Aller au contenu


Photo

Les petites fermes


  • Veuillez vous connecter pour répondre
204 réponses à ce sujet

#161 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

  • Membres
  • 15380 messages
  • Genre: Homme
  • Localisation:LE MANS

Posté 26 mars 2013 - 16:54

Au temps de la Gaulle romaine, les villae souvent immenses n'étaient déjà plus de petites fermes. Sous la direction d'un riche propriétaire toute une population œuvrait de concert et dégageait de quoi vivre et un surplus était exporté. Les seigneurs au moyen-âge et les religieux poursuivront sur un modèle proche.

La Révolution française abolissant l'ancien régime a renforcé un temps la possession de petites exploitations par ceux qui les cultivaient; cela ne dura pas, notamment dans l'Ouest de la France où le fermage et le métayage reprirent encore plus d'actualité.

Les historiens s'intéressent à ces phénomènes ethno-sociologiques; ils tentent d'expliquer les réalités d'aujourd'hui et les mentalités diverses qui prévalent, à partir des faits et des écrits historiques.
C'est d'une redoutable complexité…

Le mouvement de retour à la terre initié à la fin du XXe semble mieux connu. Les petites fermes qui ont été créées et persisté sont à reprendre… question de génération. Par acquisition ou par bail, la question se pose.

#162 _Philbill_

_Philbill_

Posté 27 mars 2013 - 08:27

"Planète à vendre", le documentaire d'ARTE était, comme d'habitude, pertinent, instructif, et encore une fois, il nous montré l'humain tel qu'il est :

......Un imbécile égoïste et ignorant, prédateur et profiteur, "qui regarde le doigt quand le sage lui montre les étoiles"...



#163 Gallizour

Gallizour
  • Genre: Homme
  • Localisation:Villelaure

Posté 28 mars 2013 - 07:29

Les andalous ont trouvés la solution:

 

Expropriation, collectivisation, reprise individuelle… Appelez ça comme vous voudrez, mais eux, ils n’en parlent pas… ils le vivent!

A Somonte, en Andalousie, plusieurs centaines d’ouvriers agricole se réapproprient des terres, les occupent et les cultivent!

https://pagedesuie.w...llectivisation/


  • SHERLIE aime ceci

#164 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7524 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 16 septembre 2013 - 16:03

Ce qui se passe en Andalousie avec cette ferme de 400 hectares me semble plus proche du débat sur les Fermes communautaires et associatives qui est une des options possibles pour reprendre les grandes fermes existantes (avis que je partage sur ce forum depuis longtemps).
 
Voici un autre article qui montre ce qui est réalisable sur une petite surface :
 

D’instit’ à vigneron

1447745745.jpg

Né en région parisienne de parents bretons, Pierre rencontre la campagne à 7-8 ans, quand la famille s’installe à une vingtaine de kilomètres de Paris, dans l’actuel Val-d’Oise. Le village est encore très rural (nous sommes dans les années 60), et l’enfant se prend de passion pour la vie des fermes : « C’était mon truc. J’ai appris à traire à la main, je tenais même un cahier où je notais les tâches agricoles au fil des saisons… Plus tard, je passais mon temps à la ferme quand les autres le passaient sur leurs mobylettes».
Bien que déterminé à faire des études agricoles, il abandonne ce projet face au manque d’encouragements de ses proches et s’oriente « sans conviction » vers des études générales pour devenir ensuite instituteur, métier qu’il exercera une grande partie de sa vie. Lorsqu’il quitte le Val-d’Oise en 1984 pour aller s’installer dans la Nièvre, le désir d’agriculture revient rapidement et Pierre s’oriente progressivement vers la viticulture. Au même moment, le Conseil Général souhaite réhabiliter le vignoble des Coteaux de Tannay pour pouvoir produire un cru du pays. Pierre se rapproche alors des vignerons, échange et construit progressivement son projet. S’en suivent des formations, un brevet de technicien en viticulture, puis plus tard un BTS.
 
« Le bio, c’est d’abord une conviction »
Le vignoble se constitue peu à peu à partir de terres à vignes longtemps abandonnées, ce qui facilite la certification bio : « Commencer en bio était facile, les terres n’avaient pas été cultivées depuis des années, la certification n’a pas posé de problème. Et puis le bio, c’est d’abord une conviction: enfant, allant chez mes grands-parents en Bretagne, j’ai été témoin du saccage des bocages et ai été sensibilisé très tôt aux problèmes environnementaux ». Le nouveau vigneron continuera d’exercer son travail de prof jusqu’en 2003, le temps de planter et que la vigne produise, de se former et de mettre en place les outils de vinification et de commercialisation. Les premières ventes se font entre 1995 et 1997, années pendant lesquelles le chardonnay est en plein boom. Le nouveau vigneron est fortement incité à planter le fameux cépage blanc bourguignon qui couvre aujourd’hui la moitié de son vignoble.
Un vignoble qui a aujourd’hui atteint la taille de 6 hectares répartis en 6 parcelles dans un rayon de 3 kilomètres, des terres à taille humaine pour une vinification traditionnelle. Dans l’ancienne étable de la ferme jadis d’élevage, on trouve ainsi quelques cuves, le pressoir et l’égrappoir pour les rouges, assez peu de matériel en somme. Dessous, la magnifique cave voutée aux origines bicentenaires renferme les barriques où se vinifie la moitié des blancs et s’élèvent les rouges.
 
