Aller au contenu


Photo

communauté criminalisée


  • Veuillez vous connecter pour répondre
13 réponses à ce sujet

#1 Joshua

Joshua
  • Genre: Homme

Posté 30 septembre 2004 - 18:12

L'affaire de l'Essentiel

Le 20 novembre 2000 à 6h du matin, une petite communauté spirituelle de l'Aveyron a du subir l'assaut d'une soixantaine de gendarmes lourdement armés...

Par Tihomine

En 1993, Magali Guérin et Olivier Manitara s'installent sur le Domaine de Terranova dans la région de MONTLAUR dans l'Aveyron pour y poursuivre leurs activités d'éditeurs de conférenciers et d'écrivains dans le domaine de la spiritualité et de la philosophie.

La maison d'édition Telesma édite aussi une revue, " L'Essentiel ".

Ayant acheté un domaine important parsemé d'habitations, ils décident d'exploiter ces dernières en location. Leurs locataires sont aussi venus pour la plupart, chercher le calme loin du bruit des villes et de leur agitation.


1ere phase : Approche


Les gendarmes font de fréquentes visites pour prendre contact avec les nouveaux venus, pour " sympathiser ", selon leurs propres termes. Ils parlent déjà, " en toute amitié ", de la question qui les préoccupe, ont-ils affaire à une secte ? Ce sont parfois des visiteurs encombrants, qui mettent les stagiaires de passage un peu mal à l'aise, en leur demandant leurs papiers et la raison de leur venue. Ils poussent leur oeuvre ambassadrice auprès des locataires pour s'enquérir de leur bien être et de leur identité.

Les jours de stages organisés à Terranova, ils n'hésitent pas à passer des heures en bordure de la route qui mène au domaine pour souhaiter la bienvenue et contrôler les papiers de tous les stagiaires. Olivier perd un peu de son calme quand les gendarmes lui demandent de leur communiquer systématiquement et régulièrement des informations sur ses locataires. Devant son indignation, les gendarmes prennent un ton moins aimable pour déclarer :

"De toute façon, On vous veut pas ici... On va vous pourrir la vie "


2éme phase : " Enquête "


Ils vont donc leur pourrir la vie avec, rapidement, l'ouverture officielle d'une enquête.

Des gendarmes se dissimulent (mal) derrière des buissons pour les espionner.

Ils font aussi quelques passages en hélicoptère. Hé oui, le budget " secte dangereuse " n'est pas celui de n'importe quel suspect ...

Les contrôles s'intensifient. Une locataire sera contrôlée plusieurs jours d'affilée au sortir de chez elle (au cas ou elle aurait changé d'identité au cours de la nuit ?).


Les gendarmes se postent alors à l'entrée du domaine pour demander leurs papiers aux stagiaires et font des visites régulières dans les locaux de la maison d'édition sous des prétextes variés, contrôle de dépôt légal, de commission paritaire…

Ils iront même jusqu'à rendre visite à certains locataires sur leur lieu de travail ou tout simplement signaler, à toutes fins utiles, à leurs employeurs : " Vous savez, Mlle X, votre employée, elle loge là-haut, où il y a le gourou avec sa secte... " Pas facile de prolonger un contrat dans ces conditions…

Cinq ans s'écouleront de cette manière, cinq ans de tracasseries diverses et de calomnies. Malgré cela, Olivier et Magali tiennent bon. On peut même dire que sur le domaine de Terranova, les activités sont prospères, même si l'instabilité de l'emploi local et l'extrême convivialité des gendarmes poussent certains locataires à regagner la ville et son agitation somme toute très relative.


3éme phase : L'assaut


" J'ai entendu des grands bruits " " Ils sont entrés chez moi en hurlant, m'ont aveuglé avec un projecteur " " J'ai juste pu discerner un homme avec un gilet pare-balles et un casque " " Ils m'ont frappé, ils m'ont tordu le bras, mis par terre, un pistolet sur la tête "

A l'aube du 20 Novembre 2000, 60 hommes armés, gendarmes et brigades spéciales de l'armée équipés de gilets pare-balles, de pistolets et de fusils, investissent les lieux en défonçant les portes et en hurlant… réveillant une dizaine d'adultes dont deux femmes enceinte et deux enfants.

Des hommes en pyjama, sans arme, sans aucun passé de combattant, sont jetés à terre et maîtrisés, une arme collée à la tempe.

Q., 3 ans, est tenu en respect sous la menace d'une arme pendant que Magali, sa mère, est forcée de se déshabiller entièrement.

Un des hommes passera toute la journée menotté dans le dos, avec les mains suffisamment remontées pour accentuer la sensation d'oppression et de malaise (selon une vieille recette de la Gestapo).

Magali doit se battre pour que les enfants ne soient pas emmenés par la DASS comme cela était prévu.

Les locaux sont fouillés de fond en comble, mis à sac. " Il me faut tous les papiers de la secte" crie une gendarme.

Tout le matériel informatique est confisqué alors même que la brigade financière avait déjà fait une sauvegarde de tout ce qu'il contenait. Il s'agissait donc d'une brimade " gratuite " visant à empêcher l'entreprise de fonctionner.

Scénario de film noir ? Non, la réalité du réveil cauchemardesque de paisibles citoyens français dont cinq ans de surveillance policière n'avaient montré que le caractère inoffensif et non violent. Nous décrivons donc bien ici les phases d'un procédé de destruction intentionnel d'une entité supposée dangereuse et non d'un processus équitable d'enquête.


