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La traction animale


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95 réponses à ce sujet

#81 _(re)passant_

_(re)passant_

Posté 27 juillet 2015 - 05:57

Le cheval  sauvage est un grand poney en gros notre cheval de Camargue. Si il n'y avait pas eu un besoin économique ces races n'auraient pas  été crées et maintenues.. Si le cheval n'avait pas été élevé à des fins militaires et à cette fin exporté en Amérique  il aurait soit disparu depuis longtemps soit il ne resterait que des populations résiduelles comme pour le bison d'Europe ou le cheval de Przewalski  https://fr.wikipedia...l_de_Przewalski qui n'est pas exactement un cheval et dont le caractère ne permet pas la domestication. 

 

Libertysyn :

 

"P'tin, la raison économique ! Je l'avais oubliée celle-là !" 

 

Et pourtant tu vis dans un  pays qui fait partie de 20 % les plus riches. Un mode de vie souvent critiqué ici ou le niveau global permet, par exemple, de nourrir pour le plaisir des yeux  un animal de  600 kilos, survivre sans travailler, avoir un accès quasi-gratuit à des soins extrêmement couteux (c'est mon cas!).


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#82 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 27 juillet 2015 - 07:25

Concernant les deux articles de Tis, pourquoi ne pas laisser le bois coupé sur place ? Question d' esthétique ?

Car niveau pratique, il y a de nombreux avantages ! 

https://fr.wikipedia.../wiki/Bois_mort

 

Le gestionnaire de ce site est une calamité adepte du ménage par le vide.

Il est sûrement très compétent en architecture médiévale et en archéo mais pour la biodiversité zéro.

Heureusement la forêt très voisine peut accueillir la faune et pour la flore il y a des milliards de graines dans le sol qui patienteront bien jusqu'à sa retraite.

 

Floyd, le chantier était interdit au public et, à part les quelques maçons qui consolident le château au dessus et de très rares voisins, personne ne les voyait bosser.  Pour les débouchés du bois pas de problème la plus vaste papeterie d'Europe est à 60 km et peut transformer ce site et toute la région en crâne d'oeuf.

 

En fait, la véritable raison de l'emploi de la traction animale c'est que les engins motorisés utilisés précédemment se sont enlisés très profondément dans le chemin un peu plus loin et que cela fait tache sur un site touristique. De plus ils ne passeraient pas dans les pentes.


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#83 _khalil_

_khalil_

Posté 27 juillet 2015 - 07:42

 

 

Et pourtant tu vis dans un  pays qui fait partie de 20 % les plus riches. Un mode de vie souvent critiqué ici ou le niveau global permet, par exemple, de nourrir pour le plaisir des yeux  un animal de  600 kilos, survivre sans travailler, avoir un accès quasi-gratuit à des soins extrêmement couteux (c'est mon cas!).

est-ce que ton cas est généralisable ?



#84 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 27 juillet 2015 - 08:58

Khalil, pourquoi toujours vouloir tout généraliser ?
Encore heureux que nous ne soyons pas tous identiques et que nous ayons des goûts, des compétences et des modes de vie différents car sinon qu'est-ce qu'on se ferait ch...
S'il s'agit des inégalités de ressources, il y a plein d'autres fils de discussion ouverts dans le forum pour en débattre.
 
Pour en revenir à la traction animale la plupart des ânes et chevaux que j'ai vus travailler le faisaient avec plaisir, complices de leur meneur, contents de cette distraction tant ils s'ennuient dans leurs prés et heureux de se dépenser un peu physiquement.
 
Si le titre de cet article est mal trouvé (un animal est beaucoup plus qu'un outil), le contenu en est toutefois intéressant :
 

L’âne, le nouvel outil de travail des maraîchers
Économique et écologique, cet équidé est de plus en plus utilisé par les « petits » agriculteurs pour travailler le sol.
25/3/15 - Nicolas César

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Les ânes sont de plus en plus les meilleurs alliés des petits agriculteurs.

Une école des ânes maraîchers a été créée en 2011 à Villeneuve-sur-Lot, dans le Lot-et-Garonne.

Des ânes au cœur d’une exploitation de fruits et légumes pour biner, griffer… la terre. L’image peut surprendre au XXIe siècle. Mais, en réalité, le retour de cette tradition ancestrale est plein de bon sens.

« L’animal est très maniable et s’avère bien plus économique, plus respectueux de l’environnement qu’un tracteur », met en avant Cédric Pielko, maraîcher à Saint-Parthem, un village de 400 âmes dans l’Aveyron. Grâce à ses petits sabots, l’âne travaille le sol au plus près de la plante, sans faire de dégâts.