Bouquet de poire et de citron et fraicheur délicate
Il faut gouter les trois blancs et les cinq rouges de Pierre. Ils sont – et c’est logique – à l’image de leur producteur : pas tape à l’œil, dans la finesse, l’intelligence, tout en équilibre. La Coulée douce, blanc issu d’une parcelle en pente légère orientée sud-est face au Morvan, est un modèle de subtilité, dans son bouquet de poire et de citron, dans sa fraicheur délicate. Quant Au Balcon, cuvée d’une parcelle de pinot, il s’apprécie dans le calme et l’attention de ses notes de fruits et d’épices légères. Entre six et dix euros la bouteille, ces vins sont un petit régal. De fait, ils se vendent bien et les 15 000 bouteilles produites annuellement s’écoulent à 80 % auprès de particuliers, dans un rayon d’une douzaine de kilomètres : clients parisiens, famille, amis, deux ou trois restaurateurs et les visiteurs fidèles de deux ou trois événements annuels, dont le Marché aux vins bios de Montreuil.
Aujourd’hui, Pierre approche des 55 ans, ses vignes – pour les plus anciennes – des vingt, et il ne reste plus que deux années avant la fin du remboursement des emprunts. De quoi passer à une autre étape ? « Pas forcément, répond le vigneron. Ce qui est sûr, c’est que je ne compte pas m’agrandir, je n’ai jamais eu cette idée en tête. Je suis pour des petites exploitations viables, bien valorisées. De ce fait, j’ai plutôt envie de peaufiner mon système, d’adapter plus finement la vigne sur chaque parcelle, dans son encépagement, dans sa conduite, dans la qualité des vins à y produire.»

 
http://enviedepaysan...tit-a-vigneron/



#165 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7524 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 13 juin 2014 - 11:49

Si les petits paysans ont disparu de Paris et des communes proches, certaines miettes de leurs savoirs nous parviennent toujours et peuvent nous aider à regarder différemment la nature et ses ressources :

 

« Je me souviens d'avoir lu autrefois de grandes dissertations sur la manière d'employer les marrons d'Inde à la nourriture des bestiaux. Chaque académie de l'Europe a, au moins, donné la sienne ; et de toutes ces lumières, il en est résulté que le marron d'Inde étoit inutile s'il n'étoit préparé à grands frais, et qu'il ne pouvoit servir qu'à faire de la bougie ou de la poudre à poudrer. Je m'étonnois, non pas de ce que les naturalistes en ignorassent l'usage, et qu'ils n'eussent étudié que les intérêts du luxe, mais que la nature eût produit un fruit qui ne servît pas même aux animaux.

Je fus à la fin tiré de mon ignorance par les bêtes mêmes. Je me promenois un jour au bois de Boulogne, en tenant dans ma main un marron d'Inde, lorsque j'apperçus une chèvre qui étoit à pâturer. Je m'approchai d'elle, et je m'amusai à la caresser. Dès qu'elle eut vu le marron que je tenois entre mes doigts, elle le saisit, et le croqua sur le champ. L'enfant qui la conduisoit me dit que toutes les chèvres en mangeoient, ce qui leur faisoit venir beaucoup de lait. à quelque distance de là, je vis, dans l'allée des marroniers qui conduit au château de Madrid, un troupeau de vaches uniquement occupées à chercher des marrons d'Inde, qu'elles mangeoient d'un grand appétit, sans lessive et sans saumure. Ainsi nos méthodes savantes nous cachent les vérités naturelles, connues même des simples bergers.

Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre, Études de la nature (extrait), 1784

http://sente-de-la-c...uilles_1213.php


Modifié par Tis, 13 juin 2014 - 11:50 .


#166 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7524 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 01 dcembre 2014 - 19:45

Ceux qui font le monde d’après : Loïc Le Borgne, maraîcher bio
Par Le Yéti - 7 octobre 2014

Sans attendre que les solutions viennent d’en haut, certains travaillent déjà, à leur façon, à l’édification du monde d’après. Loïc Le Borgne, maraîcher bio de la première heure, est de ceux-là.

Loïc Le Borgne - J’ai 46 ans. Depuis tout jeune, bien que mes parents ne soient pas du milieu, j’ai toujours su que je deviendrai agriculteur. À 16 ans, j’ai suivi la filière professionnelle qui m’a mené au BTA (Brevet de technicien agricole). Parmi mes profs, Pierre Rabhi. J’ai suivi des stages aux quatre coins de la France. J’ai été définitivement convaincu au bio après un stage à Séné chez un pionnier de l’époque, Gérard Caillosse.

