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319 réponses à ce sujet

#301 Anonimo

Anonimo

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Posté 28 aot 2015 - 21:52

Mon boooofrerer il est autoentrepreneur de puis plus de 3 ans , et on ne lui a rien réclamer !!
Moi ça fera 2ans en février , et rien non plus! 
J'en connait d'autres , il n'on pas l'aire plus inquiets que ça!
Faut pas écouter les ragots , les vieux serpents de mer , les bobards!
 
La seul chose que l'on te réclame se sont le 24.6% de charges de RSI!
moi pour l'instat je paye 11% la premiere anné j'ai beneficier de l'accre ,
je payait 6,4%.

après c'est comme on veut! faire du blac, prendre des risques ...
faut assumer après! notamment si accident suite a un problème lors de la
réalisation de votre travail!
Avant partir dans tout les sens, s'informer!!
http://www.lautoentrepreneur.fr/



#302 trx

trx

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Posté 28 aot 2015 - 22:03

Un peu de lecture

 

http://vosdroits.ser...es/F23999.xhtml

 

En espérant que ça ne t'empechera pas de dormir...



#303 Anonimo

Anonimo

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Posté 28 aot 2015 - 22:09

Un peu de lecture

 

http://vosdroits.ser...es/F23999.xhtml

 

En espérant que ça ne t'empechera pas de dormir...

 

Faut être imposable pour cela! ;)


Modifié par Anonimo, 28 aot 2015 - 22:11 .


#304 trx

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Posté 29 aot 2015 - 06:01

Eh non, justement pas.



#305 Anonimo

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Posté 29 aot 2015 - 12:16

On verras bien!

Apres il faut bien voir ce qu'il demandent! pas la peine de courir dans tous les sens. 



#306 nemo32

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Posté 29 aot 2015 - 15:56

On verras bien!

Apres il faut bien voir ce qu'il demandent! pas la peine de courir dans tous les sens. 

 

ça c est sur ; les impôts et de fisc sont plus rapides que nous .. ( et sur le territoire entier )

tôt ou tard ( sous 10 ans de délais?) , s ils estimes avoir été lésé il faut payer .

quant ils commencent a fourrer leur nez dans un dossier ils ont leurs méthodes de calcul 

des fois y en a qui ont été surpris ..et pas en bien .

je ne peux que conseiller une comptabilité irréprochable et la plus précise possible  :sleep:


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#307 _(re)passant_

_(re)passant_

Posté 29 aot 2015 - 22:28

ça c est sur ; les impôts et de fisc sont plus rapides que nous .. ( et sur le territoire entier )

tôt ou tard ( sous 10 ans de délais?)

4 ans

Presque tout controle fiscal donnant lieu à un redressement déclanche un contrôle URSAF et lycée de Versailles



#308 Tis

Tis

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Posté 30 aot 2015 - 07:41

Je n'ai pas tout compris. Cette cotisation foncière des entreprises (CFE) que vous évoquez est-elle basée sur les locaux dont elle est propriétaire ?



#309 _khalil_

_khalil_

Posté 30 aot 2015 - 07:48

cad un auto entrepreneur travaille de chez lui ( bureau, atelier...) , et il est redevable d'une taxe ( CPE) en fonction des communes....même si tu ne généres aucun chiffre d'affaire...tu payes l'impot foncier plus la CPE d'office, et maintenant tu dois payer direct par auto-déclaration sur le net...

et puis avec le RSI, les taxes  tombent  de partout ( taxe pour la formation professionnelle, taxe pour les chambres de commerce...) c'est le jackpot pour l'état et les collectivités : normal .



#310 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 30 aot 2015 - 08:36

Je repose ma question autrement.

Un autoentrepreneur qui est locataire de son lieu de travail (bureau, atelier, etc.) ou de son logement (s'il travaille de chez lui) est-il soumis à cette taxe foncière ?



#311 _khalil_

_khalil_

Posté 30 aot 2015 - 09:11

locataire : taxe d'habitation + CPE

proprio  : taxe fonciére - taxe d'habitation + CPE



#312 trx

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Posté 30 aot 2015 - 17:58

Je n'ai pas tout compris. Cette cotisation foncière des entreprises (CFE) que vous évoquez est-elle basée sur les locaux dont elle est propriétaire ?

