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Abeilles, ruches, rucher...

abeilles ruches warré apiculture kéfir

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181 réponses à ce sujet

#21 L'Hérétique

L'Hérétique
  • Localisation:Bruxelles
  • Intérêts:Plein! je suis tombé dedant quant j'étais petit ! (:o))

Posté 08 avril 2005 - 11:27

:sourire:

Salut,
Un bon site :
http://apisite.online.fr/index1.htm

A++ Bzzzzzzzzzzz.....

#22 Kraveunn

Kraveunn

Posté 10 avril 2005 - 11:07

Le meilleur piège à essaims est une ruche, tout simplement, mais qui a déjà servi, donc avec un intérieur bien ciré et propolisé. Ce corps de ruche sera passé préalablement à la flamme d’un chalumeau, pour désinfecter, éliminer toute moisissure, et surtout raviver le bon parfum de cire et de propolis. Cette odeur vaut mieux que tous les parfums attire-abeilles.


ça y est...désinfection au chalumeau assurée ; il ne me reste plus qu'à trouver des locataires pour mon nouveau petit meublé :sourire:

#23 aigleenvol

aigleenvol
  • Genre: Homme
  • Localisation:40

Posté 10 avril 2005 - 11:11

n'oublie pas de leur demander une caution et l'aval des parents,tu sais avec tous ces voyous on sait jamais!!

#24 Kraveunn

Kraveunn

Posté 10 avril 2005 - 17:39

:sourire: Ouais, une causion de 10 kg de miel par an et par ruche devrait suffire :calin:

Modifié par Kraveunn, 10 avril 2005 - 17:40 .


#25 _Goéland_

_Goéland_

Posté 07 mai 2005 - 17:24

Avant hier un essaim d'abeilles est venu se poser sur un arbre de mon jardin . J'ai bien cru qu'elles voulaient se poser là mais en début d'après midi elles ont décidé de partir ailleurs , sauf quelques unes qui restent là mais qui ont l'air assez énervées .
Quelqu'un aurait il une explication ?

#26 Didoune

Didoune
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Poitiers

Posté 15 juillet 2005 - 15:52

Afin de préserver la biodiversité il est important de protéger les abeilles et de multiplier les lieux où elles peuvent vivre en étant un peu à l'abri des pesticides.





Afin de préserver la biodiversité, pourquoi ne pas élever autre chose que des abeilles ?
Je n'ai pas plus d'info que ça, et pis j'ai jamais fait, mais certains apiculteur ce mettent à élever des bourdons, je ne sais pas si certaines espèces de bourdons sont plus productrices que d'autre... En tout cas ça à un sacré avantage; les bourdons, ça pique pas...



garde m'en une ou deux il parait que leur piqure soigne les rhumatismes alors au rythme ou je me déglingues



Une méthode imparable qui mettrait tout le monde d'accord (et facile à mettre en oeuvre), j'ai nommé, l'ortie !
Efficace contre les rhumatisme, elle agit comme l'homéopathie (en gros, une quantité infime des substance qui créent le mal se trouve dans l'ortie et permettent la guérison... enfin je suis pas la mieux placée pour expliquer), il suffit de se frotter ou de se "flageller" (ah ah ah la vieille technique de la couronne d'ortie...) avec. Supporter les piqûre d'ortie, c'est dans la tête, depuis que je cuisine avec si je les sens toujours ça ne me dérange pas. (Pour ceux qui ne supportent pas, se frotter avec des feuilles de plantain enlèvent la douleur -mais pas la démangeaison).
Je connaissais un papy qui se flagellais régulièrement à l'ortie... Il disait que c'était efficace.
Après je n'ai pas essayé, mais avant de taquiner les abeilles, ça vaut le coup de tester, non ?

#27 mamat

mamat
  • Localisation:Paris

Posté 03 juillet 2006 - 20:10

Edit : Afin de regrouper tous les messages concernant les ruches, le sujet créé par Mamat intitulé " Happy-culture urbaine et miel béton " a été combiné au débat préexistant dans le forum et le tout a été déplacé dans la rubrique "Faites-le vous-même".