4 éme phase : procédures juridiques


(Garde à vue, emprisonnement à domicile, instruction, procès, appels.)

48 heures de garde à vue : cela veut dire que l'on est emmené à la gendarmerie, que l'on dort en cellule, que l'on est interrogé pendant des heures et des heures, de manière intentionnellement répétitive et orientée vers un seul but, faire répondre le cas présent aux critères type d'une " sectes dangereuse ".  

                                                                        
Olivier Manitara est supposé être le gourou, il est donc interrogé sur ses convictions religieuses pendant des heures. " Est-ce que tu es un fils de Dieu ? " " Est-ce que tu es un fils de Dieu ? " lui martèle l'enquêteur. L'enquêteur, pris par le doute, finit cependant par confier que " on l'avait pas préparé à ça, qu'il s'attendait à un véritable gourou et qu'il trouve cette affaire pas nette ". Il montre même à Olivier, sur son ordinateur, un montage vidéo qui a servi à la préparation des gendarmes et dans lequel on voit Olivier flotter dans les airs sur un tapis volant avec en fond la musique du joueur de flûte de Hamelin, conduisant les rats hors de la ville.

Les autres personnes arrêtées se voient offrir deux rôles " victime du gourou " ou " complice d'une dangereuse secte internationale " et " il faut bien répondre, sinon Mme le juge ne va pas être contente ! " Certains avoueront plus tard avoir dit n'importe quoi sous la  pression exercée.                                                                   

Au cours de la fouille du domaine, le matin de l'attaque, les enquêteurs spécialement instruits avaient traqué les signes dénonciateurs de la présence d'une secte : autel de prière, bougies, lieu de cérémonies rituelles. Ils seront déçus de ne trouver dans les cendres d'un feu de camp que les restes …d'un festin de pommes de terre.


Mme le juge d'instruction de Millau reçoit Olivier et Magali à l'issue de leur garde à vue, pour leur signifier qu'elles les met tous les deux en prison. Olivier et Magali assistent alors à une violente altercation entre la juge d'instruction et le procureur de la république qui s'oppose au fait qu'on mette en prison " des gens à qui on a rien à reprocher "… La prison est commuée en assignation à résidence assortie d'une interdiction de parole, d'écrits et d'avoir une activité professionnelle. Les comptes bancaires personnels de Olivier et Magali sont bloqués, argent confisqué, pointages obligatoires à la gendarmerie…

L'issue de la prison était prévue dés le début de l'opération, les mandats de dépôts étant signés avant même le début des interrogatoires.

L'appareil judiciaire dont on oublie même de respecter les rouages officiels est donc clairement en l'occurrence réduit au rôle d'un outil de répression.

On imagine sans peine le désarroi, le sentiment d'impuissance qui peut s'emparer des membres de la petite maison d'édition au lendemain de ces faits.

" …8 mois d'emprisonnement à domicile, enceinte avec mes deux enfants, sans revenus, me démenant comme je le pouvais, par courrier, pour essayer de trouver des ressources " " On m'a même refusé les resto du cœur… "

Pourtant Olivier, Magali et l'équipe qui les entoure vont petit à petit redresser la tête, ils équipent à nouveau les bureaux en informatique et confient la gestion aux personnes qui ne sont pas frappées de l'interdiction de travail. Ils parviennent à remonter la pente, du moins pour ce qui est de la viabilité de l'entreprise. Au grand désarroi de Mme le juge.

Au cours de l'instruction, les gendarmes vont parcourir la France, visitant les clients et partenaires de la maison d'édition, ou leur envoyant des dossiers, non pas pour poser des questions, mais pour affirmer que " Olivier Manitara est un escroc… il a des comptes en Suisse…des maison au Québec et en Amérique… c'est le gourou d'une secte… les gens se prosternent à ses pieds lors de ses conférences…". Tous ces faits étant, bien entendu, un pur produit de l'imagination des gendarmes.

On pourrait sombrer dans la paranoïa pour moins que ça, comme Olivier en témoigne " Quand j'ai su ça, j'ai vraiment eu peur… je me suis senti en danger…ces gens voulaient me neutraliser, par tous les moyens…sans ma foi en Dieu, je pense que je me serais suicidé… "

Tout au long des trois ans d'instruction pendant que la presse et la gendarmerie continuent leur travail de sape, Olivier n'obtiendra jamais du juge d'instruction la réponse à une simple question " quels faits me reprochez vous ? ".


4ème phase : Le procès


En Décembre 2003, le procès a enfin lieu. Les prévenus ne connaîtront les chefs d'accusation que quelques jours avant le procès, ce qui leur laisse à peine le temps de rassembler des documents et de préparer leur défense.

Malgré cela, la plupart des chefs d'accusation disparaîtront au cours de l'audience et les sentences seront réduites à la portion congrue. Pour Magali par exemple on avait requis 40 000 euros d'amende et 18 mois de sursis, il ne restera que 1000 euros et 8 mois de sursis à la fin de la journée. C'est dire là encore qu'il n'y a eu aucune recherche de vérité au cours de l'instruction, la plupart des chefs d'accusation pouvant être balayés en quelques contrôles administratifs.