 

Absolument pas ! Propriétaire ou pas, meme ceux qui n'utilisent aucun local dédié à leur activité sont rackettés, et pas qu'un peu en plus, c'est 600 € minimum quand ceux cis ne payaient même pas 10 € / an de taxe professionnelle. C'est pour ça qu'il faut vraiment mettre en garde ceux qui choisissent le statut d'auto entrepreneur. Le zéro CA zéro charge est un mensonge.


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#313 _(re)passant_

_(re)passant_

Posté 30 aot 2015 - 18:47

Encore heureux sinon ce serait une concurence déloyale envers les artisans déclarés classiquement qui payent eux pas mal de taxes.



#314 trx

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Posté 30 aot 2015 - 18:55

Là n'est pas le probleme. Dans ce cas il fallait annoncer la couleur clairement des le début mais bon, vu le zigoto qui a pondu le concept, on dira que l'embrouille n'aura été qu'une demi surprise.


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#315 Anonimo

Anonimo

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Posté 30 aot 2015 - 20:56

Je milite afin que le seuil de charge des Pme soit ramener a celui de l'auto entrepreneur!

De toutes façon le coup bas qui vont faire aux auto-entrepreneurs va tout simplement faire fermer boutiques a certains, et c'est pas comme-ça que l'on va baisser le chômage ni le travail au noir!!


Modifié par Anonimo, 30 aot 2015 - 20:59 .


#316 Tis

Tis

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Posté 19 septembre 2015 - 11:43

On ne naît pas chaumier, on le devient. Et la plupart du temps, c'est un peu par hasard. L'histoire d'Armand Klavun en atteste.

Débarqué un peu par hasard en Corrèze en 1985, rien ne le destinait à finir sa vie sur les toits des chaumières de France. Et pourtant, Il a suffi d'une rencontre, pour écrire le reste du livre de sa vie.

« Je suis arrivé en Corrèze en tant que chômeur, sans aucune idée de ce que je pouvais faire. Avant, j'étais conducteur d'autocar, rien ne me prédestinais au métier d'artisan chaumier. »


C'est la rencontre avec un artiste creusois, Serge Ferrat, qui va tout chambouler. « Serge Ferrat était chaumier, sculpteur, un peu poète, et faisait de la radio libre. C'était un artiste. J'avais très envie de le connaître, sa personne dégageait quelque chose d'extraordinaire. »

Selon l'artisan, la meilleure façon pour faire la connaissance d'une personne, c'est par le biais du travail. C'est donc sans hésitation qu'il sollicitait l'artiste pour se former au métier de chaumier. De façon totalement non officielle, Armand Klavun devient l'élève de Serge Ferrat pour quelques mois. Rapidement, la magie opère. « Ce qui m'a séduit, c'est la beauté du travail accompli, manipuler une matière particulière, pratiquer un métier peu courant. C'est gratifiant. »

 

Peu de temps après sa première expérience, le Corrézien d'adoption s'installe à son compte. La machine est lancée, son nom commence à être reconnu dans le milieu. Sa particularité, maîtriser deux techniques de chaumier : la technique dite limousine, du lien de paille avec de la paille de seigle, et la technique dite hollandaise, avec des roseaux de Camargue.

C'est pour sa maîtrise de la technique du lien de paille qu'Armand Klavun a été nommé Maître d'art par le ministère de la culture et de la communication. L'Institut national des métiers d'art a lancé un appel auprès des artisans susceptibles d'être intéressés par cette nomination, appel qu'Armand Klavun a, dans un premier temps, décliné. « Je pensais que cette technique n'intéresserait personne. Si mon fils aîné n'avait pas pris la décision de monter le dossier, je n'aurais jamais postulé. »

Cette technique dite limousine n'est plus utilisée aujourd'hui. La hollandaise, plus compétitive, a pris la relève depuis une dizaine d'années. La volonté de l'Institut des métiers d'art est de ne pas perdre un savoir-faire de la culture française. « Aujourd'hui je dois être l'un des seuls chaumiers dans le pays à connaître cette technique. Quand j'ai appris que j'étais nommé, j'ai d'abord été étonné, puis content, et maintenant fier. »

 

Renseignements. Art et traditions du chaume, le bourg, 19110 Monestier-Port-Dieu. Tél. 05.55.94.41.88

Sarah Douvizy

http://www.lamontagn...s_11580953.html



#317 bern

bern

Posté 19 septembre 2015 - 11:57

Bonjour,

 

 

 

On ne naît pas chaumier, on le devient

 

Et cela est vrai pour tous métiers.



