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Les petites fermes


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193 réponses à ce sujet

#41 chico

chico

    né pour survivre

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Posté 28 dcembre 2004 - 22:47

Tu peux faire aussi du pavot (excelent pour les gateau et la tisane digestive du soir) graines en ventes libres aussi....

Pour le reste, je préfère faire ma gnole et mes apéros en ce qui concerne le canabis, je suis resté un vieu réac.


dans mes souvenirs le papaver somnifarum ainsi que la sativa étaient employés par les grand-mères en corse pour soigner les règles douloureuses (id jusquiame), et faire dormir les petits quand ils avaient du mal à aller se coucher...ah les remèdes de ménane...! :)
Au fait, puisqu'on parle de cultures médicinales, qui a entendu parler de la liqueur (tonifiante et ravigorante) du docteur Mariani ? :)

#42 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 17 janvier 2005 - 16:14

" Tandis que les défenseurs du modèle agricole industriel promettent une augmentation de 20 à 30 % des rendements avec les biotechnologies, les petits agriculteurs produisent aujourd'hui, à l'échelle mondiale, de 200 à 1000 % plus par unité de production que les grandes propriétés.
Une bonne stratégie pour tirer profit de la productivité des petites fermes serait de lancer des réformes agraires qui réduisent la taille des grandes propriété inefficaces et improductives à une petite taille optimale et ainsi permettre l'augmentation de la production..."


Le dernier n° de "L'Ecologiste" (n°14) intitulé "Agroécologie, la résistance des paysans" est passionnant.

Quelques pages plus loin un autre article explique comment "une ferme japonaise bio de 2 ha produit 7 tonnes de riz, 300 canards et des légumes pour 100 personnes !"

Sommaire : http://www.ecologiste.org/



#43 Johan de Dina

Johan de Dina
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Posté 17 janvier 2005 - 18:41

Le dernier n° de "L'Ecologiste" (n°14) intitulé "Agroécologie, la résistance des paysans" est passionnant.

:calin: Je partage tout à fait ton avis.
En fait l'agroécologie vernaculaire est peut-être la solution pour l'avenir.
Domage que durant ces cinquantes derniéres années, l'on ait fait passer pour rétrograde la polyagriculture vivriére de nos anciens.
Les derniers que j'ai cotoyés dans le piemont italien sont hélas partit au cimetiére ces 10 derniéres années.
Il nous faudra donc dans certain cas réinventer la roue.

#44 Johan de Dina

Johan de Dina
  • Localisation:Comtat de Nissa
  • Intérêts:Oeuvre du phylosophe Inuit : Apert SooN

Posté 17 janvier 2005 - 18:59

bonsoir tout l'monde

J'aimerai avoir les réactions des professionnels de la terre, tout du moins de ceux qui vivent le sujet présenté sur :
http://passerelles.e...eseForumCUN.htm
principalement le passage "Comment échapper à la dictature de la SAFER ?"

Grand merci au pastre du forum pour l'info sur les "Droit Paysan", je tire la ficelle... en attendant de faire ma pelote... :calin:

boa noite

La SAFER, dans certaine zone dite à vocation plus touristique, refuse des installations de 15 ou 30 hectares pour la réserver à des acheteurs, résidents secondaires, qui paient trois fois le prix agricoles.

C'est une pratique de SAFER TERRE D EUROPE depuis plus de 15 ans.
Celà favorise l'implantation dans le haut var, les alpes de hautes provences, la Drôme, les hautes Alpes de projet Agrotouristiques (Belges, Allemands, Suisse, Holandais).
Cette politique favorise d'ailleurs l'implantation d'un certain nombre de projet "Alternatifs" basé sur l'accueil, les stages, les séminaires, le séjour en gite, le développement personnel, les thérapeutiques douces etc.....
Le participants à ces projets qui sont pour la pluspart des cadres ou professions libérales venu d'Europe du Nord, en "rupture avec les activités concurentielles". Ils bénéficient de capacités financiéres largements supérieures à celle des autochtones jeunes agriculteurs ou aspirant agriculteurs. Cette politique conduit à une pression fonciére défavorable aux vrais projets agricoles.
35 hectares, 40 Chévres, 3,5 Millions de francs.
Aparemment, il n'y a qu'en Corse et au Pays Basque que la SAFER, reste prudente: devinez pourquoi ?