Le procès lui même est une comédie grotesque où les prévenus se voient insultés pendant 9 heures, debout à la barre, par un procureur qui les traite d'êtres nuisibles à la société, de secte, de gourou…Ils ne pourront, pour la plupart, même pas répondre aux questions qui leur sont posées, noyés par le flot calomnieux qui se déverse sur eux. Aucune plainte, aucun plaignant, ne sera présenté au tribunal. Toutes les condamnations restantes c'est-à-dire un délit d'abus de bien sociaux (sans qu'aucun associé ne se soit plaint de quoi que ce soit) et une escroquerie aux Assedic (dont une portant sur une personne n'ayant jamais ni réclamé ni perçu d'argent de la part de ces services) sont en cours d'appel.

Le procédé est transparent et confirmé par les gendarmes et même le juge d'instruction.

Le but était de détruire la secte, de raser Terranova. L'appareil judiciaire et policier n'étant que le moyen, et heureusement parfois le frein, de cette volonté aveugle, mais certainement pas un instrument de vérité.

Le coût financier de l'opération est exorbitant au vu de son épilogue. Mais le plus choquant reste les marques psychologiques, les blessures profondes laissées par tout cela.

" Mon fils qui avait trois ans à l'époque, est resté très perturbé, il est terrorisé à la vue d'un gendarme, il fait de fréquents cauchemars et a subi une régression brutale lors des événements de Novembre 2000 " " Ma fille, née peu après l'attaque des gendarmes, a subi le contrecoup du traumatisme de ma femme, comme me l'a expliqué le docteur, et c'est ce qui explique ses convulsions " "J'ai mis quatre mois à refaire surface après la garde à vue, j'étais au bord de la dépression " " Ma femme a subi un choc énorme, elle est restée prostrée une semaine, sans parler "…

Une plainte contre la gendarmerie a été déposée pour actes de barbarie.

L'opération a échoué, la " secte " est toujours là, il arrive même parfois aux " adeptes " de rire de leurs mésaventures.


Source

#2 _Shivaya_

_Shivaya_

Posté 01 octobre 2004 - 00:36

Dans le meme genre, il y a l'histoire de la communauté Horus, raconté dans le livre "Les radis de la colère" de JP Joseph. Petit résumé :

J’ai fait huit mois de prison. On m’a accusée de non-assistance à personne en danger et de pratique illégale de la médecine alors que je ne fais pas du tout de médecine. J’ai aussi été condamnée pour une ouverture d’école qui n’a jamais existé.

Maïté : "J’ai fondé la communauté agraire Horus, située dans  l’Ardèche, dont la particularité est de cultiver des légumes géants sans engrais. Il s’agit d’une très vieille méthode, fondée sur les ondes de forme, qui a fait ses preuves depuis 6000 ans. Les ennuis ont tout de suite commencé dès que, naïvement, nous en avons parlé en disant : “Finalement, si on applique notre méthode, toute l’agriculture française peut fonctionner sans engrais et sans pesticides.”

Un matin de septembre 91, j'ai vu débarquer chez moi, à 10 heures, dans ma propriété privée, sans commission rogatoire, des gendarmes avec des représentants de l’ADFI d’Aix-en-Provence, de Saint-Étienne, de Lyon et de Grenoble, avec des grands-parents inconnus de nous, avec les médias – caméra au point – pour soi-disant venir discuter. On m’a agressée verbalement et physiquement. Les gendarmes ont tourné la tête. Voilà comment ça se passe.

Plus tard, c'est un reportage à la télévision, dans l'émission Envoyé Spécial, qui a mis le feu aux poudres. L'auteur de ce reportage, qui était marié, fréquentait une autre femme de notre communauté depuis des années. Il participait aux pièces de théâtre des enfants. Un jour il nous a dit que pour éviter qu’on nous tape sur le dos, il ferait un film pour montrer exactement ce qu’on fait. Nous avons été surpris, le 4 janvier 96, lorsque nous avons vu un film complètement truqué : toutes les images ont été montées de façon à illustrer le thème d'une “secte” dangereuse alors que nous recevions ce garçon depuis de nombreuses années. Il nous a filmés en faisant placer par exemple les enfants derrière des fils barbelés pour donner une impression d'isolement.

Ce que nous avons vécu au niveau des enfants reste un souvenir pénible. Les gendarmes sont venus pour vérifier si les enfants étaient en bonne santé et n'étaient pas victimes d'abus sexuels. Il y avait une maman qui était sage-femme chez nous. On lui a enlevé son bébé qui était allaité au sein, sans lui dire où on l’emmenait. Pendant une semaine la mère a cherché son enfant. Les gendarmes ont saisi du matériel aux scientifiques qui faisaient des recherches sur des nouvelles techniques agricoles que nous expérimentons.

J’ai fait huit mois de prison. On m’a accusée de non-assistance à personne en danger et de pratique illégale de la médecine alors que je ne fais pas du tout de médecine. J’ai aussi été condamnée pour une ouverture d’école qui n’a jamais existé. Les parents avaient simplement déscolarisé les enfants et enseignaient eux-mêmes, ce qui n’a rien d’illégal.

Un de nos membres était ingénieur des Arts et Métiers et également enseignant agrégé. Il a dû quitter son poste pour appartenance à une “secte” sans avoir pu se défendre. Le jugement a été annulé mais il a perdu son emploi. Il n'a plus d'argent et il a quatre enfants."

----------------------------------------------------

De force, ils nous ont séparés de nos enfants qui ont été emmenés à la DDASS pour visite obligatoire. Ils ont été regardés de la tête aux pieds, examinés au niveau anal et vaginal pour les petites filles, devant les policiers. Je vous laisse imaginer le choc psychologique...

