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Kokopelli


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420 réponses à ce sujet

#1 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 13 octobre 2004 - 20:55

Edit : Suite à l'élargissement du sujet ce topic a été renommé.

 

 

====

 

Communiqué de septembre 2004
  Les Semences sont notre héritage, elles sont la voix de nos ancêtres,
elles sont un bien inaliénable que nous devons transmettre,
à notre tour, à nos enfants.




Perte de la biodiversité, confiscation du vivant, privatisation de l'héritage de l'humanité...
disent certains !


Depuis le début de l'année 2004, les visites des agents de la Répression des Fraudes s'intensifient et la pression augmente parce qu'une grande partie des semences de plantes potagères que nous distribuons sont des semences de variétés anciennes non inscrites dans le catalogue officiel. L'Association Kokopelli n'est pas le seul semencier harcelé : l'offensive est généralisée contre les semences libres.

Le catalogue officiel aurait-il été érigé non point pour la protection des jardiniers mais pour la protection des intérêts financiers des grands groupes et multinationales qui ont racheté la quasi-totalité du secteur semencier depuis 40 années? Ces mêmes groupes ont systématiquement remplacé les anciennes variétés par des hybrides F1 stériles ou dégénérescents. D'ailleurs la Répression des Fraudes nous interpelle suite à une plainte déposée par une certaine fédération de semenciers.

Que pouvons nous faire? Nous lamenter ou...
- dénoncer l'hypocrisie du système qui harcèle les petits semenciers bios alors que les saigneurs et pollueurs en tout genre détruisent inexorablement la planète et produisent des aliments-poisons en toute impunité et avec moult subventions;
- remercier les dizaines de milliers de jardiniers qui nous soutiennent ainsi que les très nombreuses mairies (Mairies de Paris, Mairie de Poitiers, Mairie de Tours, etc), les conseils généraux, les parc nationaux, les conservatoires, qui sont nos partenaires privilégiés dans notre oeuvre de protection et de remise en valeur de la biodiversité alimentaire;
- dénoncer l'hypocrisie d'un système qui se gargarise de grands concepts humanitaires, protection de la biodiversité, sécurité alimentaire, éradication de la faim dans le monde et qui, par ailleurs, réprime ceux là même qui cherchent à protéger la diversité alimentaire;
- remercier le Conseil Général du Gard et le Conseil Régional du Languedoc-Roussillon pour leur soutien financier à l'impression de nos brochures.



Sauvegarde de la biodiversité, libération du vivant, conservation de notre héritage... dit Kokopelli !


Nous convions tous les jardiniers à semer encore plus de semences interdites, à les donner, à les échanger. Nous les convions à produire de jeunes plants de variétés interdites afin de les distribuer dans leur entourage. Nous les convions à produire de la semence non certifiée pour le don aux pays les plus pauvres.
Nous convions les jardiniers les plus audacieux à disséminer des semences de tomates, de courges, de laitues interdites dans les terrains vagues, le long des voies de chemin de fer, le long des talus, dans les friches...

Résistons fertilement sinon, dans quelques années, il n'y aura plus de semences libres mais seulement des organismes génétiquement modifiés et des hybrides F1. Résistons fertilement sinon, dans une dizaine d'années, le jardinage familial sera interdit pour cause d'homogénéisation: il sera devenu une activité à haut risque bactérien et sociologique.



Une mission d'avenir... disent des Institutions internationales.


L'Association Kokopelli oeuvre dans le sens du Traité sur la biodiversité et la sécurité alimentaire co-signé par 48 pays au printemps 2004 sous l'égide de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture. Le Traité garantira que les ressources génétiques des plantes pour l'alimentation et l'agriculture, qui sont vitales pour la survie de l'humanité, seront conservées et utilisées de manière durable et que les avantages qui en découlent seront répartis de manière juste et équitable. ... L'accès à une large variété de ressources génétiques rendra possible le développement d'une plus grande variété de produits alimentaires, qui amélioreront la vie et le régime alimentaire des consommateurs aussi bien en milieu rural qu'urbain. M. Jacques Diouf, Directeur général.
L'Association Kokopelli oeuvre dans le sens de la directive de la Communauté Européenne (98/95/CE, considérant 17) portant sur la conservation de la biodiversité in situ.

