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Quitter la ville pour vivre à la campagne


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152 réponses à ce sujet

#141 Livy-Dagore

Livy-Dagore
  • Genre: Homme
  • Localisation:France
  • Intérêts:L'écologie,les écovillage,la permaculture,la spiritualité,Le Yoga,et les alternatives éducatives.

Posté 09 septembre 2017 - 14:06

Moi je veux vivre à la campagne,car je ne supporte plus la ville,et toute ses agitations.Et puis je ne veux plus vivre hors sol,et je veux être plus en contact avec la Nature.



#142 _(re)passant_

_(re)passant_

Posté 09 septembre 2017 - 14:24

Moi je veux vivre à la campagne,car je ne supporte plus la ville,et toute ses agitations.Et puis je ne veux plus vivre hors sol,et je veux être plus en contact avec la Nature.

Qu'attends-tu ? Il semble que ça fait des années - depuis 2009 au moins - que tu en parles de forum en forum dans l'attente d'une solution gratuite et clef en main.

 

Prends-toi en charge comme un grand, il est temps !


Modifié par (re)passant, 09 septembre 2017 - 14:30 .


#143 Lysa

Lysa
  • Genre: Femme

Posté 13 septembre 2017 - 21:00

*
MESSAGE POPULAIRE !

De mon expérience :

J'ai grandi à la campagne (milieu rural profond) sans jamais manquer de rien, que ce soit au niveau social ou culturel, jusqu'à mes 15ans, pour ensuite aller vivre quelques années dans une petite ville. Adolescente, je n'avais plus envie de retourner à la campagne le week-end : les copains sortaient le week-end c'était difficile de créer des relations sans être là.

 

Je me suis installée sur Lyon depuis 5ans. J'espérais que la grande ville me donnerait des opportunités, me permettrait de rencontrer des gens comme moi, et m'emmènerait où je voulais aller. La réalité est autre.

 

La ville avec un boulot à plein temps c'est métro boulot dodo. Et ceux qui habitent en périphérie, les "rurbains", qui ne sont pas "enterrés à la campagne"? Il passent jusqu'à 3h par jour dans les transports, et ont encore moins de temps.

 

En ce qui concernne les opportunités professionnelles, je ne peux parler que de moi : dans l'informatique c'est opportunité sur opportunité. Sauf que c'est justement de ça que je voulais sortir. Après s'il y a un truc que je reconnais c'est l'accès à plein d'activités. J'ai pu faire tout ce que j'avais envie de faire. Je reste cependant persuadée qu'avec un peu d'organisation j'aurais pu le faire ailleurs : c'est bien en rase campagne que j'ai commencé toutes les activités et passions qui me tiennent actuellement encore à coeur.

 

Et pour les relations personnelles, et bien elles se font surtout par les relations professionnelles. Et quand on bosse en ville on fréquente principalement des gens qui ont des vies et optiques de citadins. Alors des "écolos" il y en a. Mais dans mon boulot ces écolos, ce sont les même qui passent 3h dans les transport pour un pauvre bout de jardin, qui loue une voiture le week-end pour sortir de chez eux, qui ne peuvent rien faire entre les temps de transport et le boulot. Ceux qui continuent juste dans leur boulot parce qu'ils ont un prêt et des enfants, ceux qui attendent just les primes, promotions et congés, et ceux qui en sont à attendre la retraite. Il y a aussi ceux dont le salaire est très largement au dessus de la moyenne et qui se plaigent d'être mal payés. Il y a ceux qui prennent la voiture tous les matins pour faire 1km de bouchons.

 

En 5ans j'ai rencontré une seule personne qui partage mes convictions.

 

La ville c'est aussi les cas sociaux et le harcèlement (chouette d'être une femme) quasi tous les jours, dès que je me déplace, et l'anonyma. On sort sans rencontrer personne.

 

Alors ya plein d'initiatives : plein de magasins bio, de magasins vrac. Tout "à portée de main". Mais tout incite aussi à la consommation. Je "mange" de la pub sans cesse.

 

Maintenant que j'ai vécu les deux, et que je mesure les avantages/inconvénients de chaque côté, et mes projets s'orientent vers une vie rurale. Parce qu'il exite des solutions aux problèmes, et que le fait de devoir se déplacer en voiture me parait un faible "sacrifice" par rapport à tout le reste si on arrive à bien s'organiser. Faut-il encore arriver à bien s'organiser.

 

De plus la désertion des campagnes est un cercle vicieux. Des "villages" qui sont actuellement désertiques comptaient il y a deux générations des écoles, des commerces, des auberges. Et tout le monde se déplaçait à pied. Le problème n'est donc pas la campagne, mais sa désertion...

 

La campagne me donne l'impression de donner beaucoup plus du contrôle sur ce qu'on veut là où en ville on subit des choix faits par d'autres. Bien sur ce n'est pas tout rose : les esprits sont moins ouverts souvent en campagne, la moyenne d'âge plus élevée et les changements plus longs. Mais pour moi à l'heure actuelle il n'y a pas photo : je n'ai qu'une idée et qu'une oriantation à mes projets : quitter la ville, son atmosphère littéralement étouffante et sa dynamique où tout ce qui importa le plus c'est l'argent.