Docteur Juliette B. : "J'ai dix ans d’expérience aux urgences à l'hôpital Edouard-Herriot à Lyon, et j'ai une formation en acupuncture, homéopathie, sophrologie, médecine tropicale, hygiène et médecine préventive. Je me suis trouvée embrigadée dans une histoire de “secte” et aujourd’hui je suis radiée à vie ! Donc je ne suis plus rien officiellement. Nous étions un groupe de copains scientifiques, chercheurs et médecins. On voulait faire de la recherche dans le but de trouver des solutions à la pollution et à la faim dans le monde.

Et puis un beau jour, un petit garçon du groupe a été envoyé à l’hôpital pour un malaise respiratoire à la suite d’une piqûre de tique. Le médecin qui l'examine diagnostique la maladie de Lyme, la maladie de la tique, et l'envoie à l'hôpital. Huit jours plus tard, on se retrouve avec une histoire de “secte” et un enfant qui n'aurait pas été vacciné. Alors même qu’il avait un certificat de vaccination DT Polio en règle, parce qu’à l’époque je vaccinais encore. Je me suis retrouvée dans les journaux, où il a été dit que l’enfant était mort. Je tiens à signaler que l’enfant est en très bonne santé, qu’il va très bien aujourd’hui, qu’il n’a jamais eu le tétanos et pour cause... J'ai d'abord été convoquée par l’ordre des médecins, pour non-vaccination.

J'ai été radiée du Conseil de l’ordre. Ensuite j'ai été mise en examen pour non-assistance à personne en danger, faux et usage de faux. Alors que l’enfant avait été dûment vacciné, que le certificat était juste et qu’il n’y avait jamais eu de non-assistance à personne en danger vu que l’enfant avait été emmené d’urgence à l’hôpital dès qu’il avait eu son problème respiratoire !

Il y a eu une descente de police au centre : il y avait au moins 200 gendarmes, dans tous les coins. Dans plusieurs endroits où on avait des amis. Ils sont tous arrivés en même temps, à 6 heures du matin. C’est toujours très impressionnant parce qu’ils arrivent mitraillette au poing. De force, ils nous ont séparés de nos enfants qui ont été emmenés à la DDASS pour visites obligatoires. Ils ont été regardés de la tête aux pieds, examinés au niveau anal et vaginal pour les petites filles, devant les policiers. Je vous laisse imaginer le choc psychologique...

Depuis, ça n’a pas arrêté. Tous les témoignages positifs ne sont pas pris en compte. Mais ils utilisent tout ce qui est contre. Toujours à charge, jamais à décharge. Dans le milieu judiciaire, des lettres très importantes ont disparu. Notamment une dans le dossier de l’enfant. Cette lettre était écrite par le médecin qui avait envoyé l’enfant en urgence. Elle donnait bien le diagnostic de la maladie de Lyme. A partir du moment où on l’a réclamée, cette lettre a disparu. Lorsque nous avons réclamé, on a failli être pris pour des fous. Cette lettre n'aurait jamais existé !... Oui, ils l’ont écrit. Heureusement que l’avocat avait vu cette lettre, que la famille l’avait vue, que d’autres personnes l’avaient vue parce que sinon… Alors les parents de l’enfant, écœurés, ont dit que, tant que cette lettre ne réapparaissait pas, ils quitteraient le territoire français parce qu’ils n’avaient plus foi en la justice française. Effectivement, ils ont quitté le territoire français tous ensemble et ils sont menacés aujourd’hui de six ans de prison s’ils reviennent en France. Ce sont, soi-disant, des parents irresponsables, qui ont mal soigné les enfants et qui les ont mis dans une “secte”... Nous avons également tous été menacés de mort !

Je me souvient d’un gag exemplaire. A cinq heures du matin, on trouve des journalistes transis dans leur voiture. On leur demande ce qu'ils faisaient là. On ne savait pas qui ils étaient. L'un d'entre eux nous répond que c'est son directeur qui lui a dit d'attendre ici parce qu’avec le choc que vous avions vécu, nous risquions un suicide collectif. Il fallait qu’ils soient là pour le scoop. La nuit, on élève des petits poussins à la ferme et on met une petite lampe infra rouge qui s’allume automatiquement vers 3 heures du matin quand il fait trop froid. Quand ils ont vu cette lumière s’allumer ils ont cru qu’on était en train d’allumer des incendies pour nous suicider ! Ils n'osaient plus sortir de leur voiture, ils ont eu très peur !

J’ai fait sept mois et demi de prison. En deux fois, en tant que prévenue d’abord, et puis après en tant que condamnée. Et je suis encore en cassation, donc je risque encore une année de prison, alors que je n’ai absolument rien à me reprocher, ni sur le plan professionnel, ni en tant que citoyen. Officiellement, aucune plainte n'a été déposée. Tout cela est fondé sur des rumeurs. Je pense que certaines associations anti-sectes ont participé à nous détruire. Tout cela a été volontaire. On était peu nombreux, pas internationaux, donc le bouc émissaire idéal. En ce qui concerne l'Ordre des médecins, on m’a refusé le recours au Conseil d’Etat en me disant qu’il n’y a aucune raison de casser mon dossier. Donc je suis radiée à vie. Je dirai comme mon collègue le docteur Scohy que je suis ravie d’être exclue de cette secte-là !

