44

Avec plaisir Mirza pour l'adresse !
Malheureusement je ne suis pas sûre de pouvoir en faire pousser dans mon jardin car le climat du Limousin n'est pas vraiment proche de celui de l'Egypte ! Ou alors en le semant au printemps dans un endroit bien ensoleillé ?



#17 _mirza_

_mirza_

Posté 13 mars 2005 - 19:52

eh bien, tu le lui demanderas ! :sourire:
bon je ne te garantis pas ça tout de suite, tout de même j'essaie d'éviter un peu ce magasin, parce que tout bio qu'il est ça reste un magasin: je n'y vais que pour me ravitailler en farines diverses. Donc d'ici deux semaines je pense...

#18 Tis

Tis

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Posté 16 avril 2005 - 21:45


Pour la biodiversité des semences et des plants dans les fermes
Editorial, par Guy Kastler et François Delmond

Les contrôles de la Répression des Fraudes ou des Organismes Certificateurs de la Bio sur la conformité réglementaire des variétés, l'origine des semences utilisées ou sur la destination des récoltes se sont multipliés ces derniers temps, souvent accompagnés d'intimidations non conformes à l'esprit et à la lettre des textes réglementaires. Des procès verbaux ont parfois été dressés. Aussi  paraît-il indispensable de rappeler quelques droits élémentaires.

Un agriculteur n'a pas le droit de vendre de semences, il a par contre le droit de vendre sa récolte constituée de graines. Un agriculteur peut vendre des graines à d'autres agriculteurs pour l'alimentation animale, à des particuliers ou commerces de détail pour l'alimentation humaine. L'agriculteur vendeur n'est pas censé savoir et, encore moins contrôler, l'usage que son client fera des graines qu'il lui a vendues (celui-ci peut les manger, les semer, les vendre, etc..). Aussi une vente de graines à un agriculteur, un particulier ou un magasin, en vrac ou emballées en petites quantités, triées ou non, même à un prix élevé n'est pas nécessairement une vente de semence. La grande majorité des graines de potagères, de céréales, fourragères peuvent être consommées sous forme de graines germées ou germes herbacés. Il est normal que de telles graines soient triées.

Il est normal aussi que des graines bio, surtout si elles sont triées et/ou emballées en petites quantités, soient vendues à un prix plus élevé qu'une récolte conventionnelle en vrac.

L'indication du nom de la variété en plus du nom de l'espèce constituerait une preuve de vente frauduleuse de semence : qu'en est-il alors des coopératives qui imposent des variétés certifiées ou des boulangers qui ont besoin de connaître la composition variétale de leur farine ? Il est toutefois recommandé de n'inscrire sur une facture le nom de la variété que lorsque c'est indispensable pour le client.

Le fait de semer une variété ou une espèce qu'on na pas récoltée l'année précédente serait une preuve d'achat de semences à un tiers : on a le droit de ressemer le grain récolté de nombreuses années auparavant, quitte à augmenter la densité du semis pour compenser une perte du taux de germination.

Concernant les variétés potagères anciennes, un établissement semencier peut vendre des semences de variétés inscrites sur le registre annexe des variétés anciennes pour jardiniers amateurs à des professionnels qui les destinent à la production de plants pour les jardiniers. Le règlement technique de ce registre annexe précise que le semencier s'assurera alors,
au travers d'une attestation sur l'honneur du producteur de plants, que les plants produits seront bien distribués sur le marché amateur. Cette clause sous entend que le semencier devra sassurer que le client est bien un producteur de plants et qu'il ne gardera pas du plant pour produire des légumes pour les vendre. Ces dernières années, des agents de la DGCCRF ont reproché à des maraîchers qui vendent sur les marchés, de commercialiser des légumes de variétés anciennes à usage amateur ou de variétés non inscrites. Il faut savoir qu'en matière de vente de légumes, il n'y pas d'obligation d'indiquer la variété (sauf pour les pommes de terre et les carottes de catégorie extra). Ceci veut dire qu'aucun contrôle sur les variétés commercialisées n'est prévu par la réglementation. Un maraîcher peut donc produire des légumes de « variétés anciennes » ou de variétés non inscrites au catalogue officiel (en produisant éventuellement ses graines lui-même, en toute légalité, puisque ces variétés sont dans le domaine public) et les vendre sur les marchés, auprès de magasins et même auprès des grandes surfaces. Les remarques des agents de la DGCCRF sont des mesures d'intimidation : demandez leur de vous préciser par écrit sur quels textes réglementaires ils s'appuient et vous n'aurez pas de réponse.

Le groupe d'orientation semences de la section bio de la CNLC de juillet 2003 a réaffirmé que les Organismes certificateurs Bio doivent vérifier l'origine bio des semences mais n'ont pas à vérifier sa conformité par rapport à la réglementation des semences. Ils demandent pourtant de plus en plus couramment la composition variétale de l'emblavement des fermes contrôlées, ceci afin de vérifier l'origine éventuellement fermière des semences des années suivantes. Une récolte non issue d'une sélection conservatrice n'est plus tout à fait conforme à la variété d'origine et devient un mélange de ferme, il n'y a donc pas lieu d'indiquer d'autre nom de variété.