=====

bonjour,

je viens d'entendre parler sur france inter de "happy-culture urbaine" et de "miel béton" et j'adore.

vous connaissez?
http://www.parti-poetique.org/, j'ai pas trop eu de chance avec le site (seulement un ou deux boutons marchent :cpasmafaute: ). voici un lien vers une revue de presse http://www.parti-poe...resse-darne.pdf

si vous avez des infos sur la faisabilité de faire son miel de balcon en ville, je suis tout ouï... pas nécessairement 600kg médaillés au concours régional (comme olivier darné), mais de quoi nourrir son entourage serait déjà pas mal :calimero:

mamat



PS: c'est mon premier post, alors j'en profite pour vous remercier à tous pour ce forum que je survole depuis quelques temps et qui me plait bien.

#28 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 04 juillet 2006 - 07:13

Tout simplement en suivant les cours d'apiculture du Jardin du Luxembourg qui existent depuis près de 150 ans.

Les ruches sont situées près de l’Orangerie et les cours sont proposés par l'Association Centrale d'Apiculture (tél. : 01 45 42 29 08).

Dans le même jardin il est possible aussi de prendre des cours sur l'arboriculture fruitière au verger (tél. : 01 42 34 23 62).

#29 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 06 juillet 2006 - 08:59

Bienvenue parmi nous Mamat ! (J'avais omis de te le dire mardi... :cpasmafaute: )

Merci pour les liens sur ce parti poétique je ne connaissais pas et dont j'aime beaucoup le slogan : "Le temps n’est pas que de l’argent, TIME IS HONEY !" et l'idée des "enfumages de commissariat à la propolis" ! :calimero:

PS : Ce qui m'épate aussi c'est qu'apparemment son miel n'est pas pollué, ce qui est drôlement rassurant.

#30 mamat

mamat
  • Localisation:Paris

Posté 06 juillet 2006 - 11:01

non seulement il n'est pas pollué mais en plus il est de meilleure qualité que le "miel rural"!

apparemment, il y a bien plus de diversité de plantes en ville que dans nos campagnes souvent dévastées par des monocultures industrielles, les plantes en ville sont moins polluées par les insecticides et autres produits chimiques, etc...

ça me rappelle un rapport que j'avais vu sur le net qui montrait que la biodiversité à manhattan était bien plus grande que dans les états céréaliers.

mamat


PS: je viens d'entendre sur france inter que d'autres villes implantent aussi des ruches en ville (nantes, lille...)

#31 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 06 juillet 2006 - 11:29

Concernant la pollution du miel, j'aimerais tout de même lire ces études car s'il est évident qu'on utilise moins d'engrais et de pesticides à Paris que dans la Beauce, il peut tout de même y avoir d'autres sources de pollutions. Et comme dans toute étude comparative... on ne trouve que ce qu'on cherche !

Quand à la qualité gustative du miel cela peut aussi se discuter; pour ma part j'avoue un penchant très net pour les miels de bourdaine et de châtaignier récoltés dans les recoins les plus sauvages du Massif Central. Mais je conçois tout à fait que d'autres goûts aient leur charme.


Un petit extrait d'un article consacré à un autre apiculteur parisien, Jean-Jacques Schakmundès, qui a une trentaine de ruches, évoque l'installation des ruches citadines :

L'idée du rucher en pleine ville n'est pas une idée neuve. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, avec l'arrivée massive à Paris d'hommes et de femmes venant des campagnes, attirés par les promesses de la nouvelle ère industrielle, certains modes de vie ruraux se perpétuèrent en ville.

Entre autres, le réflexe paysan de l'économie autosuffisante importa, en milieu urbain, le recours aux sources alimentaires traditionnelles :poulaillers, potagers, étables et...ruchers.

Ces sources nutritionnelles étaient d'ailleurs, et depuis longtemps, largement en activité dans les campagnes environnantes, toutes proches du Paris d'alors et, intra-muros, dans les couvents et les institutions hospitalières.

Les paysans, devenus citadins, n'avaient pas encore renoncé à leurs habitudes alimentaires. Ils furent poussés plus tard par les nécessités d'une vie harassante et par les solutions alternatives : réseaux modernes de distribution des denrées alimentaires (Félix Potin, coopérateurs, etc.). La pression urbaine se faisait de plus en plus insistante, les espaces ruraux se réduisirent comme peau de chagrin. Mais la nature serait-elle plus forte que ne le pensent les citadins ? Dans un mouvement inverse, petit à petit, les espaces verts parisiens ont repris leur droit de cité. Ainsi, même s'ils semblent ne pas les voir, jour après jour, les Parisiens en bénéficient largement.