La philosophie de vie
Vers 26-27 ans, j’ai franchi le pas. J’ai créé mon entreprise sur un terrain entièrement en friche. Il y avait tout à faire. Mais j’étais déjà militant et j’en voulais. Je me suis inscrit au GAB 56 (Groupement des agriculteurs biologiques du Morbihan).
Pendant cinq ans, j’ai travaillé dur pour monter une structure rationnelle et efficace. Mais je gardais comme objectif une certaine philosophie de vie : parvenir à limiter ma durée de travail à sept-huit mois dans l’année pour pouvoir voyager autour du monde. Ce que j’ai fait.
Dans les années 80, le bio en était encore à ses premiers balbutiements. Nous n’étions pas nombreux et passions pour des marginaux atypiques aux yeux des collègues aux méthodes conventionnelles. Mais ils ont bientôt vu que nous produisions de la marchandise de bonne qualité, que nous vendions plutôt bien. J’ai créé le premier marché bio du Morbihan, à Séné.
Aujourd’hui, l’entreprise fait vivre cinq personnes à temps plein. Plus quelques saisonniers dans les moments forts. Nous commercialisons notre production directement, sans passer par des intermédiaires. Moitié sur les marchés, moitié dans un local bio regroupant plusieurs producteurs. Et nous parvenons à nous assurer huit semaines de vacances par an.
 

1458825724.jpg
L’équipe de la ferme d’Ozon


Une bio à deux vitesses
Aujourd’hui, dans le Morbihan, environ 30 % des nouvelles créations d’entreprises agricoles se font sous label bio. Et la Bretagne est la seconde région de France en matière de production bio, après Rhône-Alpes. Les deux régions les plus polluées de France par les excès du productivisme sont celles où l’on bascule le plus vers le bio !
Dans le Morbihan, beaucoup travaillent en vente directe. Mais dans le Finistère, une grosse proportion de la commercialisation passe par les coopératives agricoles et les centrales d’achat. Ce qui se dessine, c’est une bio à deux vitesses : la bio paysanne et la bio industrialisée. La bio rigoureuse défendue par la FNAB (Fédération nationale d’agriculture biologique) et celle de la Grande distribution qui cherche à faire alléger le cahier des charges du label et à délocaliser la production pour des raisons de rentabilité.
Pour l’instant, la bio paysanne tient plutôt bien le choc, surtout dans un domaine comme le maraîchage où on est sur du produit frais, difficilement délocalisable. Nous sommes beaucoup plus fragiles sur les produits de plus longue conservation, la pomme de terre, l’oignon...
Aujourd’hui, je suis raisonnablement optimiste. La bio même industrielle, c’est quand même un moindre mal par rapport à l’agriculture productiviste conventionnelle. Tous les pays européens sont de plus en plus sensibilisés à la question, souvent plus qu’en France. Les aides de l’État, mais aussi de l’Union européenne pour le bio grignotent sur la part de l’agro-alimentaire industriel, quoiqu’on pense de l’influence des lobbies, et pas seulement en faveur de la bio industrielle.
Pour bien comprendre, il faut savoir qu’on est sur du long terme. Dix ou vingt ans, en terme d’évolution d’une politique agricole, ce n’est rien ! Or cette évolution aujourd’hui me paraît positive. Les progrès depuis les années 70 ont été considérables. Il y a une prise de conscience. Ce que je constate, c’est que certains de mes collègues maraîchers conventionnels viennent parfois m’acheter mes produits à moi ou cultivent leur propre jardin en bio pour leur consommation personnelle !
C’est un combat que doivent mener les agriculteurs responsables. Mais le consommateur doit aussi comprendre que la bataille ne peut être gagnée qu’avec son soutien actif.

La chance des pays du Sud
Ce que je voudrais rajouter, et c’est un sujet qui me touche beaucoup, c’est que la bio conviendrait particulièrement aux pays pauvres du Sud par rapport aux climats qu’ils ont. Je connais bien l’Afrique de l’ouest où je suis intervenu plusieurs fois, au Burkina Faso notamment.
Dans des pays où il fait une moyenne de 30° Celsius avec une forte humidité — Bénin, Côte d’Ivoire, Togo, Ghana, etc. — la décomposition de la matière organique, le compost, est grandement facilitée. Parfait pour la culture des fruits, bananes, oranges, citrons, du cacao, du café...
Dans les régions subsahéliennes où il fait super sec tout au long de l’année, mais où il serait tout à fait possible de stocker et de conserver l’eau des fortes pluies estivales, on pourrait aisément, avec un peu de formation et d’organisation, faire pousser des légumes, patates, tomates, sans problème de maladies, ni, surtout pas, besoin d’engrais.
Que la consommation de légumes n’entre pas encore dans les habitudes africaines est un problème secondaire. Il y a quarante ans, les Français ne consommaient guère non plus d’aubergines ou de tomates. Le problème, c’est le manque de formation et le fait que les Occidentaux monopolisent les meilleures terres pour la culture du coton qui servira à confectionner leurs jeans, ou font pression pour que les Africains leur fournissent des haricots frais à Noël.
Moi, je trouve révoltant de voir autant de gens souffrir de la famine dans des pays si riches en possibilités agricoles, sans que personne ne réagisse sur le long terme.

La ferme d'Ozon
GAEC (Groupement agricole d’exploitation en commun) situé sur la commune de Séné, en bordure du Golfe du Morbihan. Label bio. 4 ha de cultures.
Activité principale : fruits et légumes.
Autres produits : œufs, confitures, huiles, condiments, épices.
Nombre de personnes employés à temps plein : 5.