Simple lecteur, sympathisant, ou mieux, adhérant de l'association Kokopelli, reproduisez et diffusez largement cette brochure, ensemble nous serons plus forts et plus fertiles. Si vous souhaitez adhérer, au delà de l'adhésion à 20 euros, nous proposons, pour les jardiniers aux petits moyens financiers, une adhésion symbolique et socialement innovatrice à 1 euro minimum (en timbres-poste).

A l'opposé du modèle stéréotypé et stérile que l'on entend nous imposer, nous pouvons et devons oser Rêver d'une planète avec des semences libres cultivées dans le respect de l'environnement, avec des enfants qui ne meurent plus de faim, avec des jardins et des champs source de vie et de diversité.


Source : www.kokopelli.asso.fr



#2 Johan de Dina

Johan de Dina
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Posté 14 octobre 2004 - 11:49

Si je comprends bien, il va falloir "planquer" les semences libres comme le paternel avait planqué les fusils de chasse sous l'occupation.
Au fait, on à planqué des cepts de vigne franboise (interdites depuis 1956) le vin qui soit disant rendait fou (aux dires de l'Académie de Médecine)....
Avis aux controleurs: "Dans nos montagnes, c'est comme dans l'espace; nul ne vous entend crier".

#3 pierre_t

pierre_t
  • Localisation:Bretagne

Posté 14 octobre 2004 - 12:20

En résumé, tout ce qui entre ne serait-ce qu'un peu en concurrence avec les multinationales de la vie est interdit. Un peu comme les intérêts des mafias, étrange non ?

Ceci ressemble fort à l'interdiction de cultiver soi-même son chanvre. Notre gouvernement refuse de légiférer sur ce qui permet aux mafias de s'engraisser honteusement, et de vendre de la merde dangereuse, alors qu'une partie non négligeable de la population en consomme.

Si on plante des graines de chanvre un peu partout, telles des "mauvaises" herbes, nous auront une belle production naturelle.

Ça éliminera une portion important de l'activité mafieuse.
Le peuple aura accès a des produits non trafiqués, naturels.

Que des avantages. Pourquoi, si nous sommes en démocratie, continuer à faire le jeu des mafias et des multinationales ?

#4 nomade

nomade

    Rongeur de frein, rongeur de chaîne, dormeur en réveil

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Posté 14 octobre 2004 - 12:30

coluche etait un visionnaire, il avait tout compris:
"une dictature, c'est ferme ta gueule!
une démocratie, c'est cause toujours!"

Plus sérieusement, c'est pas nouveau que "nos" dirigeants prennent plus au sérieux les "besoins" des entreprises et de ceux qui ont l'argent et donc le pouvoir plutot que l'intérêt de ceux qu'ils sont supposés représenter. Le problème de semer en sauvage comme des mauvaises herbes c'est que ça va être vite arraché par la voierie. D'un autre côté, si on en plante vraiment dans tous les coins, ça vaudrait le coup d'être tenté. Que ce soit le chanvre, les salades... Le tout est de trouver les semences

#5 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 04 novembre 2004 - 16:26