Le rucher du XIIIe arrondissement est situé dans le parc Kellermann, prés de la Poterne des Peupliers, quasiment sur le passage de la Bièvre, au pied de la Butte-aux-Cailles.

L'article complet : https://ssl.domicile...illes/index.htm

#32 _mirza_

_mirza_

Posté 07 juillet 2006 - 17:30

Tout d'abord, bienvenue à toi mamat :calimero:

non seulement il n'est pas pollulé mais en plus il est de meilleure qualité que le "miel rural"!

apparemment, il y a bien plus de diversité de plantes en ville que dans nos campagnes souvent dévastées par des monocultures industrielles, les plantes en ville sont moins polluées par les insecticides et autres produits chimiques, etc...

ça me rappelle un rapport que j'avais vu sur le net qui montrait que la biodiversité à manhattan était bien plus grande que dans les états céréaliers.

Est-ce que la qualité du miel (ne) dépend (que) de la diversité des plantes?
D'autre part, puisque la diversité des plantes dans les villes est tout à fait artificielle (imports), alors en ce qui me concerne je préfère encore manger du miel de garrigue de la région, même fait à base de thym radioactif :cpasmafaute: (j'exagère un peu mais ça va dans le sens de la question que je pose juste avant)

#33 mamat

mamat
  • Localisation:Paris

Posté 07 juillet 2006 - 20:06

oui, bon je l'admets, je n'ai peut-être pas utilisé l'expression qui convenait... il n'est pas "de meilleure qualité", il a simplement remporté 4 médailles au concours régional, dont je ne sais rien de plus.

je suis sûr que j'adorerais le miel de thym ou de chataigners autant que le miel béton. mon propos n'était pas du tout de lancer un débat ville contre campagne ou exotique contre tradition. je me demandais juste si c'était possible de faire du miel sur mon toit...

donc pour répondre à ton commentaire, je pense que la plupart de la biodiversité en question vient des balcons, parcs, jardins et potagers environnants et non des fruits et légumes du marché importés des pays ensoleillés. et que les gens mettent des plantes exotiques (géraniums, roses, etc) sur leurs balcons et dans leurs jardins, je ne vois pas vraiment le problème, tant que ça pousse et que ça leur plait je n'ai rien contre le voyage de l'ADN.

il me semble d'ailleurs qu'une part importante des espèces qui existent en france aujoud'hui viennent de loin mais je n'ai pas le passport de toutes les espèces en tête...

ça y est, j'ai quelques infos:
- petits pois, lentilles, blé viennent du croissant fertile
- tomates, haricots, patates et courgettes d'amérique du sud
- concombres d'inde
- le radis de chine
- l'oignon d'iran
- le mouton et la chèvre d'asie centrale et occidentale
- les chevaux de russie
- les hommes d'afrique australe

mais bon peut-être je ne saisis pas bien ce que tu veux dire par biodiversité artificielle. sans doute faisais tu référence aux bananes et ananas vendues sur les marchés et qui prennent l'avion pour atterrir dans nos assiettes...

mamat


PS: merci tis au fait pour les bons plans du luxembourg.

#34 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 08 juillet 2006 - 14:12

De rien ! ;) Il me semble qu'il y a aussi des cours dans le bois de Vincennes.

Dans la revue "Cérès" de la FAO (No. 154-juillet-août 1995) il y a un article sur une autre expérience de rucher aérien que je trouve passionnante hormis son côté mercantile qui me chagrine tout de même un peu :
 

Lune de miel sur les toits de Paris

Une ruche de 30 000 abeilles, avec sa reine, ses faux-bourdons, ses ouvrières; jusque-là rien de spécial... Sauf que cet essaim bourdonne sur le toit de l'Opéra-Bastille, en plein coeur de la capitale française!

L'idée d'installer une ruche dans le ciel de Paris est venue à Jean Paucton, un accessoiriste de l'Opéra, à son retour d'un week-end à la campagne. Il avait suivi un cours d'apiculture et souhaitait mettre en pratique ses connaissances toutes fraîches mais ne savait où loger ses abeilles. Il habitait au centre de Paris et ne possédait ni jardinet ni résidence secondaire... Il passait toutefois beaucoup de temps sur son lieu de travail: l'Opéra de Paris.