 

http://www.politis.f...pres,28406.html



#167 michmuch80

michmuch80

    Bricoleur autonome

  • Membres
  • 1687 messages
  • Genre: Homme
  • Localisation:Picardie
  • Intérêts:Nature, environnement et développement durable et plein d'autres choses

Posté 02 dcembre 2014 - 16:19

Quels beaux projets quelle persévérances  et quelle belle réussites. ;-)



#168 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7524 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 01 juillet 2015 - 16:23

Henri-Paul COULON, mon producteur de pistaches sur l'ile d'Egine
Publié par Maite Dubos le 06/03/2015

Originaire de l'Ardèche, diplôme de photographe en poche, Henri-Paul arrive en 1976 en Grèce, en tant que VSNA (volontaire service national actif) à l'école française d'archéologie (EFA). Il n'en est plus reparti.
Il passe 3 ans comme photographe à l' EFA puis s'installe à son compte jusqu' au début des années 2000.
En 1988 il rencontre Theodora Chorafas, artiste céramique grecque, et se marie.
 
La suite, c'est lui qui la raconte :
« Après notre mariage, nous nous installons à Egine en 1989 sur une propriété familiale de 2,5 hectares.
Je prends en charge très rapidement les 600 pieds de pistachiers de la propriété et abandonne progressivement la photographie professionnelle.
Les arbres qui ont été assez négligés avant que nous en héritions étaient en mauvais état.
 
Je suis de sensibilité « écolo » et donc à part les 2 premières années où j'ai fait comme tout le monde, je n'utilise aucun intrant chimique ni autre traitement insecticide.
Mais Egine est un paradis pour les parasites qui s'intéressent aux pistaches. J'arrive maintenant à contrôler les 2 plus ravageurs, mais suis à la merci des voisins qui ne traitent pas.
C'est le gros problème d'Egine depuis une vingtaine d'années.
La pistache ne rapporte plus, et les terrains constructibles valant de l'or, les pistachiers sont abandonnés ou vendus à des nouveaux propriétaires qui ne font pas ce qu'il faut .
En tant que membre et président de l'association « les citoyens actifs d'Egine » (http://energoi-aegina.gr/), j'ai essayé d'organiser une sorte de résistance à ce phénomène.
Nous avons d'abord distribué un prospectus expliquant comment lutter contre un des insectes. Puis en 2008 une conférence intitulée « Tiens bon, pauvre pistachier ! » avec de nombreux intervenants qui a débouché sur  la création du festival de la pistache FISTIKIFEST en 2009 qui a remporté un énorme succès et qui se répète maintenant tous les ans.
 

204-6433.jpeg

 
 
La récolte
Les arbres sont dioïques c.a.d. que les fleurs mâles et femelles sont sur des pieds différents.
Le ramassage se fait sans machines .
Les pistaches sont gaulées comme des noix et tombent très facilement sur des bâches qu'on tire d'arbre en arbre.
Il faut aller vite, les bâches sont vite lourdes et il fait très chaud. Vers 13 heures on arrête de ramasser et passons les pistaches dans une machine où elles perdent leur gogue.
Ensuite nous les montons sur les terrasses où elles restent 3 à 4 jours et sèchent au soleil.
La plupart des exploitants les sèchent maintenant dans des fours.
 

07-206-2503.jpeg


La torréfaction
A Egine les pistaches étaient presque exclusivement torréfiées (c'est en train de changer).
Pas de pistaches décortiquées ni épluchées (celles qui sont vertes) comme à Bronte en Sicile.
Pour respecter la tradition je les cuis avec du jus de citron et du sel .
Une tasse de jus + une tasse de sel pour 15 kg.
Les citrons ne sont pas traités et viennent de chez des amis en échange de pistaches. Quand c'est l'époque je prépare mes doses que je congèle.
Le sel vient de la région de Messolonghi.
Et je les cuis ensuite dans un four de ma fabrication : un double cylindre de machine à laver qui tourne sur des plaques chauffées au gaz.
Tous les autres utilisent de l'acide citrique.
Je dois être le seul qui cuit avec du citron , ce qui donne à mes pistaches ce léger goût sucré".

 

http://www.epicerie-...e-d-egine.html 
 


Paul-Henri Coulon produit des pistaches comme d'autres font du vin naturel

(...)Henri-Paul Coulon en produit tout juste entre une tonne et une tonne et demi chaque année. Et une année sur deux les arbres ne donnent rien...

(...) Le séchage dure 3 ou 4 jours. Ici, pas de four pour accélérer le processus. Puis les pistaches crues sont stockées avec le plus grand soin.
La torréfaction se fait selon la demande, c'est-à-dire que les pistaches arrivent chez le client fraîchement torréfiées et pas torréfiées depuis 6 mois. L'opération se déroule durant une heure et demi dans un truc... Il n'y a pas d'autre mot. A l'origine, c'était un tambour de machine à laver. Paul-Henri Coulon fabrique lui-même tout son matos.
 