Planète Environnement
par Nathalie Fontrel

Samedi 30 Octobre 2004
Antiquités au potager

75% des variétés comestibles cultivées il y a cent ans ont disparu. Les fruits et les légumes modernes ont été sélectionnés pour leur apparence, leur durée de conservation et leur forme - il faut qu'ils supportent vaillamment la mécanisation de la récolte, le transport, le stockage, et les milliers de mains de consommateurs qui vont les palper et souvent les remettre sur les étals avant de se décider pour un kilo de tomate, de courgettes ou de poires... pourtant, les variétés anciennes sont adaptées à leur terroir et poussent sans engrais, sans traitement chimique. Depuis 10 ans, rares sont les foires aux plantes qui ne présentent pas ces antiquités végétales. Garantes de la biodiversité et du goût. Ce sera le cas le week-end prochain à Saint jean de Beauregard dans l'Essonne. Muriel de Curel.
"- Vous avez les petits pois carrés : ils ne font comme tout le monde ! Ils ont des fleurs rouges sublimes au lieu d'avoir des fleurs blanches assez ordinaires. Ils ont une forme carrée. On les consomme très jeunes cuits à la vapeur avec un peu de beurre et ils ont le goût d'asperge ! Avouez que c'est formidable !
Vous avez d'innombrables variétés de courges ! Des potimarrons qui ont le goût de noisette.

- D'après vous que recherche les visiteurs qui se promènent dans votre potager ?

- Je pense que les gens sont à la recherche de leurs racines. Et on en tend très souvent "Oh, il y avait ça chez mes grands parents ! Oh, il y avait ça chez l'oncle untel !", ça rappelle des souvenirs d'enfance. Les gens recherchent leur enfance et leurs racines et il ne faut pas perdre ça !".

Ces légumes sont aussi des réservoirs génétiques. C'est dans la diversité que la nature puise ses forces pour résister aux maladies.

Source : radiofrance.fr

#6 api38

api38
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Posté 24 novembre 2005 - 12:51

Communiqué de septembre 2004

Les Semences sont notre héritage, elles sont la voix de nos ancêtres,
elles sont un bien inaliénable que nous devons transmettre,
à notre tour, à nos enfants.




Perte de la biodiversité, confiscation du vivant, privatisation de l'héritage de l'humanité...
disent certains !



Depuis le début de l?année 2004, les visites des agents de la Répression des Fraudes s?intensifient et la pression augmente parce qu'une grande partie des semences de plantes potagères que nous distribuons sont des semences de variétés anciennes non inscrites dans le catalogue officiel. L?Association Kokopelli n?est pas le seul semencier harcelé : l?offensive est généralisée contre les semences libres.

Le catalogue officiel aurait-il été érigé non point pour la protection des jardiniers mais pour la protection des intérêts financiers des grands groupes et multinationales qui ont racheté la quasi-totalité du secteur semencier depuis 40 années. Ces mêmes groupes ont systématiquement remplacé les anciennes variétés par des hybrides F1 stériles ou dégénérescents. D?ailleurs la Répression des Fraudes nous interpelle suite à une plainte déposée par une certaine fédération de semenciers.

Que pouvons nous faire? Nous lamenter ou...
- dénoncer l?hypocrisie du système qui harcèle les petits semenciers bios alors que les saigneurs et pollueurs en tout genre détruisent inexorablement la planète et produisent des aliments-poisons en toute impunité et avec moult subventions;
- remercier les dizaines de milliers de jardiniers qui nous soutiennent ainsi que les très nombreuses mairies (Mairies de Paris, Mairie de Poitiers, Mairie de Tours, etc), les conseils généraux, les parc nationaux, les conservatoires, qui sont nos partenaires privilégiés dans notre oeuvre de protection et de remise en valeur de la biodiversité alimentaire;
- dénoncer l?hypocrisie d?un système qui se gargarise de grands concepts humanitaires, protection de la biodiversité, sécurité alimentaire, éradication de la faim dans le monde et qui, par ailleurs, réprime ceux là même qui cherchent à protéger la diversité alimentaire;
- remercier le Conseil Général du Gard et le Conseil Régional du Languedoc-Roussillon pour leur soutien financier à l'impression de nos brochures.



Sauvegarde de la biodiversité, libération du vivant, conservation de notre héritage... dit Kokopelli !


Nous convions tous les jardiniers à semer encore plus de semences interdites, à les donner, à les échanger. Nous les convions à produire de jeunes plants de variétés interdites afin de les distribuer dans leur entourage. Nous les convions à produire de la semence non certifiée pour le don aux pays les plus pauvres.
Nous convions les jardiniers les plus audacieux à disséminer des semences de tomates, de courges, de laitues interdites dans les terrains vagues, le long des voies de chemin de fer, le long des talus, dans les friches...