 

1479129277.jpg
La vue est belle, le miel excellent


Sans demander l'autorisation de son directeur, J. Paucton installa une première ruchette et un premier essaim d'abeilles sur le toit. Il se demandait avec quelque inquiétude si les ouvrières, ces femelles stériles dont la vie active ne dure que quelques semaines, allaient réussir à repérer pollen et nectar dans une ville au peuplement aussi dense que Paris.

"Quand je suis remonté sur le toit, une semaine après, c'était une véritable miellerie, raconte J. Paucton. La ruchette dégoulinait de miel!" Ses insectes avaient butiné les vignes, les bacs à fleurs et les arbres dans un rayon de trois kilomètres: un rayon qui englobe le cimetière du Père Lachaise, le plus grand espace vert de Paris après le Bois de Boulogne et le Bois de Vincennes.

C'est alors que notre apiculteur installa une vraie ruche sur le toit et que le directeur de l'Opéra s'y intéressa. Sensible au charme de ces insectes qui avaient inspiré le Vol du bourdon de Rimski-Korsakov, il donna rapidement son accord et proposa de vendre le miel à la boutique de l'Opéra de Paris!

Assez curieusement, les abeilles à Paris, et dans toutes les grandes villes, donnent de deux à trois fois plus de miel que leurs cousines de la campagne. En particulier grâce à la température ambiante de trois degrés plus élevée, en moyenne; ces trois petits degrés supplémentaires assurent une floraison précoce et incitent les ouvrières, qui attendent que le mercure dépasse huit degrés, à sortir plus tôt.

"Cela leur permet de travailler plus tôt le matin et de finir plus tard le soir", explique André Lemaire, le pompier à la retraite qui dirige le rucher du Jardin du Luxembourg, ce parc parisien où l'on dispense des cours d'apiculture depuis 137 ans. "A la campagne, elles restent davantage au chaud, dans la ruche."

Le miel de macadam est, paraît-il, savoureux. En milieu rural, les abeilles se contentent de récolter le nectar et le pollen d'un champ voisin où dominent, par exemple, châtaigniers ou tilleuls. Cela donne souvent des miels moins parfumés. En milieu urbain, par contre, les butineuses ont une plus grande variété d'arbres et de fleurs à portée de la patte...

Les choses se passent si bien pour les abeilles qui "montent" à Paris, notamment en raison de l'absence de prédateurs, qu'il est à craindre que la campagne ne soit un jour obligée de les importer! "J'ai un peu peur que les villes ne deviennent un jour réserve d'abeilles pour les campagnes", déclare A. Lemaire.

Les abeilles en arriveraient-elles à déserter nos campagnes? On n'y fait plus les foins comme autrefois: on coupe plutôt l'herbe et toutes les fleurs sauvages dont les insectes se régalent, pour la laisser fermenter avant de la donner au bétail. On abat les feuillus (chênes, hêtres, tilleuls) qu'on remplace par des conifères dont les pucerons ne parviennent pas toujours à extraire le miellat nécessaire aux abeilles. Résultat: certains miels français disparaissent peu à peu, comme le Gâtinais remplacé par du miel canadien.

Le goût du miel parisien? "Merveilleux", affirme A. Lemaire. La récolte tout entière du Jardin du Luxembourg se vend d'ailleurs en deux jours. Quant au "miel récolté sur les toits de l'Opéra" - comme l'atteste l'étiquette - il est très parfumé, avec des accents de citron-menthe. "Certains le détestent, déclare J. Paucton, et lui trouvent un goût de chewing-gum. Mais en général il est très apprécié; ce n'est pas du tout un miel banal, comme le miel de colza ou de tournesol".

Les trois ruches de J. Paucton (une sur l'Opéra-Bastille, deux sur l'Opéra Garnier), ont produit 45 kilos de miel durant l'été 94. La récolte est vendue en jolis petits pots chez Fauchon, la plus chic des épiceries fines. Son prix: environ 480 francs le kilo!