Il est très facile pour les autorités de transformer une communauté en secte... Mode d'emploi...
Ceux dont c'est le job

Shivaya

#3 nomade

nomade

    Rongeur de frein, rongeur de chaîne, dormeur en réveil

  • Membres
  • 909 messages
  • Localisation:belgique

Posté 01 octobre 2004 - 08:32

La prison est commuée en assignation à résidence assortie d'une interdiction de parole, d'écrits et d'avoir une activité professionnelle. Les comptes bancaires personnels de Olivier et Magali sont bloqués, argent confisqué, pointages obligatoires à la gendarmerie…


commuée c'est vite dit: ça signifie trandformer un enfermement entre 4 murs en une peine de... quoi? statut d'assisté obligatoire? Je divague ou bien la déclaration des droits de l'homme signée par la france garantit le droit inaliénable au travail à l'expression et à la propriété? je savais que l'adage "on n'a pas pu fortifier la justice alors on a justifié la force" est tres vrai mais la c'est le pompon 8) L'europe devient un état policier, dans la joie et la bonne humeur grrr

une question: y a un mode d'emploi sur comment transformer une communauté en secte... comment on peut se défendre? Parceque à ce train là, un de ces jours on va prendre une descente de flics parcequ'on porte des jeans passés de mode!

Ne me parlez plus de citoyenneté, on nous traite comme du bétail: bien au chaud dans l'etable tant qu'on est avec le troupeau mais des qu'on montre au reste du troupeau qu'on a pas besoin de ces bipedes... "la bete est dangereuse, abattons la".

#4 Joshua

Joshua
  • Genre: Homme

Posté 01 octobre 2004 - 08:58

La France est l'un des pays les plus agressifs vis-à-vis des alternatives, quelles qu'elles soient. Je me demande vraiment qu'est ce qui peut faire aussi peur pour déclencher des mesures aussi radicales...

Néanmoins, cette "chasse aux sorcières" n'est pas une fatalité. Pour éviter d'etre un jour accuser de je-ne-sais-quoi, au du moins pour espérer une issue favorable, voici quelques points à ne pas négliger lorsqu'on monte des projets "hors-normes" :
- rencontrer les élus locaux pour se présenter et pour présenter le projet, histoire déjà d'être sûr qu'il sera bien accueilli. Très important car si on fait son truc dans son coin sans en discuter avant avec les intéressés, c'est là que les fantasmes prennent naissance dans les esprits.

--> L'information est la meilleure arme contre les délires xénophobes (peur de la différence), mais pour que cela soit efficace il faut que l'info parvienne avant les préjugés. Dés le depart il faut être ouvert et informer. Si on attend d'être montré du doigt pour expliquer ce qu'on fait il est beaucoup plus difficle à ce moment là de se faire écouter.

- une chose fondamentale aussi (et qui tombe sous le sens), cultiver les relations amicales avec les voisins : se rendre mutuellement service, faire des repas, se tenir au courant de comment vont les uns les autres, etc.

- voici selon moi le must : organiser une activité, un projet collectif, étant utile pour tous, et où tous peuvent participer. Cela peut très bien être un projet artistique, écologique, social ou autre. Ce qui est pas évident est de réusssir à monter les gens, en général en leur montrant clairement ce qu'ils ont à gagner suffit à les rallier.

Je dis que c'est le must car c'est la meilleure façon de s'intégrer quelque part. Et une fois qu'on développe des racines profondes dans le lieu, il est beaucoup moins aisé de nous attaquer. En tissant des liens avec l'entourage, si quelque chose nous arrive, les gens se sentiront davanage concerné par ce qui se passe, et pourront même venir nous soutenir.
Si le public nous aime bien, ils auront plus de mal à gober l'intox, et ils peuvent même dans le meilleur des cas faire pression sur les élus...

Donc je renouvelle la recommandation que j'avais faite dans l'autre topic : ne pas rester isolé, car sinon on est est une proie facile.

#5 cixi

cixi

    Architecte de ma vie

  • Membres
  • 3 049 messages
  • Localisation:Là où il y a de la place pour mes chaussures

Posté 01 octobre 2004 - 13:04

Merci Joshua pour ces conseils très simples et dont l'application est très efficace.

J'ai habité dans de nombreux pays (et pas seulement en Europe) et je vais régulièrement dans de nombreux pays pour animer mes stages et j'avoue qu'il n'y a qu'en France que cette chasse aux sorcières existe.

Tout est (encore) basé sur la peur. C'est la peur qui dicte la chasse à la sorcière et on joue encore sur la peur pour pousser à la délation, pour soutirer de faux témoignages, pour trouver un motif bidon d'assignation à résidence etc...

C'est écoeurant ce qui se passe en France depuis quelques années et je ne suis pas toujours fière de représenter mon pays à l'étranger, je vous assure! Bush fait ses conneries aux USA, mais en France c'est presque de la connerie collective!

Cixi 8)

#6 Miette

Miette

    Terrienne en période d'essai

  • Membres
  • 1 174 messages
  • Localisation:vaucluse eheh

Posté 01 octobre 2004 - 16:35

ce sont des faits scandaleux et graves.
Une atteinte totale à la liberté du si on en a envie "vivons heureux, vivons cachés".

Je me rends bien compte que cette entité armée jusqu'au dent est extrêment dangeureuse, mais ça me choque de devoir faire ceci ou cela pour ne pas avoir à essuyer des coups de matraques parce que j'ai décidé de vivre différenment avec d'autres gens.