#45 korrotx

korrotx
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Posté 18 janvier 2005 - 10:16

Et la solution des piqueteros, vous en pensez quoi?
http://risal.collect...id_article=1219

#46 Perchou

Perchou
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Posté 25 fvrier 2005 - 20:04

Bonjour à toutes et tous,

Je suis nouveau sur ce forum et j'ai aperçu ce sujet : petites fermes.

Je suis en train de reprendre une ferme dans la Drôme :
-3 ha d'abricots,
-environ 100 ruches pour vente directe de miel,
-peut-être culture légumière en plein champ (pourquoi pas en AMAP).

Je souhaitais donc réagir au message de Johan de Dina. La vocation première des SAFER est d'empêcher que l'on fasse n'importe quoi avec le foncier.
Donc, par exemple, une SAFER préhempte sur de terres à vendre et ensuite, elle les revend non pas au plus offrant mais dans un ordre de priorités qui fait passer en général les jeunes agriculteurs en premier, puis les plus anciens. Et enfin à d'autres interessés. Ca c'est la théorie.
Mais la pression foncière est devenue telle que les sommes d'argent qui peuvent être mises en jeux directement ou indirectement donnent des idées, aiguisent des appétits voire corrompent les délégués SAFER. Bref, on ne peut pas jeter l'opprobe sur les SAFER en général mais c'est clair que les pressions sont parfois tellement importantes qu'elles ne jouent plus leur rôle.

Mais ça na profite pas toujours à des projets non agricoles. Dans la plupart des cas, les gros paysans raflent toutes les terres sous le nez des jeunes ou des petites structures. De plus la politique agricole fait tout pour concentrer les filières et industrialiser nos campagnes. J'en arrive à me demander si je vais m'installer tellement je suis écoeuré par nos dirigeants. L'agriculture est condamnée à produire de la merde pour des consommateurs qui dans leur majorité ne s'en rendent pas compte et qui on oublié d'où ils viennent. ;)

Heureusement, il reste la vente directe et la production à petite échelle. C'est le chemin que j'ai choisi mais c'est un marché de niche plutôt fragile (il suffit de voir comment une partie de la bio est en train de se faire récupérer pour être plus rentable !!!!)

Voilà, excusez mes digressions mais j'ai une boule dans la gorge... :)

#47 Miette

Miette

    Terrienne en période d'essai

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  • Localisation:vaucluse eheh

Posté 25 fvrier 2005 - 20:34

t'inquiète même si je ne suis pas dans la même situation, je comprends ta colère et ton dégoût et j'ai envie de te dire de pas lacher prise (de ce qui te tiens à coeur) si tu y tiens vraiment.

si tu es sur place tu peux "tester" l'ouverture des locaux envers le respect de la terre dans la production des besoins vitaux.
l'apiculture est une belle activité, les abeilles sont libres d'aller faire leur ruche ailleurs, ça me rappelle l'arrangement trouvé entre puceron et fourmi...

la vie n'a pas été considéré suffisament riche et complexe aux yeux de l'humain, alors il s'est senti obligé d'orgueil de la rendre compliqué.

mais nous, qui aspirons à une vie tellement plus simple, nous devons tenir bon.

certes mes propos ne demantibule pas le côté obscur de la SACER, mais je souhaite qu'il t'aide à trouver force et courage d'aller vers tes rêves, de caresser le caillou comme rivière et non t'y heurter comme le poing.

hehe, pas facile ! :)