#318 Tis

Tis

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Posté 20 dcembre 2015 - 08:02

Creusois depuis 2014, Franck Labarre, luthier ingénieux, pourrait faire guitare de tout bois
06/12/15
 
2388159.jpeg
Photo Manu Savoy

En 2010, il laisse les ficelles grossières de la publicité pour les cordes délicates de la lutherie. Portrait d’un artisan qui transforme le bois en or.

«Est-ce que c'est bien sérieux de commencer la lutherie à mon âge ? Allez, c'est maintenant ou jamais. » À 45 ans passés, Franck Labarre, luthier installé à Évaux-les-Bains depuis 2014, a montré que rien n'était impossible aux passionnés… La guitare, il a commencé à en jouer à 14 ans et il ne l'a jamais quittée depuis. Bon, il l'avoue volontiers, il en grattouille plus qu'il n'en joue… Mais, ses doigts peuvent bien être plus ceux d'un Jean-Michel Lafin que d'un Jimi Hendrix lorsqu'il chatouille les cordes d'une guitare, il n'empêche que s'il s'agit d'en confectionner une, ils s'apparentent tout de suite plus à ceux d'un Stradivari. Plutôt pas mal quand on sait qu'en 2010, il savait tout juste monter un meuble Ikéa.
Ouïes are the champions

Une carrière dans la pub qui ne le satisfaisait plus, une attirance certaine pour le travail manuel et, en toile de fond, cette passion pour la musique américaine avec laquelle il a grandi : tous les éléments étaient là. Ne manquait plus qu'une formation de luthier… qu'il n'a pas trouvée, faute de moyens. Il en faut plus pour freiner l'ex-publicitaire, ingénieux autant que débrouillard, qui se rabat sur une formation de restaurateur de meubles et objets d'art qu'il boucle en un an. Après avoir dégrossi tout ce qui est verni et finitions. Il lance la société Gumb'guitares en 2012. « Je fabrique des guitares en autodidacte quoi. Et j'ai passé beaucoup de temps à me planter et à recommencer… L'erreur est formatrice », commente Franck. Son équipement témoigne lui aussi d'un esprit qui allie modestie, débrouillardise et savoir-faire : « Une ponceuse, une calibreuse, que je me suis fabriquée… le reste, des rabots, des ciseaux », désigne-t-il d'un geste évasif. « On n'a pas besoin d'avoir 150.000 outils, juste ceux qu'on aime et qui correspondent à ce qu'on fait. »

Avec cet arsenal plus que léger, Il fabrique des guitares électriques et acoustiques, des cigars box guitars (*), il propose du sur-mesure, fait des réparations (y compris des contrebasses et des violons, tant qu'il s'agit du bois). Mais son truc, c'est surtout – héritage du Franck publicitaire (concepteur et infographe) – la création à part entière de modèles. « Ce qui m'intéresse dans la guitare, c'est de la dessiner. Ça ouvre plein de nouveaux designs. » Et c'est donc côté ouverture qu'il faut chercher la patte de Franck. « J'ai fait quelques guitares avec rosace classique, mais j'ai vite décidé de la placer ailleurs. » La superstitious, par exemple, inspirée des guitares jazz et de leurs doubles ouvertures, qui pour le coup, se trouvent à cheval sur la caisse et l'éclisse, offre une esthétique intéressante autant qu'un bon retour au guitariste. « Quand je vois un bon guitariste jouer sur mes guitares, ça me fait du bien », sourit-il. « Moi qui suis tout le temps dans le doute, je me dis, finalement, c'est pas trop mal. »
Duo(s)

L'esthétique est importante, mais ne fait pas tout. Certains guitaristes s'approprient le modèle de guitare d'une légende ou se focalisent sur ce que l'instrument renvoie aux autres, sans se préoccuper de leur ressenti. Parfois conservateurs, paradoxalement, les rockeurs lorgnent seulement sur les trois grandes marques américaines qui éclipsent le travail des luthiers. « À partir d'un certain budget, au lieu de chercher de l'industriel, mieux vaut aller voir un luthier. On a ce qu'on veut », souligne Franck. « Il y a une relation de confiance entre le musicien et le luthier, il faut que ça colle. Un instrument, ça se fait à deux. »