Mais vous savez, je me demande sincèrement si, dans le cas de l'histoire d'Olivier et de Magali, et bien si ils avaient préalablement pris des contacts avec les gens, je me demande si cela aurait changé grand chose...
Mais il est certain... Il faut croire à la force des liens, et de l'amour, sinon, que prendre face aux armes et à la haine ?

En tout cas, ce qui me rassure, c'est que les regroupements augmentent peu à peu, les prises de consicence aussi, même si il y a encore beaucoup de personnes qui ne sont pas encore prêtes à faire le pas.

Il faut absolument être solidaire, et en effet ne pas s'enclaver.

NOUS SOMMES DANS UNE SOCIETE VISSEE !!!

Cela me fait penser à un article paru dans le biocontact de septembre sur Loïc Le Ribault, chercheur indépendant qui a subi un achernement judiciaire. "Son tort : avoir élaboré, en dehors des instances officielles, le silicium organique, un produit qui a soulagé tant de personne" (en matière de lutte anticancérigène).
Il a été poursuivi et poursuivi, obligé d'aller en Irlande puis Suisse, puis 6 mois de taule, puis re Irlande...
Il a tenu bon et est en train à présent de créer un centre de médecine parallèle en Irlande...

Plus j'en apprends, plus je me détache, et plus meilleure et facile va être la rupture avec cette roue infernale ! J'aimerais juste réussir à le faire par choix avant d'y être bientôt obligée par ejection démocrassive...

#7 S6hw

S6hw

Posté 10 novembre 2004 - 19:44

Bonsoir,

Je viens d'arriver sur votre forum, et j'ai lu avec attention ce topic et les articles consacrés à l'UNADFI (après avoir parcouru la section "présentations").

Et bien je dois vous avouer que j'ai bien du mal à vous croire, ces affaires sont tellements dingues (moi j'ai cru aux versions médiatisées, mais là je me pose des questions) !

Mais si c'est vrai, je crois qu'il y a de sérieux problèmes en France bien plus grâve que je pensais.

Je recherchais simplement des forums où l'on pouvait parler d'écoconstruction. Je suis en effet, depuis mon enfance, passionné par tout ce qui est naturel, et en particulier par les plantes (je suis d'ailleurs étudiant en biologie végétal), et je n'aime pas trop la chimie d'apprentis sorciers comme celle de Bayer et compagnies, les OGM, les pollutions, ect.


Mais là, ce soir, je suis démoralisé, dérouté, et horripilé (déjà avec mes dernières lectures en début de semaine de Jean-Marie Pelt concernant les OGM). J'espère que vous vous trompez quant aux contenus de ce topic.

Je ne sais pas si je vais revenir lire vos forums, j'ai vraiment du mal à y croire...


Sincèrement,
S6hw

#8 _Shivaya_

_Shivaya_

Posté 10 novembre 2004 - 20:15

S6hw, me dirais tu que tu ne connais pas cette petite phrase qui dit "Qui veut tuer son chien, l'accuse de la rage"...
Là c'est pareil... Quand l'Etat ou une quelconque autorité veut détruite une communauté qui la dérange pour quelques raisons que ce soit, il l'accuse de "secte"...
Je te conseille aussi le témoignage de la Ferme de Larchat : les chefs d'accusations sont en contradiction avec la réalité sur le terrain (c'est à dire avec plan en main). Crois tu que cela a empeché la "Justice" de les condamner ? http://www.onpeutlef...open.php?id=271 et tu pourras lire directement une des personnes qui vit sur place qui a témoigné sur ce forum...
Les braves n'aiment pas qu'on choissise un autre chemin qu'eux...

Bienvenue dans le monde réel S6hw ;)

Shivaya

#9 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 6 995 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 10 novembre 2004 - 20:30

Je ne suis pas d'accord avec vous pour Larchat.
J'y suis allée pour comprendre et je pense que la condamnation était justifiée car cette ferme était ,cet été encore, parfaitement insalubre.

#10 _Shivaya_

_Shivaya_

Posté 10 novembre 2004 - 21:10

Je parlais des chefs d'accusations Tis, qui eux sont précis, pas sur un avis particulier.

    *  La technique d'élevage des chèvres et brebis estimée dangereuse à cause des terrains abrupts, de la proximité de la rivière, etc.
    * L'existence d'une fromagerie (même si celle-ci a été réalisée dans le but de produire notre propre fromage destiné à notre propre consommation).
    * Le non-bouclage des bêtes (pas d'identification sur bague à l'oreille).
    * Une étable regroupant deux vaches dont la surface a été jugée comme étant inférieure à celle indiquée pour un élevage en agriculture biologique, cette surface étant de 6 m² par bovin, à titre indicatif notre étable fait 15 m² et nous ne nous réclamons d'aucun label bio…
    * Une Surface Agricole Utile calculée telle qu'elle est définie pour les techniques agricoles modernes intensives et extensives. C'est-à-dire que cette surface a été calculée par photos satellites et par vues aériennes n'entrent pas dans ce calcul les forêts et n'est pas tenu compte du degré d'inclinaison des terres.

La Ferme du Moulin de Larchat a été inculpée sur tous les chefs d'accusation sans aucune explication et ceux malgré les preuves à l'appui comme la surface de l'étable des vaches par exemple, ou encore un certificat de vétérinaire qui après examen de chaque bête plus une prise de sang pour chacune nous a délivré un certificat de bonne santé des animaux.
AUCUNE FIEVRE, AUCUNE MALADIE n'a fait son apparition dans la ferme depuis ces 30 ans d'existence. Aucune bête n'est morte des suites de notre technique d'élevage.