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#144 gunday

gunday

Posté 14 septembre 2017 - 10:11

@Lysa, je me reconnait bien dans votre description.

Même si je fait partie de ce qui se tape des heures de trajets par jour. (bon, le bout de jardin est quand même grand! ;) )

 

Au final, j'avoue qu'il y a une difficulté : beaucoup d'emploi sont centralisés en métropole, et pour en sortir, bah, faut perdre son salaire, ses diplômes et son expérience.
En gros repartir de 0, ce qui n'est pas évident!

 

Perso, je vais le faire, mais c'est pas sûr que dans 2 ou 3 ans, je ne revienne pas sur Paris la queue entre les jambes pour quémander un boulot dans mon domaine!



#145 Bill Imbi

Bill Imbi

    Fan de K. Rott et de Rave Party

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  • Genre: Femme
  • Localisation:Lyon pour l'instant, mais ça va pas durer

Posté 14 septembre 2017 - 13:00

Effectivement, c'est les grandes villes qui concentrent le boulot, ou bien plutôt les villes sont grandes quand elles ont, pour des raisons diverses, concentré le boulot.

 

Avec mon métier, consultante informatique, j'ai pas eu le choix : Paris, et, avec un peu de bol, possibilité de quitter la capitale pour la province, moins stressante, mais quand même pas un petit hameau...

 

Après j'avais la possibilité d'acheter une maison en très grande banlieue, mais là bonjour les 2 heures de transport aller ! La qualité de vie avec ça, même dans un pavillon, elle est où ? Et de toute façon, la qualité de vie dans un pavillon de banlieue en lotissement tout court, je cherche...

 

Bref, j'en ai pris mon parti, j'ai accepté la ville, j'en ai soupé jusqu'à en avoir la nausée, et là j'attends juste encore quelques années pour pouvoir me mettre au vert définitivement. Et pour patienter, je profite d'une grande terrasse (seul luxe citadin que j'ai pu m'offrir) pour m'entrainer à la "(perma)culture "...



#146 messidor

messidor
  • Genre: Homme

Posté 15 septembre 2017 - 04:06

*
MESSAGE POPULAIRE !

Mon petit bilan après 25 ans en pleine cambrousse (ex citadin parisien):

 

Je ne tiens pas à raconter trop ma vie mais au final, après 25 ans loin des autres je me vois difficilement vivre autrement. Je précise que je vis dans un coin de campagne très isolé où je ne vois personne si je ne bouge pas. C'est toujours aussi grisant. Je sais rester sociable s'il le faut mais même quand je vais en ville je prends plus de plaisir à faire les choses seul. La campagne m'a fait pleinement apprécier la solitude. Il y a eu bien des hésitations à ce sujet. L'idéalisation joue souvent des tours, déception à chaque confrontation au réel, forcément. La culture est le moyen privilégié pour recevoir des autres du contenu de qualité. Cinéma, livre, musique... du coup je supporte de moins en moins le bavardage et les relations superficielles. Au départ pas d'internet, pas de portable. J'apprécie d'avoir internet pour un tas de raisons et comme un tas d'urbains la technologie renvoie aussi à sa solitude. Je savais qu'à plus ou moins long terme j'entamais un suicide social, professionnel. Pas de regret. Je préfère être en marge avec peu de moyens que dans le système à courir comme un hamster dans sa roue comme je l'ai fait pendant quelques années. Je gagnais pourtant bien ma vie, pour reprendre l'expression consacrée mais ça n'avait aucun sens pour moi si ce n'est satisfaire la fierté familiale, l'orgueil, la vanité. Le paradoxe de vivre encore comme un citadin en pleine campagne me plait. Je ne cherche pas à être un néo rural puriste, ni même un travailleur acharné de la terre. Non la priorité est de garder le niveau de contraintes au plus bas. Vivre confortablement et le plus libre possible. Ma liberté je la donne à la culture principalement. Je me consacre égoïstement et pleinement à mon épanouissement. Je ne me suis jamais ennuyé avec moi-même, trop souvent avec les autres. Pas de mépris là dedans, j'ai tenté plusieurs fois mais rien n'y fait. De toute façon je crois que pour durer à la campagne sans être dans un métier intense comme agriculteur il faut avoir un univers personnel dans lequel on se sent bien. Pouvoir cohabiter avec soi-même en toutes circonstances. Pour la vie sentimentale, chacun chez soi. J'ai eu la chance de trouver des partenaires à qui ça convenait durablement. Une grande ville en touriste ça reste formidable. J'en profite comme jamais quand j'y étais salarié. Mais la campagne, cette vie me permet, je crois, de rester frais, à l'écoute de moi et des autres, de ménager ma santé, et de garder une exigence que je n'aurais plus si j'étais assommé par un quotidien trop lourd. Je ne serai jamais un pro du jardinage, pas le temps, pas envie. Pas un pro non plus du potager, de l'autonomie et de toutes ces initiatives que je lis parfois ici. J'ai beaucoup donné physiquement dans mon logement et depuis des années je profite au mieux du travail accompli. Aucun regret. Je remercie la vie d'avoir bifurqué comme ça il y a si longtemps, à un jeune âge (25 ans) et sans frustration puisque ma vie citadine m'avait apporté tout ce que j'en attendais. Quand je constate comment le monde a changé depuis 25 ans je suis sur d'avoir fait le bon choix et d'être à ma place. Plus ça va plus je ne cherche plus à me fixer d'objectif, à faire des projets enfin bref remplir constamment le temps qui passe par peur du vide. La vie à la campagne peut aussi apporter ça: une introspection qui tend à la contemplation, à la paresse, à la lenteur après avoir été un laborieux. Ne pas avoir d'horaires reste pour moi le plus grand luxe que je savoure quotidiennement. Cette façon de vivre me met en décalage avec toute la "normalité" en vigueur. Du coup j'ai progressivement renoncé aux relations amicales qui me demandaient trop de mauvais compromis. Quant à la famille, comme dit la chanson ça s'éparpille. Le temps et la distance font le reste. Voilà en gros ce que la campagne m'a apporté. Une marginalité peut être un peu clichée et qui n'attire pas du tout la plupart des gens, mais moi qui me lasse rapidement je suis toujours aussi bien dans cette bulle après toutes ces années.