2464349195.JPG

 
Pour la conservation et le goût, les industriels ajoutent de l'acide citrique. Notre homme préfère utiliser du vrai citron. Ses pistaches torréfiées et assaisonnées ne ressemblent à rien de déjà goûté. J'ai l'impression de retrouver une pistache originelle, de n'avoir jamais mangé de pistache avant, d'avoir subi un dépucelage pistachier. L'addiction est soutenue, on a envie de dévorer le paquet. Mais notre cerveau nous rassure : tu peux y aller, c'est que du bon.
Paul-Henri Coulon les préfère crues mais le souci réside dans leur conservation : il s'agit d'éviter les petits vers et autres bestioles qui se font un plaisir de percer la coque pour déguster le fruit. Pour ceux qui ont la chance d'en trouver crues, comme nous ce jour-là, on se dépêche de les ouvrir, on prend une bouteille de vin qui fait office de rouleau à pâtisserie et on les concasse doucement avant de les jeter dans des pâtes avec un peu d'huile d'olive et de citron. Le paradis existe.

 

http://dumorgondansl...in-naturel.html


  • Panthera Pardhus aime ceci

#169 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7524 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 10 aot 2015 - 11:49

Même s'il n'y a pas foule ici, têtue comme une biquette, je réveille ce sujet qui me tient à coeur avec cet article que je voulais partager avec vous depuis longtemps.
 

La milpa, l'agroécologie millénaire
"Les Moissons du futur" de Marie-Monique Robin
 
Six mille ans… ! Cela fait six mille ans que les peuples mésoaméricains ont domestiqué le maïs à partir de son ancêtre sauvage, la téocinte. Leur travail ancestral de sélection, également appliqué à d’autres plantes vedettes comme le poivron ou le tournesol, fait de l'Amérique centrale l'un des berceaux de l'agriculture, qui se signale encore aujourd’hui à travers le paysage typique de la milpa.
 
La milpa ? Non, ce n’est pas un légume exotique, mais plutôt trois, un éco-système qui consiste à combiner étroitement trois cultures, le maïs, les haricots et les courges, associés comme les organes d’une même plante. Technique culturale millénaire, et nom donné aux champs ainsi plantés, la milpa est également un élément central dans l'organisation sociale des différentes communautés, unies par les échanges des meilleures semences entre paysans. Au-delà d’un système agroécologique des plus anciens et des plus efficaces, la milpa continue de véhiculer des connotations mystiques liées au culte du maïs, qui en font un pilier de la vie culturelle indienne.
 

150810122622289853.jpg


De taille réduite - moins de deux hectares en moyenne - la milpa permet une utilisation optimale des ressources naturelles. Concrètement, le maïs nécessite une bonne irrigation et un fort apport en azote pour sa croissance. Or, l'azote est fixé naturellement dans le sol par les plants de haricots, qui de leur côté grimpent sur les tiges robustes du maïs pour se développer verticalement. L'espace horizontal, le sol, est occupé par les plants de courges, ou de citrouilles, qui offrent une couverture végétale idéale pour prévenir l'érosion, conserver l’humidité et capter les insectes. Certaines plantes naturelles aux feuilles comestibles nommées quelites, comme l'amarante (le pire ennemi du maïs en monoculture), sont également préservées pour servir d'aliment ou de fourrage.

150810122622465080.jpg


La milpa est souvent associée à un jardin potager nommé solar, où les campesinos cultivent poivrons, pois, piment mais aussi herbes médicinales, cacao et café. Le système milpa-solar a été sélectionné pour intégrer la liste des Systèmes ingénieux du patrimoine agricole mondial (Sipam)  reconnus par la FAO (Food and Agriculture Organization). Dans le cadre de ce programme, l'organisation onusienne présente le système milpa-solar dans ces termes : "Les avantages principaux du système milpa-solar, comparé à la monoculture du maïs, sont une production diversifiée et riche de plantes alimentaires sur une petite surface, […] un meilleur état nutritionnel pour les membres de la famille, une meilleure fertilité des sols, […] une production soutenable et écologique permettant de préserver et d'augmenter la biodiversité." Un héritage que les paysans se refusent d'abandonner au nom du supposé progrès, qui en quelques décennies ne leur a apporté que ruine économique et déracinement culturel… Et voici la milpa élevée au rang d’emblème de la résistance face à la "nouvelle conquista" libérale.
 
Benjamin Sourice - 28/09/12

http://www.arte.tv/f...mC=6832134.html


  • Panthera Pardhus et groslard aiment ceci

#170 _khalil_

_khalil_

Posté 28 octobre 2015 - 11:29

des petites fermes qui se regroupent en association.. les fermes du doustre en corréze 19

http://lesfermesdudo...ssociation.html

#171 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7524 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 08 novembre 2015 - 08:23

Oeudeghien: une ferme bio qui refuse d'utiliser le moindre carburant
Manu Delporte, Vincent Clérin  - Publié le lundi 07 septembre 2015

151108082611892996.jpg
La ferme Delloye vise petit, mais sans polluant.

 

Alors que les producteurs laitiers manifestent pour dénoncer leurs conditions de vie de plus en plus intenables, d'autres fermiers tentent d’autres approches.