« Un âne formé au maraîchage et équipé d’outils modernes coûte 5 000 €, soit trois fois moins qu’un tracteur, sans compter le carburant », souligne Pascal Sachot, directeur du haras national de Villeneuve-sur-Lot, qui a créé la première école française des ânes maraîchers.

Développer la traction animale fait partie des nouvelles missions confiées par le ministère de l’Agriculture à son établissement depuis la fusion en 1999 des haras nationaux et de l’école nationale d’équitation.

Des ânes au bon caractère

Les ânes sont sélectionnés, sur épreuves, par l’Institut national de l’âne et du mulet (Inam). Ils doivent faire au moins 1,15 mètre au garrot pour pouvoir tirer les charges et avoir « bon caractère ».

Pour façonner le couple producteur-animal, l’école des ânes maraîchers de Villeneuve-sur-Lot propose une formation – d’un coût global de 1 000 € – comprenant un module d’initiation de vingt-et-une heures et deux stages de perfectionnement de vingt-huit heures.

Une trentaine de stagiaires ont déjà été accueillis. Les profils sont variés : des maraîchers, mais aussi des personnes en reconversion professionnelle souhaitant se positionner comme prestataires de services, et des retraités.
 
Entre sillons et chemins de balade

« L’âne ne va pas remplacer le tracteur partout, mais il est idéal sur une exploitation d’un hectare, surtout ici où de nombreux maraîchers sont en bio », précise Pascal Sachot. D’autant, qu’il peut aussi offrir un complément de revenus. Ainsi, Cédric Pielko organise des balades pour les enfants pendant les week-ends et les vacances scolaires.

Le concept est en vogue et amené à se développer. D’ailleurs, l’école des ânes maraîchers avait un stand au dernier salon de l’agriculture. Une excellente nouvelle pour la filière, qui a vu le nombre d’éleveurs d’ânes chuter de 1 200 à 400 entre 2009 et 2014. À l’inverse, l’école des ânes maraîchers devrait demain créer des emplois, aussi bien chez les éleveurs, les selliers, maréchaux-ferrants que les fabricants d’outils agricoles.

http://www.la-croix....5-03-25-1295136



#85 Libertysyn

Libertysyn
  • Genre: Non spécifié

Posté 27 juillet 2015 - 09:17

Pour les terrains à fort relief, comme les Pyrénées par exemple, là où les tracteurs ne passent pas, l'âne doit être le top... 

 

 

Le cheval  sauvage est un grand poney en gros notre cheval de Camargue. Si il n'y avait pas eu un besoin économique ces races n'auraient pas  été crées et maintenues.. Si le cheval n'avait pas été élevé à des fins militaires et à cette fin exporté en Amérique  il aurait soit disparu depuis longtemps soit il ne resterait que des populations résiduelles comme pour le bison d'Europe ou le cheval de Przewalski  https://fr.wikipedia...l_de_Przewalski qui n'est pas exactement un cheval et dont le caractère ne permet pas la domestication. 

 

Libertysyn :

 

"P'tin, la raison économique ! Je l'avais oubliée celle-là !" 

 

Et pourtant tu vis dans un  pays qui fait partie de 20 % les plus riches. Un mode de vie souvent critiqué ici ou le niveau global permet, par exemple, de nourrir pour le plaisir des yeux  un animal de  600 kilos, survivre sans travailler, avoir un accès quasi-gratuit à des soins extrêmement couteux (c'est mon cas!).

 

1) C' était de l'ironie.

2) Je sais où je vis, si tu veux préciser, on peut dire que nous sommes le 6ème pays le plus riche sur 197. Merci l'Afrique, les guerres, l'esclavage. 



#86 noir

noir
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Posté 27 juillet 2015 - 09:18

La difficulté que j'ai rencontré avec les ânes est celle du caractère qui s'affirme avec l'âge. C'est pourquoi je préfère de loin le cheval, mais c'est aussi question d'affinités.

Nos percherons sont aussi constants de caractère que nous. (ironie légère inside)

 

"l’école des ânes maraîchers devrait demain créer des emplois, aussi bien chez les éleveurs, les selliers, maréchaux-ferrants que les fabricants d’outils agricoles."

C'est hormis l'élevage, tout ce que notre association effectue et cherche à transmettre. (avec en plus d'autres savoirs-faire tels que l'apiculture, la forge etc..plus la volonté de relier, de connecter plutôt que de cloisonner)

http://feratraction.blogspot.fr/



#87 _khalil_

_khalil_

Posté 27 juillet 2015 - 18:48

Pour en revenir à la traction animale la plupart des ânes et chevaux que j'ai vus travailler le faisaient avec plaisir, complices de leur meneur, contents de cette distraction tant ils s'ennuient dans leurs prés et heureux de se dépenser un peu physiquement.

arrêtes de penser à la place des animaux, qu'est-ce tu en sais ? on disait la même chose, à une autre époque des esclaves....à part Noir, qui s'y connait en chevaux, ton vécu s'apparente à celui d'une documentaliste...la traction animale dans le respect des animaux, pourquoi pas ?