#48 _Goéland_

_Goéland_

Posté 26 fvrier 2005 - 16:07

Et bien ,ça m'a l'air d'être le bazard avec la SAFER dans le sud de la Loire...
Moi j'ai eu à faire avec eux l'année dernière ,le paysan qui travaillait les terres devant chez moi prenait sa retraite et mettait ses terres en vente .La SAFER a fait préemption,l'annonce est passée dans le paysan Breton et après il y avait un mois pour réagir .On était 3 à être intéressé ,2 paysans plus moi qui en voulait un bout pour agrandir mon jardin.
Résultat j'ai pu acheter 2000 m² et pour le reste ils ont fait moitié-moitié .

Quand on voit l'attrait de la Bretagne auprès des anglais notamment on peut penser que sans la SAFER ,des milliers d'hectares auraient dejà échappés aux paysans .

#49 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 19 juillet 2005 - 10:32

Les fermes approvisionnant le marché local, dans une large mesure autosuffisantes, sont nécessairement de petite taille. Pour survivre, les grandes exploitations agricoles doivent vendre sur le marché mondial, comme elles le font de plus en plus. Qui plus est, pour maximiser les rendements, elles sont contraintes de se mécaniser lourdement, de recourir aux engrais, aux pesticides et à l'irrigation, d'éliminer les haies et les arbres, de pratiquer la monoculture sur de grandes surfaces sans jamais laisser reposer la terre - précisément ce que nous devons éviter, même sans changement climatique.

Les petites exploitations sont également nécessaires parce qu'elles sont beaucoup productives que les grosses. Même la FAO le reconnaît maintenant [45], elle qui a encouragé l'adoption de l'agriculture industrielle dans le monde entier. Ainsi, un de ses rapports montre clairement que les exploitations les plus productives, en Syrie par exemple, sont de l'ordre de 0,5 hectare, de 3 hectares au Mexique, de 6 au Pérou, de moins d'un hectare en Inde et d'un peu moins de 2 au Népal. Dans chacun de ces pays, on a constaté que le rendement diminuait dès qu'on dépassait la taille en question [46].

La forme de production alimentaire la plus productive est sans conteste l'horticulture. Selon Kenneth Mellanby [47], au Royaume-Uni, un jardin potager peut produire jusqu'à 20 tonnes à l'hectare. Fait significatif, pendant la guerre, 40% de la nourriture et des légumes de Grande-Bretagne provenaient d'à peine plus de 120 000 hectares de jardins potagers et de parcelles de terrain diverses. Malheureusement, la plupart étaient situés près des centres urbains et ont depuis été construits. Il est urgent de les remplacer.

L'une des raisons pour laquelle la productivité des petites fermes et des jardins potagers est si élevée tient au fait que, comme le disait toujours le Dr Schumacher, le principal intrant est le soin attentif et aimant que les petits paysans, dont la terre est le seul gagne-pain, prodiguent à leur culture plus volontiers que les gros agriculteurs avant tout soucieux de gagner de l'argent. Ces soins attentifs sont d'autant plus nécessaires en situation de changement climatique.

http://www.teddygold...org/page24.html

#50 chico

chico

    né pour survivre

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Posté 19 juillet 2005 - 13:25

Merci pour l'info Tis :-)

La forme de production alimentaire la plus productive est sans conteste l'horticulture

je croyais il y a peu encore que l'horti ne concernait que les fleurs, aussi je pond cette bafouille pour détromper ceux qui pensaient comme moi.
L'horticulture comprend :
- l'arboriculture
- le maraichage
- la floriculture
- les pépinières
avantage (à mon sens) au dernier, pour comprendre le fonctionnement végétal de son plus petit aspect (cellule), jusqu'aux grands principes généraux(floraison>reproduction>graines>croissance>fertilisation>etc.....)
... bref, comment apprendre les généralités (quand on n'est spécialiste en rien) pour s'en sortir avec n'importe quelle production :-)

qq liens pour l'horti :
http://www.fnphp.com...hp/sitemap.aspx
http://www.oniflhor....maire/fplan.htm

#51 liz

liz
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Posté 11 septembre 2005 - 20:20

Suite à témoignages, il s'avère que les organismes agricoles ADASEA, SAFER, s'occupant de l'installation ou de la reprise de fermes bio trafiquent les dossiers des demandeurs (2 cas récents en haute saône) afin de les décourager !