Résistons fertilement sinon, dans quelques années, il n?y aura plus de semences libres mais seulement des organismes génétiquement modifiés et des hybrides F1. Résistons fertilement sinon, dans une dizaine d?années, le jardinage familial sera interdit pour cause d?homogénéisation: il sera devenu une activité à haut risque bactérien et sociologique.



Une mission d'avenir... disent des Institutions internationales.


L'Association Kokopelli oeuvre dans le sens du Traité sur la biodiversité et la sécurité alimentaire co-signé par 48 pays au printemps 2004 sous l'égide de l'Organisation des Nations Unies pour l?Alimentation et l?Agriculture. ?Le Traité garantira que les ressources génétiques des plantes pour l'alimentation et l'agriculture, qui sont vitales pour la survie de l'humanité, seront conservées et utilisées de manière durable et que les avantages qui en découlent seront répartis de manière juste et équitable.? ... ?L'accès à une large variété de ressources génétiques rendra possible le développement d'une plus grande variété de produits alimentaires, qui amélioreront la vie et le régime alimentaire des consommateurs aussi bien en milieu rural qu'urbain.? M. Jacques Diouf, Directeur général.
L'Association Kokopelli oeuvre dans le sens de la directive de la Communauté Européenne (98/95/CE, considérant 17) portant sur la conservation de la biodiversité in situ.

Simple lecteur, sympathisant, ou mieux, adhérant de l'association Kokopelli, reproduisez et diffusez largement cette brochure, ensemble nous serons plus forts et plus fertiles. Si vous souhaitez adhérer, au delà de l'adhésion à 20 euros, nous proposons, pour les jardiniers aux petits moyens financiers, une adhésion symbolique et socialement innovatrice à 1 euro minimum (en timbres-poste).

A l'opposé du modèle stéréotypé et stérile que l'on entend nous imposer, nous pouvons et devons oser Rêver d?une planète avec des semences libres cultivées dans le respect de l'environnement, avec des enfants qui ne meurent plus de faim, avec des jardins et des champs source de vie et de diversité.

Source : www.kokopelli.asso.fr

Souvenez vous, Kokopelli...

Aux dernieres nouvelles ;

Ces derniers mois, ca brassait au niveau de nos Grands Décidants.
Une commission europenne à accepter une nouvelle loi touchant à la culture d'OGM en europe, notons que le vote se fesait a la majorité. MAIS ;
le vote "contre" doit être un vote à la majorité absolue.
Bien entendu, le "pour" est  passé.

Cet automne 2005, José Bové et son entourage apprennent que leur peine sera de 4 ans ferme sans sursis.
La procédure est actuellement en cours...

Et maintenant ils s'en prennent à Dominique Guillet, fondateur de Kokopelli ;

"...suite aux différrentes interventions du service de Répression des Fraudes en 2004
Dominique Guillet a été convoqué au Commissariat de Police d'Alès en juin 2005 et ensuite
au Tribunal de Police d'Alès pour le 15 novembre 2005.
Il n'a pas pu se rendre à cette dernière convocation étant en mission semences en Inde et au Cambodge.
", message recu hier soir.

Ne restons pas indifférent,

... divulgons !