Depuis une quinzaine d'années, Bernard Dellhoye et son épouse, ont choisi de vivre autrement. Cet avocat de formation et son épouse exploitent une petite ferme à Œudeghien, dans l'entité de Frasnes.

Une ferme qui non seulement n’utilise ni le tracteur ni le motoculteur, mais qui fait aussi l’impasse sur la voiture et le transport par camion pour transporter sa marchandise.

Une exploitation qui se passe complètement de carburant c’est écologiquement merveilleux, mais est-ce viable pour autant?

 

"Je pense que je m’en sors mieux puisque j’ai moins de frais. La nature ne demande qu’à être généreuse" explique Bernard Dellhoye, agriculteur à Œudeghien, pourquoi voudriez-vous que je me plaigne. Il y a évidemment aussi une question d’échelle. Mes ambitions sont beaucoup moins grandes. Ici, nous calculons en ares et pas en hectares, on fait tout à la main et notre clientèle est locale. Le but est d’aller du maraîchage vers les plantes vivaces, le jardin perpétuel, le potager perpétuel, un jardin forêt, nous avons déjà commencé en faisant des plantations de hautes tiges de fruitiers".

http://www.rtbf.be/i...rant?id=9073343



#172 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7524 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 30 novembre 2015 - 08:57

Envie d'agriculture ? Testez-vous en sécurité et grandeur nature !

L'association Paysan Dès Demain propose à ceux qui le souhaitent de tester un projet agricole grandeur nature, sur des lieux-test répartis sur le Limousin. Ces lieux-tests, mis à disposition par des paysans ou des associations rurales, vous permettront de mettre en oeuvre techniquement un système de production, de vous familiariser avec le territoire choisi, de rencontrer des réseaux de professionnels et de tester un ou plusieurs aspects de votre projet. Un accompagnement humain et technique vous sera proposé pour que le test se déroule dans les meilleures conditions. Quelques exemples de lieux disponibles : Flavignac (87) : 2 serres tunnel de 300 m² + parcelle de 4000 m² de terre. Eau, électricité. Possibilité hébergement. St Yrieix le Déjalat (19) : 1 ha de terre avec source attenante. Bâtiment de stockage et/ou d'habitation sur le lieu. Lamazière Basse (19) : 5000 m² de terrain + activité d'élevage de chèvre avec transformation fromagère sur le lieu. Possibilité hébergement. Cornil (19) : test en maraîchage agro-écologique possible sur le site du Battement d'Ailes.

Contact: Anne-Laure Chaigne, coordinatrice, au 06 43 63 97 90 ou paysandesdemain(chez)gmail.com

http://www.defilenre...etites-annonces


  • FLOYD et Panthera Pardhus aiment ceci

#173 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7524 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 25 septembre 2016 - 12:27

La compagnie des simples est portée par Michèle (jardinière, formation A.R.H.) installée à Poulinat depuis dix huit ans.

Sur trois hectares de terrain boisés de frênes, bouleaux, tilleuls, châtaigniers, noisetiers, saules et aubépines, sans compter les merisiers, pommiers, poiriers, et autres pêchers , nous avons défriché de petits jardins, en premier lieu pour nous assurer notre nourriture en légumes variés et abondants, et depuis huit ans, pour produire et vendre en direct des plantes médicinales selon le cahier des charges S.I.M.P.L.E.S.,dont la rencontre (syndicat et personnes qui le composent) a été décisive dans notre installation.

Un séchoir à capteurs solaires qui produit un courant d’air chaud, relayé par un déshumidificateur électrique, pour la nuit et les jours de pluie. Depuis quatre ans, un séchoir supplémentaire fonctionne au-dessus du poêle de masse de la maison et peut servir tant qu’on fait du feu pour les premières récoltes du printemps (bourgeons de pin, violettes, ortie, pousses de ronce…).

Une soixantaine de plantes différentes produites, de culture, semi-culture et cueillette, vendues sous forme de plante sèche, simple ou en mélange et aromates , mais aussi mises en macérations huileuses pour la fabrication de baumes et cérats. Sans compter les fruits secs, gelées, sirops, pâtes de fruits et confitures, pestos et autres essais. Nous sommes connus au syndicat pour nos tiges d’angélique confites…

Possibilité d’accueillir deux ou trois personnes (et plus en été, sous la tente !) intéressées par ce travail et désireuses d’y prendre part. Hébergement et nourriture en échange de ce travail quotidien et de tous les échanges de savoir qui s’en suivent. Relève attendue car il y a ici de quoi nourrir et faire subsister plusieurs personnes. Avis aux amateurs (trices) !

https://alternatiba....ie-des-simples/

 

1474801873.jpg

+ d'infos et autres photos : http://www.syndicat-...-du-Massif.html

et http://chemindessimp...es-simples.html


  • groslard aime ceci

#174 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7524 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 24 novembre 2016 - 11:01

S'inspirant d'un autre groupe, 5 petits producteurs voisins (de légumes, de petits fruits et de plants) se réunissent une matinée par semaine pour travailler ensemble près de Saint-Moreil (Creuse). Cet arban a lieu alternativement chez celui ou celle qui a besoin d'un coup de main (souvent pour du désherbage ou un gros chantier)  et se termine par un repas pris en commun. 