C'est une honte!

Si vous êtes dans un cas similaire n'hésitz pas à demander conseil à des agris déjà installés!Montrez leur votre dossier.

A bon entendeur salut!

#52 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 14 dcembre 2005 - 15:22

Trente-cinq mille exploitations agricoles disparaissent encore chaque année en France, soit une toutes les quinze minutes. Au-delà de nos frontières, les lois du marché basées sur ce modèle d'agriculture ont aussi contraint des millions de gens à abandonner leurs cultures vivrières au profit des cultures occidentales affamant davantage des populations déjà démunies" résume en quatrième de couverture de "l'impasse alimentaire ?" le Comité de veille écologique et Karine Lou Matignon ( "L'impasse alimentaire" Fayard )... Il est inutile de citer ici tous les chiffres et toutes les pollutions citées dans ce livre, mais il y a quand même un chiffre à retenir : les 27 milliards d'euros distribués aux grandes exploitations par l'Europe, lesquels proviennent évidemment de vos impôts, correspondent exactement au total des achats de pesticides et d'engrais... simple transfert de subvention !

On voudrait nous faire croire que les agriculteurs français sont plus raisonnables, que la consommation d'engrais et de pesticides s'est stabilisée depuis 1980. C'est oublier, que dans le même temps, le nombre d'exploitations et le nombre d'exploitants ont diminué. La surface agricole utile diminue également tous les ans du fait de l'urbanisation et des équipements (actuellement moins de 30 millions d'ha). Mais le comble, les jachères ont été multipliées par 5 (243 000 ha en 1988 à 1 227 000 ha en 2000). C'est la plus spectaculaire hausse de toutes les cultures principales du pays (voir les chiffres des recensements agricoles dans http://www.agreste.a...ulture.gouv.fr/

Autrement dit, la friche subventionnée est classée pour cette raison dans les cultures principales du pays. Le calcul est simple et la supercherie aussi : moins d'agriculteurs polluent autant sur une plus petite surface. Les aliments sont ainsi plus que jamais concentrés en pesticides et engrais chimiques de synthèse.

Comment peut-on encore soutenir politiquement une agriculture pétrolière et chimique, endettée et assistée par les subventions européennes et nationales, non créatrice d'emplois, qui participe au pillage et à la misère du Tiers-Monde? un secteur qui réduit d'année en année sa population active, alimentant le chômage des autres secteurs en difficulté. Celà signifie une plus grande dépendance alimentaire de la société vis-à-vis d'une minorité : 900.000 exploitants pour 60 millions d'habitants ; dépendance qui ne peut que s'aggraver par restriction à l'activité agricole et par restriction à l'accès à la terre. Les agriculteurs, qui ont choisi la voie de l'agriculture industrielle, qu'ils possèdent ou louent la terre, par agrandissement et accumulation de terres, profitant de la disparition des petites exploitations, excluent ainsi la possibilité à d'autres de vivre différemment de la terre.

Comment expliquer ainsi la diminution constante du nombre des agriculteurs et l'augmentation corrélative de la surface moyenne des exploitations ? Entre 1988 et 2000, les exploitations de moins de 75 ha ont diminué de plus de la moitié alors que les exploitations agricoles de plus de 75 ha ont augmenté de plus de la moitié. L'accès à la terre pour ceux qui veulent une autre agriculture s'en trouve ainsi verrouillée. Avec une installation pour trois départs en retraite, comment peut-on croire en l'avenir d'une agriculture nourricière et plus respectueuse de l'environnement?

http://rimarchives.f...ecosocietal.htm

#53 Tis

Tis

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Posté 02 juillet 2007 - 08:04

Le dernier n° du journal de Terre & Humanisme consacre un dossier spécial à l'agroécologie.