< Christophe, Isère


Document supplementaire ;
-------------------------------------
LISTE DE DIFFUSION DU M.D.R.G.F
Australie: OGM abandonné suite à des maladies chez les souris
SYDNEY - Une expérience australienne sur les OGM, les organismes génétiquement modifiés, a dû être interrompue après dix ans de recherche. Les mulots qui se nourrissaient de petits pois résistants aux insectes ont développé des maladies des poumons.
Les résultats de la recherche ont été publiés cette semaine dans le "Journal of Agricultural and Food Chemistry". Ils expliquent que la maladie dont souffrent les cobayes proviendrait d'une modification structurelle de la protéine introduite dans le petit pois pour les rendre résistants aux larves.
"La réaction des souris à la protéine pourrait préfigurer des atteintes à la sante humaine", a expliqué à la chaîne de télévision ABC Thomas Higgins, chercheur au CSIRO, le plus grand organisme de recherche publique du pays.
L'institut souhaitait protéger les plantations de pois contre un insecte ravageur, le Bruchus pisorum. Contrairement aux petits pois, les haricots ne sont pas affectés par cet insecte. Aussi les
chercheurs ont-ils utilisé un gêne de ce légume pour améliorer la résistance au bruchum pisorum des pois. Au terme de l'expérience, ces derniers montraient une résistance de 100 %.
Parallèlement à la dissémination en plein champ, une étude de risques, portant notamment sur l'alimentation des souris, a été menée. Les cobayes nourris avec des haricots ou des pois non génétiquement modifiés n'ont pas montré de réaction immunitaire.
En revanche, les animaux dont l'alimentation consistait en pois génétiquement modifiés ont developpé une inflammation des poumons et une augmentation des anticorps dans le sérum sanguin. Selon le CSIRO, la réaction s'explique par le processus de transformation que subit le gêne de haricot pour rendre le pois insensible aux insectes.
l'Express

#7 korrotx

korrotx
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Posté 24 novembre 2005 - 13:38

Que reproche au juste la répression des fraudes à Dominique Guillet?

#8 RogerDub

RogerDub

    BluesyRockFolkeux

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Posté 24 novembre 2005 - 14:10

Avis aux controleurs: "Dans nos montagnes, c'est comme dans l'espace; nul ne vous entend crier".

Ca me fait penser que je vais peut être faire ça au pays basque ... c'est vrai qu'on les entendrait moins crier..

"...suite aux différrentes interventions du service de Répression des Fraudes en 2004
Dominique Guillet a été convoqué au Commissariat de Police d'Alès en juin 2005 et ensuite
au Tribunal de Police d'Alès pour le 15 novembre 2005.
Il n'a pas pu se rendre à cette dernière convocation étant en mission semences en Inde et au Cambodge.

C'est vrai, en lisant ça je me suis dit qu'ils avaient trouvé un prétexte bidon comme des normes européennes ou d'hygiène ou je ne sais quoi. Mais finalement c'est pour répondre de quoi qu'ils le convoquent?

Modifié par RogerDub, 24 novembre 2005 - 14:14 .


#9 korrotx

korrotx
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Posté 24 novembre 2005 - 19:37

Avis aux controleurs: "Dans nos montagnes, c'est comme dans l'espace; nul ne vous entend crier".

Ca me fait penser que je vais peut être faire ça au pays basque ... c'est vrai qu'on les entendrait moins crier..

Le problème c'est que ça marche aussi dans l'autre sens, si c'est toi qui cries ;)

#10 RogerDub

RogerDub

    BluesyRockFolkeux

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Posté 24 novembre 2005 - 19:41

hmm, tu m'as mal compris. Je voulais dire, RESTER au pays basque (faire ça). Pas faire crier les gens.

Plus facile d'éviter la prédation dans les montagnes. Les basques en savent quelque chose. Sympa d'avoir retrouvé le "quote" précis. Quel paresseux je fais...

Modifié par RogerDub, 24 novembre 2005 - 19:41 .


#11 korrotx

korrotx
  • Localisation:Euskal Herria

Posté 24 novembre 2005 - 21:16

Je voulais dire, RESTER au pays basque (faire ça). Pas faire crier les gens.

J'avais bien compris. Ce que je voulais dire, en fait essentiellement par rapport à ce que disait Johan, c'est qu'il se met d'emblée en position de force par rapport à des contrôleurs potentiels, alors que l'inaudibilité dans les montagnes s'applique tout autant au contrôleur qu'au "contrôlé".

Plus facile d'éviter la prédation dans les montagnes

ça c'était avant les satellites et les avions.

Modifié par korrotx, 24 novembre 2005 - 21:27 .