Sa clientèle, il se la constitue notamment sur les salons de lutherie mais aussi sur quelques festivals de musique… « J'ai vu qu'il y avait des festivals dans la région, je vais voir si c'est possible d'avoir un stand », se prépare-t-il. Débarqué de Haute-Savoie en 2014, l'aménagement de la maison et de l'atelier a pris le pas sur la communication. À présent, il est bien décidé à faire des étincelles… dans un premier temps avec Marc et Françoise, propriétaires du restaurant Aux 2 pianos à Chambon-sur-Voueize où devrait voir le jour, l'an prochain, une journée guitare, constituée d'une expo, de démos, d'essais et de concerts le soir. Un rendez-vous de passionnés. « Vous l'aurez remarqué, conclut le luthier, mais la guitare, je pourrais en parler des heures. »

(*) Instrument qui surprend les guitaristes même, la cigar box guitar a été créée avec le blues par des musiciens sans le sou mais pleins de jugeote qui bricolaient des guitares avec ce qu'ils avaient ou trouvaient. Franck en a fait à partir de bidon-d'huile, de caisse de vin, de gourde en alu ou de vieille bouillotte qu'il a exporté en Californie, en Australie ou encore en Écosse.

Infos, contacts. site Internet : http://www.gumbguitares.fr
tél : 05.87.24.12.08.

Samuel Guillon

http://www.lepopulai...s_11693797.html



#319 Tis

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Posté 12 fvrier 2016 - 08:43

Charles, le chirurgien itinérant des vélos
05 oct. 2015 / Renaud Charles

Alors que le nombre de déplacements à vélo en Île-de-France a doublé en 10 ans, de nouveaux services voient le jour. Lauréat en mai des Trophées de la mobilité, décernés par le Stif et la Région, Charles Thibault a eu l’idée en 2012 de créer le Triporteur, un atelier de réparation de vélos ambulant. Nous l’avons observé opérer en juin dernier, le jour où il fêtait ses trois ans d’activité.