Au sommaire:
- Enjeux de l'agroécologie: sauvegarder l'équilibre du Vivant
- Une alternative éthique et politique
- Souveraineté alimentaire er sauvegarde des patrimoines nourriciers
- Rencontre avec Bernard Ronot, agriculteur, ancien productiviste reconverti à la biodynamie
- Fukuoka: La révolution d'un seul brin de paille
...etc.

http://www.mouvement-th.org

#54 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 18 juin 2008 - 10:00

Encore un article passionnant à ce sujet :

Bien que le monde riche ne veuille pas l'entendre, le problème de savoir si le monde sera nourri ou pas est partiellement fonction de qui possède la terre. C'est ce qu'il ressort d'une découverte inattendue, faite en 1962 par le Prix Nobel d'Economie, Amatya Sen [2]. et confirmée depuis par des études complémentaires. Il y a en effet, une relation inversement proportionnelle entre la taille des fermes et la quantité produite à l'hectare. Plus elles sont petites, plus le rendement est grand.

Dans certains cas, la différence est énorme. Par exemple, une étude récente menée en Turquie a trouvé que des fermes de moins d'un hectare sont 20 fois plus productives que des fermes de plus de 10 hectares [3]. Les observations de Sen ont été testées en Inde, au Pakistan, au Népal, en Malaisie, en Thaïlande, à Java, aux Philippines, au Brésil, en Colombie et au Paraguay. Elles sont confirmées partout.


L'article complet est ici : http://www.amisdelat...les-petits.html

Modifié par Tis, 15 mai 2014 - 21:07 .


#55 Corpse Grinder 666

Corpse Grinder 666

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Posté 16 octobre 2009 - 11:11

je propose à visionner si ce n'est pas déja fait :

cela concerne les fermes :o

Modifié par Corpse Grinder 666, 16 octobre 2009 - 11:12 .


#56 Tis

Tis

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Posté 28 octobre 2010 - 13:14

A méditer :

Dans le monde,
Il y a 1300 Millions d'agriculteurs (soit 1,3 Milliard sur 6 Milliards d'hab.).

430 Millions (un tiers soit 33%) utilisent La traction animale
Les 2 autres tiers utilisent...

... Les 2 autres tiers (soit 840 Millions ou 64 %) utilisent...
Leurs mains !

En fait, seuls 30 Millions utilisent la motorisation
(soit seulement 2,3 %)


L'article complet : http://hippotese.fre...vera-la-planete

#57 Tis

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Posté 28 fvrier 2011 - 12:10

Je ne saurais trop vous conseiller de lire l'excellent article de Miguel Angel Altièri intitulé Les petites fermes comme moteur écologique pour la planète.

On y trouve entre autres ce passage qui me semble capital :

Généralement les petits paysans traditionnels cultivent une grande variété de produits. Beaucoup de ces plantes sont des cultures traditionnelles à partir de semences transmises de génération en génération, et présentent une plus grande diversité génétique que les cultures actuelles. Elles offrent ainsi de meilleures défenses contre les maladies, les ravageurs, la sécheresse et autres causes de stress, sécurisant de la sorte les récoltes. Dans un rapport mondial sur la diversité variétale de 27 cultures agricoles traditionnelles, les scientifiques ont constaté que la diversité génétique locale des cultures, et spécialement des aliments de première nécessité, se maintient.