#88 FLOYD

FLOYD

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Posté 27 juillet 2015 - 19:30

Je crois me souvenir que Tis s'y connait en matière d'animaux d'élevage, pour avoir exercé à titre professionnel.

Mais elle pourra le confirmer.

En attendant, son ressenti  n'est pas une donnée livresque. Donc respectable en tant que tel.   ;)

 

Pour le reste, le forum doit beaucoup aux extraits et aux liens pertinents qu'elle partage régulièrement.


Modifié par FLOYD, 27 juillet 2015 - 19:32 .


#89 _(re)passant_

_(re)passant_

Posté 27 juillet 2015 - 19:39

J'ai pratiqué l'équitation dans une école d'agriculture qui avait une section de formation de moniteurs d'équitation et de palefreniers-soigneurs. Il fallait bien des élèves pour que les futurs moniteurs s'exercent (demi-tarif!) ... Nous avions de cours d'hippologie d'un niveau plus élevé que dans les clubs. Lorsque les élèves étaient en vacances scolaires nous pouvions monter au pair en s'occupant des 30 chevaux par une semaine à la fois. au bout de  3 ou 4 ans ça donne quand même des idées sur l'animal.



#90 trx

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Posté 27 juillet 2015 - 19:54

Toujours sur le thème du travail des animaux on pourrait également causer des chiens de troupeau et là je défie quiconque de démontrer que ceux cis ne prennent pas de plaisir à faire leur job. Je ne vois jamais le mien avec autant d'entrain que quand il s'agit d'aller voir les moutons.



#91 _khalil_

_khalil_

Posté 27 juillet 2015 - 20:35

Je crois me souvenir que Tis s'y connait en matière d'animaux d'élevage, pour avoir exercé à titre professionnel.

Mais elle pourra le confirmer.

En attendant, son ressenti  n'est pas une donnée livresque. Donc respectable en tant que tel.   ;)

 

Pour le reste, le forum doit beaucoup aux extraits et aux liens pertinents qu'elle partage régulièrement.

tu sais floyd, que je suis membre actif de l'ASPAS....on dira que chacun a ses petits défauts ou marotte....pour moi, le débat est clos sauf si la documentalistetis le poursuit ?



#92 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 27 juillet 2015 - 21:11

Association suisse des professionnels de l'action sociale ???  Nan je rigole!

Le recours à la puissance de l'animal domestiqué a libéré l'homme mais aussi la femme.

Enfin, pas partout encore!

foto.jpg

https://djegbenou.fi...014/03/foto.jpg


Modifié par FLOYD, 27 juillet 2015 - 21:12 .


#93 Tis

Tis

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Posté 28 juillet 2015 - 05:22

Nous avions recueilli à la ferme dans le Poitou un double poney que des amis ne pouvaient plus garder et plusieurs membres de ma belle famille ont des chevaux.

Perso je préfère les ânes et ai fait partie ensuite de l'association Ânes en Limousin, ce qui m'a permis d'en voir travailler certains et de rencontrer des éleveurs passionnants. L'un d'entre eux m'a expliqué, entre autres, que les ânes sont mieux adaptés aux petites surfaces et au travail maraîcher où l'on s'arrête souvent. Les chevaux sont plus à l'aise dans des efforts plus réguliers comme le désherbage des vignes et les vaches ou les boeufs dans les champs en montagne.



#94 noir

noir
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Posté 28 juillet 2015 - 07:31

Il ne faut pas rester sur cette théorie très répandue.

Les percherons font aussi de l'excellent travail en maraichage.

Aussi massifs soient ils un rang de 70 cm a biner ne pose aucun problème. le débusquage n'a rien de régulier et les chevaux sont très adaptés.

 

En bref, soit on spécialise, soit on fait du polyvalent mais alors seul le cheval convient.



#95 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 28 juillet 2015 - 11:46

En fait il n'évoquait pas l'aptitude physique mais le caractère de l'espèce. Il travaillait avec les 3 et pour lui les ânes sont des animaux plus velléitaires, un peu flemmards qui aiment bien les travaux courts et les pauses même imprévues alors que les chevaux et les bovins préfèrent les efforts plus longs et finir ce qu'ils ont commencé.



#96 Panthera Pardhus

Panthera Pardhus
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  • Intérêts:manger des graines,faire tourner la roue de ma cage

Posté 02 octobre 2015 - 04:21

http://www.leprogres...sse-du-tracteur