Pour en savoir plus, on peut écouter cette émission sur la radio associative locale : http://radiovassivie...tude-du-paysan/



#175 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7524 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 15 fvrier 2017 - 11:13

Ce n° n'est pas récent mais décrit quelques associations de productions parmi de très nombreuses autres possibles :
 

S'installer en agriculture sur une petite surface
Publié le 30 août 2013.
 
Selon le dernier recensement agricole 2000-2010, la taille moyenne des exploitations est passée de 42 hectares à 55 hectares, tandis que le nombre d'exploitations baissait de 26% pour atteindre le chiffre de 514 800, alors qu'on en comptait quatre fois plus en 1955. Le nombre d'agriculteurs décline fortement et les exploitations se concentrent. Certains porteurs de projets parviennent néanmoins à s'installer sur de petites surfaces avec des projets viables.
 
Selon la revue Village, certaines activités restent possibles sans foncier conséquent, par exemple :

  • Dans le domaine du végétal : les plantes aromatiques et médicinales, le maraîchage, l'horticulture, les fruits rouges, certaines cultures à haute valeur ajoutée comme le safran, la spiruline, la truffe
     
  • Pour les petits élevages : poules pondeuses, poulets de chair, escargots, abeilles, poissons, lapins...
Pour l'élevage, l'agriculteur est alors dépendant du cours des matières premières pour l'alimentation ; de même, un maraîcher qui opte pour la traction animale devra trouver une solution pour nourrir son animal.
Dans toutes ces activités, le volume de production restant faible, la transformation par soi-même des produits et surtout la vente directe sont presque des impératifs. De plus, la prudence impose souvent de diversifier les productions en associant par exemple un atelier de maraîchage avec un petit élevage.
Si ces activités peuvent être viables, la revue Village rapporte que les porteurs de projets peuvent être confrontés à :
  • Des techniciens pour qui l'approche statistique est dominante et qui sont surtout attentifs à la notion de Surface minimum d'installation (SMI) fixée par chaque département et susceptible d'ouvrir des droits à la Dotation jeune agriculteur (DJA)
     
  • Des banques souvent réfractaires à soutenir des projets menés sur des petites surfaces
D'où l'intérêt, note la revue, des structures associatives qui acceptent de suivre ce type de porteurs de projet (ex : l'Association de développement de l'emploi agricole et rural - Adear) et de les financer (la Nef et les plateformes d'initiatives locales qui proposent des prêts d'honneur sans garantie et parfois sans intérêt).
Les installations sur de petites surfaces sont le plus souvent le fait de personnes qui ne sont pas issues du milieu agricole, si bien que l'accès à la terre est d'autant plus difficile, tout comme l'obtention d'informations ou d'aides. Les porteurs de projet peuvent toutefois bénéficier des espaces-tests agricoles, qui sont à la fois des couveuses, des pépinières et des lieux d'accompagnement.

La revue Village détaille les initiatives suivantes :
  • Permacutlure dans la Sarthe et le Maine-et-Loire sur un demi-hectare cultivé pour un agriculteur installé depuis un an ; il vise à produire des légumes sur un hectare et à avoir un élevage de poules pondeuses ; la vente se fait en circuit court
     
  • Un demi-hectare de pommes de terre et un demi-hectare de fruits rouges et de plantes aromatiques avec lesquels un couple d'agriculteurs produit des sorbets, sirops et confitures bio dans le Massif central
     
  • 1,3 hectare de terres cultivables (soit le montant requis pour la SMI en Savoie) mais seule la moitié est cultivée par un producteur de plantes aromatiques et médicinales, qui vend tisanes, aromates, liqueurs et sirops bio
     
  • Apiculture en transhumance pour un agriculteur dans la Tarn, dont l'installation n'est pas freinée par le foncier mais par le bâtiment et les investissements nécessaires pour stocker le matériel et extraire le miel
S'installer sur une petite ferme, Village, septembre-octobre-novembre 2013, 7 pages.

http://www.caprural....-petite-surface



#176 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7524 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 07 mai 2017 - 06:55

La vie est décidément pleine de surprises. Tout a commencé par la rencontre d’une Danoise et d’un Anglais lors de vendanges dans le Bordelais. Le couple s’installe à Saint-Bazile-de-la-Roche au début des années quatre-vingt et démarre une activité de maraîchage bio.
Deux enfants nés de l’union voient leur avenir ailleurs. Nilas Bendix fait des études de chinois-mandarin à Paris. Sa sœur, Naja, part voyager à l’étranger après le bac (aux États-Unis, au Pérou et dans les pays d’Europe). Ensuite, elle fait un BTS de fleuriste à Paris. « À un moment, mon père était dans le besoin, je suis revenu pour lui donner un coup de main. Petit à petit, j’ai décidé de m’installer comme horticulteur en 1996, raconte Nilas. Travailler le végétal et la terre, ça m’a toujours plu. » Comme son frère, Naja revenait sans cesse à la maison en soutien familial. « Un jour, Nilas m’a proposé de m’associer avec lui. J’ai fait un bac horticole pour pouvoir le faire. »
Aujourd’hui, leur GAEC cosmopolite dispose de six serres à Saint-Bazile-de-la Roche pour une surface totale de 3.000 m2 et une boutique située à l’ancienne gare d’Argentat.