Si la justice se mèle de statuer sur toutes les fermes ont une activité non intensive et non tourné vers le commerce, c'est qu'elle a vraiment rien d'autre à faire. Ensuite, elle fera quoi ? Vérifiera dans chaque foyer si les "normes" sont respectées ?
Pourrais tu aussi expliquer ce que tu veux dire par "insalubre" ? Car cette ferme existe depuis 30 ans d'après ce que j'ai compris et j'aimerais bien savoir ce que tu appelles "insalubre".

Shivaya

#11 Johan de Dina

Johan de Dina
  • Localisation:Comtat de Nissa
  • Intérêts:Oeuvre du phylosophe Inuit : Apert SooN

Posté 11 novembre 2004 - 09:51

    * L'existence d'une fromagerie (même si celle-ci a été réalisée dans le but de produire notre propre fromage destiné à notre propre consommation).
    * Le non-bouclage des bêtes (pas d'identification sur bague à l'oreille).
   
    * Une Surface Agricole Utile calculée telle qu'elle est définie pour les techniques agricoles modernes intensives et extensives. C'est-à-dire que cette surface a été calculée par photos satellites et par vues aériennes n'entrent pas dans ce calcul les forêts et n'est pas tenu compte du degré d'inclinaison des terres.

La Ferme du Moulin de Larchat a été inculpée sur tous les chefs d'accusation sans aucune explication et ceux malgré les preuves à l'appui comme la surface de l'étable des vaches par exemple, ou encore un certificat de vétérinaire qui après examen de chaque bête plus une prise de sang pour chacune nous a délivré un certificat de bonne santé des animaux.

La Surface Agricole Utile n'est vérrifiée et c'est pareil pour tout le monde que si tu perçois des aides et subventions agricoles en fonction des surfaces déclarée.
Notament si tu perçois la prime à l'herbe ou si tu fait l'objet d'une convention CTE (Entretien des terrains).
Si la surface est sous-estimée celà conduit à une révaluation par la Mutuelle Sociale Agricole.
Si elle est surestimée ; surface déclarée en parcours de pature supérieure aux surfaces non-débroussaillée ou non paturables (éboulis) c'est la DDAF qui rectifie en fonction des photos satellite annuelle.
Ceci pour mettre un terme à certain abus de rente fonciére et de détournement de subvention.

En ce qui concerne les atteliers de transformation , tu peux être hor normes ( CEE) à partir du moment ou les produits ne sont destinés qu'aux membres de la famille résidant sur le site.
Si tu essais de contourner la législation en créant une asociation et en distribuant ces produits aux membres de l'association contre une cotisation annuelle; c'est assimilé à une activité commerciale.

Le non respect de la législation sur le suivit vétérinaire des bêtes ( Marquage et identification, suivit prophylactique, vaccinations, annalyse de sang) peut-être dangereux pour les troupeaux du voisinage, mais est contradictoire avec le fait d'accepter certaines subventions agricoles.
On ne peut pas demander d'appliquer le systéme de précaution au OGM ou au nucléaire et le refuser dans le domaine de l'élevage alternatif.

#12 Mat

Mat
  • Localisation:Alsace

Posté 06 dcembre 2004 - 21:38

Je n'ai pas eu le temps de lire toutes les réponses...
Mais je veux juste dire que j'ai des amis(plus des connaisances) qui avait monté un site contre leur lycée de chimie, et ils avaient mis comment adresse la molécule d'un explosif ou autres (rien de bien secret) dans la liste des gens qui ce sont connecter figurai l'adresse du ministère de l'intérieur....
Pour faire le liens avec vos messages, je n"irai pas nier le fait que tous ce qui a été écris sur ce message voir le site au complet soit régulièrement lu par des gens qui sont la heuresement pour nous protéger ! Je pourrai aller jusqu'a dire que le message en question peut etre un piège pour voir si les gens qui féquentent ce site sont "standart". On pourrait aller jusqu'a parler d'un site qui appartient tout simplement à un groupe de renseignement ... ;)

si ces gens font leur travail dans le respect de regles de liberté ce que je n'en doute pas.
Il est bon de rappeler que les gendarmes sont des personnes qui proteges la communauté (ici la france)

Ce genre de bavures montre a quel point parfois il y a du travail d'ammateur ! ;)
C'est marrent quand même que l'on donne la sécurité à des gens incompétants ....

Vu que mes compétances en la matières s'arrette ici je dirai juste que si le travail avait été fait par les services généraux je pense que ces gens aurai été laisser en paix parce que,même si ce n'est que mon avis, je pense que notre DST est la meilleur en la matière (vue les documentaires diffuser sur la tv et la façon dont d'autres pays ont des pb ... usa usa usa ...;) ).

Et que les gendarmes ne sont que l'outils dans les mains des politiques pour "dégager" des "skoiteurs" qui ne crée pas assez de revenu .


Apres crier contre notre système juridique ... :roll:
Pourquoi ne pas chercher du coté du politique du coin ?