  • joseck, Shivaya, DzC et 2 autres aiment ceci

#147 Bill Imbi

Bill Imbi

    Fan de K. Rott et de Rave Party

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Posté 15 septembre 2017 - 07:45

Je me retrouve dans bien des points de ce témoignage si bien tourné !

 

Dans le fait de ne plus supporter des contacts insatisfaisants avec un très grand nombre de mes congénères. Et même avec ceux qui me sont très proches, je finis par leur préférer la contemplation silencieuse du peu de nature que j'arrive à trouver autour de moi.

Je n'ai pas eu la chance de pouvoir renoncer très tôt à une vie laborieuse dite normale, et à vrai dire j'en ai pas eu vraiment envie.

Mais depuis quelques années je n'en peux plus de cette vie qui à bien des égards est totalement opposée à ce à quoi je crois. Mais ça va pas durer. Encore quelques années, et je pourrai faire un gros bras d'honneur à ma boite et tout leur cortège de chefs, petits ou grands, et à la ville, le béton, la pollution.

 

Bon, j'ajoute quand même que, pouvoir choisir, c'est déjà un luxe énorme, et de ce point de vue, je ne me plains pas !


Modifié par Bill Imbi, 15 septembre 2017 - 07:48 .


#148 Arkenstone

Arkenstone

    Doux rêveur..

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Posté 15 septembre 2017 - 14:12

Courage à toi en tout cas. Vos témoignages me font dire que j'ai bien faire de rejeter le monde du travail avant même d'y être entré.



#149 Livy-Dagore

Livy-Dagore
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Posté 15 septembre 2017 - 14:24

Je vous signal (re)passant que je suis inscrits aux forums de Onpeutlefaire depuis le 11 mai 2014.Mais cela fait depuis septembre 2005,que je cherche à partir vivre à la campagne.Et mon projet de vivre dans un écovillage,c'est pour ne pas être tout seul à la campagne,et d'y avoir des activités.



#150 gunday

gunday

Posté 21 septembre 2017 - 14:17

Après j'avais la possibilité d'acheter une maison en très grande banlieue, mais là bonjour les 2 heures de transport aller ! La qualité de vie avec ça, même dans un pavillon, elle est où ? Et de toute façon, la qualité de vie dans un pavillon de banlieue en lotissement tout court, je cherche...

A 2h de Paris, vous êtes au delà des pavillons! (je sais, j'ai fait les 2)
Mais concrètement dans ce type de bien, la qualité de vie est pour les enfants et le conjoint.
L'un se sacrifie à la ville pour le confort des autres.


Après, l'inconvenient de quitter un emploi parisien, généralement mieux rémunéré, c'est de se demander comment faire ensuite : si on ne trouve pas un nouveau job, si le salaire n'est pas suffisant, etc.

C'est mon questionnement actuel
Et j'avoue que mon côté prévoyant ne m'aide pas trop sur ce point!

#151 Livy-Dagore

Livy-Dagore
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Posté 24 octobre 2017 - 14:26

Bonjour à tous,je laisse un nouveau message,dans cette discussion,pour vous faire part que dans le site ecovillageglobal.fr,de Passerelle Eco,j'y ai laissé un nouveau message,qui s'intitule"Quitter la ville,et aller vivre à la campagne".


  • trx aime ceci

#152 gunday

gunday

Posté 16 novembre 2017 - 15:06

Un écolieu proche de Marseille recherche de l'aide :

http://www.ecovillageglobal.fr/14184



#153 Livy-Dagore

Livy-Dagore
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Posté 21 novembre 2017 - 15:42

Mais en ce moment,lorsque que l'on répond à mon annonce par le site ecovillageglobal.fr,les message atterrissent dans mes indésirables.