#12 api38

api38
  • Localisation:Chartreuse

Posté 28 novembre 2005 - 09:27

Votre petite philosophie du montagnard est amusante...

cependant pour répondre à votre question ;

>C'est vrai, en lisant ça je me suis dit qu'ils avaient trouvé un prétexte bidon >comme des normes européennes ou d'hygiène ou je ne sais quoi. Mais >finalement c'est pour répondre de quoi qu'ils le convoquent?

En voici en partie la réponse sous forme d'édito
que j'avais déja posté l'hiver dernier sur ce même forum (ou celui d'à coté) ;

Le Réseau semences paysannes, présidé par Guy Kastler, fait circuler actuellement une pétition exigeant la libre diffusion des semences. En effet, l'Europe n'autorise que la commercialisation des semences figurant dans un Catalogue des variétés. Or l'inscription est payante et ... chère. L'inscription au Catalogue officiel coûte ainsi 15 000 euros pour une céréale et 4 000 euros pour une potagère ! Les multinationnales ont les moyens de payer l'inscription des semences F1 et OGM, mais un paysan qui sélectionne ses propres semences beaucoup moins. Il existe bien un autre catalogue plus réduit dit "amateur" au coût d'inscription beaucoup moins élevé, de l'ordre de 200 euros, qui permet la diffusion de quelques variétés anciennes de potagères et fruitiers...mais à condition qu'elles ne soient cultivées que pour la propre consommation du jardinnier, sans vente de la récolte. Résultat de cette réglementation : trois ou quatre variétés seulement couvrent 80 % de l'assolement annuel en blé et 80 % des légumes cultivés il y a cinquante ans ont disparu en France. Pour s'opposer à cette menace pesant sur la biodiversité semencière et sur les petits producteurs, on peut se procurer et signer la pétition, auprès de Réseau semences paysannes, Cazalens, 81 6000, Brens. Ce Réseau propose également un dossier explicatif de cent pages sur les semences (9 euros).
Autres initiative : l'association Kokopelli présidée par Dominique Guillet défend la biodiversité semencière à un niveau mondial. Elle diffuse sur catalogue de plus de 500 pages 2500 semences biologiques dont 400 variétés de tomates !
Extrait de l'édito "L'écologiste" No 14 (dec 2004)

#13 korrotx

korrotx
  • Localisation:Euskal Herria

Posté 28 novembre 2005 - 10:27

On ne sait toujours pas ce qui est reproché à Dominique Guillet.
Ce que je me demande c'est que kokopelli n'étant pas le seul distributeur de semences anciennes, comment ça se fait que ce sont les seuls à qui la répression des fraudes reproche quelque-chose?
Sur le site du biaugerme j'ai trouvé ça ici :

Changement d’étiquetage pour les variétés anciennes - Il y a une vingtaine d’années entrait en vigueur une législation sur les semences visant principalement à garantir la pureté variétale et la faculté germinative des variétés commercialisées. Toutes les variétés de légumes sont inventoriées dans un “catalogue officiel” remis à jour chaque année. De nombreuses variétés, bien souvent locales et donc peu demandées, sont peu à peu radiées au profit d’obtentions nouvelles, surtout hybrides. Or l’administration a mis au point un texte autorisant la vente, uniquement aux amateurs, de variétés potagères ne figurant pas au catalogue officiel.
Désormais, suite à un arrêté du Journal officiel du 1.1.98, nous sommes tenus de différencier les sachets par un marquage approprié:
- les sachets contenant les anciennes variétés porteront donc la mention “Semences destinées exclusivement aux jardiniers amateurs”
- les autres variétés inscrites au catalogue officiel conservent la mention “Semences standard”
En ce qui nous concerne, nous apportons bien évidemment les mêmes soins aux deux produits. D’autre part, alors que les variétés anciennes appartiennent au domaine public, et que, par notre travail de producteur multiplicateur nous nous efforçons de les maintenir dans un milieu cultivé, la législation nous impose le paiement d’un droit d’inscription sur un registre annexe au catalogue officiel. Elle impose également des grammages limités pour la vente et en interdit l’accès aux maraîchers.
Outre l’aspect discriminatoire sur le plan commercial, nous considérons que cette réglementation constitue une sérieuse entrave à la diffusion des anciennes variétés, et porte donc atteinte à une sauvegarde véritable de ce patrimoine public.
Nous avions à coeur de vous en informer.