Ps : je suis un bon étudient (aie j'aurai pas du le dire je vais passer pour une gauchiste)
je vais prendre une carte au fn (heu non c'est pas asser a droite) à l'ump ... heu c'est interdit de parler de politique sur 99% des forum ... donc je vais cité les autres parties pour compenser Coco,verts et gauchistes.... a et l'udf aussi ... ;) ;) on verra une censure prochaine ....
Je suis un bon catho et je suis pas trop raciste juste comme il faut pour regarder tf1 ....
J'ai pas canal + (faut que je rend le décodeur alors) et je regarde jamais France 5.
Je lis pas les infos sur le net et parle pas aux gens qui sont syndiquer (c'est vrais en plus vu que j'en ai encore jamais vu si mes prof a la limite)
A oui.... K C ! Mon arrière arrière grand père étais suisse ! et sa a servi a mon grand pere pour pas etre enroler dans la wermart en 40... Immunité immunité .... (mais faut pas quand même trop la ramener sinon ... c'est le controle d'ip, l'ouverture de la banque d'adresse d'ip de france télécom, l'enquete sur moa ... etc etc ) <= l'ip est vrai et il habite bien a belfort ajout par les gens qui surveille le mmooaaaaaannnde ... :biglol:
Vive la suisse ! ;) et la parrano ! ;) totalement malade ;)

#13 Corpse Grinder 666

Corpse Grinder 666

    Bricoleur autonome

  • Membres
  • 2 317 messages
  • Genre: Homme

Posté 06 dcembre 2004 - 23:52

on ne devient pas par hasard flics ou gendarmes :roll:
Derriere chaque kepi se cache un dictateur ...
:biglol:

#14 nomade

nomade

    Rongeur de frein, rongeur de chaîne, dormeur en réveil

  • Membres
  • 909 messages
  • Localisation:belgique

Posté 07 dcembre 2004 - 02:22

j'approuve corpse.
Et le délit de sale gueule est une réalité, juridique qui plus est, vu que les shkars ont droit de controle sur tout "individu suspect", sans definition de suspect. En d'autres termes on peut vous controler sur simple envie, puis vous embarquer pour outrage a agent et refus d'optempérer parceque vous avez tiqué quand ils ont plongé à 4 sur votre tronche. Si vous êtes pas convaincus, essayez de vous ballader en jeans déchiré, pompes usées et bomber destroy dans un quartier chic vous m'en direz des nouvelles :biglol:

Pour en revenir au sujet principal, le probleme n'est pas réellement le gendarme (qui soit dit en passant doit son nom à son ancetre direct: le gens d'armes, c'est à dire le troufion qui tappe sur tout ce qui lui a été désigné par le seigneur et maitre), c'est le fait que des gens pas comme la majorité ça dérange les gens d'en haut, ce qui est jamais bon pour la santé. Et là le principe est le même: délit de sale gueule, on t'asticote jusqu'à ce qu'un prétexte tombe et dès qu'on en tient un, qu'il soit vrai ou faux, voire même simplement présent ou imaginaire, on charge. La méthode n'est pas neuve mais me rend toujours aussi malade. Le problème n'est pas le gendarme, mais le gendarme fait partie du problème. Entendons nous bien, si il y a un gendarme dans la salle qu'il se lève que j'ailles tailler la bavette avec lui pour essayer de le connaitre: je ne crache pas sur l'individsu gendarme mais sur la congrégation qui se résume à "uniforme pouvoir papiers siouplait j'ai des ordres et la loi c'est moi" et sert dans la joie et la bonne humeur (si on peut dire) de bouclier aux plus haut placés. La loi est la même pour tous, c'est son application qui diffère. Par contre, informer et rester ouvert... je penses qu'il faut aussi faire attention à ne pas tomber dans l'exces inverse qui consiste à tout ouvrir à tous pour finir par "on n'est plus chez soit dans son propre fauteuil".

Mat j'ai pas bien compris la teneur de ton message (bon j'avoue il est 2h du mat j'arrive pas encore à dormir et ce post va pas m'y aider). Tu veux dire que les autorités liraient nos messages et jugeraient de nos idées? Bouh mon dieu argh enfer et damnation chuis pas coiffé! Le net est encore un espace libre mais il n'est plus secret (enfin pas ici du moins). Et après quoi? Quand bien même on crierait bien haut "j'emmerde la policeuuuh la haut, laaa haut, j'emmerde la policeuuuh et la maréchaussée, et la marééé chauuuu sééée" que veux tu qu'ils fassent? (cas vécu, c'est un chant estudiantin belge tres rigolo à brailler à 50-70 devant un combi de flics :roll: ils adorent ça) Si ils ont besoin de venir ici pour apprendre que leur merde on en veut plus et que si leurs conditions pour nous laisser vivre c'est de vivre selon leurs regles nous on prefere vivre sans eux ben... c'est qu'ils sont plus betes encore que je ne le craignais(mais bon là ça relève de la neuro psychiatrie quand même). Quand à chercher près des politiques du coin... je vois pas dedans une solution. Je peux admettre que certains trouvent pratique d'avoir l'appui d'un politique puisqu'il est supposé représenté les gens de la région ( ;) .... désolé) mais le problème est identique à celui du gendarme: le type qui est maire/bourgmestre/échevin/grand mamamouchi (biffer les mentions inutiles) est peut être bien un type super, un mec bien dans le vrai sens du terme (ou une nana, soyons pas sexistes) dans la vie de tous les jours, on ne me convaincra pas de faire confiance à une personne politique parcequ'il doit sa place à quelqu'un qui l'a poussé et financé. donc c'est ce quelqu'un qui décide en définitive. Mais c'est pas là le sujet, chacun son avis sur la question. Le mien est que le sommet a essayé de changer les choses, et a foutu une merde pas possible. Au tour de la base de tenter sa chance.

La question que je me pose c'est: on peut faire quoi pour les gens à qui ce genre de crasse arrive?