Dragan Pérovic

http://www.lepopulai...s_12290499.html



#177 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7524 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 28 dcembre 2017 - 11:56

Comment se régaler tout en préparant la diversification de sa ferme :
 

1514457625.jpg

 

La baie de goji se cultive aussi en Belgique, à Marneffe.
Olivier Thunus | Publié le jeudi 08 septembre 2016

Elles sont de la taille d'un raisin sec, rouge-orange, et viennent du sud-est de la Chine. Elles, se sont les baies de goji. Ces baies se cultivent aussi en Belgique, à Marneffe, près de Huy.
 
Cette petite baie compte 600 espèces au monde, mais seules deux sont comestibles. Ce fruit présente un intérêt réel : de tous les aliments, c'est celui qui constitue la plus grande source d'antioxydant. Il compte à lui seul 22 minéraux et oligo-éléments.

Angélique Gouppy est à l'initiative de cette seule grande culture belge de goji, qui se récolte en août et en octobre. " Nous sommes partis des petites baies de goji que l’on trouve en magasin biologique. Nous avons pris les pépins et nous les avons fait germer. Aujourd’hui, on n’est pas loin des 1000 plants, et si je compte les petites boutures que j’ai fait cette année, pas loin des 2000. Au départ, c’est un ami qui avait un cancer qui en mangeait sur les conseils de son diététicien et on s’est dit qu’on allait en manger aussi. Alors on a fait germer les graines ", explique-t-elle.

Ces baies sont généralement cultivées dans le sud-est de la Chine, dans des vallées, mais le climat belge semble leur convenir : " On a assez de chance car elles aiment assez bien la pluie, juste quand on en a, c’est-à-dire avant la fructification. Ça demande toutefois beaucoup de désherbage et l’amendement à deux moments de l’année où il y a déjà pas mal de travail pour les autres cultures dans les champs ".

La baie de goji se mange à toutes les sauces : fraîche, sèche, en confiture, en chocolat et même en liqueur. L'asbl "les Délices d'Angélique" est implantée rue Hébrêt 9 à Marneffe. Elle est accessible le samedi de 14 à 18h.

https://www.rtbf.be/...effe?id=9398971

+ d'infos sur son blog : http://www.goji-belge.be



#178 _Bill Imbi_

_Bill Imbi_

Posté 28 dcembre 2017 - 12:43

Bon alors sans vouloir sous entendre que cette charmante damoiselle raconte des cracs, je dois dire que je suis très étonnée de lire qu'elle produit des gojis... J'en ai, qui fleurissent et font des fruits, mais tellement petits (taille d'une grosse tête d’épingle, 2 à 3 mm de long max) et avec si peu de saveur, et en si petite quantité, que je ne daigne même pas les cueillir. En revanche, question bouturage, là oui, si on veut couvrir 5 ha en 10 jours, oui, c'est tout à fait envisageable, toute branchette de goji jetée par dessus l'épaule enracine et se met à croitre instantanément.

A moins que ce soit une question de climat, sinon, je vois pas comment croire à ça...



#179 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7524 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 28 dcembre 2017 - 16:32

Bill, ce qui m'intéresse dans sa démarche c'est justement de ne pas se contenter de faire des boutures mais d'essayer d'augmenter la biodiversité grâce aux semis.

Outre le climat, en effet différent de celui de ta terrasse lyonnaise, son sol aussi n'est peut-être pas le même que le tien.

 

 Marneffe possède un climat océanique chaud sans saison sèche [...] avec une pluviométrie importante. Même dans le mois le plus sec il y a beaucoup de pluie. Sur l'année, la température moyenne à Marneffe est de 9.8°C et les précipitations sont en moyenne de 772 mm.

voir aussi le diagramme ici : https://planificateu...fe/2791659.html

 

Comme elle l'explique dans les différents articles sur son blog, elle est installée en Wallonie, près de Liège, dans la vallée humide de la Burdinale, au coeur d'un parc naturel, où elle cultive aussi des framboisiers.
Ses semis de goji ont été faits il y a plusieurs années et le plus gros problème qu'elle a rencontré n'est pas la taille des baies mais les attaques de rongeurs sous le paillage qu'elle avait installé pour éviter d'avoir à les désherber.


Modifié par Tis, 28 dcembre 2017 - 16:58 .


#180 _hao-bao-Fanch29_

_hao-bao-Fanch29_

Posté 28 dcembre 2017 - 21:58

Héhé... Moi et le goji c'est compliqué. J'avais acheté un plan que j'avais mis dans ma serre, ça m'a tout envahi. J'ai bouturé et fait quelques plants que j'ai mis dehors. Ils se sont vite recouverts petits escargots jaunes, plus aucune feuille en trois jours... J'ai lu qu'il faut attendre 3 ans pour que ça donne, donc l'année prochaine, j'aurai peut-être des baies!

 

En tous cas je suis admiratif du succès de la dame.