Mais selon J Paucton, ses ruches lui sont surtout un prétexte pour échapper au quatrième sous-sol de l'Opéra et prendre l'air. Sans s'éloigner de l'aria...

Michel Arsenault

 

http://www.fao.org/d...0F/v6640f01.htm



#35 Tis

Tis

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Posté 10 juillet 2006 - 09:48

Mamat c'est ça que tu veux faire ?
 

RUCHER d'un particulier
 

1479129177.jpg


A Paris même : Rucher installé sur un balcon, le couloir aérien des abeilles ne gêne pas les voisins se situant à plusieurs dizaines de mètres en face.

Les ruchers de Paris : http://apisite.online.fr/paris2.htm



#36 bonobo

bonobo

    Décroissant 100 beurre & 100 reproche

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Posté 21 aot 2006 - 19:55

Je suis apiculteur depuis 10 ans

J'ai un rucher principal dans une friche à 20 kms où la faune est intéressante pour moi (enfin pour mes abeilles)
J'ai (très possessif ce soir bonobo) une transhumance robinier, châtaignier à 3 kms et d'autre possible en montagne et à la lavande.

Mais j'habite provisoirement centre ville depuis 3 ans, et j'ai toujours eu une ruche sur la fenêtre de mon séjour, de la cuisine ou même de ma chambre.
Le 1er avantage à cela, c'est l'observation derrière les vitres, tous le monde peut profiter des allées et venues, des comportements qui changent selon lheure, le temps, la saison, etc,

Le matin c'est le ballet des mésanges qui viennent nettoyer les abords d'abeilles mortes.
Mi-août si les guêpes sont en pénurie de mouches ou de chenilles, elles viennent se servir d'abeilles vivantes sur le plan d'envol pour les décortiquer et les emporter.
Ensuite c'est des bonnes gardiennes, surtout la nuit où elles peuvent être très agressives.(je plaisante, mais bon ça peut être très dissuassif).

Mais il est vrai que les résultats de récolte en ville sont très encourageants . 2 à 3 fois + qu'à la campagne. Et cela surtout en arrière saison quand il y a une diminution des floraisons. En ville, il y a toujours de quoi butiner. Les haies de lauriers (même ceux qui ne fleurissent pas, les feuilles ont 2 pustules qui secrètent du nectar). Tous les arbres communaux, les lierres, les massifs, les jardins, les potagers, .

D'ailleurs lorsque je récupère des essaims au mois de mai, juin, bons nombres se réfugient en ville.( pas bête les bêtes). Il y a des colonies qui construisent sous les toits, dans les moindres cavités abandonnées (compteurs EDF, clochers, etc) tous ça au nez de tout le monde, sans que vous le sachiez.

Par contre il est quasiment impossible de faire un mono floral tant il y a de variétés et en + petite quantité. Mais il a 1000 parfums différents, et cela change d'une année sur l'autre.
Pour la pollution elle est mieux supportée par nos avettes qu'à la campagne où les insecticides sont puissants.
De toutes façons l'abeille a toujours joué le rôle de fusible, car si la molécule est toxique, elle meurt avant de rentrer à la ruche.
Dans l'apiculture bio, il y a une analyse de résidus pratiqué par écocert souvent à l'improviste.

A la campagne les haies qui offrent une biodiversité sont arrachées, également les ronces. Après une fanaison il n'y a + rien pour les abeilles. L'acacia fleurit 10 jours à tous cassé voir moins, le châtaignier un peu +.
Savez-vous que si vous laisser vos ruches pendant une moisson de lavande par exemple, vous perdez 1/3 de votre colonie c'est-à-dire 20000 abeilles et uniquement des butineuses ???
Moi je crois bcp à l'avenir de l'abeille en ville

A votre disposition, pour + d'infos



#37 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 23 aot 2006 - 08:08

Bonobo pourrais-tu nous expliquer quelle est la législation actuelle sur les ruches en ville ?

#38 bonobo

bonobo

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Posté 23 aot 2006 - 20:46

Voici la législation qui gère la pratique de l'apiculture :

A partir de 1 ruche >>>>>>
* Déclaration obligatoire au GDSA (Groupement de Défense Sanitaire section Apicole) de votre département, exemple pour l'Isère :
http://www.gds38.ass...33;OpenDocument
* Affichage de votre n° délivré par ce GDSA sur vos ruches ou rucher.
- Surtout prendre une assurance spécifique que vous trouverez dans toutes les revues apicole ou mieux à votre syndicat apicole départemental.
- Obligation de traiter contre la « varroase ».
- En cas de « loque américaine » déclaration à l'inspecteur sanitaire, qui souvent ordonne la destruction par le feu.