En cas de contrôle par un agent du SOC (Service officiel de Contrôle du GNIS) ou de la DGCCRF ou de problème avec un organisme certificateur, nous recommandons aux agriculteurs de garder leur sang froid, de parler le moins possible, de ne rien signer et de prendre contact avec le Réseau ou l'une des organisations adhérentes pour l'informer et prendre conseil sur ses droits et obligations.

La loi nous autorise à ressemer le grain récolté et à vendre nos récoltes, ne laissons pas entamer ce droit élémentaire par des intimidations non fondées qui ont pour seul but de nous contraindre à racheter la semence chaque année.
La bio exige la biodiversité, ne laissons pas la réglementation bio la détruire.

Novembre 2004


http://perso.wanadoo...s/bulletin9.pdf

Modifié par Tis, 12 mai 2014 - 21:24 .


#19 _mirza_

_mirza_

Posté 07 mai 2005 - 09:16

Pour Tis:

J'ai vu du "blé des pharaons" en vente dans mon magasin bio habituel, et surtout j'ai vu qu'il provenait d'un producteur situé pas loin de chez moi, à Bras je crois. Si tu veux la prochaine fois Tis je relèverai son adresse sur le paquet pour que tu puisses prendre contact avec lui au sujet de cette plante.


Alors voilà l'adresse (tu vois, j'y vais vraiment pas souvent dans ce magasin...):

SCEA Le Rouve
Bertrand Allais
Rouvière Plane Chateauvert
83149 Bras
Tél: 04 94 69 97 32


:aureole7:

#20 Tis

Tis

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Posté 24 mai 2005 - 23:06

Merci beaucoup Mirza ! ;)

Pour ceux qui souhaitent essayer de garder leurs semences quelques conseils d'un jardinier avisé :

Faire ses graines (en octobre )

Pour ne pas avoir de problème de place, il est recommandé de  regrouper tous les porte-graines dans un coin du jardin.
Prélever une motte, la plus grosse possible, à la pelle, mettre en place, arroser abondamment pour avoir un maximum de chances de reprise, ne pas oublier d'étiqueter.
J'aurais ainsi ma petite pépinière et je serais sûr de garder des variétés bien adaptées à mon sol et à mes pratiques culturales.
Je plante à distance suffisante pour que mes végétaux puissent bien développer leur floraison. 80 cm au moins entre chaque pied.
Ne faites jamais cela avec des hybrides. Vous n'auriez que 50 % de sujets conformes et pour le reste, les parents, généralement bien différents de ce quon attend de la plante. Ca, en génétique, ça s'appelle les lois de Mendel.
Pour le basilic, c'est un peu différent. On dit toujours, avec raison qu'il ne faut pas laisser les fleurs, de façon à avoir de plus belles feuilles, bien odorantes. Je vais donc tailler en ne laissant qu'une tige que j'étiquette pour qu'on ne vienne pas me la cueillir sauvagement.
Pour les légumes-fruits, choisissez le fruit le plus beau, sur le plus beau plant. Cueillez-les très mûrs.
Pendez les extrémités florales, la tête en bas, dans un endroit sec et aéré, pour qu'elles sèchent bien avant d'extraire les semences.
Voilà maintenant comment on extrait les graines de tomates :Je prends une passoire métallique ou plastique. Je préfère le métal, je trouve que ça colle moins aux parois.
Je coupe ma tomate et je presse pour faire sortir ce que d'habitude on jette.
Je lave violemment, pour séparer la pulpe et les graines.
Et  pour enlever les impuretés et les graines stériles, il suffit de plonger la passoire dans l'eau. Tout ce qui est à jeter, remonte à la surface. Par la suite je fais sécher. Je décolle périodiquement les graines des parois, et je mets dans un sac en papier, parce que ce matériau respire, en marquant bien dessus le nom de la variété et l'année de récolte.
Pour les piments je met des gants et je vous engage à en faire autant. Si vous ne le faites pas, je vous déconseille vivement de vous frotter les yeux par la suite.
La courge présentée est une longue de Nice, fécondée artificiellement pour éviter les croisements provoqués par les insectes. Les graines sont regroupées dans l'extrémité. Il suffit de les extraire, de les laver, et de les faire sécher avant de les ensacher. Attention aux souris, elles adorent ça.
Nous avons déjà vu comment on bat les graines sèches comme la quinoa présentée.
Je vous rappelle simplement comment on trie les impuretés, dans le vent, avec deux seaux, en versant successivement, d'un récipient à l'autre.

Robert Mottin

Modifié par Tis, 29 mai 2014 - 15:12 .