Dans la plupart des cas, les paysans maintiennent la diversité comme une sécurité pour faire face au changement environnemental ou aux besoins sociaux et économiques futurs. De nombreux chercheurs ont conclu que la richesse des variétés augmente la productivité et réduit les variabilités de production. Par exemple, les études phytopathologiques mettent en évidence que le mélange d'espèces et/ou variétés cultivées peuvent retarder l'apparition de maladies, en réduisant la dispersion des spores ou en modifiant les conditions environnementales de manière à entraver le développement de certains pathogènes. Dans une étude récente en Chine, on observe qu'avec des mélanges de quatre variétés de riz, cultivés par des paysans dans une quinzaine de villages sur une surface de 3000 ha, l'incidence des maladies fongiques a été diminuée de 44 % et le rendement a été de 89 % supérieur par rapport aux champs homogènes, et cela sans recours aux fongicides.


PS : La petite note en italique en haut de la page n'a rien à voir avec le texte d'origine en espagnol comme on peut le constater ici.

Modifié par Tis, 15 mai 2014 - 21:10 .


#58 FLOYD

FLOYD

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Posté 28 fvrier 2011 - 20:15

En caricaturant, on peut décrire une grande exploitation agricole comme comprenant des chauffeurs d'engins, des technico-commerciaux et un gars qui fait les chèques…
Elles arrivent à se passer de l'agronome parce qu'il ne fait que "compliquer" le travail sans amener de marge bénéficiaire facile à calculer.

Il faudra bien accepter l'idée que grande ou petite, une exploitation c'est avant tout de la matière grise, des connaissances larges, des savoir-faire.
On peut imaginer que cette polyvalence n'est possible que sur les quelques hectares d'une petite exploitation...

Cela ne résoud pas tout à fait la question de la rémunération juste et suffisante des compétences et des heures. Il faut donc repenser le prix de commercialisation des produits agricoles directement issus de la ferme. Un barême fixé à l'avance, comprenant une part pour rémunérer les heures (35 heures comme tout le monde, par 70 ou 90 comme de coutume…) et une part variable pour constituer une incitation à la qualité, à la productivité, à l'écologie…

Attendez-vous à voir les prix monter, pour retrouver le niveau qu'ils ont pu avoir dans l'immédiat après-guerre quand il y avait pénurie.

#59 forlu45

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Posté 28 fvrier 2011 - 21:53

les gros problèmes de l'agriculture proviennent du fait qu'il y a concurence entre chaque producteur ( gros ou petits)
alors qu'il faudrait une organisation qui permette a une collectivité basée sur un regroupement de terrains identiques et adjacents pour laquelle une partie des agriculteurs travailleraient la terre , une auttre partie gererait la production , , et une 3 eme partie commercialiserait cette dernière , sans pour autant que chaque individu perde sa propriété . mais avant d'en arriver là .........
la question de production serai améliorée et la question des heures de travail bien mieux regulée - quitte à faire des rotations dans l'activité du personnel

#60 FLOYD

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Posté 01 mars 2011 - 14:36

L'existence de Groupement Agricole d'Exploitation en Commun, (gaec), montre que l'idée existe dans le monde agricole. Le mouvement coopératif est également très ancien en agriculture, les coopératives de ventes, d'achats, d'assurances, de crédits sont des outils de progrès mis en place pour et par les agriculteurs. Les quelques grandes coop agricoles qui subsistent et se partagent le territoire, l'assurance façon Groupama, la banque façon Crédit Agricole… n'ont plus rien à voir ni avec l'esprit coopérateurs ni avec l'esprit paysan. On peut le regretter, les paysans d'aujourd'hui savent-ils encore ce que leurs parents avaient inventé?

Les Chambres d'agriculture et leurs techniciens font un boulot énorme, il profite toujours à ceux qui sont assez instruits pour assimiler techniques et savoirs nouveaux. Les autres sont largués: à qui la faute?

Soulignons encore que ce n'est pas le paysan qui décide du prix de vente de sa production. Prix et conditions lui sont imposés par le marché mondial et par les organismes résponsables de la mise en marché. Qui à part les paysans accepterait un tel marché de dupe?

Le responsable d'une petite ferme sera laminé par le premier grossiste acheteur qui passera…
S'il y a une chose à réinventer c'est bien l'esprit coopérateur… celui des pionniers.