A partir de 11 ruches>>>>>
* Déclaration fiscal à l'hôtel des impôts


A partir de 33 ruches>>>>
* Cotisation forfaitaire à MSA (Mutualité Santé Agricole)


A partir de 200 ruches>>>>
* Installation des jeunes apiculteurs, c'est la ½ SMI (Surface Minimum d'Installation). Attention ce chiffre peut varié d'une région à l'autre.

Si vous commercialisez votre miel, il y a une obligation d'étiquetage http://www.apiservic...lementation.htm

Pour ce qui est des distances à respecter par rapport au voisinage, axe routier, etc chaque département a sa propre législation décidée par le préfet sous le contrôle du GDSA.
Nota : ces distances sont réduites à quelques mètres si vous dressez une barrière de 2m de haut à l'avant des ruches pour obliger les butineuses à prendre tout de suite de l'altitude.
Si vous n'êtes pas dénoncé par les voisins, vous pouvez avoir une visite impromptu de l'inspecteur sanitaire pour vérifier l'état de vos ruches [fait très rare].

Voilà en gros ce qu'est la législation

___________________________________________________________________

Pour l'installation de ruches en ville, vous pouvez vous faire assistez par l'UNAF qui a mis en place un partenariat avec les collectivités http://www.unaf-apic....info/index.htm

Pour les traitements bio, nous avons droit entre autre au thymol, à l'acide oxalique. (les modes d'application sont très complexes, j'en débattrai plus tard). Mais ce qui est de plus en plus accepté, c'est le plancher grillagé.
Je possède moi-même 2 bruscs que j'ai équipé ainsi. (attention le grillage genre moustiquaire est trop fin, il se bouche rapidement avec les brèches de cire et autres déchets. Il faut un grillage en fer, sinon les souris le rongent et pénètrent dans la ruche de 3mm², [à 4mm² l'abeille passe].
Si vous achetez des cires gaufrées ou des cadres bâtis dans les coopératives ou magasins spécialisés, attention ils ont des résidus de produits chimiques car les cires sont récupérées un peu partout et refondues.

Ci-joint un site intéressant pour démarrer, pas forcement bio mais on peut trouver son bonheur :
http://apisite.online.fr/adresse7.htm

Pour les formations amateur, les syndicats ont tous des ruchers école. L'Isère est divisée en 4 circonscriptions géographique qui ont chacune 1 rucher école. Mais attention ils ne sont pas tous de bonne qualité pédagogique. Un bon truc pour savoir si il est à la hauteur « demandez si ils enseignent l'élevage de reines ». C'est pour moi le signe d'une école de qualité

A bientôt pour la suite...



#39 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 04 septembre 2006 - 13:01

Il faut un grillage en fer, sinon les souris le rongent et pénètrent dans la ruche de 3mm², [à 4mm² l’abeille passe].

Je n'ai pas compris.

#40 _sicnarfa_

_sicnarfa_

Posté 04 septembre 2006 - 13:25

Avant hier un essaim d'abeilles est venu se poser sur un arbre de mon jardin . J'ai bien cru qu'elles voulaient se poser là mais en début d'après midi elles ont décidé de partir ailleurs , sauf quelques unes qui restent là mais qui ont l'air assez énervées .
Quelqu'un aurait il une explication ?

Les abeilles pratiquent toujours comme çà lorsqu'elles essaiment .
Elles sortent de la ruche avec la reine et elle vont s'agglutiner quelquepart , généralement sur une branche basse .
Pendant ce temps , des éclaireuses partent en reconnaissance à la recherche d'un bon endroit pour installer la colonie , et fonder une nouvelle ruche .
Quand elles ont trouvé un endroit satisfaisant , elles en informent leurs congénéres ...et tout le monde s'en va prendre possession des nouveaux locaux .

A la fin de l'opération il ne reste que quelques abeilles égarées et un peu inquiétes , qu'il vaut mieux laisser tranquille.