le_triporteur_3.jpg

6h45 Ouverture des portes
Le soleil est levé depuis peu sur la gare de Houilles – Carrières-sur-Seine (78) mais Charles est déjà sur le pied de guerre pour installer son atelier ambulant de réparation de vélos. Comme d’habitude, il va opérer à ciel ouvert. Son bloc chirurgical : une remorque outillée jusqu’aux dents où les biclous passent sur le billard pour toutes sortes de bobos. « J’ai commencé ici il y a pile 3 ans, se souvient cet ex-prof de maths trentenaire. J’avais réparé cinq vélos en tout dans la journée. C’était la course parce qu’on oublie toujours des trucs le premier jour. »
7h08 Déjà le premier client
« Il me fallait un cadenas et je savais que j’allais pouvoir l’acheter ici en allant au travail », témoigne Farid, le premier client de la longue journée de Charles. Car en plus d’être un atelier de réparation, le Triporteur fait office de quincaillerie avec moult accessoires pour les deux roues, de la pompe à vélo au siège bébé. Le premier vélo éclopé, lui, arrive quelques minutes plus tard, rayon cassé. S’ensuit un cortège ininterrompu de bécanes convalescentes. A chaque fois, le rituel est le même. Charles pose le diagnostic, effectue un devis et fixe une heure de sortie de l’atelier. Puis les clients s’engouffrent dans la gare, sereins quant à la santé de leur monture. « Mon souhait en créant le Triporteur était de simplifier l’usage du vélo qui, contrairement à ce que l’on pourrait croire, est plus fragile qu’une voiture et nécessite plus d’entretien. A l’heure actuelle, je couvre une dizaine de villes comme Vincennes, Chelles, Sceaux, Versailles ou Rueil-Malmaison pour lesquelles j’ai établi un calendrier de passage. Bien souvent, ces villes n’ont pas de réparateurs vélo. »
10h15 Confidences
Une vingtaine de bicyclettes ont déjà pris place dans la salle d’attente du docteur Charles, sur le trottoir. « J’ai suivi une formation en 2011 au Conseil national des professions du cycle pour apprendre les techniques de réparation. En moyenne, je passe douze minutes par vélo. » Mais n’est-ce pas compliqué d’opérer seul ? « Je préférerais être deux parce que c’est plus sympa et moins contraignant. Pour ça, il faut trouver un bon deuxième. C’est compliqué car il s’agit d’un métier particulier qui implique beaucoup de contacts avec la clientèle, ce qui ne correspond pas forcément au profil traditionnel d’un réparateur de vélos. L’idéal serait que je trouve un apprenti que je formerais. »  Pendant que l’on discute du métier, Géraldine, une habituée, fait son apparition. Ses pneus connaissent un coup de mou. « Avant, il fallait aller jusqu’à Sartrouville pour faire réparer son vélo. C’est un vrai service qu’il nous rend ! ».
12h20 Arrêt aux stands
Pascale s’arrête au stand de Charles, pédale cassée.  
12h22 Sortie des stands
Les pédales de Pascale sont changées. Les vélos n’ont rien à envier à la Formule 1 avec Charles.
13h Record à battre
Une dizaine de deux roues sont passés sur le billard depuis le début de la matinée. A propos, quel est le record du nombre de vélos opérés en une journée ? « 38 ! C’était ici, à Houilles. En moyenne, c’est une grosse vingtaine ».
16h Radio gaga
De la musique classique s’échappe de l’atelier de Charles. L’émission de Nathalie Dessay sur France Inter vient de commencer. « Le classique, ce n’est pas ce que je préfère. Mais comme je n’écoute pas d’autres radios que France Inter… D’ailleurs, je suis bien embêté lorsqu’ils sont en grève. » Pendant qu’on discute mélomanie, une petite fille s’arrête avec son papa pour faire redresser sa selle. C’est aussi ça le quotidien de Charles. De petits coups de main qu’il donne sans rien réclamer en retour. 
19h30 Un vélo pour deux
Il est l’heure pour Maëlle de revenir chercher son tandem, qui est encore entre les mains du toubib. « Il s’agit de notre moyen de locomotion mon mari et moi, confie-t-elle. Nous n’avons pas de voiture. Le week-end, nous l’utilisons même pour faire les courses. Le Triporteur, c’est donc un peu notre garagiste. En termes d’amplitude horaire, il n’y a pas mieux. »  
20h20 Mission de dernière minute
Tous les vélos ont retrouvé leurs propriétaires. Charles s’apprête à plier boutique quand survient une mission de dernière minute. Yves, qui rentre du travail, vient de découvrir que sa bicyclette, garée à quelques rayons de là, a été attachée par mégarde avec une autre. Il appelle Charles à la rescousse qui, plutôt que de solliciter ses pinces coupantes, va astucieusement démonter le câble de frein sur lequel le cadenas était pris. Il est 20h30 et Yves repart, content.
21h Rideau de fin
Après 14 heures de bons et loyaux services, il est temps pour Charles de prendre congé. En tout, il aura remis sur roues 32 vélos aujourd’hui. Demain, direction Versailles.

http://www.iledefran...itinerant-velos


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#320 Tis

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Posté 17 fvrier 2019 - 10:39

Les formations en artisanat, porte de sortie pour d’anciens « premiers de la classe »
Sylvie Lecherbonnier / 12 février 2019
 
« Un jour, je finirai coutelier dans le Larzac. » C’était la boutade rituelle les jours où Sylvain Maenhout en avait marre de son métier de consultant informatique. Il ne savait pas alors qu’elle était en partie prémonitoire. L’artisan n’a finalement pas installé son atelier entre Millau et Lodève mais à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Il a troqué son costume pour un lourd tablier de cuir, et ses mains noircies par la forge portent les stigmates des coups de marteau et des brûlures liées à la chauffe du métal. « Les journées se ressemblent moins qu’avant. J’alterne entre le travail brut du métal et l’exercice minutieux du montage du couteau, sans compter toutes les autres tâches liées à la création d’une entreprise », détaille le coutelier de 38 ans. Il peut parler des heures de son travail sur l’acier de Damas comme de ses essais d’inclusion de lichen dans un manche en résine.

Un nouvel artisan sur trois est aujourd’hui issu d’une reconversion, selon les chiffres de l’Assemblée permanente des chambres de métiers et de l’artisanat (APCMA). Et 8 % sont diplômés d’un bac + 5, dont la moitié en ingénierie. Des chiffres dont se réjouit Bernard Stalter, président de l’APCMA : « 700 000 emplois restent non pourvus dans l’artisanat chaque année, et un chef d’entreprise sur cinq est âgé de plus de 55 ans. Ces reconversions constituent un vrai vivier pour la vitalité de notre secteur. »
 
Chantal Fouqué, directrice de La Fabrique, école parisienne des métiers de la mode et de la décoration, constate même une accélération de cette tendance. « Avec l’ouverture de l’apprentissage jusqu’à 30 ans, de plus en plus de jeunes professionnels postulent dans nos formations », affirme-t-elle.
 