Il y a peut-être un détail dans cette lourde règlementation que Kokopelli n'a pas respecté.

#14 Miette

Miette

    Terrienne en période d'essai

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Posté 28 novembre 2005 - 19:16

il y a un truc que j'ai pas bien compris korrotx dans l'article que tu viens de mettre...
les paysans ayant des semences anciennes, payent plus cher qu'un monsantos, ou paye autre chose ?

#15 korrotx

korrotx
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Posté 28 novembre 2005 - 20:29

D'après le texte que nous donne api38, quelqu'un qui crée une variété et qui souhaite la diffuser commercialement doit payer une inscription à un catalogue officiel. Il y a un catalogue pour les pros où ça coûte 15000 euros de faire inscrire une variété de céréale et 4000 euros de faire inscrire une variété potagère, et il y a un catalague "amateur" où l'inscription coûte 200 euros, et dont les semences sont réservées à un usage jardinatoire dont la récolte est interdite à la vente (usage perso).
La réponse à ma question était dans le premier post de Tis (j'ai dû lire un peu vite) : une grande partie des semences de plantes potagères que distribue Kokopelli sont des semences de variétés anciennes non inscrites dans le catalogue officiel, d'où les embrouilles avec la répression des fraudes.
C'est clair que 2500 variétés X 200 euros, ça fait 500 000 euros, s'ils doivent payer ça + des amendes je sais pas s'ils auront encore la tête hors de l'eau.

#16 Khumlee

Khumlee

    Aggraculteur

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Posté 28 novembre 2005 - 20:43

Voici une parade bien expliquer sur le site des semences paysannes
contrer les mesures d'intimidation de la DGCCRF

#17 Miette

Miette

    Terrienne en période d'essai

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Posté 29 novembre 2005 - 11:30

ok pour l'explication en fait, je me demandais si les paysans voulant s'inscrire au cahier de registre pour des semences anciennes ne devaient pas payer plus cher encore, mais en effet, c'est déjà bien assez cher comme ça !

une info très interessante tout de même, relative à ton lien là Khumlee :

Aussi paraît-il indispensable de rappeler quelques droits elémentaires. Il faut savoir qu’en matière de vente de légumes, il n’y pas d’obligation d’indiquer la variété (sauf pour les pomme de terre et les carottes de catégorie extra). Ceci veut dire qu’aucun contrôle sur les variétés commercialisées n’est prévu par la réglementation. Un maraîcher peut donc produire des légumes de « ’variétés anciennes »’ ou de variétés non inscrites au catalogue officiel (en produisant éventuellement ses graines lui-même, en toute légalité, puisque ces variétés sont dans le domaine public) et les vendre sur les marchés, auprès de magasins et même auprès des grandes surfaces. Les remarques des agents de la DGCCRF sont des mesures d’intimidation : demandez leur de vous préciser par écrit sur quels textes réglementaires ils s’appuient et vous n’aurez pas de réponse.


Dans ce cas, pourquoi kokopelli en procès, ils ne sont pas obligés :
- d'inscrire au registre toutes leurs semences,
- de les vendre en temps que semences. Ils ne sont pas responsables de ce que font par la suite les gens avec leur graines.

ceci par rapport à cela :

Un agriculteur n’a pas le droit de vendre de semences, il a par contre le droit de vendre sa récolte constituée de graines. Un agriculteur peut vendre des graines à d’autres agriculteurs pour l’alimentation animale, à des particuliers ou commerces de détail pour l’alimentation humaine. L’agriculteur vendeur n’est pas censé savoir et, encore moins contrôler, l’usage que son client fera des graines qu’il lui a vendues (celui-ci peut les manger, les semer, les vendre, etc..).


il y a un truc pas clair dans le même lien toujours :

L’indication du nom de la variété en plus du nom de l’espèce constituerait une preuve de vente frauduleuse de semence.


constituerait ? mais qu'en est il des textes de lois ? c'est pas clair.
si cela constitue une fraude lesgilativement, pourquoi kokopelli n'indique pas variété et espèce sur le sachet mais sur un papier joint ?

api38 :Ce Réseau propose également un dossier explicatif de cent pages sur les semences (9 euros).


des précisions : ce dossier sous forme de fiches pédagogiques (qu'est ce qu'une semences paysannes, pourquoi se les réapproprier, les risques de contaminations par OGM, comment les eviter, que semer, sur quel terre, sous quel climat, quel blé pour quel pain....) est d'un montant de 8 € + 1,80 € de frais de port.

Modifié par Miette, 29 novembre 2005 - 11:38 .


#18 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 28 dcembre 2005 - 13:07

Extrait d'un mail reçu ce matin :

Suite à des requêtes émanant de nos adhérents quant à des informations circulant sur internet, nous souhaitons vous informer qu'un procès est intenté contre Kokopelli par la société Graines Baumaux de Nancy. (Graines Baumaux - BP 100 - 54062 Nancy Cedex    Email : contact@graines-baumaux.fr )

Le 9 décembre 2005, l'Association Kokopelli a été assignée par la société Graines Baumaux à comparaître auprès du Tribunal de Grande Instance de Nancy.

Vous pouvez consulter l'intégralité des attendus sur notre site internet: http://www.kokopelli....cgi?id_news=55



#19 _mirza_

_mirza_

Posté 28 dcembre 2005 - 19:52

L'autre côté du miroir...

hier on a reçu à la maison le nouveau catalogue Baumaux. Et dedans, il y a un espèce de brûlot à la con sur "des associations qui vendent des graines de variétés anciennes en prétendant ci et ça mais que ça peut être dangereux et que NOUS seuls, Baumaux, sommes des vendeurs de graines à qui ont peut faire confiance" (en gros - mais c'est pas une citation - je me souviens qu'ils se prennent un délire sur les Andes aussi, mais c'est complètement obscur).

Quand on a lu ça hier soir, d'abord il a fallu le relire 3 ou 4 fois pour comprendre à peu près ce qu'ils disaient, et ensuite je me souviens avoir dit "oui mais bon ça va hein, ils vont pas faire un procès à Kokopelli non plus".

Eh ben si.

Déjà hier soir à la lecture de ce texte on avait décidé de ne plus rien acheter à Baumaux, mais là, ça se confirme.

#20 Gosse

Gosse
  • Localisation:Périgord vert

Posté 28 dcembre 2005 - 21:21

Les termes utilisés pour désigner Kokopelli par Baumaux sont :
- "élites ayant fait un stage dans un pays andin". (1er paragraphe)
- "Ces Don Quichotte francais du patrimoine végétal". (2ème paragraphe)
- "Collectionneurs d'antiquités aztèques". (3ème paragraphe)
- "Enfonceurs de portes ouvertes" (4ème paragraphe)

Le texte, enfin le pavé se trouve p.292 (celle du milieu avant de tourner le catalogue)
Ce qui veut dire que cela faisait un petit moment qu'ils avaient prévu d'attaquer Kokopelli.

Donc bien évidemment ni cette année ni les suivantes ils ne toucheront plus un seul euro de ma part.

Ils vantent également les biens faits des hybrides F1 comme patrimoine que nous lèguerons à nos enfants et petits enfants.
Soit les graines de ce type sont stériles, soit elles donnent des F2 qui n'ont rien à voir avec le F1.
Merci Baumaux de la part de ma descendance.

On y apprend aussi que les variétés anciennes n'intéressent personne.
Ah bon ? Ca va faire rire (jaune) beaucoup de monde je pense.