Le début de carrière de Sylvain Maenhout a pourtant tout de la success story du cadre supérieur. Diplômé de Télécom Lille (aujourd’hui IMT Lille-Douai) en 2003, il est embauché par Mars, groupe agroalimentaire américain dans lequel il réalise son stage de fin d’études. Il se spécialise dans les logiciels de gestion SAP et se fait débaucher au bout de quelques années par le cabinet de conseil et de technologies Accenture. « J’étais une sorte de couteau suisse, ironise le futur coutelier. On pouvait me confier des projets compliqués. »
Les horaires sont lourds, la pression considérable, mais la rémunération monte en flèche. Fin 2010, l’ingénieur gagne environ 70 000 euros brut annuels. Sylvain Maenhout enchaîne différents postes dans l’univers SAP avant de prendre des parts en 2013 dans une société de conseil en système d’information, Lib Consulting.
 
La naissance de sa fille en 2015 marque une vraie rupture. « Nous avions des problèmes de garde. Je décide alors de m’arrêter trois mois, mes associés ne comprennent pas. C’est le déclic pour changer de vie, se rappelle Sylvain Maenhout. J’avais cette frustration de ne pas savoir faire grand-chose de mes mains. Même les étagères que je montais n’étaient pas droites ! Parallèlement, travailler dans le seul objectif de générer du chiffre d’affaires me posait de plus en plus un problème éthique. »
Un phénomène décrit par Jean-Laurent Cassely dans son livre La Révolte des premiers de la classe. Métiers à la con, quête de sens et reconversions urbaines (Ed. Arkhé, 2017), qui dépasse le cas particulier de Sylvain. « Jusqu’à récemment, les reconversions étaient liées à des contraintes économiques. Aujourd’hui, pour une minorité de cadres supérieurs, elles sont l’occasion de retrouver une qualité de vie et du sens via des métiers concrets, de proximité. On assiste à une inversion des valeurs où le travail en open space, standardisé, est dévalorisé », analyse l’auteur.
 
Sylvain Maenhout ne claque pas la porte du jour au lendemain pour autant. Il négocie avec son entreprise une période de transition de plus d’un an avant son départ. Le temps de mûrir son projet. Il fait un tour d’horizon des reconversions possibles, mais l’envie de monter une coutellerie à Paris est la plus forte. Dans son entourage, les réactions sont partagées. « Ma compagne me soutient, mes potes sont à fond, dit-il. Mon père est plus mitigé, lui qui s’est battu pour passer d’un travail manuel à un travail intellectuel. »
La seule formation qui donne le titre de « forgeron-coutelier à la forge » – certification professionnelle RNCP – est dispensée à Pierrelatte (Drôme), pendant douze semaines. Sylvain Maenhout s’y rend une première fois pour une initiation à l’été 2016 puis revient en 2017 pour suivre le cursus entier. « J’ai perdu 8 kilos pendant ces trois mois, raconte-t-il. On forgeait pendant six ou sept heures, j’avais les mains en sang les premiers jours. Je n’arrivais à rien. Je me suis fait très peur, se souvient le coutelier. Si bien que lorsque j’ai obtenu mon titre, j’ai pleuré comme un gosse. »

L’ancien consultant reprend alors les réflexes de sa vie d’avant pour établir un business plan et créer sa marque, « Sylvain M ». Les premières commandes arrivent par le bouche-à-oreille à partir de l’été 2018. Enthousiaste, Sylvain Maenhout veut garder la tête froide : « J’apprends à faire bien pour ensuite apprendre à faire vite. Tout se joue sur le long terme. »
Il a encore deux ans devant lui pour rendre sa petite entreprise viable. « La plus grosse difficulté est d’accepter son nouveau niveau de vie », estime Chantal Fouqué, qui constate qu’un quart environ de ses diplômés abandonnent finalement leur projet de reconversion. Sylvain Maenhout, lui, a divisé son salaire par quatre. Mais il a trouvé le sens et l’équilibre qui lui manquaient. « Même si je devais mettre la clé sous la porte dans quelques années, je jugerais ma reconversion réussie, estime le jeune entrepreneur. Et puis quand on a fait un tel saut, on sait qu’on aura toujours des ressources pour rebondir. »

https://www.lemonde....04_4401467.html


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